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  • En responsabilité dans le domaine des Ressources Humaines (spécificité Public) depuis maintenant pratiquement 26 ans
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11 août 2026 2 11 /08 /août /2026 06:19

Veille juridique, statutaire, managériale et institutionnelle — Fonction publique territoriale par www.naudrh.com

La veille du DRH territorial

Édition du mardi 11 août 2026 — Avancement de grade et promotion interne 2026 : préparer les campagnes à l'heure des lignes directrices de gestion

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1. Textes législatifs et réglementaires

Avancement de grade et promotion interne : le cadre des lignes directrices de gestion

Sources : Légifrance (code général de la fonction publique, articles L. 522-24 et suivants ; loi n° 2019-828 du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique ; décret n° 2019-1265 du 29 novembre 2019 relatif aux lignes directrices de gestion) — cadre de l'avancement de grade et de la promotion interne

Synthèse opérationnelle. À l'approche de la rentrée, période de préparation ou de finalisation des campagnes d'avancement, il est utile de faire le point sur le cadre de l'avancement de grade et de la promotion interne, profondément renouvelé depuis la loi de transformation de la fonction publique. Cette loi du 6 août 2019 a en effet opéré une transformation majeure : depuis le 1er janvier 2021, les commissions administratives paritaires ne sont plus compétentes en matière d'avancement de grade et de promotion interne. À la place, ce sont désormais les lignes directrices de gestion qui définissent les orientations générales en matière de promotion et de valorisation des parcours professionnels. Les lignes directrices de gestion, obligatoires pour toutes les collectivités quelle que soit leur taille, sont arrêtées par l'autorité territoriale après avis du comité social territorial. Elles comprennent un volet relatif à la stratégie pluriannuelle de pilotage des ressources humaines et un volet relatif à la promotion et à la valorisation des parcours, ce dernier fixant les orientations et les critères généraux à prendre en compte pour les avancements et promotions. C'est au vu de ces lignes directrices que l'autorité territoriale établit le tableau annuel d'avancement de grade et prononce les nominations, en conservant son pouvoir d'appréciation mais en devant respecter les orientations qu'elle s'est elle-même fixées. Ce cadre traduit un passage d'une logique d'examen individuel des situations par les commissions à une logique d'orientations générales et de transparence, censée passer d'une approche individuelle à une approche plus collective de la gestion des ressources humaines. Pour les collectivités, la maîtrise de ce cadre est essentielle à la conduite régulière des campagnes d'avancement et de promotion.

Point d'alerte DRH. Depuis le 1er janvier 2021 (loi du 6 août 2019), les commissions administratives paritaires ne sont plus compétentes en matière d'avancement de grade et de promotion interne : ce sont les lignes directrices de gestion, obligatoires et arrêtées par l'autorité territoriale après avis du comité social territorial, qui fixent les orientations. L'autorité établit le tableau annuel d'avancement au vu des lignes directrices, en conservant son pouvoir d'appréciation mais en devant respecter ces orientations.

Impact RH : Orange Urgence : Orange

Ce que le DRH doit faire lundi matin : vérifier que la collectivité dispose de lignes directrices de gestion à jour arrêtées après avis du comité social territorial, et conduire les campagnes d'avancement de grade et de promotion interne au vu de ces lignes directrices, qui ont remplacé la compétence des commissions administratives paritaires.

Lire la source

Catégorie B : la suppression du ratio entre les deux voies d'avancement pour 2026

Sources : Légifrance (décret n° 2025-1098 du 19 novembre 2025 ; décret n° 2010-329 du 22 mars 2010 relatif aux cadres d'emplois de catégorie B) — suppression du ratio entre les voies d'avancement en catégorie B

