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Dans la fonction publique territoriale, les services des ressources humaines (RH) occupent une place centrale et pourtant paradoxale : indispensables au bon fonctionnement de l'organisation, ils ...
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Il n’est pas rare d’entendre, dans certains débats publics ou conversations de café, une affirmation simpliste : « Les fonctionnaires seraient des privilégiés qui abusent des arrêts maladie ». Cette idée reçue, aussi persistante qu’injuste, mérite d’être déconstruite avec rigueur. Car les données objectives, tout comme l’expérience quotidienne dans les collectivités, offrent un tableau bien plus nuancé.
Des arrêts maladie révélateurs de conditions de travail exigeantes
Les statistiques de l’INSEE ("Santé et travail – édition 2023") et de la DARES ("Les absences au travail pour raison de santé selon le secteur – DARES Analyses, 2022") le confirment : une fois corrigées en fonction de l’âge et de la nature des métiers, les absences pour raison de santé ne sont pas supérieures dans la fonction publique à celles du secteur privé. La fonction publique territoriale concentre cependant une proportion importante de métiers pénibles : agents d’entretien, aides à domicile, personnels d’EHPAD, ATSEM, ripeurs, agents des routes… Autant de professions exposées à l’usure physique, aux accidents, aux troubles musculosquelettiques ou encore à la fatigue psychologique.
Plutôt qu’un signe de privilège, les arrêts maladie traduisent avant tout l’impact concret de ces conditions de travail exigeantes.
La continuité du service public, un réflexe partagé
La caricature de l’agent profitant de son arrêt ne résiste pas à l’épreuve des faits. Les agents territoriaux témoignent au contraire d’une conscience professionnelle solide et d’un attachement profond à leurs missions. Nombreux sont ceux qui, malgré un état de santé fragile, retardent leur arrêt pour ne pas désorganiser leur équipe ou priver les usagers d’un service attendu. Dans certains cas, ce sens du devoir aggrave les pathologies, faute d’un repos pris à temps.
Derrière ces comportements se dessine une valeur essentielle : la continuité du service public, parfois assurée au détriment de la santé des agents eux-mêmes.
Des abus rares mais une prévention nécessaire
Comme dans tout milieu professionnel, il existe des abus isolés. Mais ils restent marginaux et font l’objet de contrôles, tant du côté médical que de celui des employeurs publics. Les généraliser à l’ensemble des agents revient à nier la réalité de leur engagement.
L’enjeu principal n’est donc pas de dénoncer des supposés privilèges, mais bien de renforcer la prévention : promouvoir une politique de santé au travail ambitieuse, adapter les postes, soutenir les agents fragilisés, et mettre en place des dispositifs de retour progressif pour éviter la désinsertion professionnelle.
La figure du fonctionnaire « privilégié des arrêts maladie » est une caricature éloignée de la vérité. Les chiffres comme les témoignages montrent que les agents territoriaux, confrontés à des métiers physiquement et psychologiquement exigeants, assument avec constance la continuité du service public, parfois au prix de leur propre santé.
En définitive, les arrêts maladie dans la fonction publique territoriale reflètent moins un avantage abusif qu’une usure bien réelle. Reconnaître cette réalité, c’est rendre justice à l’engagement quotidien des agents et valoriser leur rôle indispensable dans le fonctionnement de nos services publics.
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La suppression de la Garantie Individuelle du Pouvoir d'Achat (GIPA) en 2024 et 2025 a soulevé de vives inquiétudes au sein de la fonction publique. Cette mesure, longtemps perçue comme un « 13e mois » permettant de compenser l'inflation pour les agents n'ayant pas vu leurs salaires augmenter, touche particulièrement les fonctionnaires proches de la retraite ou ayant des évolutions salariales lentes. La GIPA, bien qu'exceptionnelle, jouait un rôle crucial pour beaucoup d’agents, et sa suppression laisse un vide dans la rémunération de ceux qui se trouvent déjà en difficulté face à la hausse des prix.
Dans ce contexte, le gouvernement, bien qu’engagé dans une politique de rationalisation des dépenses publiques, pourrait envisager plusieurs alternatives pour maintenir une rémunération juste et un pouvoir d'achat décent aux fonctionnaires. Ces alternatives devraient non seulement répondre aux préoccupations économiques des agents, mais aussi respecter les contraintes budgétaires imposées par l'État.
1. Réajustement des grilles salariales : un levier clé pour une meilleure rémunération
Une des premières solutions à envisager serait le réajustement des grilles salariales de manière plus ciblée. Actuellement, ces grilles sont souvent lentes à évoluer, en particulier pour les agents des catégories C et les métiers à faible valorisation salariale. Une revalorisation spécifique, qui tienne compte de l’inflation et de la progression lente des salaires dans certains secteurs, pourrait être une réponse efficace à la suppression de la GIPA.
Ce réajustement viserait à garantir une progression plus rapide pour les agents à faible évolution indiciaire, sans pour autant entraîner une augmentation massive et générale des salaires. L’objectif serait de rendre les grilles salariales plus équitables, et de soutenir en priorité ceux qui sont les plus vulnérables face à l’inflation.
2. Créer un nouveau mécanisme de compensation de l'inflation : un « bouclier » financier pour les agents
Au-delà de l’ajustement des grilles salariales, la création d’un dispositif similaire à la GIPA mais plus flexible et réactif pourrait offrir une solution pérenne aux fonctionnaires. Ce nouveau mécanisme pourrait être calculé automatiquement en fonction de l’inflation et des salaires dans le secteur privé, afin de garantir une compensation régulière aux agents n'ayant pas bénéficié d'une augmentation salariale suffisante pour faire face à l'augmentation du coût de la vie.
Une telle mesure offrirait aux fonctionnaires une forme de"bouclier"face à l'inflation, avec un dispositif plus prévisible et transparent, pouvant être ajusté annuellement ou biennalement. Cette approche garantirait que les salaires suivent mieux les fluctuations économiques et offrira un soutien constant aux fonctionnaires dans le besoin.
3. Primes ciblées et compensatoires : soutenir les agents là où c'est nécessaire
Une autre solution efficace pourrait être l'introduction de primes spécifiques, destinées à répondre directement aux besoins des agents les plus vulnérables. Ces primes, qu'elles soient ponctuelles ou récurrentes, pourraient permettre de valoriser certains métiers ou d’offrir une compensation supplémentaire pour les fonctionnaires en difficulté face à l'inflation.
Desprimes d'inflation, desprimes de fidélitéou desprimes de risquespour les métiers à forte pénibilité (comme ceux des secteurs de la santé ou de la sécurité publique) pourraient ainsi être instaurées. Ces primes permettraient non seulement de compenser la perte de pouvoir d'achat, mais aussi de reconnaître les efforts spécifiques de certains agents.
4. Amélioration des avantages en nature : alléger les dépenses quotidiennes
Si l’augmentation salariale est importante, l’amélioration desavantages en natureet desconditions de travaildes fonctionnaires peut également jouer un rôle décisif. Par exemple, bien que certains agents bénéficient déjà detickets restaurant, leur étendue pourrait être élargie à davantage de fonctionnaires, notamment ceux travaillant dans des zones géographiques où les prix sont élevés. De plus, l’extension de l’accès à des services de restauration collective ou à des options de repas subventionnés permettrait d’alléger les dépenses quotidiennes des agents.
Dessolutions de logement, adaptées aux agents dans les zones urbaines à coût de vie élevé, pourraient également être mises en place. L’objectif serait de réduire les frais fixes des fonctionnaires et d’améliorer leur pouvoir d'achat sans augmenter directement les salaires.
5. Télétravail et flexibilité du travail : des gains indirects pour le pouvoir d'achat
Enfin, la flexibilité du travail et letélétravailpourraient offrir des avantages significatifs en termes de pouvoir d'achat. En réduisant les coûts de transport et de restauration, ces mesures permettraient aux agents publics de réaliser des économies substantielles. De plus, le télétravail favoriserait un meilleur équilibre entre vie professionnelle et personnelle, réduisant ainsi le stress financier lié aux déplacements quotidiens.
Desmesures de soutien à la famille, comme des aides à la garde d'enfants ou des crédits d'impôt pour les familles nombreuses, pourraient également alléger les charges financières des fonctionnaires et leur offrir plus de flexibilité financière.
Conclusion : une approche intégrée et équilibrée
Pour pallier la suppression de la GIPA, le gouvernement a l’opportunité de développer des solutions alternatives qui tiennent compte des réalités économiques actuelles tout en préservant l'équité dans la fonction publique. Une approche combinant réajustement des grilles salariales, création de primes ciblées, amélioration des avantages en nature, et soutien à la flexibilité du travail permettrait de garantir une rémunération juste et un pouvoir d’achat décent aux fonctionnaires.
Cette approche équilibrée devrait permettre de mieux répondre aux besoins spécifiques des agents tout en garantissant une gestion budgétaire responsable.
Avis www.naudrh.com: l’objectif devrait être de trouver des solutions durables qui apportent une réelle compensation et une reconnaissance du travail des fonctionnaires, plutôt que de se contenter de mesures ponctuelles. Le rôle de la fonction publique est crucial, et lui assurer un pouvoir d'achat décent est indispensable pour maintenir sa motivation et son efficacité au service des citoyens.
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Le 1er septembre 2025 marquera un tournant dans la gestion des fins de carrière des agents publics, avec l’élargissement de la retraite progressive aux fonctionnaires âgés de 60 ans, y compris ceux de la fonction publique territoriale. Ce dispositif, qui permet de réduire progressivement son activité tout en percevant une partie de sa pension de retraite, offre de nouvelles possibilités, mais soulève aussi des enjeux d'équité, d’organisation du travail et d'impact sur le pouvoir d'achat. Pour les responsables RH des collectivités territoriales, cette réforme nécessite une adaptation en profondeur de la gestion des carrières.
1. Une ouverture plus large : un souffle de liberté… mais aussi des enjeux à gérer
Le dispositif de retraite progressive permet à un agent de travailler à temps partiel tout en percevant une partie de sa pension. Jusqu’à maintenant réservé au secteur privé, il sera désormais étendu aux fonctionnaires. À partir de 60 ans, les agents publics pourront réduire leur temps de travail tout en bénéficiant d'une pension partielle, marquant ainsi un changement significatif dans la gestion des fins de carrière.
Cependant, cette souplesse ne s’accompagne pas d’une simplification pour les employeurs. Dans certains secteurs « en tension », où les postes sont déjà difficiles à pourvoir et où les contraintes budgétaires sont lourdes, la mise en œuvre de la retraite progressive pourrait compliquer la gestion des équipes. En effet, dans des services où l’activité est intense et où les agents sont déjà en nombre insuffisant, la réduction du temps de travail pourrait entraîner une surcharge pour les autres agents et des tensions organisationnelles.
2. Un tournant pour la fonction publique : qui pourra en bénéficier et quels sont les critères ?
La réforme de la retraite progressive marque un tournant dans la fonction publique territoriale en permettant aux agents de réorganiser leur fin de carrière de manière plus souple. L’extension de ce dispositif vient en réponse à un besoin de souplesse face à l'usure professionnelle croissante et à des carrières souvent longues et éprouvantes.
Critères actuels et à venir:
-Âge minimal: l’âge minimum requis pour bénéficier de la retraite progressive sera de 60 ans, soit deux ans avant l’âge de départ à la retraite.
- Durée de cotisation: l'agent devra avoir validé 150 trimestres de cotisation pour être éligible. Cela pourrait constituer un obstacle pour les carrières hachées, notamment pour les agents ayant connu des périodes de précarité ou de contrats à durée déterminée.
- Statut: ce dispositif concerne les fonctionnaires titulaires, ainsi que les contractuels en CDI. Toutefois, certains agents précaires, n’ayant pas atteint les trimestres requis, risquent de ne pas pouvoir bénéficier de la mesure.
- Temps partiel: l’agent pourra réduire son activité professionnelle à 40 % de son temps habituel tout en percevant une pension partielle.
3. Les changements concrets pour les salariés et les employeurs
Pour les agents: la possibilité de bénéficier d’une retraite progressive constitue un véritable levier pour les agents proches de la retraite. Cette option leur permet de réduire leur activité professionnelle tout en recevant une partie de leur pension, ce qui améliore leur pouvoir d'achat tout en facilitant la transition vers la retraite. Cela est particulièrement utile pour les agents ayant exercé dans des métiers physiquement exigeants ou mentalement épuisants.
Pour les employeurs: pour les responsables RH, la retraite progressive représente un moyen de maintenir une expertise précieuse tout en réduisant progressivement les effectifs. Cependant, cette flexibilité implique de repenser l'organisation du travail, notamment pour les secteurs où la surcharge de travail est déjà un problème. La réduction du temps de travail pourrait s'avérer difficile à mettre en œuvre dans des métiers où chaque poste est essentiel, et les employeurs devront ajuster leurs effectifs avec une grande précaution pour éviter toute rupture de service.
4. Bénéficiaires et oubliés de la réforme
Bien que la retraite progressive bénéficie d’un large potentiel, tous les agents ne seront pas éligibles à cette réforme.
- Bénéficiaires: les agents ayant une carrière complète et stable, et ayant validé 150 trimestres, seront les premiers à pouvoir profiter de cette mesure. Ceux exerçant dans des métiers moins sous pression organisationnelle pourront facilement bénéficier de cette option pour alléger leur fin de carrière.
- Oubliés: les agents ayant des carrières atypiques ou précaires, avec des interruptions de service ou des contrats temporaires, risquent d'être exclus du dispositif s'ils n’ont pas validé les 150 trimestres requis. De plus, dans les secteurs sous tension (éducation, santé, sécurité), où les effectifs sont insuffisants, la mise en place de la retraite progressive pourrait se heurter à des obstacles majeurs, car la réduction des horaires de travail peut affecter la continuité du service public.
5. La retraite progressive comme levier pour l'expertise et les défis pour les employeurs
Un levier pour la transmission des savoir-faire: l’un des principaux avantages de la retraite progressive est la préservation de l'expertise au sein des services publics. En permettant aux agents expérimentés de continuer à travailler partiellement, la fonction publique peut bénéficier de leurs compétences pendant une période plus longue, tout en préparant la relève et en assurant la transmission des savoir-faire essentiels.
Les défis organisationnels: toutefois, la mise en œuvre de ce dispositif n'est pas sans défis pour les employeurs. La gestion de la retraite progressive exige de repenser l'organisation du travail, de mieux coordonner les plannings et de tenir compte des besoins spécifiques des agents. Pour les secteurs sous forte pression, il sera crucial d’intégrer cette flexibilité sans compromettre la qualité du service public. Cette réforme suppose également un ajustement de la gestion des effectifs, notamment en période de restrictions budgétaires.