Synthèse opérationnelle. Une évolution récente concerne spécifiquement l'avancement de grade en catégorie B et s'applique aux tableaux d'avancement de l'année 2026, ce qui la rend directement pertinente pour les campagnes en cours. Le décret n° 2025-1098 du 19 novembre 2025 a modifié les conditions d'avancement de grade dans les cadres d'emplois de catégorie B relevant du nouvel espace statutaire, en supprimant le ratio qui encadrait la répartition entre les deux voies d'avancement de grade que sont l'avancement au choix, par appréciation de la valeur professionnelle, et l'avancement après sélection par voie d'examen professionnel. Jusqu'à présent, un ratio limitait la proportion d'agents pouvant être promus par chacune de ces voies ; sa suppression assouplit la gestion des avancements en catégorie B, en laissant davantage de latitude dans la répartition entre les deux voies. Cette mesure, bien qu'elle prenne effet le 21 novembre 2025, s'applique aux tableaux d'avancement établis au titre de l'année 2026. Une disposition transitoire précise que les tableaux d'avancement établis au titre de l'année 2026 avant l'entrée en vigueur du décret demeurent valables jusqu'au 31 décembre 2026, et que des tableaux complémentaires peuvent être établis en cours d'année si les tableaux initiaux sont épuisés. Cette évolution, technique mais concrète, doit être intégrée par les collectivités dans la préparation ou la révision de leurs tableaux d'avancement de catégorie B pour 2026. Pour les collectivités, prendre en compte cette suppression du ratio dans la gestion des avancements de catégorie B, et en tirer parti pour une répartition plus souple entre les voies d'avancement, est un point d'attention concret de la campagne d'avancement 2026.

Point d'alerte DRH. Le décret n° 2025-1098 du 19 novembre 2025 supprime, pour la catégorie B relevant du nouvel espace statutaire, le ratio entre les deux voies d'avancement de grade (au choix et par examen professionnel), assouplissant la répartition entre elles. La mesure s'applique aux tableaux 2026 ; les tableaux établis avant le 21 novembre 2025 demeurent valables jusqu'au 31 décembre 2026, avec possibilité de tableaux complémentaires. À intégrer dans la campagne d'avancement de catégorie B.

Impact RH : Rouge Urgence : Orange

Ce que le DRH doit faire lundi matin : intégrer la suppression du ratio entre les deux voies d'avancement de grade en catégorie B (décret n° 2025-1098) dans la préparation ou la révision des tableaux d'avancement 2026, en tirant parti de la souplesse accrue dans la répartition entre l'avancement au choix et par examen professionnel.

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2. Jurisprudence statutaire

Le respect des lignes directrices de gestion sous le contrôle du juge

Sources : jurisprudence administrative, code général de la fonction publique — contrôle juridictionnel du respect des lignes directrices de gestion

Synthèse opérationnelle. Le nouveau cadre des lignes directrices de gestion, s'il confère de la latitude à l'autorité territoriale, n'échappe pas au contrôle du juge, qui veille au respect de ces orientations, ce qui appelle une vigilance particulière. Si les commissions administratives paritaires n'examinent plus les décisions individuelles d'avancement, cela ne signifie pas que ces décisions échappent à tout contrôle : le juge administratif exerce un contrôle sur les décisions d'avancement et de promotion, notamment au regard du respect des lignes directrices de gestion. L'autorité territoriale, qui a arrêté ses lignes directrices, est en effet tenue de les respecter dans ses décisions individuelles, sans toutefois renoncer à son pouvoir d'appréciation. Cette articulation entre le respect des orientations générales et le maintien d'un pouvoir d'appréciation est au cœur du contrôle juridictionnel. Le juge vérifie que les décisions d'avancement ne méconnaissent pas les critères et orientations que l'autorité s'est elle-même fixés dans ses lignes directrices : une décision qui s'écarterait sans justification des orientations pourrait être fragilisée. Il veille également au respect des principes généraux, comme l'égalité de traitement et l'absence de discrimination, et à ce que les décisions reposent sur des motifs réels et légaux. Ce contrôle confère aux lignes directrices une portée juridique réelle : loin d'être de simples documents d'orientation sans conséquence, elles constituent un cadre que l'autorité doit respecter et dont le juge sanctionne la méconnaissance. Pour les collectivités, cette portée juridique des lignes directrices appelle plusieurs points de vigilance : rédiger des lignes directrices claires, cohérentes et applicables ; veiller à ce que les décisions individuelles respectent ces orientations ; et être en mesure de justifier les décisions au regard des lignes directrices et des principes généraux. La rigueur dans la conception et l'application des lignes directrices est ainsi la meilleure garantie de la sécurité juridique des décisions d'avancement et de promotion.

Point d'alerte DRH. Les décisions d'avancement, bien que non examinées par les commissions administratives paritaires, restent sous le contrôle du juge, qui vérifie le respect des lignes directrices de gestion que l'autorité s'est fixées, ainsi que l'égalité de traitement. Une décision s'écartant sans justification des orientations peut être fragilisée. Les lignes directrices ont ainsi une portée juridique réelle : les rédiger clairement, veiller à ce que les décisions les respectent, et pouvoir les justifier sécurise les décisions.

Impact RH : Orange Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : veiller à la portée juridique des lignes directrices de gestion en les rédigeant de manière claire et applicable, en s'assurant que les décisions individuelles d'avancement respectent ces orientations et l'égalité de traitement, et en étant en mesure de justifier chaque décision, pour prévenir le risque contentieux.

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3. Rémunération, carrière et temps de travail

Taux de promotion et conditions statutaires : les paramètres de l'avancement de grade

Sources : code général de la fonction publique, statuts particuliers — paramètres de l'avancement de grade

Synthèse opérationnelle. L'avancement de grade obéit à des paramètres précis, dont le taux de promotion et les conditions statutaires, qu'il convient de maîtriser pour conduire correctement les campagnes. L'avancement de grade constitue une possibilité d'évolution vers le grade immédiatement supérieur à l'intérieur d'un même cadre d'emplois, à distinguer de la promotion interne, qui permet l'accès à un cadre d'emplois supérieur, et de l'avancement d'échelon, automatique à l'ancienneté. Plusieurs paramètres encadrent l'avancement de grade. Le taux de promotion, d'abord, communément appelé ratio promus-promouvables, est fixé par l'assemblée délibérante après avis du comité social territorial : il détermine, pour chaque grade, la proportion maximale d'agents remplissant les conditions qui peuvent être promus, et constitue ainsi un levier de la politique d'avancement de la collectivité. Les conditions statutaires, ensuite, définies par les statuts particuliers de chaque cadre d'emplois, fixent les conditions d'ancienneté, d'échelon ou d'examen professionnel que les agents doivent remplir pour être promouvables. La valeur professionnelle et les acquis de l'expérience, enfin, sont appréciés pour l'avancement au choix, au regard des lignes directrices de gestion. La combinaison de ces paramètres — taux de promotion fixé par la collectivité, conditions statutaires à remplir par les agents, et appréciation de la valeur professionnelle — détermine les possibilités d'avancement. La maîtrise de ces paramètres est essentielle pour établir des tableaux d'avancement réguliers et pour piloter la politique d'avancement de la collectivité. Pour les collectivités, fixer un taux de promotion réfléchi traduisant la politique d'avancement souhaitée, vérifier rigoureusement les conditions statutaires des agents promouvables, et apprécier la valeur professionnelle au regard des lignes directrices sont les conditions d'une gestion maîtrisée et équitable de l'avancement de grade.

Point d'alerte DRH. L'avancement de grade (vers le grade immédiatement supérieur dans le même cadre d'emplois) est encadré par trois paramètres : le taux de promotion (ratio promus-promouvables) fixé par l'assemblée délibérante après avis du comité social territorial ; les conditions statutaires d'ancienneté et d'échelon des statuts particuliers ; et l'appréciation de la valeur professionnelle au regard des lignes directrices. Maîtriser ces paramètres est essentiel à des tableaux d'avancement réguliers.

Impact RH : Orange Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : maîtriser les paramètres de l'avancement de grade (taux de promotion fixé après avis du comité social territorial, conditions statutaires des agents, appréciation de la valeur professionnelle au regard des lignes directrices) pour établir des tableaux d'avancement réguliers et piloter la politique d'avancement de la collectivité.