6. Points clés pour un agent : comment préparer sa transition ?
Pour un agent souhaitant bénéficier de la retraite progressive, voici quelques étapes clés à suivre :
- Vérifier la durée de cotisation: assurez-vous d’avoir validé les 150 trimestres nécessaires pour être éligible.
- Anticiper l'impact financier: évaluez l'impact de la réduction du temps de travail sur votre salaire et votre pension. Il est important de comprendre le montant de la retraite progressive que vous percevrez et de vérifier qu'elle correspond à vos besoins financiers.
- Consulter les services RH: prenez rendez-vous avec le service des ressources humaines pour discuter des modalités de la transition et de la mise en place du temps partiel.
Conclusion : une réforme porteuse d’opportunités, mais aussi de défis à relever
La réforme de la retraite progressive à compter du 1er septembre 2025 ouvre une nouvelle ère pour les agents de la fonction publique territoriale en leur offrant plus de souplesse dans la gestion de leur fin de carrière. Si cette réforme permet de mieux répondre à l’usure physique et mentale des travailleurs en fin de carrière, elle soulève également des défis importants en matière d’organisation du travail et d’équité. Les responsables RH devront adapter leurs pratiques pour intégrer ce dispositif tout en répondant aux besoins de continuité du service public. Une transition qu’il conviendra de gérer avec précaution et anticipation.
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Dans un climat où chaque mesure gouvernementale est scrutée à la loupe, la simple mention d’une possible remise en cause des jours fériés spécifiques à l’Alsace-Moselle (Vendredi Saint et 26 décembre) a suffi à déclencher une véritable levée de boucliers.
Selon un document d’orientation adressé aux partenaires sociaux, le gouvernement évoquait que ces « éventuelles spécificités » seraient discutées.
Résultat : élus locaux, députés et figures régionales ont exprimé une opposition unanime à toute suppression.
François Bayrou, pris dans la tempête, a tenu à rassurer : « Jamais nous n’avons eu comme projet de supprimer les jours fériés en Alsace-Moselle ». Mais la réaction montre bien à quel point ces jours fériés ne sont pas de simples dates dans un calendrier, mais un héritage culturel et identitaire que les habitants entendent préserver.
✅ Enjeux clés :
-Préservation des spécificités régionales
- Équilibre entre uniformisation nationale et respect des particularismes locaux
- Symbolique historique et culturelle dans les décisions publiques
Pourquoi c’est important ?
Parce qu’en matière de politique publique, les symboles comptent autant que les textes de loi. Et toucher à un élément perçu comme un marqueur d’identité régionale, c’est ouvrir un débat bien plus large sur la place des territoires dans la République.
Avis www.naudrh.com : l'article de presse ci-dessous illustre parfaitement à quel point la dimension symbolique et identitaire est centrale dans le dialogue entre l’État et les territoires. Même lorsqu’il n’y a pas de projet concret, le simple fait d’ouvrir la discussion peut réveiller des sensibilités fortes. Dans la communication publique, il faut parfois peser chaque mot… surtout sur des sujets qui touchent à la mémoire collective.
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La rentrée sociale 2025 promet d’être particulièrement tendue. Les syndicats sont en effet sur le pied de guerre après l’envoi, les 8 et 9 août 2025, des lettres de cadrage par le gouvernement. Ces dernières esquissent les grandes lignes des mesures d’économie qui seront intégrées dans le projet de loi de finances pour 2026. Parmi les réformes les plus controversées, la réduction du nombre de jours fériés et la révision de l’assurance chômage occupent une place centrale, alimentant un mécontentement général dans le monde du travail. Face à ces propositions, les syndicats annoncent d’ores et déjà des mobilisations importantes. Mais que cachent ces réformes ? Quel sera leur impact concret sur les finances publiques et la vie des citoyens ? Et quelles seront les conséquences sur le dialogue social ?
Les économies prévues : un ciblage des dépenses publiques sous forte tension
Les lettres de cadrage adressées aux partenaires sociaux par le gouvernement révèlent que l’objectif est de réaliser 2,5 milliards d’euros d’économies d’ici 2026. Deux mesures majeures sont mises en avant : la réduction des jours fériés et la réforme de l’assurance chômage.
La suppression des jours fériés : une atteinte aux acquis sociaux ?
L’une des propositions les plus contestées est la suppression de certains jours fériés, jugés moins significatifs au regard de la commémoration nationale. Le gouvernement estime que cette mesure pourrait générer des économies de 500 millions d’euros, principalement en réduisant les coûts liés aux congés et aux compensations salariales dans la fonction publique.
Les syndicats, de leur côté, y voient une attaque directe contre les droits des travailleurs, ces jours fériés étant perçus comme un acquis fondamental. En supprimant ces jours, l’État ne ferait-il pas un cadeau empoisonné aux employeurs, tout en laissant les salariés supporter une partie du fardeau économique ? C’est ce que déplorent les organisations syndicales, qui soulignent que cette mesure n’est qu’une réduction des droits sociaux en période d’austérité.
L’assurance chômage : une réforme qui frappe les plus vulnérables
Le gouvernement souhaite également réformer l’assurance chômage, avec l’intention de réduire les dépenses liées à l’indemnisation des chômeurs. Parmi les principales mesures, on trouve une réduction du montant des indemnités et un durcissement des critères d’accès, en particulier pour les jeunes et les seniors. Les économies espérées s’élèvent à près de 1 milliard d’euros. Cependant, cette réforme est perçue comme un coup de force contre les travailleurs précaires, qui risquent de se retrouver encore plus marginalisés.
Les syndicats dénoncent une réforme injuste, mettant à mal la solidarité nationale en matière d’indemnisation. Ils soulignent qu’un tel durcissement risquerait d’aggraver la précarité des plus vulnérables et de nourrir un sentiment d'injustice parmi les demandeurs d’emploi.
Des syndicats mobilisés : la grève s’annonce inévitable
Les propositions du gouvernement ont immédiatement provoqué une levée de boucliers de la part des syndicats. CGT, CFDT, FO, et FSU unissent leurs forces pour exprimer leur désapprobation totale. Le front syndical a rapidement annoncé la préparation d’une grève générale prévue pour le 3 octobre 2025, marquant ainsi le début d’une saison de contestation.
Cette journée d’action devrait être suivie par d’autres si le gouvernement persiste dans ses réformes. Les syndicats comptent également sur un large soutien de l’opinion publique, en particulier face à la suppression des jours fériés. Un sondage récent a révélé que 68% des Français sont opposés à cette mesure, soulignant ainsi un désaveu populaire face aux propositions du gouvernement.
Rupture conventionnelle : la menace d’un nouveau coup porté aux droits des salariés
Bien que non mentionnée directement dans les lettres de cadrage, une autre mesure inquiétante a circulé en coulisses : celle de la révision du dispositif de rupture conventionnelle. Si ce mécanisme est utilisé par de nombreux agents publics pour quitter la fonction publique de manière amiable, certaines sources indiquent qu’il pourrait être restreint dans les mois à venir afin de réaliser de nouvelles économies. Une telle réforme risquerait de limiter les possibilités de départ à l'amiable, un choix jugé indispensable pour les agents souhaitant quitter la fonction publique sans conflit.
Un calendrier de négociation serré : des tensions à venir
Le gouvernement a fixé une date butoir pour que les partenaires sociaux se positionnent sur la possibilité d’entamer des négociations : le 9 septembre 2025. Si les syndicats ne parviennent pas à trouver un compromis, le gouvernement pourrait imposer des mesures unilatérales dès le 10 octobre 2025. Cette échéance est cruciale, car elle déterminera si une issue négociée est encore possible ou si la confrontation sera inévitable.
Conclusion : un automne social à haut risque pour le gouvernement
La rentrée 2025 s’annonce donc comme une véritable épreuve pour le gouvernement, dont les réformes économiques risquent de polariser davantage la société. Le choix de réduire les jours fériés et de réformer l’assurance chômage dans un contexte de crise pourrait entraîner une véritable tempête sociale. Si les syndicats parviennent à maintenir la pression, l’exécutif pourrait se retrouver face à une mobilisation massive des travailleurs, qui pourrait avoir des répercussions bien au-delà des simples enjeux budgétaires.
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Réglementation applicable aux agents territoriaux candidats aux élections municipales de 2026
Dans la fonction publique territoriale (FPT), de nombreux agents manifestent le souhait de s’investir dans la vie démocratique locale. Qu’ils exercent des missions administratives, techniques ou sociales, leur proximité avec les réalités du territoire nourrit souvent une envie légitime de participer à la gestion publique en devenant élus municipaux. Toutefois, le statut de la FPT et la législation électorale prévoient des règles particulières d’inéligibilité et d’incompatibilité afin de garantir la neutralité du service public et d’éviter les conflits d’intérêts. Le présent rapport à télécharger expose ces limitations pour les élections municipales de 2026, analyse la jurisprudence et propose des recommandations pratiques à destination des responsables des ressources humaines (RH) de la FPT.
Le téléchargement du rapport vous donne droit de poser une question RH à un expert Naudrh.com pour obtenir une réponse fiable et personnalisée à une de vos problématiques RH FPT sous 48 heures.
La suite (méthode complète, cas pratiques, modèles) est disponible en téléchargement immédiat.
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Réforme du recrutement public : êtes-vous prêts pour le 1er octobre 2025 ?
Ledécret n° 2025-695 du 24 juillet 2025bouleverse les règles du recrutement dans la fonction publique. Pour les responsables RH des collectivités territoriales, c’est l'occasion d'un grand changement à ne pas négliger ! Découvrez notre nouveau podcast de 10 à 15 minutes qui vous guide à travers la codification du Livre III du Code général de la fonction publique, et préparez-vous pour une mise en œuvre fluide dès le 1er octobre 2025.
Au programme :
-Un cadre réglementaire unifié pour simplifier vos processus de recrutement.
-La transparence accrue dans la publicité des emplois vacants.
-Les actions concrètes à mettre en place dès maintenant pour être en conformité.
Téléchargement immédiat du podcast en cliquant sur le bouton ci-dessous.
Le podcast est accessible gratuitement pour les abonnés NAUDRH.COM, pour le recevoir adressez un email à naudrhexpertise@gmail.com , votre abonnement sera automatiquement reconnu.
🚨 Réforme du recrutement public : êtes-vous prêts pour le 1er octobre 2025 ? 🚨Par Pascal NAUD, président www.naudrh.comLe décret n° 2025-695 bouleverse les règles du recrutement dans l...
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Parce que pour un(e) DRH, connaître le statut de la fonction publique est un impératif ! (CAA de Versailles, 27/06/2023, n° 21VE03343), Naudrh.com a créé pour vous une ligne de conseils statut...
🔄 Décret n° 2025-695 du 24 juillet 2025 Restructuration en profondeur du Code Général de la Fonction Publique dans le domaine du recrutement. ⚡ Entrée en vigueur : 1er octobre 2025 ⚡ ...
Le décret n° 2025-695 du 24 juillet 2025, publié au Journal officiel du 25 juillet 2025, marque une étape déterminante dans la réforme du Code général de la fonction publique (CGFP). Il cod...
📉 Malgré des hausses nominales, les salaires dans la fonction publique n'ont pas suivi l'inflation (+4,9%) en 2023. Les agents de la fonction publique territoriale (FPT) sont particulièrement impactés avec une baisse de -1,2% par rapport à l'année précédente.
👩💼👨💼 Des écarts salariaux persistants entre femmes et hommes : FPE : -12,2% pour les femmes (2742€ contre 3248€ pour les hommes) FPT : -6,8% pour les femmes (2348€ contre 2516€ pour les hommes)
🔍 Cette situation met en lumière l'importance de réfléchir à des réformes pour corriger ces inégalités salariales et améliorer les conditions de travail dans la fonction publique.
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Parce que pour un(e) DRH, connaître le statut de la fonction publique est un impératif ! (CAA de Versailles, 27/06/2023, n° 21VE03343), Naudrh.com a créé pour vous une ligne de conseils statut...
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Alors que l'été est traditionnellement synonyme d'accalmie législative, le gouvernement a choisi de maintenir la pression sur le dossier sensible des arrêts de travail. Début juillet 2025, en quelques jours seulement, plusieurs annonces successives ont dessiné les contours d'une réforme d'ampleur, touchant à la fois le secteur privé et, indirectement, les pratiques dans le secteur public.
1. François Bayrou relance le débat sur les arrêts longs
Le Premier Ministre, François Bayrou, a été le premier à prendre la parole sur le sujet. Il a proposé de confier au médecin traitant la responsabilité de décider de la reprise du travail après un arrêt de plus de 30 jours (hors accident du travail ou maladie professionnelle). L’objectif affiché est clair : mettre fin à une "dérive" qu’il estime préoccupante. Il avance que la moitié des arrêts de plus de 18 mois contrôlés ne seraient pas justifiés.
2. Catherine Vautrin dévoile une série de mesures restrictives
La ministre du Travail, Catherine Vautrin, a poursuivi dans cette dynamique en exposant plusieurs pistes envisagées pour figurer dans le prochain projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS 2026), que l'on peut regrouper en deux catégories :
Mesures financières :
-Un jour de carence non indemnisépour tous les salariés du secteur privé, sans distinction d’employeur ;
-Le transfert aux employeursde la charge financière des arrêts de travail du 4e au 7e jour.
Mesures médicales et de contrôle :
-Un plafonnement à 15 jours calendairespour les arrêts initiaux, porté à 30 jours en cas d’hospitalisation, avec prolongation soumise à validation par un médecin-conseil de l’Assurance maladie ;
-La lutte contre le "nomadisme médical", via la possible non-prise en charge de la 3e consultation (et suivantes) pour le même motif que les deux premières.
3. Des données à l'appui, mais des interrogations sur la méthode
En 2023, la CNAM a effectué 270 000 contrôles d’arrêts de travail, révélant que 30 % d’entre eux étaient injustifiés. Ces chiffres servent de socle à la légitimation des annonces gouvernementales. Comme le soulignait Thomas Fatôme, directeur général de la CNAM, lors de la présentation des chiffres annuels en janvier 2024 : « Un tiers des arrêts contrôlés ne sont pas médicalement justifiés, ce qui appelle des réponses collectives à la hauteur des enjeux. » Toutefois, ces données ne disent rien des causes profondes du phénomène (conditions de travail, santé mentale, pénibilité), ni des effets potentiels sur la relation de confiance entre salariés, médecins et employeurs.
4. Quels impacts pour les DRH publics et privés ?
Pour les directeurs des ressources humaines, ces annonces augurent de nouvelles responsabilités et tensions :
-Dans le secteur privé, la prise en charge accrue des indemnités maladie sur les premiers jours d’arrêt pourrait peser sur les trésoreries, notamment dans les PME. Elle suppose également un renforcement des outils de contrôle et d’accompagnement des absences.
-Dans le secteur public, bien que certaines mesures (comme le jour de carence) soient déjà en vigueur depuis 2018, l’orientation générale du gouvernement pourrait inciter à un durcissement des pratiques internes : contrôles renforcés, sensibilisation accrue, politiques RH centrées sur la réduction des arrêts.
5. Vers un tournant jurisprudentiel ?
Nombre de professionnels du droit du travail observent de près l’attitude de la Cour de cassation, qui pourrait infléchir sa position sur la sanction disciplinaire d’un salarié pratiquant une activité durant un arrêt maladie. Si cette jurisprudence évolue, elle pourrait offrir aux employeurs un levier supplémentaire, mais au risque d'alimenter la judiciarisation des rapports de travail.
Conclusion : une réforme à double tranchant
La séquence actuelle témoigne d’une volonté politique forte de maîtriser le coût des arrêts de travail. Les DRH doivent se préparer à intégrer rapidement ces nouvelles règles dans leurs dispositifs internes, tout en maintenant un équilibre délicat entre prévention, contrôle, et accompagnement des agents ou salariés. Derrière les statistiques, il y a des parcours de vie, des états de santé, des contextes professionnels spécifiques : tout l’enjeu réside dans la capacité à ne pas les invisibiliser. À titre d'exemple, Sophie, auxiliaire de puériculture en arrêt pour épuisement professionnel, a dû reprendre son poste plus tôt que prévu faute d’une reconnaissance suffisante de son état par son entourage professionnel. Ce genre de situation illustre les limites d’une approche uniquement comptable de l’absentéisme.
Avis www.naudrh.com: cette réforme, portée par une logique de responsabilisation financière, risque de renforcer la défiance si elle ne s’accompagne pas d’une vraie concertation sociale et d’efforts structurels sur la prévention, la qualité de vie au travail et la santé mentale. Une politique de l’absentéisme efficace est d’abord une politique du travail soutenable.
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Analyse des annonces de Catherine Vautrin, Ministre de la Santé et du Travail
📅 Annoncé le 26 juillet 2025 - Le Monde
🎯 Objectif principal
Maîtrise des dépenses publiques de santé par un encadrement renforcé du régime des arrêts maladie
🚨 Méthode controversée
Inscription directe dans le PLFSS 2026 sans concertation préalable avec les partenaires sociaux
📊 Données clés
Plus de 30% des arrêts initiaux dépassaient 15 jours sans justification médicale claire en 2024
Les deux mesures phares
1Limitation de la durée des premiers arrêts maladie
Principe : Plafonnement à 15 jours calendaires pour les arrêts prescrits en médecine de ville, 30 jours après hospitalisation.
Modalité : Validation obligatoire par un médecin-conseil de l'Assurance maladie pour toute prolongation.
💡 Cette mesure vise à réduire les arrêts jugés excessifs selon les contrôles a posteriori de l'Assurance maladie
2Suppression des ALD non exonérantes
Principe : Élimination du statut ALD "non exonérant" jugé trop complexe et source de confusion.
Objectif : Concentrer les ressources sur les pathologies graves (cancers, maladies neurodégénératives, insuffisances cardiaques sévères).
🔍 Simplification administrative pour optimiser la prise en charge des cas les plus lourds
📈 Impact estimé sur les arrêts maladie
Arrêts > 15 jours sans justification (2024)
30%
Réduction attendue après réforme
15%
Impacts par secteur
Secteur
Impact principal
Adaptations nécessaires
Niveau de risque
Médecine de ville
Modification des pratiques de prescription
Formation aux nouveaux protocoles
⚠️ Modéré
Fonction publique territoriale
Révision des protocoles médicaux
Coopération renforcée avec médecins agréés
🔴 Élevé
Assurance maladie
Renforcement du contrôle médical
Augmentation des effectifs médecins-conseils
🟢 Faible
Patients chroniques
Perte du statut ALD non exonérant
Réorientation vers autres dispositifs
🔴 Élevé
👥
Partenaires sociaux
Critiques sur l'absence de concertation préalable
🏥
Professionnels de santé
Réorganisation des pratiques médicales
💼
Collectivités
Renforcement de la prévention des risques psychosociaux
📊
Contrôle médical
Augmentation significative de la charge de travail
⚠️ Points d'attention majeurs
• Risque d'augmentation des tensions sociales
• Nécessité d'accompagnement des agents fragilisés
• Complexification du suivi médico-légal
• Potentiel report vers d'autres dispositifs d'indemnisation
Calendrier et perspectives
26 juillet 2025
Annonce officielle par Catherine Vautrin dans Le Monde
Automne 2025
Intégration dans le projet de PLFSS 2026
2026
Mise en application des mesures (si adoption)
2026-2027
Évaluation des impacts budgétaires et sociaux
🔍 Recommandations pour les collectivités territoriales
• Anticiper la révision des protocoles d'arrêts maladie
• Renforcer les actions de prévention des risques psychosociaux
• Préparer le dialogue social local sur ces évolutions
• Développer les dispositifs d'accompagnement à la réintégration professionnelle
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Restructuration en profondeur du Code Général de la Fonction Publique
dans le domaine du recrutement.
⚡ Entrée en vigueur : 1er octobre 2025 ⚡
📊 Synthèse exécutive
Le décret n° 2025-695 du 24 juillet 2025 marque une REVOLUTION dans le droit de la fonction publique française. Cette réforme structurante codifie la partie réglementaire du Livre III du Code Général de la Fonction Publique, dédié entièrement au recrutement.
+70Décrets remplacés
3Versants unifiés
100%Transparence
🎯 Objectifs principaux
1
Clarifier les règles de recrutement dans les trois versants (État, territoriale, hospitalière)
2
Remplacer plus de 70 décrets anciens par un corpus unique et homogène
3
Renforcer drastiquement la transparence des recrutements publics
🔄 Les changements majeurs
📢 Obligation de publication renforcée
Nouvelle règle : Publication obligatoire des offres d'emploi pendant au minimum 1 an sur un espace numérique commun, avec un contenu standardisé et une durée minimale d'affichage d'un mois.
📋 Intégration complète dans le CGFP
Le décret intègre désormais dans le Code Général de la Fonction Publique :
✅ Dispositifs de recrutement contractuel
Règles unifiées pour tous les versants
✅ Organisation des concours
Procédures harmonisées et transparentes
✅ Statut des stagiaires
Droits et obligations clarifiés
✅ Mesures pour travailleurs handicapés
Dispositifs d'accompagnement renforcés
⚖️ Harmonisation des Livres I, II et III
Cette réforme assure une cohérence juridique optimale entre les différents livres du CGFP, facilitant ainsi l'application pratique du droit de la fonction publique.
📈 Impact sur les DRH publics
Domaines d'adaptation prioritaires
Formation
Procédures
Systèmes
Veille
⏰ Temps limité : Les DRH ont seulement quelques semaines pour adapter leurs pratiques internes avant l'entrée en vigueur du 1er octobre 2025.
📅 Calendrier de mise en œuvre
25 juillet 2025
Publication au Journal Officiel
Août - Septembre 2025
Période d'adaptation et de formation
1er octobre 2025
Entrée en vigueur officielle
Fin 2025
Publication du Livre IV prévue
Avancement de la codification : 85%
🎯 Actions recommandées pour les collectivités territoriales
Priorité
Action
Délai
Responsable
🔴 URGENT
Mise à jour des procédures de publication d'offres
Avant le 1er octobre
DRH + Service Communication
🟡 IMPORTANT
Formation des équipes RH aux nouvelles dispositions
Septembre 2025
DRH + Formateurs
🟢 MOYEN TERME
Modernisation des outils de recrutement
Q4 2025
DSI + DRH
🔵 CONTINU
Veille juridique et réglementaire
En permanence
Service Juridique
💡 Points de vigilance
🔍 Obligations de transparence
La nouvelle obligation de publication sur un espace numérique commun pendant au minimum 1 an nécessite une révision complète des pratiques actuelles.
📊 Standardisation du contenu
Les offres d'emploi devront respecter un format standardisé, impliquant une harmonisation des pratiques entre collectivités.
⏱️ Durée minimale d'affichage
La durée minimale d'un mois pour toute publication doit être intégrée dans les planifications RH.
🚀 Opportunités à saisir
✨ Modernisation des processus
Cette réforme offre l'occasion de digitaliser et optimiser les processus de recrutement.
🤝 Harmonisation inter-collectivités
Possibilité de développer des outils communs et des bonnes pratiques partagées.
📈 Amélioration de l'attractivité
La transparence renforcée peut contribuer à améliorer l'image et l'attractivité des emplois publics.
📋 Checklist de mise en conformité
Audit des pratiques actuelles - Identifier les écarts avec les nouvelles obligations
Formation des équipes - Organiser des sessions d'information et de formation
Mise à jour des procédures - Réviser les process internes de recrutement
Adaptation des outils - Modifier les systèmes de publication et de gestion
Communication interne - Informer l'ensemble des services concernés
Test des nouveaux processus - Effectuer des simulations avant le 1er octobre
🔮 Conclusion et perspectives
Le décret n° 2025-695 du 24 juillet 2025 constitue une réforme majeure et structurante du droit de la fonction publique française. En unifiant les règles, en renforçant la transparence et en facilitant l'accès à l'emploi public, il modernise en profondeur la politique de recrutement des trois versants de la fonction publique.
Pour les responsables RH des collectivités territoriales, ce texte impose une mise à jour rigoureuse des pratiques internes et une réflexion renouvelée sur les leviers d'attractivité. Une veille juridique continue, conjuguée à des actions de formation ciblées, permettra de tirer pleinement parti de cette nouvelle architecture réglementaire.
L'achèvement de la publication des huit livres de la partie réglementaire du CGFP, prévu pour fin 2026, marquera l'aboutissement d'un processus de codification historique, offrant enfin aux acteurs publics un outil unifié, moderne et accessible pour la gestion des ressources humaines.
🎯 Message clé : le succès de cette transition dépendra de la capacité des organisations à anticiper, à former et à adapter leurs pratiques. Les collectivités qui sauront transformer cette contrainte réglementaire en opportunité de modernisation prendront une longueur d'avance dans l'attraction et la rétention des talents publics.
🚨 Réforme du recrutement public : êtes-vous prêts pour le 1er octobre 2025 ? 🚨Par Pascal NAUD, président www.naudrh.comLe décret n° 2025-695 bouleverse les règles du recrutement dans l...
Le décret n° 2025-695 du 24 juillet 2025, publié au Journal officiel du 25 juillet 2025, marque une étape déterminante dans la réforme du Code général de la fonction publique (CGFP). Il cod...
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Le samedi 26 juillet 2025, dans une interview accordée au journalLe Monde, la ministre de la Santé et du Travail, Catherine Vautrin, a dévoilé deux mesures phares que le gouvernement prévoit d'intégrer au projet de loi de financement de la sécurité sociale (PLFSS) pour 2026. Ciblant le régime des arrêts de travail pour maladie, ces annonces s’inscrivent dans une logique de maîtrise des dépenses publiques de santé.
Limitation de la durée des premiers arrêts maladie
La première mesure vise à plafonner la durée des premiers arrêts de travail prescrits en médecine de ville à 15 jours calendaires. Au-delà de ce seuil, la prolongation devra être validée par un médecin-conseil de l’Assurance maladie. En cas de sortie d’hospitalisation, ce plafond sera porté à un mois, avec là encore un contrôle médical obligatoire pour toute prolongation.
Cette réforme ambitionne de limiter les arrêts jugés excessifs ou inadaptés, à l'image des données de l'Assurance maladie indiquant qu'en 2024, plus de 30 % des arrêts initiaux dépassaient 15 jours sans justification médicale claire selon les contrôles a posteriori, en recentrant le système sur les situations médicales justifiant une interruption de travail prolongée. Elle modifiera inévitablement les pratiques des médecins généralistes, tout en renforçant le rôle de contrôle exercé par les médecins-conseils.
Suppression des ALD non exonérantes
La deuxième mesure concerne la suppression des affections de longue durée (ALD) dites "non exonérantes". Aujourd’hui, ce statut permet à certains assurés souffrant de pathologies chroniques d’accéder à un suivi spécifique, sans bénéficier pour autant d'une prise en charge intégrale de leurs soins (pas d’exonération du ticket modérateur).
Le gouvernement souhaite supprimer ce dispositif, estimé trop complexe, peu lisible et source de confusion tant pour les assurés que pour les professionnels de santé. Cette simplification vise à concentrer les ressources administratives et médicales sur les pathologies les plus graves, telles que les cancers, les maladies neurodégénératives comme la sclérose en plaques, ou encore les insuffisances cardiaques sévères.
Une inscription directe dans le PLFSS, sans concertation sociale
Les deux mesures seront directement inscrites dans le PLFSS 2026, ce qui pourrait fragiliser leur acceptabilité et générer des tensions sociales, en particulier dans les secteurs déjà marqués par un climat de défiance à l’égard des décisions unilatérales, sans phase de concertation préalable avec les partenaires sociaux. Ce choix rompt avec la tradition de dialogue dans le champ de la protection sociale et suscite d’ores et déjà des critiques de la part des syndicats de salariés comme des représentants de la médecine libérale.
Quelles implications pour la fonction publique territoriale ?
Dans la fonction publique territoriale, où la gestion des absences maladie constitue un levier stratégique de pilotage RH, ces évolutions pourraient avoir un impact important. Si la limitation des arrêts est transposée aux agents publics, elle nécessitera une révision des protocoles médicaux, une coopération renforcée avec les médecins agréés, ainsi qu’un suivi administratif et médico-légal plus rigoureux.
Les collectivités devront également anticiper les éventuels effets secondaires de ces réformes, en développant notamment des actions de prévention renforcées contre les risques psychosociaux, comme la surcharge de travail liée aux réorganisations, l’épuisement professionnel ou le sentiment d’abandon chez certains agents fragilisés par des pathologies chroniques, notamment en matière de réintégration professionnelle, de prévention des risques psychosociaux, et de dialogue social local.
Une réforme sous tension
L’intervention de Catherine Vautrin inaugure une nouvelle étape dans la réforme de la protection sociale, marquée non seulement par des mesures techniques ciblées sur les arrêts maladie, mais aussi par une méthode plus verticale, sans concertation, rompant avec les réformes précédentes davantage fondées sur le dialogue social. Présentées comme des mesures de rationalisation, ces annonces pourraient néanmoins engendrer des tensions, dans un contexte de confiance déjà fragile entre l’État, les professionnels de santé et les usagers.
Leur mise en œuvre effective dans le PLFSS 2026 devra être observée de près, tant pour mesurer leur efficacité budgétaire que pour en évaluer les répercussions concrètes sur les pratiques médicales, les conditions de travail des salariés et le fonctionnement des administrations publiques.