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4. Santé au travail, protection sociale et absentéisme

Égalité d'accès à l'avancement : la vigilance sur les situations d'absence et de temps partiel

Sources : code général de la fonction publique, principe d'égalité — égalité d'accès à l'avancement des agents en situation particulière

Synthèse opérationnelle. L'égalité d'accès à l'avancement suppose une vigilance particulière à l'égard des agents en situation d'absence ou de temps partiel, afin que ces situations ne les pénalisent pas indûment, enjeu d'équité qu'il convient d'intégrer. Certains agents se trouvent, au moment de l'établissement des tableaux d'avancement, dans des situations particulières : congés pour raison de santé, congés liés à la parentalité, temps partiel, ou autres positions. Il importe de veiller à ce que ces situations ne conduisent pas à écarter indûment ces agents de l'avancement, dès lors qu'ils remplissent les conditions statutaires et que leur valeur professionnelle le justifie. Plusieurs principes guident cette vigilance. Les périodes de temps partiel sont, pour l'appréciation des droits à l'avancement, généralement assimilées à du temps plein, de sorte que l'exercice à temps partiel ne doit pas pénaliser l'avancement. Les congés liés à la parentalité, comme le congé maternité, ne doivent pas conduire à défavoriser les agents concernés dans leur déroulement de carrière, la loi et la jurisprudence protégeant les agents contre toute discrimination liée à ces situations. Plus largement, le principe de non-discrimination impose que les situations d'absence pour des motifs légitimes ne se traduisent pas par une pénalisation dans l'accès à l'avancement. Une attention particulière doit être portée aux agents dont la carrière pourrait, sans cette vigilance, être ralentie du fait de situations indépendantes de leur valeur professionnelle. Pour les collectivités, veiller à l'égalité d'accès à l'avancement des agents en situation particulière, ne pas pénaliser les situations d'absence légitime ou de temps partiel, et porter une attention spécifique à la carrière des agents concernés sont des exigences d'équité et de non-discrimination, qui participent d'une gestion juste de l'avancement et préviennent les contentieux fondés sur la discrimination.

Point d'alerte DRH. L'égalité d'accès à l'avancement suppose une vigilance sur les situations particulières : les périodes de temps partiel sont généralement assimilées à du temps plein pour l'avancement, et les congés liés à la parentalité ne doivent pas défavoriser les agents, la loi protégeant contre toute discrimination. Veiller à ce que les absences légitimes ne pénalisent pas l'accès à l'avancement est une exigence d'équité et de non-discrimination qui prévient les contentieux.

Impact RH : Orange Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : veiller à l'égalité d'accès à l'avancement des agents en situation particulière (temps partiel assimilé à du temps plein, congés de parentalité non pénalisants), en portant une attention spécifique à leur carrière pour que des situations indépendantes de leur valeur professionnelle ne les défavorisent pas.

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5. Discipline, déontologie et responsabilité

Transparence et information des agents : une exigence du nouveau cadre

Sources : code général de la fonction publique, décret n° 2019-1265 du 29 novembre 2019 — obligation de communication des lignes directrices de gestion et d'information des agents

Synthèse opérationnelle. Le nouveau cadre de l'avancement, en supprimant l'examen par les commissions administratives paritaires, s'accompagne d'exigences de transparence et d'information des agents dont le respect est essentiel, tant sur le plan juridique que déontologique. La suppression de l'examen des décisions individuelles par les commissions a en effet été assortie de garanties visant à préserver la transparence et à permettre aux agents de connaître les règles applicables et de faire valoir leurs droits. Les lignes directrices de gestion doivent ainsi être communiquées aux agents, qui doivent pouvoir en prendre connaissance : cette communication est une obligation, et permet aux agents de connaître les critères et orientations qui présideront à leur avancement. Par ailleurs, les agents doivent être informés des décisions les concernant, et disposent de voies de recours pour contester les décisions qu'ils estimeraient irrégulières, notamment un recours administratif et, le cas échéant, la possibilité de saisir le juge. Cette transparence répond à un double objectif : garantir l'équité et la régularité des décisions, en permettant aux agents de vérifier le respect des règles, et préserver la confiance dans un système où l'examen collégial par les commissions a été remplacé par une décision de l'autorité encadrée par les lignes directrices. La transparence est ainsi une contrepartie essentielle de la latitude accrue conférée à l'autorité territoriale. Pour les collectivités, respecter les obligations de communication des lignes directrices de gestion aux agents, informer les agents des décisions les concernant, et garantir l'accès aux voies de recours sont des exigences du nouveau cadre. Au-delà de leur caractère obligatoire, ces exigences de transparence participent d'une gestion loyale et équitable de l'avancement, propre à préserver la confiance des agents et à prévenir les contestations fondées sur un défaut de transparence ou d'information.