Avis www.naudrh.com :ces annonces traduisent une volonté de pilotage technocratique où la logique budgétaire semble l’emporter sur l’approche humaine du soin. Si la maîtrise des abus est légitime, elle ne saurait justifier l’absence de dialogue avec les acteurs concernés. Une réforme durable de la santé au travail ne peut se faire sans écouter ceux qui la vivent et la font au quotidien : les soignants, les agents publics, et les salariés.
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Le décret n° 2025-695 du 24 juillet 2025, publié au Journal officiel du 25 juillet 2025, marque une étape déterminante dans la réforme du Code général de la fonction publique (CGFP). Il codifie la partie réglementaire du Livre III, consacrée au recrutement, et s’adresse directement aux employeurs publics des trois versants de la fonction publique, dont les collectivités territoriales.
Cet article propose une analyse explicative de ce texte fondamental pour les responsables des ressources humaines dans la fonction publique territoriale, en identifiant les évolutions majeures et leurs implications pratiques.
1. Un cadre réglementaire unifié et lisible
La codification du Livre III poursuit deux objectifs clairs :
-Clarifier et unifier les règles de recrutement dans les fonctions publiques d’État, territoriale et hospitalière.
-Remplacer une multitude de textes dispersés par un corpus cohérent, modernisé et aisé à consulter.
Elle vise ainsi à améliorer concrètement la lisibilité, la sécurité juridique et l’accessibilité des règles applicables pour les professionnels RH.
Le nouveau Livre III regroupe l’ensemble des règles relatives :
Cette structuration claire permet aux collectivités de disposer d’un référentiel juridique homogène et fonctionnel pour gérer toutes les situations de recrutement.
Les articles sont organisés entre articles "D" (décrets simples) et "R" (décrets en Conseil d’État), en fonction de leur niveau de normativité.
2. Transparence accrue dans la publicité des emplois vacants
L’une des avancées notables concerne l’obligation de publication des postes vacants sur un espace numérique commun aux employeurs publics, dès lors qu’un emploi permanent est à pourvoir pour une durée ≥ un an.
Cette publicité doit être effectuée sans délai, et durer au minimum un mois, sauf cas d’urgence dûment justifié. Le contenu des annonces est normé et doit préciser :
-la nature de l’emploi,
-les compétences attendues,
-la localisation,
-les conditions d’exercice,
-les éléments de candidature.
L’objectif est de garantir une égalité d’accès et une meilleure visibilité de l’offre publique d’emploi.
Certaines exceptions sont prévues, notamment pour les postes pourvus par avancement, dans le cadre de restructurations ou pour certains emplois de direction. Toutefois, même dans ces cas, une publication volontaire reste encouragée. Par exemple, un poste de directeur général des services requalifié suite à une fusion intercommunale pourrait être publié à titre informatif.
3. Rationalisation du cadre réglementaire : plus de 70 décrets abrogés
Le décret procède à une véritable rationalisation du cadre réglementaire, avec l’abrogation de plus de 70 décrets historiques, parmi lesquels :
-le décret n° 88-145 du 15 février 1988 sur les agents contractuels de la FPT,
-les décrets relatifs aux concours spécifiques (handicap, diplômes équivalents, etc.),
-les textes encadrant le droit syndical et les stagiaires,
-les décrets concernant les coopérants civils ou les limites d’âge.
Ces dispositions sont désormais intégrées, harmonisées et codifiées dans le Livre III, ce qui renforce leur cohérence et facilite leur application dans les pratiques RH courantes.
4. Mises à jour et coordination avec les Livres I et II
Pour assurer la cohérence de l’ensemble du CGFP, le décret rectifie de nombreuses erreurs matérielles et met à jour les références juridiques obsolètes dans les Livres I (principes généraux) et II (droits et obligations des agents publics).
Il adapte également certains décrets existants pour les faire correspondre à leur nouvelle version codifiée, évitant ainsi les contradictions entre anciens et nouveaux textes.
5. Mise en application et actions RH à engager
Le décret entre en vigueur le 1er octobre 2025. Ce calendrier laisse un délai raisonnable pour permettre aux services RH de se préparer et de mettre à jour leurs pratiques.
Les collectivités territoriales devront notamment :
-ajuster leurs modèles d’avis de vacance et leurs outils de diffusion,
-former les gestionnaires RH et les encadrants,
-vérifier la conformité de leurs procédures de recrutement,
-mettre à jour les références juridiques dans les actes,
-organiser une veille interne pour suivre les compléments éventuels.
Il est conseillé d’anticiper dès à présent en recensant les processus concernés et en identifiant les agents ou directions pilotes de la mise en conformité.
Une vigilance accrue devra être portée sur la durée, la traçabilité et les canaux de diffusion des avis de vacance.
Conclusion : un décret structurant pour les DRH publics
Le décret n° 2025-695 du 24 juillet 2025 constitue une réforme majeure et structurante du droit de la fonction publique. En unifiant les règles, en renforçant la transparence et en facilitant l’accès à l’emploi public, il modernise en profondeur la politique de recrutement.
Pour les responsables RH des collectivités territoriales, ce texte impose une mise à jour rigoureuse des pratiques internes et une réflexion renouvelée sur les leviers d’attractivité.
Une veille juridique continue, conjuguée à des actions de formation ciblées, permettra de tirer pleinement parti de cette nouvelle architecture réglementaire.
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Décret n° 2025-695 du 24 juillet 2025 modifiant les livres Ier et II du code général de la fonction publique et relatif aux dispositions réglementaires du livre III du même code
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Le décret n°2025-680 du 15 juillet 2025, publié au Journal Officiel, abaisse à 60 ans l’âge d’ouverture du droit à la retraite progressive pour : ✅ Les agents affiliés à la CNRACL (collectivités locales) ✅ Les ouvriers des établissements industriels de l’État
🔹 Jusqu’ici, ce droit était ouvert 2 ans avant l’âge légal de départ à la retraite. Cette réforme marque une réelle reconnaissance de la pénibilité et du besoin de souplesse en fin de carrière.
📆 Date d’effet : 1er septembre 2025
💬 Une bonne nouvelle pour les professionnels du service public local et les agents de terrain !
👉 Cette mesure facilitera une transition en douceur vers la retraite tout en préservant un lien avec l’activité professionnelle.
💬 Aviswww.naurh.com: c’est une évolution pragmatique et bienvenue. Elle répond à une demande récurrente d’assouplissement en fin de carrière, en particulier pour les métiers exigeants physiquement. Elle valorise aussi une approche plus humaine de la gestion des parcours professionnels dans la fonction publique. À suivre pour voir si cette mesure sera élargie à d’autres catégories à l’avenir.
Deux nouveaux décrets (n° 2025-680 et n° 2025-681) , parus au Journal officiel ce 23 juillet 2025, viennent abaisser l'âge minimal pour bénéficier de la retraite progressive. Dès le 1er sept...
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Le gouvernement vient de franchir une étape importante en matière d’aménagement des fins de carrière. Deux décrets publiés au Journal officiel du 23 juillet 2025 (n° 2025-680 et n° 2025-681) abaissent à 60 ans l’âge d’accès à la retraite progressive, jusque-là fixé à 62 ans. Applicable à compter du 1er septembre 2025, cette mesure concerne à la fois les salariés du secteur privé et les agents publics, notamment ceux affiliés à la CNRACL dans la fonction publique territoriale. Portée par l’Accord national interprofessionnel (ANI) du 14 novembre 2024 sur l’emploi des salariés expérimentés, cette réforme entend encourager une transition en douceur vers la retraite.
Reste toutefois à s'interroger : cette mesure est-elle vraiment avantageuse pour les agents territoriaux, ou s'agit-il d'une illusion de souplesse aux effets limités ?
Un dispositif théoriquement attractif
La retraite progressive permet à un agent de réduire son activité tout en percevant une fraction de sa pension de retraite. Cette formule hybride présente plusieurs attraits : allégement du rythme de travail, maintien d’un revenu global, préservation du lien avec le monde professionnel. Par exemple, dans une communauté de communes rurale du Lot-et-Garonne, un agent administratif en fin de carrière a pu passer à 60 % de temps de travail tout en touchant une partie de sa pension, ce qui lui a permis d’accompagner la montée en compétence de son successeur tout en préparant plus sereinement son départ à la retraite. Pour les employeurs territoriaux, elle peut aussi constituer un levier de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, en facilitant les transmissions d’expérience.
Avec l'abaissement à 60 ans, les agents peuvent ainsi envisager une sortie progressive de leur carrière sans attendre l'âge de 62 ans. Pour certains, c’est l’opportunité de souffler après des années exigeantes dans des postes physiquement ou psychologiquement éprouvants. C’est aussi une manière d’étaler la transition vers la retraite tout en restant inséré dans un collectif de travail.
Des freins persistants dans la fonction publique territoriale
Malgré ces promesses, plusieurs obstacles réduisent l’intérêt opérationnel du dispositif dans la fonction publique territoriale.
1. Un accès inégal et conditionné
L’accès à la retraite progressive n’est pas un droit opposable : il est subordonné à l’accord de l’employeur. Dans les collectivités où les besoins en effectifs sont tendus, le recours à une quotité de travail réduite peut être refusé. En pratique, ce sont souvent les catégories A ou les postes administratifs moins contraints qui peuvent en bénéficier. Les agents de catégorie C, occupant des fonctions opérationnelles (entretien, voirie, restauration scolaire...), risquent d’être les grands oubliés de cette mesure.
2. Une complexité administrative dissuasive
Le dispositif de retraite progressive est techniquement exigeant. Il suppose un suivi précis du temps de travail, ce qui complique son déploiement. Pour accompagner les petites collectivités, souvent dépourvues de services RH structurés, une mutualisation des compétences à l'échelle intercommunale ou un appui des centres de gestion pourrait être envisagé. Des outils numériques simplifiés et une assistance technique de la CNRACL seraient également des leviers à activer. une coordination entre les ressources humaines et la CNRACL, et une gestion rigoureuse du cumul emploi-retraite. De nombreuses collectivités, en particulier les plus petites, ne disposent pas des compétences ni des outils pour gérer efficacement ce type de situation.
3. Un impact financier à relativiser
Si le revenu global est partiellement maintenu, la retraite progressive entraîne néanmoins une baisse de rémunération. Or, à 60 ans, beaucoup d’agents territoriaux ont encore des charges importantes (enfants à charge, emprunts, projets personnels). Le choix d’une quotité de travail réduite se traduit par une perte de salaire qui peut être difficile à compenser, notamment pour les rémunérations les plus modestes.
4. Des effets limités sur l’usure professionnelle
Si la retraite progressive permet de réduire le temps de travail, elle ne traite pas en profondeur les causes de l’usure professionnelle. Pour les agents en situation de pénibilité, elle peut apparaître comme une rustine plutôt qu’une véritable réponse. Les métiers les plus exposés à l'usure professionnelle — tels que les agents de propreté urbaine, les aides à domicile ou les agents techniques des écoles — nécessitent souvent une prise en charge plus ambitieuse, incluant des dispositifs de reclassement, des congés spécifiques ou des aménagements durables. En l’absence de telles mesures complémentaires, la retraite progressive ne fait qu'effleurer la réalité de leur quotidien éprouvant. Les plus fragilisés sont souvent ceux qui n’ont pas les moyens de demander ou d’obtenir une telle mesure.
Conclusion : un outil utile, mais trop limité pour changer la donne
L'abaissement à 60 ans de l'âge d'accès à la retraite progressive constitue indéniablement un signal positif en faveur d'une meilleure gestion des fins de carrière. Sur le papier, le dispositif semble incarner une nouvelle souplesse offerte aux agents publics territoriaux. Mais dans les faits, l'accès inégal, les lourdeurs administratives, les pertes de revenus et l'impact social limité restreignent fortement sa portée.
Pour qu'elle devienne un "bon plan" véritablement opérationnel et équitable, la retraite progressive mériterait d'être accompagnée d'une véritable simplification du cadre, d'un appui RH renforcé dans les collectivités et d'un soutien financier ciblé pour les agents les plus modestes. En l'état, elle relève davantage de la bonne idée inaboutie que de la solution miracle.
Avis www.naudrh.com :cette mesure est bien intentionnée, mais elle ne répond pas pleinement aux réalités du terrain dans la fonction publique territoriale. Elle risque de profiter aux mieux lotis, c’est-à-dire aux agents occupant des postes à responsabilités ou bénéficiant d’une bonne stabilité financière, et de laisser de côté ceux qui auraient le plus besoin d'une fin de carrière aménagée : agents de catégorie C aux carrières longues, personnels techniques ou médico-sociaux souvent exposés à des conditions de travail pénibles, et agents en fin de parcours professionnel avec peu de marges de manœuvre budgétaires. Pour devenir une réelle avancée sociale, elle doit être repensée dans une logique d'équité, de lisibilité et de faisabilité opérationnelle.
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Deux nouveaux décrets (n° 2025-680 et n° 2025-681) , parus au Journal officiel ce 23 juillet 2025, viennent abaisser l’âge minimal pour bénéficier de la retraite progressive. Dès le 1er septembre 2025, ce dispositif sera accessible dès 60 ans, contre 62 actuellement. Cette évolution s’appliquera à tous les salariés, qu’ils relèvent du secteur privé ou de la fonction publique. Elle concrétise l’une des mesures issues de l’Accord national interprofessionnel (ANI) du 14 novembre 2024, consacré à l’emploi des salariés expérimentés. La ministre du Travail a salué cette réforme, y voyant un "progrès significatif" en matière d’accompagnement des fins de carrière.
Décret n° 2025-680 du 15 juillet 2025 fixant l'âge d'ouverture du droit à la retraite progressive à soixante ans pour les assurés du régime de retraites des agents des collectivités locales et pour les ouvriers des établissements industriels de l'Etat
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Depuis mars 2025, la situation financière des agents publics en congé maladie ordinaire s'est fragilisée par l'application de l'article 189 de la loi n° 2025-127 du 14 février 2025. Cette disposition modifie l'article L. 822-3 du Code général de la fonction publique en réduisant de 100 % à 90 % le taux de remplacement du traitement indiciaire brut durant les trois premiers mois d’un congé maladie ordinaire. Cette mesure rompt avec un acquis historique et accentue les disparités de traitement entre les agents publics et les salariés du secteur privé.
Une protection amoindrie pour les agents de l’Etat et des collectivités
Jusqu'à cette réforme, les agents publics – qu'ils soient titulaires ou contractuels – bénéficiaient d'une prise en charge intégrale de leur traitement indiciaire brut pendant trois mois en cas de congé maladie ordinaire. Cette sécurité garantissait une stabilité financière essentielle, notamment pour les personnels exposés à des conditions de travail pénibles ou à des risques psychosociaux. La réduction à 90 % introduit un reste à charge susceptible de fragiliser davantage les agents les plus modestes : par exemple, pour un traitement brut de 1 800 euros, cela représente une perte de 180 euros par mois, soit 540 euros sur trois mois.
Des conventions collectives privées plus avantageuses
En comparaison, le contraste avec le secteur privé est frappant et souligne davantage l'injustice ressentie par les agents publics face à cette réforme. Dans de nombreuses entreprises, les conventions collectives assurent un maintien de salaire total dès le premier jour d’arrêt maladie. Certaines prévoient même des compléments via des dispositifs de prévoyance, sans conditions d’ancienneté strictes. Par conséquent, un salarié du privé peut toucher la totalité de sa rémunération pendant un arrêt maladie, tandis qu'un agent public se voit imposer une décote systématique.
Une logique budgétaire à double tranchant
Le gouvernement justifie cette mesure par la volonté de contenir les dépenses publiques. Mais ses effets pourraient s'avérer contre-productifs. Craignant une perte de revenu, certains agents hésiteront à se mettre en arrêt, ou reviendront travailler trop tôt, au mépris de leur santé et de celle de leurs collègues. Ce comportement peut favoriser la propagation d’épidémies, comme la grippe saisonnière ou la COVID-19, notamment dans les services recevant du public, et accroître l’absentéisme sur le long terme.
Une atteinte à l’équité d’accès aux soins
La réforme soulève également une question d’équité. Pour un agent touchant 1 800 euros bruts par mois, la perte s'élève à environ 180 euros mensuels, soit plus de 500 euros sur trois mois. Dans un contexte d’inflation persistante, cette diminution peut contraindre certains à différer des soins ou à adopter des stratégies de renoncement sanitaire. Une telle dynamique nuit aux politiques de prévention et aggrave les inégalités de santé.
Une mesure à reconsidérer d’urgence
La loi n° 2025-127 introduit une forme de régression sociale au sein de la fonction publique. Si la rigueur budgétaire est nécessaire, elle ne doit pas se faire au détriment de la protection des agents publics, dont le rôle est crucial pour le bon fonctionnement des services publics. Cette mesure risque de décourager les vocations et d’affaiblir encore l’attractivité d’une fonction publique déjà en tension.
Avis www.naudrh.com
Cette réforme incarne une logique purement comptable de la gestion des ressources humaines, déconnectée des réalités quotidiennes des agents. Elle mine les principes de solidarité et de prévention qui devraient guider les politiques publiques. Injuste et inefficace, elle ne traite en rien les véritables causes des arrêts maladie dans la fonction publique. Elle mériterait d’être suspendue et réévaluée dans le cadre d’une concertation plus large avec les partenaires sociaux, afin d’envisager des alternatives plus équilibrées, comme un maintien de la rémunération conditionné à des dispositifs renforcés de prévention, ou un accompagnement individualisé en cas de maladie récurrente. dans le cadre d’une concertation plus large avec les partenaires sociaux.
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Évaluation de l'expérimentation et perspectives de pérennisation
Fin d'expérimentation : 31 décembre 2025
🔴 Alerte Calendaire : L'expérimentation du dispositif de rupture conventionnelle pour les fonctionnaires prend fin le 31 décembre 2025. Le gouvernement prépare sa pérennisation avec des ajustements suite au rapport d'évaluation récent.
6 ans
Durée d'expérimentation
7 403
Ruptures accordées (2020-2024)
75%
Concernent l'Éducation Nationale
71%
Bénéficiaires femmes (2022)
📈 Évolution des ruptures conventionnelles (2020-2024)
📈 Pic 2021
Montée en puissance : +362% vs 2020
📊 Stabilisation
2021-2023 : Plateau autour de 1 800
📉 Déclin 2024
-20% par rapport à 2023
🎯 Total
7 403 ruptures sur 5 ans
Points positifs identifiés
Succès limité mais réel du dispositif
✓Modernisation RH : Alternative flexible aux démissions
✓Montée en puissance : Progression constante depuis 2020
✓Satisfaction administrations : Demande de pérennisation
✓Accompagnement : Droit aux allocations chômage
Effets d'aubaine détectés
Risques d'abus et dérives identifiées
Agents proches de la retraite : Utilisation pour maximiser les indemnités avant l'ouverture des droits à pension
⚠ Demandes non justifiées professionnellement
⚠ Contournement d'autres modes de sortie
⚠ Indemnités importantes (jusqu'à 190 000€)
🚨 Disparités importantes
Ministère de l'Éducation Nationale : Représente 75% des ruptures conventionnelles alors qu'il ne compte que 41,8% des effectifs de la FPE. Révélateur des difficultés d'attractivité du secteur.
75% des ruptures vs 41,8% des effectifs
📊 Profil des bénéficiaires
Proportion femmes :
71% (2022)
Âge moyen :
47,7 ans (tendance décroissante)
Évolution :
Départs de plus en plus précoces
⚖️ Contrôles insuffisants
Rapport Cour des Comptes (déc. 2023) : "Faiblesse générale des dossiers" et absence de vérification des montants par les contrôleurs budgétaires et comptables ministériels.
Risque budgétaire : Nécessité d'une "remise en ordre rapide" selon la Cour des Comptes
Pistes d'amélioration du ministère
1
Renforcement des contrôles
Mise en place d'un outil interministériel de suivi des bénéficiaires pour garantir la gestion des dossiers et faciliter le suivi entre employeurs.
2
Encadrement des effets d'aubaine
Durée minimale de 2 ans avant l'âge de retraite à taux plein (exemple du ministère des Armées) et renforcement des critères d'éligibilité.
3
Amélioration du suivi statistique
Collecte de données harmonisée dans les trois versants (État, territoriale, hospitalière) et traçabilité des projets professionnels post-rupture.
4
Préservation des compétences
Vigilance particulière sur les départs massifs dans certains secteurs pour éviter la perte de savoir-faire critique.
Calendrier et perspectives
31 décembre 2025
Fin de l'expérimentation pour les fonctionnaires (dispositif pérenne pour les contractuels)
2025-2026
Pérennisation prévue via le PLF 2026 ou le projet de loi "Simplification" du ministre Laurent Marcangeli
Court terme
Mise en œuvre des améliorations : Contrôles renforcés, outils de suivi, encadrement des effets d'aubaine
Conclusion et enjeux
Le dispositif de rupture conventionnelle dans la fonction publique présente un bilan contrasté après 5 années d'expérimentation. Si le succès reste limité avec environ 1 500 ruptures annuelles stabilisées, le dispositif répond à un besoin réel de modernisation de la gestion RH publique.
La pérennisation envisagée devra s'accompagner d'un encadrement renforcé pour limiter les effets d'aubaine et garantir une utilisation conforme aux objectifs initiaux de fluidité des parcours professionnels.
Depuis son introduction en 2019, la rupture conventionnelle a permis aux fonctionnaires de la fonction publique d'opter pour une séparation amiable, à l'instar des salariés du secteur privé. Ce...
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Depuis son introduction en 2019, la rupture conventionnelle a permis aux fonctionnaires de la fonction publique d'opter pour une séparation amiable, à l'instar des salariés du secteur privé. Ce mécanisme, proposé dans le cadre d'une expérimentation, devait offrir une alternative plus souple aux autres modes de rupture du contrat, comme la démission ou le licenciement. Alors que cette expérimentation touche à sa fin le 31 décembre 2025, le Gouvernement a récemment publié un rapport d’évaluation, soulevant des interrogations sur la pérennisation de ce dispositif. Entre bilan positif et "effets d’aubaine", quelles réformes envisager pour pérenniser la rupture conventionnelle ?
Un dispositif qui séduit, mais qui suscite des doutes
Lors de son lancement, la rupture conventionnelle a été vue comme un moyen de moderniser la gestion des ressources humaines dans la fonction publique. Elle permet aux agents publics de quitter leur poste dans des conditions amiables, avec une indemnisation négociée. Pour les administrations, c’était l’opportunité de gérer plus souplement les départs et de mieux adapter les effectifs aux besoins organisationnels.
Cependant, ce dispositif n’est pas exempt de critiques. Bien que la rupture conventionnelle ait offert une alternative flexible et sécurisée pour les agents, sa mise en œuvre a révélé des disparités et des dérives, soulignant la nécessité de l'encadrer davantage.
Le rapport d’évaluation: un bilan contrasté
Le rapport d’évaluation du ministère de la Fonction publique, récemment rendu public, présente un bilan en demi-teinte, soulignant à la fois les réussites du dispositif et les aspects à améliorer.
1. Les risques d’abus : un « effet d’aubaine » ?
L’un des points majeurs soulevés par le rapport concerne les risques d'abus liés à l’utilisation de la rupture conventionnelle. L’"effet d’aubaine" fait référence au recours à ce dispositif non pas pour des raisons professionnelles, mais simplement pour bénéficier de conditions de départ plus avantageuses que celles offertes par d’autres modes de rupture, tels que la démission. Ce phénomène a été particulièrement observé dans des ministères où les agents choisissent ce départ pour maximiser leurs indemnités.
Le rapport fait part d’une inquiétude croissante concernant la possibilité que certains agents utilisent ce dispositif à des fins non justifiées, ce qui pourrait mettre en péril l'équilibre des départs dans la fonction publique. Cela suggère la nécessité de réévaluer les conditions d'accès et de renforcer les critères d’éligibilité.
2. Une utilisation inégale selon les Ministères
Une autre observation importante du rapport concerne l'inégalité dans l’utilisation du dispositif. Alors que certains ministères ont enregistré des chiffres relativement faibles en matière de ruptures conventionnelles, d'autres, comme celui de l’Éducation nationale, ont vu un nombre considérable de départs. Cette disparité soulève la question de l'efficacité du dispositif et de sa pertinence pour toutes les administrations.
Afin d'assurer une gestion équilibrée des ressources humaines, il semble essentiel de réfléchir à une répartition plus homogène de ce dispositif, en l’adaptant aux besoins spécifiques de chaque ministère et en évitant les dérives observées dans certains secteurs.
3. L’impact sur les compétences dans les Administrations
Un autre aspect souligné dans le rapport concerne la perte de compétences au sein des administrations. Bien que la rupture conventionnelle permette aux agents de partir dans de bonnes conditions, elle peut aussi entraîner des départs massifs de personnels qualifiés, ce qui pose un problème pour la continuité du service public. Cette perte de savoir-faire représente un défi pour certaines administrations qui dépendent fortement de l'expertise de leurs agents.
Pérennisation : les perspectives de réformes
À la lumière de ce bilan, le gouvernement semble pencher en faveur d'une pérennisation de la rupture conventionnelle dans la fonction publique, mais à condition de la réformer pour en limiter les abus et en assurer une gestion plus équitable.
1. Un encadrement renforcé
Le rapport suggère plusieurs pistes d'amélioration, notamment un encadrement renforcé du dispositif. Parmi les mesures envisagées, on retrouve la possibilité d’instaurer des seuils d’âge ou des conditions spécifiques pour accéder à la rupture conventionnelle. Cela permettrait de limiter les départs non justifiés et de garantir que le dispositif reste une solution de départ réfléchie et pertinente.
2. La législation et le statut de la Fonction Publique
Une autre voie d’évolution serait d’intégrer plus formellement la rupture conventionnelle dans le cadre législatif, notamment en modifiant le statut des fonctionnaires. Ce cadre plus clair permettrait de structurer et sécuriser davantage la procédure tout en offrant une plus grande prévisibilité pour les fonctionnaires et les administrations.
3. Une Extension aux Contractuels
Le rapport évoque aussi l’éventuelle extension du dispositif aux agents contractuels en CDI, qui représentent une part croissante de la fonction publique (à noter que dans la fonction publique territoriale, les agents contractuels en CDI peuvent déjà recourir à la rupture conventionnelle, contrairement aux agents contractuels en CDD). L’extension de la rupture conventionnelle à cette catégorie d’agents permettrait d’harmoniser les pratiques de gestion des ressources humaines, en offrant à tous les agents, titulaires ou contractuels, une possibilité de départ similaire.
Une réforme incontournable pour l’avenir ?
La rupture conventionnelle représente un outil de gestion des ressources humaines novateur pour la fonction publique, mais elle nécessite des ajustements pour en garantir une utilisation équitable et éviter les dérives. Le gouvernement semble ouvert à une pérennisation du dispositif, à condition de le réformer en profondeur.
Pour les responsables RH, il est essentiel de suivre de près l’évolution législative de ce dispositif et de préparer leurs équipes à de possibles modifications. Il s’agira d’adopter une approche équilibrée, capable de concilier flexibilité pour les agents et préservation de la qualité des services publics.
Avis www.naudrh.com : le dispositif de rupture conventionnelle constitue un levier précieux pour moderniser la fonction publique, mais sa pérennisation nécessite un contrôle rigoureux pour en éviter les abus. Les réformes proposées semblent dans l'ensemble équilibrées et nécessaires pour garantir que ce dispositif bénéficie aux agents tout en préservant la cohésion et l’efficacité des administrations publiques.
Depuis son introduction en 2019, la rupture conventionnelle a permis aux fonctionnaires de la fonction publique d'opter pour une séparation amiable, à l'instar des salariés du secteur privé. Ce...
Question écrite n° 5119 : Rupture conventionnelle pour les fonctionnaires Question signalée le 23 juin 2025 Question de : M. Max MathiasinGuadeloupe (3 e circonscription) - Libertés, Indépenda...
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François Bayrou a proposé le 15 juillet 2025 la suppression de deux jours fériés dans le cadre de la présentation du budget 2026 : le lundi de Pâques et le 8 mai. Cette mesure s'inscrit dans un plan d'économies de 43,8 milliards d'euros pour réduire le déficit public français. L'objectif est de porter le déficit de 5,4% à 4,6% du PIB en 2026.
🏛️Contexte de l'annonce
Date : 15 juillet 2025, lors de la présentation des orientations budgétaires 2026
Contexte : Plan de redressement budgétaire de 43,8 milliards d'euros
Objectif : Ramener le déficit public de 5,4% à 4,6% du PIB en 2026
Situation financière française
François Bayrou a justifié cette mesure en soulignant que "chaque seconde, la dette de la France augmente de 5.000 euros" et que le pays est "obligé d'emprunter tous les mois pour payer les retraites ou payer les salaires des fonctionnaires".