Point d'alerte DRH. Le nouveau cadre impose des exigences de transparence, contrepartie de la suppression de l'examen par les commissions administratives paritaires : les lignes directrices de gestion doivent être communiquées aux agents, qui doivent pouvoir en prendre connaissance, être informés des décisions les concernant, et disposer de voies de recours. Respecter ces obligations de communication et d'information garantit l'équité, préserve la confiance et prévient les contestations.

Impact RH : Vert Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : respecter les obligations de transparence du nouveau cadre en communiquant les lignes directrices de gestion aux agents, en les informant des décisions les concernant, et en garantissant l'accès aux voies de recours, comme contrepartie de la latitude accrue de l'autorité et gage d'une gestion loyale.

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6. Dialogue social et instances

Le comité social territorial, acteur central de l'élaboration des lignes directrices

Sources : code général de la fonction publique, décret n° 2021-571 du 10 mai 2021 relatif aux comités sociaux territoriaux — rôle du comité social territorial dans les lignes directrices de gestion

Synthèse opérationnelle. Si les commissions administratives paritaires n'examinent plus les décisions d'avancement, le dialogue social n'a pas disparu de ce champ : il s'est déplacé vers le comité social territorial, acteur central de l'élaboration des lignes directrices de gestion. Les lignes directrices de gestion, qui définissent les orientations en matière de promotion et de valorisation des parcours, sont en effet arrêtées par l'autorité territoriale après avis du comité social territorial. Cet avis préalable confère au comité social territorial un rôle important : c'est à l'occasion de l'examen des lignes directrices que les représentants du personnel peuvent faire valoir leur point de vue sur la politique d'avancement et de promotion de la collectivité, sur les critères retenus, et sur les orientations en matière de valorisation des parcours. Le dialogue social sur l'avancement s'est ainsi déplacé de l'examen individuel des situations, qui relevait des commissions administratives paritaires, vers la définition collective des orientations, qui relève du comité social territorial. Ce déplacement traduit le passage d'une approche individuelle à une approche plus collective et stratégique, où le dialogue social porte sur les règles et orientations plutôt que sur les cas individuels. Cette évolution confère au comité social territorial une responsabilité accrue dans la définition de la politique de promotion, et invite à faire de l'examen des lignes directrices un moment de dialogue social substantiel. Pour les collectivités, associer réellement le comité social territorial à l'élaboration des lignes directrices de gestion, au-delà de la seule formalité de l'avis, recueillir et prendre en compte le point de vue des représentants du personnel sur la politique d'avancement, et faire de ce sujet un objet de dialogue social constructif sont des moyens de construire une politique de promotion partagée et légitime, mieux comprise et acceptée par les agents et leurs représentants.

Point d'alerte DRH. Le dialogue social sur l'avancement s'est déplacé des commissions administratives paritaires (examen individuel, supprimé) vers le comité social territorial, qui rend un avis préalable sur les lignes directrices de gestion. Ce déplacement traduit le passage d'une approche individuelle à une approche collective et stratégique. Associer réellement le comité social territorial à l'élaboration des lignes directrices, au-delà de la formalité, construit une politique de promotion partagée et légitime.

Impact RH : Vert Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : associer réellement le comité social territorial à l'élaboration des lignes directrices de gestion, au-delà de la seule formalité de l'avis, en recueillant et prenant en compte le point de vue des représentants du personnel sur la politique d'avancement et de promotion, pour construire une politique partagée et légitime.

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7. Recrutement, attractivité et compétences

La promotion interne, voie d'accès à la catégorie supérieure et levier de fidélisation

Sources : code général de la fonction publique, décret relatif aux conditions de la promotion interne — la promotion interne comme voie d'évolution et de fidélisation