43,8
Milliards d'euros d'économies visées
4,6%
Objectif de déficit en 2026
3 300
Milliards d'euros de dette publique
📋Détails de la proposition
Les deux jours fériés ciblés
Jour férié
Justification de Bayrou
Historique
Statut actuel
Lundi de Pâques
"N'a aucune signification religieuse"
Férié depuis 1886
Férié dans 23 pays de l'UE sur 27
8 Mai (Victoire 1945)
"Le mois de mai est devenu un véritable gruyère"
Férié de 1953-1959, rétabli par Mitterrand en 1981
Férié uniquement en France, République Tchèque et Slovaquie
Impact économique estimé
Selon les projections du gouvernement, la suppression de ces deux jours fériés pourrait générer :
4 milliards d'euros de recettes additionnelles pour l'État
Augmentation du temps de travail national
Position du Premier ministre : François Bayrou s'est dit "prêt à en accepter ou en examiner d'autres" jours fériés, laissant la porte ouverte aux négociations.
⚖️Réactions politiques
🔴 Rassemblement National
Jordan Bardella : "Une attaque directe contre notre histoire, contre nos racines, et contre la France du travail. Aucun député RN n'acceptera cette mesure, qui relève de la provocation."
🔴 La France Insoumise
Mathilde Panot : "Bayrou déclare la guerre sociale. Nous censurerons cette politique de malheur."
🟢 Écologistes
Marine Tondelier : "François Bayrou propose donc que le 8 mai, qui commémore la victoire contre le nazisme, ne soit plus férié. On doit le comprendre comment exactement ?"
🔴 Parti Socialiste
Arthur Delaporte : "Ces premières annonces sont d'une grande brutalité, dans la continuité des politiques qui ont été menées par les gouvernements successifs d'Emmanuel Macron."
Menace de censure : Plusieurs partis d'opposition ont déjà annoncé leur intention de censurer le gouvernement si cette mesure était maintenue dans le projet de budget final.
🏛️Contexte historique et comparaisons
Historique des jours fériés en France
1886 - Le lundi de Pâques devient officiellement férié en France
1946 - Le 8 mai devient jour de commémoration
1953-1959 - Le 8 mai est férié pour la première fois
1981 - François Mitterrand rétablit le 8 mai comme jour férié
2004 - Création de la "journée de solidarité" (lundi de Pentecôte travaillé)
2008 - Le lundi de Pentecôte redevient férié (écoles fermées)
Comparaison européenne
La France compte actuellement 11 jours fériés, ce qui correspond à la moyenne européenne de 11,7 jours. Les pays de l'UE bénéficient de 9 à 15 jours fériés selon les pays.
📊Autres mesures du plan budgétaire 2026
La suppression des jours fériés s'inscrit dans un ensemble plus large de mesures :
"Année blanche" 2026
Gel des prestations sociales et retraites
Gel du barème de l'impôt sur le revenu
Pas de revalorisation des salaires dans la fonction publique
Réduction des dépenses publiques
Non-remplacement d'un fonctionnaire sur trois partant à la retraite
3 000 postes supprimés dans la fonction publique en 2026
Doublement de la franchise médicale à 100 euros
Mesures fiscales
Suppression de l'abattement fiscal de 10% pour les retraités
"Contribution de solidarité" pour les plus hauts revenus
Révision des niches fiscales et sociales
⚠️Enjeux et risques politiques
Défis parlementaires
Le gouvernement de François Bayrou ne dispose pas de majorité absolue à l'Assemblée nationale, rendant l'adoption de ces mesures particulièrement incertaine. L'examen du budget à l'automne 2025 s'annonce tendu.
L'ensemble des partis d'opposition, de l'extrême gauche à l'extrême droite, ont exprimé leur désaccord avec cette proposition, certains menaçant explicitement de censure.
Réactions syndicales
Sophie Binet (CGT) a jugé que supprimer le 8 mai serait "très grave", ce jour étant celui de "la victoire contre le nazisme".
🎯Conclusion et perspectives
La proposition de François Bayrou de supprimer le lundi de Pâques et le 8 mai constitue une mesure emblématique mais controversée de son plan de redressement budgétaire. Si l'objectif économique est clair - générer plusieurs milliards d'euros d'activité supplémentaire - les enjeux symboliques et politiques sont considérables.
Points d'attention :
Opposition politique quasi-unanime
Risque élevé de censure parlementaire
Impact sur la mémoire historique nationale
Précédent de l'échec relatif de la journée de solidarité en 2004
L'avenir de cette proposition dépendra largement des négociations parlementaires à venir et de la capacité du gouvernement à trouver des compromis avec les différents groupes politiques. Le Premier ministre s'est dit ouvert à "examiner d'autres idées", laissant entrevoir d'éventuelles modifications.
Prochaines étapes : Les débats parlementaires sur le budget 2026 sont prévus pour l'automne 2025, période qui déterminera le sort de cette proposition et, potentiellement, celui du gouvernement Bayrou.
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A l’occasion de la présentation du budget 2026, François Bayrou a annoncé la suppression de deux jours fériés le lundi de Pâques et le 8 mai. C'est l'occasion de rappeler un point essentiel mis en lumière par le graphique ci-dessus : la France est souvent perçue comme très généreuse en matière de repos, mais la réalité est plus nuancée quand on regarde uniquement les jours fériés.
En effet, selon une étude comparative réalisée par Mercer et relayée par Le Figaro, la France cumule 36 jours non travaillés par an (11 jours fériés + 25 jours de congés payés). Cela la place parmi les pays les plus généreux en matière de temps de repos, même si elle n’arrive qu’en 8ᵉ position mondiale pour le total de jours chômés.
🥇 En haut du classement : Malte (38 jours), suivie de l’Autriche et de la Bolivie.
📉 À l’inverse, le Canada et les États-Unis ferment la marche avec respectivement 19 et 25 jours non travaillés.
👉 Ce comparatif soulève une question stratégique pour les RH et les décideurs publics : comment équilibrer performance économique, bien-être au travail et attractivité des territoires ?
🙋 Aviswww.naudrh.com: le vrai défi reste de concilier performance et qualité de vie.
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Le 15 juillet 2025, lors de la présentation du budget 2026, François Bayrou, Premier Ministre, a annoncé une mesure aussi inattendue que controversée : la suppression de deux jours fériés, le lundi de Pâques et le 8 mai. L'objectif affiché est clair : relancer la productivité et réduire le déficit public. Mais cette décision, si elle est votée, risque d'avoir des conséquences bien au-delà des simples considérations économiques.
Des repères culturels et historiques menacés
Le lundi de Pâques est un jour férié d'origine religieuse, très ancré dans la tradition chrétienne. En France, il est souvent l'occasion de rituels pascals tels que les processions, les messes ou les repas en famille, participant pleinement au patrimoine culturel. Quant au 8 mai, il commémore la capitulation de l'Allemagne nazie en 1945 et célèbre la victoire des peuples libres sur la barbarie. Institué comme jour férié en 1953, supprimé puis rétabli officiellement en 1981, le 8 mai reste une date clé du devoir de mémoire. C'est un moment d'union nationale où les Français honorent les sacrifices des anciens combattants et la liberté retrouvée.
La France, vraiment très généreuse en jours fériés ?
La perception d'une France très généreuse en congés reste tenace. Pourtant, selon une étude comparative du cabinet Mercer relayée parLe Figaro, la France se situe dans la moyenne européenne avec 11 jours fériés légaux. Des pays comme l'Espagne ou l'Autriche en comptent davantage. Si cette mesure est votée, les Français ne disposeront plus que de 8 jours fériés en 2026 (sans compter le lundi de Pentecôte correspondant généralement à la journée de Solidarité donc travaillé), un chiffre parmi les plus faibles d'Europe.
Les Français, très attachés à leurs repères collectifs
En France, les jours fériés sont bien plus que des jours chômés. Ils incarnent des repères symboliques, culturels, et familiaux. Ils sont le cadre de rassemblements religieux ou citoyens, de souvenirs partagés. Le lundi de Pâques est l'occasion de retrouvailles familiales, tandis que le 8 mai suscite une forte charge émotionnelle liée à la mémoire collective.
Dialogue social en tension
Cette annonce a immédiatement provoqué de vives réactions chez les partenaires sociaux. Plusieurs syndicats ont dénoncé une mesure imposée sans concertation, perçue comme une nouvelle provocation. Le précédent de 2008, avec la tentative de suppression du lundi de Pentecôte pour instaurer une "journée de solidarité", reste dans toutes les mémoires. La méfiance entre l'État et les représentants des salariés pourrait ainsi se raviver, dans un contexte social déjà tendu.
Quel gain économique pour quel coût social ?
Le gouvernement estime que la suppression de ces deux jours fériés permettrait de gagner l'équivalent de deux journées de production, soit environ 0,1 à 0,2 point de PIB. Selon les projections de Bercy, cela pourrait représenter entre 4 et 6 milliards d'euros de création de richesse supplémentaire, avec un impact positif sur les recettes fiscales et sociales. Mais ces prévisions sont discutables : nombre d'économistes soulignent que les gains théoriques ne prennent pas en compte l'effet sur la consommation, les risques de grèves ou la baisse de motivation des salariés.
Des pays comme le Japon ou certains États américains ont déjà réduit ou supprimé des jours fériés pour des motifs similaires, mais les résultats en matière de croissance et de cohésion sociale n'ont pas toujours été concluants.
Une fracture symbolique avant tout
En supprimant ces deux jours fériés, le gouvernement touche à l'identité collective du pays. Au-delà des chiffres, cette mesure sera perçue comme une remise en cause de moments de pause partagés, de mémoire commune, et de traditions culturelles ou religieuses. Dans un contexte marqué par l'inflation, les inégalités sociales et la transformation du travail, cela pourrait apparaître comme une provocation supplémentaire aux yeux des salariés.
Un enjeu sociétal avant tout
Si la suppression du lundi de Pâques et du 8 mai est effectivement votée dans le cadre du budget 2026, elle ne manquera pas de susciter une forte contestation. Présentée comme une mesure technique, elle est en réalité hautement politique. Elle oblige chacun à s'interroger : quelle place voulons-nous accorder au temps non productif dans notre société ? Quelles valeurs collectives souhaitons-nous conserver ?
Dans cette perspective, les décideurs publics seraient bien inspirés d'écouter l'opinion majoritaire : selon un sondage IFOP de 2023, près de 83 % des Français se déclarent attachés aux jours fériés comme moments de repère et de cohésion sociale.
Aviswww.naudrh.com: cette mesure risque d'être un catalyseur de mécontentement social. Elle touche au cœur du lien collectif et culturel que représentent les jours fériés. Au lieu de favoriser la responsabilité partagée face aux défis budgétaires, elle pourrait apparaître comme une atteinte au patrimoine commun et à l'âme des temps de repos partagés. Le gouvernement gagnerait à ouvrir un véritable dialogue social et citoyen avant toute mise en œuvre.
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La réforme de la haute fonction publique territoriale marque un tournant stratégique dans l’histoire de la fonction publique territoriale. L’harmonisation avec l’État est non seulement souhaitable mais nécessaire, tant pour attirer que pour fidéliser les talents dans des fonctions exigeantes. Reste à veiller à ce que la liberté laissée aux employeurs territoriaux n’aboutisse pas à une inégalité de traitement entre les collectivités. La philosophie RH est ambitieuse, mais elle devra être soutenue politiquement et budgétairement pour porter ses fruits.
Cette réforme est une opportunité historique pour moderniser l’encadrement supérieur territorial et redonner de l’attractivité aux postes de direction. Elle prévoit notamment :
-Une grille indiciaire unique et revalorisée, identique à celle de l’État.
-Des carrières accélérées pour les DGS et DGAS : jusqu'à 12 mois par échelon !
-Un régime indemnitaire revu en profondeur : jusqu’à 165 000 € selon le niveau de responsabilité.
-Une fin de la double carrière au profit d’une lisibilité renforcée et d’une plus grande équité.
-Un nouveau souffle RH pour les A+ des collectivités > 40 000 habitants.
Toutefois le 9 juillet 2025, les projets de décret visant à transposer la réforme de la haute fonction publique à la territoriale ont été rejetés à l’unanimité par les organisations syndicales, tandis que les employeurs, à l’exception de France urbaine, se sont abstenus.
En cause :
-Une concertation jugée insuffisante
Des avancées indemnitaires trop ciblées sur les cadres A+
-L'absence de mesures pour les catégories B et C
-Une réforme perçue comme excluante, ne concernant qu’une minorité d’agents des grandes collectivités
Un second vote est prévu en septembre. L’avenir de la transposition reste en suspens.
Ce rejet massif constitue un signal fort et questionne la méthode de dialogue social et appelle à une vraie co-construction pour une réforme plus équitable et partagée. Il traduit un malaise réel dans le dialogue social territorial, notamment face à des réformes perçues comme conçues "d’en haut", sans prise en compte des spécificités de terrain. Si les employeurs ne s’impliquent pas davantage et si les syndicats ne sont pas associés en amont, ces réformes continueront de buter sur un mur de défiance. Le prochain vote de septembre est une opportunité à ne pas manquer pour relancer un vrai processus de coconstruction.
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Depuis les décrets n°2024-801 et n° 2024-802 l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes devient une obligation mesurable pour les collectivités territoriales et EPCI de plus de 40 000 habitants. L’index égalité professionnelle, désormais obligatoire, évalue chaque année les écarts de rémunération, de promotion et la représentativité des femmes parmi les plus hautes rémunérations.
-Publication des résultats de l’index et des actions correctrices avant le 30 septembre sur le site de la collectivité
-Transmission de la preuve au préfet avant le 15 octobre
-Objectifs de progression obligatoires si l’index est < 75 points, à publier avant le 15 novembre. Si l’index est inférieur à 75, publication obligatoire des objectifs de progression avant le 15 novembre, et transmission de la preuve avant le 30 novembre.
-Sanctions financières prévues en cas de manquement ou de non-atteinte répétée de la cible. En cas de non-publication ou de non-atteinte du seuil pendant 4 années consécutives, des pénalités financières sont prévues (de 0,1% à 1% de la masse salariale, modulables selon les efforts réalisés).
👉 Cet index, calculé sur 100 points, vise à renforcer la transparence et l’égalité salariale dans la fonction publique territoriale.
L'index sur 100 points est calculé à partir de 4 indicateurs pondérés, il mesure les écarts de rémunération, de promotion, et la représentation du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations.
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Par arrêté en date du 2 juillet 2025, le Premier ministre a fixé la date du prochain renouvellement général des instances de dialogue social, dans les trois versants de la fonction publique, au 10 décembre 2026.
📲 Les opérations de vote électronique par internet, qui ont lieu sur une période de 8 jours dans la fonction publique de l’État, se dérouleront du 3 au 10 décembre 2026.
La DGAFP et l’ensemble des autorités administratives en charge de l’organisation de ces élections professionnelles en lien étroit avec les organisations syndicales, travaillent activement à la préparation des futures opérations électorales qui concernent les 5,7 millions d’agents publics.
Les prochaines élections professionnelles destinées au renouvellement général des instances de dialogue social des trois versants de la fonction publique auront lieu le 10 décembre 2026. Les a...
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La loi n° 2025-595 du 30 juin 2025, fraîchement publiée, marque une étape cruciale pour l’égalité et la lutte contre les discriminations au travail. Désormais, les personnes engagées dans un projet parental – que ce soit par assistance médicale à la procréation (AMP) ou adoption – bénéficient d’une protection juridique renforcée contre toute forme de discrimination professionnelle.
Résumé des points clés de la loi :
1. Élargissement des protections anti-discrimination :
Les salariés engagés dans un projet parental, qu’il s’agisse d’une assistance médicale à la procréation (AMP) ou d’une procédure d’adoption, sont désormais expressément protégés par les articles L.1142-1 et L.1225-1 à L.1225-3 du Code du travail.
2. Fonction publique également concernée :
Intégration explicite dans le Code général de la fonction publique de la notion de projet parental, avec une mention spécifique aux autorisations d’absence (article L.1225-16 du Code du travail).
3. Renforcement des droits à l’absence :
Tous les salariés, sans distinction de sexe, peuvent bénéficier des autorisations d’absence liées à la parentalité. Une disposition nouvelle permet aux salariés engagés dans une procédure d’adoption de bénéficier d’absences pour les entretiens obligatoires nécessaires à l’obtention de l’agrément.
💬 Avis www.naudrh.com : cette loi corrige une injustice sourde mais bien réelle. En reconnaissant explicitement le parcours parental dans ses diverses formes, elle modernise le droit du travail et donne un signal fort : vouloir un enfant ne doit jamais être un frein dans une carrière. Une avancée salutaire, mais il faudra veiller à son application effective dans les entreprises et les collectivité
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Depuis le 1er mars 2025, la rémunération des agents de la fonction publique territoriale placés en congé de maladie ordinaire (CMO) a été modifiée. Désormais, durant les trois premiers mois d’un arrêt, les agents publics, qu’ils soient titulaires ou contractuels de droit public, ne perçoivent plus leur traitement à 100 %, mais à hauteur de 90 %. L’objectif de cette réforme est de contenir l’impact financier de l’absentéisme tout en maintenant un soutien partiel aux agents. Le dispositif conserve cependant le jour de carence déjà en vigueur pour le premier jour d’arrêt, et laisse inchangée la rémunération à demi-traitement au-delà des trois mois.
Des conséquences imprévues dues aux retards informatiques
Toutefois, la mise en œuvre technique de cette réforme par les prestataires des logiciels de paie a pris du retard. Conséquence directe : de nombreux agents ont continué à percevoir 100 % de leur traitement durant les trois premiers mois de leur arrêt, contrairement aux nouvelles dispositions. Une fois les logiciels mis à jour, ces agents ont été sommés de rembourser le trop-perçu, ce qui, pour un traitement mensuel net de 2 000 euros, représente environ 600 euros par mois pendant trois mois, soit un total de 1 800 euros à restituer, représentant parfois plusieurs centaines ou milliers d’euros.
Un risque financier injuste pour les agents
Ce risque est d’autant plus préoccupant qu’il est totalement imprévisible pour l’agent. N’ayant ni la main sur les paramétrages informatiques ni la visibilité sur les délais d’application des réformes, il lui est impossible d’anticiper ou de corriger lui-même l’erreur. Les sommes perçues sont souvent déjà engagées dans les dépenses courantes du foyer. Le remboursement postérieur peut donc provoquer une véritable détresse financière, voire un risque de surendettement.
Ce sentiment d’injustice est renforcé par le fait que la responsabilité de l’application correcte de la réforme incombe exclusivement à l’administration et à ses prestataires. Faire supporter aux agents les conséquences d’un dysfonctionnement administratif revient à introduire une insécurité financière incompatible avec les principes de protection des agents publics.
Quelles réponses pour les employeurs publics ?
Face à cette problématique, les employeurs territoriaux disposent de deux leviers d’action principaux :
1. L’exonération de la dette
Il est possible de renoncer à recouvrer le trop-perçu, notamment lorsque l’erreur résulte uniquement de l’administration et que l’agent pouvait légitimement croire à la régularité de sa paie. Cette option s’appuie sur les principes d’équité et sur une jurisprudence qui tolère l’annulation de créances dans certains cas exceptionnels, notamment lorsqu’aucune faute n’est imputable à l’agent. À ce titre, on peut se référer à la circulaire du 21 février 2011 relative au recouvrement des trop-perçus dans la fonction publique , ainsi qu’à l’avis du Conseil d’État n° 387763 du 27 mars 2015, qui porte sur la récupération d’un indu dans le cas d’une erreur non imputable à l’agent, sans manœuvre frauduleuse de sa part. Toutefois, elle exige une instruction individualisée et une décision explicite de l’employeur.
2. L’étalement des remboursements
Si l’exonération n’est pas envisageable, il convient au minimum de proposer un échéancier souple permettant de lisser la charge financière. Cette solution limite l’impact immédiat sur le budget de l’agent. En pratique, l’échelonnement du remboursement peut s’étendre sur plusieurs mois, généralement entre trois et douze mois selon le montant dû et la situation personnelle de l’agent. Un dialogue individualisé avec le service RH est indispensable pour adapter la durée et le rythme des retenues à la capacité de remboursement de l’agent. En revanche, elle peut fausser les déclarations de revenus transmises à l’administration fiscale, ce qui peut entraîner des régularisations futures complexes et pénalisantes.
Anticiper, expliquer et protéger
Dans tous les cas, la transparence est une exigence. Les directions des ressources humaines doivent anticiper ces situations en informant en amont les agents, en assurant un accompagnement humain et financier individualisé, et en adaptant les processus de traitement des anomalies. Il est également fondamental d’alerter les élus sur la nécessité de contraindre les prestataires de paie à des calendriers réalistes et fermes. À cet effet, les employeurs publics peuvent s’appuyer sur des clauses contractuelles précises relatives aux délais de mise en œuvre des évolutions réglementaires, assorties de pénalités en cas de retard. Des audits réguliers de conformité logicielle ou l’intégration d’indicateurs de performance dans les contrats de prestation peuvent également renforcer l’exigence de réactivité.
Si cette réforme poursuit un objectif de rationalisation budgétaire, elle ne doit pas générer de déséquilibres personnels pour les agents, surtout lorsque ceux-ci ne sont pas responsables des dysfonctionnements rencontrés. Il est du devoir de l’administration territoriale de garantir une mise en œuvre technique fiable et rapide des réformes qu’elle porte, sous peine de compromettre la confiance des agents envers leur employeur public.
Avis www.naudrh.com : cette situation illustre une faiblesse structurelle récurrente de la fonction publique territoriale, il s'agit de l’insuffisante articulation entre réglementation et outils informatiques. Il est urgent que les DRH, en lien avec les élus, exigent des engagements fermes de la part des prestataires en matière de délais et de qualité. Faute de quoi, les agents continueront de subir les contrecoups d’un système qui ne leur laisse ni marge de manœuvre ni possibilité de contestation immédiate.
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1. Modification du Code Général de la Fonction Publique : l’article L. 827-4 est modifié pour intégrer des dispositifs de solidarité pour les agents territoriaux concernant les risques de maternité, de maladie, d’accident, d’incapacité de travail, d’invalidité, d’inaptitude ou de décès. Ces dispositifs devront être validés par un label ou une procédure de mise en concurrence.
2. Contrats Collectifs Obligatoires : un des changements majeurs de cette proposition est l’obligation pour les agents territoriaux de souscrire à un contrat collectif couvrant les risques d’incapacité de travail, d’invalidité, etc. Un accord collectif pourra prévoir des garanties améliorées et des modalités de dispense selon les situations professionnelles ou personnelles des agents.
3. Garanties Sociales Renforcées : la loi propose également d’assurer la continuité de la prise en charge des agents, y compris pour les pathologies survenues avant l’adhésion au contrat collectif. Elle détaille les modalités de financement et d’adaptation en cas de changement de contrat ou de situation de santé de l'agent.
4. Application et Transition : la loi prévoit des délais de mise en œuvre des nouvelles règles, avec des dispositions transitoires pour les collectivités et établissements publics ayant des conventions en cours.
5.Compensation Financière : les coûts pour les collectivités seront compensés par la création d’une taxe additionnelle à l’accise sur les tabacs.
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Le baromètre BVA pour la Casden, publié en juin 2025, propose une analyse approfondie de l’état d’esprit des agents publics. S’il traduit un regain notable de moral, il met également en lumière des tensions persistantes autour de la reconnaissance professionnelle, des conditions d’exercice et des perspectives d’évolution. Ce panorama offre des repères utiles aux responsables RH de la fonction publique territoriale pour orienter leurs stratégies.
1. Un moral en hausse, signe d'un retour de confiance
La note moyenne du moral s’établit à 6,6/10, contre 6,1 en 2023. 62 % des fonctionnaires se déclarent en "bon moral" (≥7), en hausse de 11 points. Cette tendance concerne l'ensemble des fonctions publiques, notamment les enseignants, dont le niveau de moral bondit de 47 % à 55 %.
2. Rémunération : une perception en amélioration, mais toujours critique
Si 38 % des agents considèrent être bien rémunérés (+6 points), 62 % jugent leur salaire insuffisant. Le clivage entre les catégories reste fort : seuls 26 % des agents de catégorie C se disent satisfaits. Le manque de reconnaissance salariale demeure le premier frein à la recommandation du métier.
3. Utilité sociale et fierté : des marqueurs stables et solides
Près de 89 % des agents se sentent utiles à la société, et 86 % fiers de leur mission. Néanmoins, seuls 39 % se sentent reconnus et 36 % valorisés par la société. Ces chiffres, bien qu'en légère progression, témoignent d'un besoin de considération accru.
4. Attractivité renforcée, mais avenir incertain
64 % des agents recommanderaient aujourd'hui la Fonction publique (+6 points). Cependant, seuls 35 % se disent optimistes quant à son avenir, un niveau stable mais bas. La réforme des retraites, perçue comme une dégradation du contrat social, reste un facteur majeur de défiance : 53 % jugent qu’elle a rendu les métiers publics moins attractifs.
5. Conditions de travail : des freins toujours prégnants
66 % des fonctionnaires rapportent un manque de moyens pour bien travailler. Les catégories A et les enseignants sont les plus concernés. Près de la moitié des agents peinent à concilier vies professionnelle et personnelle. Ces difficultés impactent la motivation, la qualité de service et peuvent accentuer le turn-over, en particulier dans les postes les plus exposés.
6. Rémunération au mérite : une adhésion croissante mais contrastée
63 % des agents soutiennent ce principe (+7 points depuis 2022), notamment les jeunes (76 %) et les agents bien rémunérés. Les enseignants et les plus de 50 ans y restent plus opposés, soulignant des divergences selon les missions et les générations.
7. Télétravail et flexibilité : leviers d’attractivité à consolider
28 % des agents télétravaillent, avec une satisfaction quasi unanime (95 %). Le souhait d’une flexibilité accrue se confirme : 70 % plébiscitent des horaires adaptés, 65 % la semaine de quatre jours. Ces aspirations s’inscrivent dans une attente plus large d’autonomie et de qualité de vie au travail.
8. Intelligence artificielle : une pratique en essor, une formation en retard
39 % des agents utilisent l'IA dans leurs missions, souvent pour automatiser certaines tâches administratives ou analyser des données. Toutefois, seuls 14 % se sentent bien formés. Le déficit de compétences touche plus fortement les agents de catégorie C et les seniors, accentuant une fracture numérique interne.
Conclusion : des axes d'action clairs pour les RH territoriales
La Fonction publique montre des signes positifs de redressement moral et d'engagement, mais les fragilités structurelles demeurent. Pour les RH territoriales, les priorités sont claires :
-revaloriser la reconnaissance salariale et sociale ;
-former aux compétences numériques et à l’IA ;
-adapter l'organisation du travail aux attentes de flexibilité ;
-rendre visibles et lisibles les missions publiques.
Avis www.naudrh.com : ce baromètre esquisse une Fonction publique en transition. Les agents attendent moins des discours que des actes concrets en faveur de leur reconnaissance et de leurs conditions d’exercice. Les collectivités territoriales, grâce à leur ancrage local, peuvent être les pionnières d’une Fonction publique plus agile, humaine et attractive.
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Afin d'améliorer la prise en charge des agents malades et de faciliter leur maintien dans l'emploi ou leur retour à l'emploi, le décret n° 2022-353 du 11 mars 2022 relatif aux conseils médicaux dans la fonction publique de l'État a réformé l'organisation des instances médicales de la fonction publique de l'État et le recours aux conseils médicaux qui ne sont désormais plus systématiquement saisis pour tout renouvellement de congé de maladie, de longue maladie ou de longue durée. Concernant les fonctionnaires en attente d'un passage devant le conseil médical en vue de l'octroi ou du renouvellement d'un congé de longue maladie (CLM) et congé de longue durée (CLD), ceux-ci peuvent se trouver dans deux types de situations. S'il n'a pas épuisé ses droits à congé de maladie, le fonctionnaire continue de percevoir l'intégralité ou une quotité allant de 50 % à 60% de son traitement, selon la nature du congé dont il bénéficie et selon le temps écoulé depuis le début de ce congé.
Dans l'hypothèse où l'agent est en CLM depuis un an et qu'il a donc épuisé ses droits à plein traitement mais pas ses droits à CLM, l'agent peut obtenir un renouvellement après avis du conseil médical. Or, l'article 37 du décret n° 86-442 du 14 mars 1986 relatif à la désignation des médecins agréés, à l'organisation des conseils médicaux, aux conditions d'aptitude physique pour l'admission aux emplois publics et au régime de congés de maladie des fonctionnaires prévoit qu'à l'issue d'une période de CLM, tout ou partie du traitement continue de lui être payé à condition qu'il ait demandé et obtenu le renouvellement de son congé.
Cette disposition fait donc reposer sur l'agent l'obligation de saisir en temps et en heure le conseil médical. Si la demande a été faite mais que la décision de l'administration n'est pas encore intervenue à l'expiration de cette première année, une lecture stricte de cet article 37 implique que la rémunération ne puisse être maintenue tant que l'avis du conseil médical n'aura pas été rendu. Toutefois, en pratique, il est d'usage de maintenir la rémunération afin d'éviter de mettre en oeuvre une procédure de suspension qui sera suivie, en cas d'avis favorable, d'une procédure de rétablissement de la rémunération avec, le cas échéant, un rattrapage correspondant à la période de suspension, dans la mesure où le retard pris dans la décision de renouvellement du congé ne dépend pas de l'agent. En termes statutaires, l'agent reste en position d'activité, comme pour tout congé de maladie. S'il a épuisé ses droits à congé de maladie et s'il est dans l'attente de l'avis d'un conseil médical sur sa situation, il convient de faire application des dispositions des articles 27 et 47 du décret du 14 mars 1986 qui ont été modifiées précisément sur ce point par le décret n° 2024-641 du 27 juin 2024 relatif au régime de certains congés pour raison de santé des fonctionnaires et des agents contractuels de l'État. Ces deux articles imposent désormais à l'administration de placer l'agent en position de disponibilité pour raison de santé et de maintenir le versement d'une indemnité égale au montant du traitement et des primes et indemnités qu'il percevait à l'expiration de son congé de maladie.