Synthèse opérationnelle. La promotion interne, distincte de l'avancement de grade, constitue une voie d'accès à un cadre d'emplois de catégorie supérieure et un levier de fidélisation dont l'importance mérite d'être soulignée. À la différence de l'avancement de grade, qui permet de progresser à l'intérieur d'un même cadre d'emplois, la promotion interne permet à un fonctionnaire d'accéder à un cadre d'emplois de catégorie ou de niveau supérieur, sans passer par un concours, sur la base d'une inscription sur une liste d'aptitude. Cette voie, encadrée par des conditions et par des quotas, constitue une reconnaissance de l'expérience et de la valeur professionnelle des agents, et leur ouvre des perspectives d'évolution significatives. Pour les collectivités affiliées à un centre de gestion, la liste d'aptitude au titre de la promotion interne est établie par le président du centre de gestion, au vu des lignes directrices de gestion du centre et des propositions des collectivités, elles-mêmes fondées sur leurs propres lignes directrices. Le nombre de postes ouverts à la promotion interne est déterminé par des quotas, calculés en fonction des recrutements intervenus. La promotion interne présente un intérêt majeur en termes de fidélisation et de motivation : elle offre aux agents une perspective d'évolution valorisante, récompense l'engagement et l'expérience, et permet à la collectivité de pourvoir des postes de catégorie supérieure en s'appuyant sur des agents connaissant déjà l'organisation. Dans un contexte où l'attractivité et la fidélisation sont des enjeux majeurs, la promotion interne apparaît comme un levier précieux de valorisation des parcours internes. Pour les collectivités, mobiliser la promotion interne comme voie de valorisation et de fidélisation, proposer les agents méritants au vu de leurs lignes directrices, et faire de cette voie un élément d'une politique de valorisation des parcours sont des moyens de reconnaître et de retenir les compétences internes.

Point d'alerte DRH. La promotion interne, distincte de l'avancement de grade, permet d'accéder à un cadre d'emplois de catégorie supérieure sans concours, par inscription sur une liste d'aptitude établie, pour les collectivités affiliées, par le président du centre de gestion, dans le cadre de quotas. C'est un levier majeur de fidélisation et de valorisation des parcours internes, récompensant l'expérience et offrant des perspectives d'évolution, précieux dans un contexte d'enjeux d'attractivité.

Impact RH : Vert Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : mobiliser la promotion interne comme voie de valorisation et de fidélisation des parcours internes, proposer les agents méritants au titre de la liste d'aptitude au vu des lignes directrices de gestion, et en faire un élément d'une politique de reconnaissance et de rétention des compétences internes.

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8. Management public et organisation des services

Faire des lignes directrices un véritable outil de gestion prévisionnelle des compétences

Sources : analyses professionnelles (2026), code général de la fonction publique — les lignes directrices de gestion comme outil de gestion prévisionnelle

Synthèse opérationnelle. Au-delà de leur fonction d'encadrement des avancements, les lignes directrices de gestion sont conçues comme un outil de pilotage stratégique des ressources humaines, dimension qu'il importe de valoriser pour en tirer pleinement parti. Les lignes directrices comprennent en effet un volet relatif à la stratégie pluriannuelle de pilotage des ressources humaines, notamment en matière de gestion prévisionnelle des emplois, des effectifs et des compétences. Cette dimension stratégique, parfois négligée au profit du seul volet relatif aux critères d'avancement, mérite d'être pleinement investie. Bien conçues, les lignes directrices de gestion permettent d'articuler la politique d'avancement et de promotion avec une vision prospective des besoins de la collectivité : anticiper les évolutions des métiers et des compétences, identifier les besoins futurs, et orienter les parcours et les promotions en cohérence avec la stratégie de la collectivité. Elles peuvent ainsi devenir un véritable outil de gestion prévisionnelle, reliant les décisions individuelles d'avancement à une réflexion collective sur les compétences et les besoins. Cette approche suppose de concevoir les lignes directrices non comme un simple document formel encadrant les avancements, mais comme l'expression d'une stratégie de ressources humaines, élaborée à partir d'un diagnostic des emplois et des compétences, notamment sur la base du rapport social unique, et tournée vers l'anticipation des besoins. Pour les collectivités, investir dans l'élaboration de lignes directrices de gestion véritablement stratégiques, articulant politique d'avancement et gestion prévisionnelle des compétences, s'appuyant sur un diagnostic solide, et exprimant une vision prospective des besoins, est un moyen de faire de cet outil, souvent réduit à sa dimension formelle, un véritable levier de pilotage stratégique des ressources humaines. Cette approche exigeante, qui demande un investissement dans la réflexion et le diagnostic, permet de tirer pleinement parti du potentiel des lignes directrices de gestion.