Dans ces situations, le versement de cette indemnité et primes éventuelles est maintenu jusqu'à ce que l'administration prenne une décision définitive prononçant la reprise d'activité, le reclassement, la mise en disponibilité ou l'admission à la retraite du fonctionnaire. Ce dispositif a été créé afin de répondre aux situations où la décision de réintégration, de reclassement, de mise en disponibilité ou de radiation des cadres pour invalidité ne peut être prise par l'administration compétente, dans les délais impartis, à l'expiration des droits statutaires à congés du fonctionnaire. La décision d'attribution de l'indemnité constitue une décision favorable créatrice de droit.
En l'absence d'illégalité, ce type de décision ne peut être retiré qu'à la demande du bénéficiaire et sous réserve de la remplacer par une décision plus favorable. Par conséquent, le fonctionnaire ayant bénéficié de cette indemnité conserve le montant des sommes qui lui ont été versées quel que soit l'issue de la procédure requérant l'avis des instances médicales (CE, 9 novembre 2018, n° 412684, mentionné aux tables du recueil Lebon). Néanmoins, étant donné que cette situation temporaire de disponibilité a vocation à disparaître rétroactivement lorsque l'administration a rendu sa décision, le montant de l'indemnité inférieur ou égal à la rémunération ou à la pension finalement accordées est récupéré par l'employeur ; autrement dit les montants ne se cumulent pas entre eux.
LUBIN Monique Question écrite M. le ministre de l'action publique, de la fonction publique et de la simplification Question publiée le 23/01/2025 Réponse publiée le 22/05/2025 Mme Monique Lubin...
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La dualité des statuts de recrutement – fonctionnaires et contractuels – est devenue un élément incontournable dans la gestion des ressources humaines des collectivités territoriales. L’augmentation de 36 % des effectifs de contractuels entre 2011 et 2022 illustre bien cette tendance. Cette évolution soulève des questions essentielles pour les directeurs des ressources humaines (DRH), qui doivent naviguer entre l’opportunité qu’offre cette flexibilité accrue et les défis qu’elle génère en matière d’attractivité et de gestion des talents. Cet article propose une analyse approfondie des enjeux liés à la coexistence de ces deux statuts et interroge la capacité du statut de fonctionnaire à répondre aux besoins d’attractivité du secteur public. Nous nous appuierons également sur un éclairage tiré de la fonction publique européenne pour enrichir cette réflexion.
1. Une forte augmentation des contractuels : une flexibilité nécessaire mais fragile.
Au cours des dernières années, le nombre de contractuels dans la fonction publique territoriale a considérablement augmenté, atteignant près de 30 % des effectifs en 2022. Cette évolution est en grande partie le résultat de la recherche de flexibilité dans un environnement administratif où les besoins en ressources humaines sont parfois imprévisibles. Les contractuels sont ainsi souvent recrutés pour des postes temporaires ou spécialisés, permettant aux collectivités de s’adapter rapidement aux exigences du terrain.
Bien que cette flexibilité soit un atout indéniable pour répondre aux besoins immédiats des collectivités, elle introduit également une instabilité dans les équipes. En effet, les contractuels, principalement sous contrat à durée déterminée (CDD), ne bénéficient pas de la même sécurité d’emploi que les fonctionnaires, ce qui peut entraîner un taux de turnover élevé et une difficulté à maintenir une continuité des services publics. De plus, cette situation expose les collectivités à un risque de démotivation des agents contractuels, qui peuvent ressentir une insécurité professionnelle liée à la précarité de leur contrat.
2. Concurrence ou complémentarité entre fonctionnaires et contractuels ?
L’augmentation du nombre de contractuels dans la fonction publique territoriale soulève une question centrale : existe-t-il une véritable concurrence entre ces deux statuts ? Une première approche pourrait faire penser que oui, en raison de l’apparente similitude des fonctions exercées. Cependant, une analyse plus fine montre qu’il s’agit davantage d’une complémentarité que d’une réelle concurrence.
Les fonctionnaires, grâce à leur statut, bénéficient d’une stabilité de l’emploi et d’un cadre de carrière plus structuré, avec des possibilités d’avancement et une protection sociale plus large. Cette sécurité d’emploi et cette prévisibilité de carrière sont des atouts importants pour assurer la continuité du service public. En revanche, les contractuels, bien que parfois mieux rémunérés et plus flexibles, occupent souvent des postes temporaires ou spécialisés, répondant à des besoins urgents ou de niche, comme dans les secteurs techniques ou en pleine évolution. Les contractuels apportent ainsi des compétences spécifiques et une réactivité que les fonctionnaires ne peuvent pas toujours offrir en raison des contraintes du statut.
Plutôt que de se voir comme des concurrents, les deux statuts doivent être perçus comme des solutions complémentaires, adaptées à des situations diverses. Le statut de fonctionnaire demeure crucial pour les missions pérennes et la stabilité des services publics, tandis que le recours aux contractuels permet de pallier les besoins ponctuels ou spécialisés.
3. Le statut de fonctionnaire : un levier pour l’attractivité de la fonction publique ?
L’attractivité de la fonction publique territoriale est un défi majeur pour les DRH. Le recrutement des fonctionnaires est souvent perçu comme un moyen de combler un déficit d’attractivité. En théorie, le statut de fonctionnaire, garantissant une sécurité de l’emploi, devrait être un atout pour attirer les talents. Toutefois, face à des attentes de plus en plus diversifiées, cette stabilité ne suffit plus à combler le manque de candidats dans certaines collectivités.
Si la sécurité de l’emploi et les avantages sociaux liés au statut de fonctionnaire peuvent constituer un argument de poids pour certains agents, d’autres, notamment les jeunes générations, sont davantage attirés par la flexibilité, la mobilité, et la possibilité d’évoluer rapidement dans leur carrière. En outre, les rémunérations souvent jugées moins compétitives que dans le secteur privé, notamment pour les métiers techniques ou spécialisés, sont un frein à l’attractivité. Ainsi, bien que le statut de fonctionnaire reste un facteur d’attractivité pour certains secteurs, il n’est plus, à lui seul, une solution suffisante pour attirer les talents.
Pour renforcer l’attractivité de la fonction publique, il est essentiel d’intégrer une dimension de révision des grilles salariales, d’améliorer les perspectives d’évolution de carrière et de proposer des parcours professionnels plus dynamiques et souples.
4. Le recrutement en qualité de fonctionnaire : un engagement à long terme ?
Le recrutement des fonctionnaires est souvent vu comme un engagement durable et à long terme dans la fonction publique. Cependant, cette vision est quelque peu idéalisée. L’engagement à long terme dans le service public ne dépend pas uniquement du statut de fonctionnaire, mais aussi des conditions de travail, des perspectives d’évolution et des opportunités de formation continue. L’idée que le recrutement en qualité de fonctionnaire assure systématiquement un engagement durable peut ainsi être remise en question.
Aujourd’hui, les agents cherchent des parcours professionnels plus flexibles et des opportunités d’évoluer rapidement. La lenteur des évolutions de carrière, la rigidité des règles de gestion des ressources humaines, ainsi que la gestion plus centralisée des carrières sont souvent perçues comme des obstacles à l’engagement à long terme dans la fonction publique. Pour que cet engagement soit véritablement pérenne, il est essentiel de revoir la gestion des carrières et de proposer des perspectives d’évolution plus dynamiques, tout en assurant une reconnaissance du travail accompli et une formation continue.
5. La fonction publique européenne : un modèle hybride à explorer
La situation observée dans la fonction publique européenne peut offrir un éclairage intéressant sur la question de la dualité entre contractuels et fonctionnaires. Dans plusieurs pays européens, notamment en Suède, au Danemark ou au Royaume-Uni, un modèle hybride est privilégié, où les contractuels et les fonctionnaires cohabitent de manière fluide. Cette coexistence permet une flexibilité accrue tout en garantissant une stabilité dans les services publics.
Les institutions européennes, par exemple, emploient de nombreux contractuels, mais de manière encadrée, en veillant à ce qu’ils soient intégrés dans une équipe fonctionnaire pour assurer la continuité du service public. Ce modèle hybride pourrait inspirer les DRH des collectivités territoriales en France, en leur offrant une certaine souplesse tout en garantissant la stabilité nécessaire au bon fonctionnement des services publics.
Vers une gestion RH plus flexible et inclusive
Pour les directeurs des ressources humaines dans la fonction publique territoriale, l’enjeu réside dans l’élaboration d’une stratégie RH équilibrée, où fonctionnaires et contractuels peuvent coexister de manière complémentaire. Le défi n’est pas de choisir entre l’un ou l’autre, mais de maximiser les avantages des deux statuts en fonction des besoins spécifiques des collectivités.
L’attractivité de la fonction publique ne peut plus reposer uniquement sur la sécurité de l’emploi offerte par le statut de fonctionnaire. Elle doit être renforcée par une gestion flexible des carrières, une révision des grilles salariales et un accompagnement de la mobilité professionnelle. L’engagement des agents dans le service public, qu’ils soient fonctionnaires ou contractuels, dépend avant tout d’un environnement de travail stimulant, respectueux et offrant des perspectives d’évolution.
Avis ww.naudrh.com: le débat entre fonctionnaires et contractuels, s’il est réel dans certains secteurs, doit davantage être vu comme une opportunité d’adapter les pratiques RH aux besoins diversifiés des collectivités. La clé réside dans une gestion souple et dynamique des parcours professionnels, qui combine la stabilité du fonctionnariat avec la flexibilité nécessaire pour répondre aux défis contemporains. Une approche hybride pourrait bien être la solution pour garantir une fonction publique territoriale plus agile et plus attractive.
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Le syndicat Action et Démocratie, à l’origine du recours, contestait l’article 189 de la loi de finances 2025, qui fait passer de 100 % à 90 % le traitement versé aux agents pendant les trois premiers mois d’arrêt maladie.
La QPC soulevée est jugée non sérieuse : -Pas de violation du principe d’égalité, car les agents publics ne sont pas comparables aux salariés du privé. -Aucun manquement à la procédure législative recevable dans le cadre d’une QPC.
Cette décision marque une première validation juridique de cette réforme controversée de la fonction publique. Elle constitue un signal fort pour les employeurs publics…Et un tournant pour le dialogue social dans la fonction publique.
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Le dimanche 8 juin 2025, les déclarations du ministre de l'Économie, Éric Lombard, ravivent un débat récurrent : faut-il réduire les effectifs de la fonction publique pour réaliser des économies ? En appelant à une diminution des postes, tout en rejetant les coupes budgétaires indiscriminées, le gouvernement soulève une fois encore la question du poids de l'emploi public en France. Pourtant, cette remise en cause survient quelques mois seulement après une nouvelle vague de reconnaissance envers les agents publics. Ce balancement entre louanges en période de crise et critiques en temps d'austérité constitue le véritable paradoxe de l'emploi public français.
Héros de l'ombre : les fonctionnaires en temps de crise
Qu'il s'agisse d'une catastrophe naturelle, d'une crise sanitaire ou d'une urgence sociale, les fonctionnaires sont toujours en première ligne. Durant la pandémie de COVID-19, leur engagement a été vital : soignants, enseignants, forces de l'ordre, agents territoriaux et fonctionnaires d’État ont assuré la continuité du service public, souvent dans des conditions extrêmement dégradées. Le discours politique a alors été unanime : ils étaient qualifiés de "piliers de la République", "indispensables", "dévoués".
Mais cette reconnaissance, bien que méritée, est rarement suivie d'effets durables. Dès que la tension retombe, le ton change. Les mêmes agents deviennent objets de suspicion : leur nombre serait excessif, leur coût trop élevé, leur efficacité insuffisante. Cette oscillation entre gratitude et reproche déstabilise et dévalorise les personnels.
Des chiffres à relativiser : la réalité de l'emploi public
Fin 2023, selon l’Insee, la France comptait 5,8 millions d'agents publics, soit environ 62 000 de plus qu'en 2022. Cette progression résulte de besoins accrus dans plusieurs secteurs-clés : transition écologique, accompagnement du vieillissement de la population, déploiement du numérique, réduction des inégalités territoriales. Les collectivités locales, en particulier, ont vu leurs missions s'élargir considérablement.
Pourtant, ce chiffre est souvent brandi comme le signe d'une administration pléthorique. Ce procès en inflation ne résiste pas à l'analyse comparative : la France se situe dans la moyenne européenne en matière de part des agents publics dans l'emploi total. Dans certains domaines, comme la Justice ou l’Éducation nationale, les taux d'encadrement restent même inférieurs à ceux de pays voisins tels que l'Allemagne ou les Pays-Bas.
Entre rigueur budgétaire et injonctions contradictoires
Le discours politique oscillant entre exigence de réduction des dépenses et attente de services toujours plus performants crée une tension insoutenable. Dénoncés pour leur coût, mais sollicités pour compenser les failles sociales ou environnementales, les agents publics se retrouvent pris en étau. Cette contradiction alimente un malaise croissant dans la fonction publique : surcharge de travail, sentiment de mépris, perte de sens.
Ce traitement ambivalent nuit autant à l'efficacité qu'à l'attractivité des métiers publics. Il contribue à la crise de recrutement que connaissent de nombreux secteurs (santé, enseignement, police). Cette difficulté à attirer de nouveaux talents affaiblit durablement la capacité de l'État à mener ses politiques publiques.
Vers une vision renouvelée de l'emploi public
Il est temps de sortir de cette logique de court terme. La gestion des ressources humaines dans la fonction publique ne peut se résumer à un simple exercice d'ajustement budgétaire. Elle doit s'appuyer sur une stratégie de long terme, fondée sur la confiance, la reconnaissance, la formation et l'évolution professionnelle des agents.
Repenser le contrat social avec les fonctionnaires, c'est aussi redonner du sens à l'action publique. Cela suppose un dialogue social sincère, une stabilité dans les orientations, et une prise en compte réaliste des besoins de la population. Faire des agents publics les partenaires de la transformation de l’État, plutôt que les cibles de la rigueur budgétaire, est un choix politique fort, à la hauteur des défis démocratiques contemporains. Il faut cesser de traiter les agents publics comme des coûts, et enfin les considérer comme des piliers de notre avenir collectif.
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