Point d'alerte DRH. Les lignes directrices de gestion comprennent un volet de stratégie pluriannuelle de pilotage des ressources humaines, souvent négligé au profit des seuls critères d'avancement. Bien conçues, elles articulent politique d'avancement et gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, anticipent les besoins et orientent les parcours. En faire un véritable outil stratégique, fondé sur un diagnostic (rapport social unique), permet de tirer pleinement parti de leur potentiel.

Impact RH : Vert Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : investir dans des lignes directrices de gestion véritablement stratégiques, articulant politique d'avancement et gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, fondées sur un diagnostic solide (rapport social unique) et une vision prospective des besoins, pour en faire un levier de pilotage plutôt qu'un document formel.

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9. Finances locales avec impact RH

L'avancement et la promotion, un impact durable sur la masse salariale à anticiper

Sources : analyses budgétaires (2026), code général de la fonction publique — impact budgétaire de l'avancement et de la promotion

Synthèse opérationnelle. Les décisions d'avancement de grade et de promotion interne ont un impact durable sur la masse salariale, qui doit être anticipé et intégré dans la gestion budgétaire, dimension financière essentielle de la politique d'avancement. Chaque avancement de grade ou promotion interne se traduit par une augmentation de la rémunération de l'agent concerné, correspondant au différentiel entre l'ancien et le nouveau grade ou cadre d'emplois. Cette augmentation, contrairement à certaines dépenses ponctuelles, a un caractère durable : elle perdure pendant toute la carrière ultérieure de l'agent et se répercute même au-delà, notamment sur le montant de sa pension de retraite. L'impact budgétaire des décisions d'avancement est donc à apprécier non seulement dans l'immédiat, mais dans la durée. Cette dimension a plusieurs implications. Elle impose d'anticiper le coût des campagnes d'avancement et de promotion dans la gestion prévisionnelle de la masse salariale, en tenant compte du nombre d'avancements envisagés et de leur coût. Elle invite à fixer le taux de promotion en tenant compte de son incidence budgétaire, cet outil constituant un levier de maîtrise de la dépense. Elle appelle à articuler la politique d'avancement, qui répond à des objectifs de reconnaissance et de valorisation des agents, avec les contraintes budgétaires de la collectivité, dans un équilibre à trouver. Cet équilibre est délicat : une politique d'avancement trop restrictive priverait les agents de perspectives et nuirait à la motivation et à l'attractivité, tandis qu'une politique trop généreuse au regard des capacités financières pèserait durablement sur la masse salariale. Pour les directions générales et financières, anticiper l'impact durable des avancements et promotions sur la masse salariale, l'intégrer dans la gestion prévisionnelle, utiliser le taux de promotion comme levier de maîtrise, et rechercher un équilibre entre valorisation des agents et soutenabilité budgétaire sont les conditions d'une gestion financièrement responsable de la politique d'avancement.

Point d'alerte DRH. Chaque avancement ou promotion augmente durablement la rémunération de l'agent, pour toute sa carrière ultérieure et jusque sur sa pension : l'impact budgétaire s'apprécie dans la durée, non seulement dans l'immédiat. Anticiper ce coût dans la gestion prévisionnelle de la masse salariale, utiliser le taux de promotion comme levier de maîtrise, et rechercher l'équilibre entre valorisation des agents et soutenabilité budgétaire sont essentiels.

Impact RH : Vert Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : anticiper l'impact durable des avancements et promotions sur la masse salariale, l'intégrer dans la gestion prévisionnelle, utiliser le taux de promotion comme levier de maîtrise de la dépense, et rechercher un équilibre entre valorisation des agents et soutenabilité budgétaire.

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10. Rapports publics, études et signaux faibles

La responsabilisation des employeurs territoriaux, entre autonomie accrue et exigence renforcée

Sources : analyses sur la gestion des ressources humaines territoriale (2026), loi n° 2019-828 du 6 août 2019 — responsabilisation des employeurs territoriaux dans la gestion des carrières

Synthèse opérationnelle. La transformation du cadre de l'avancement, avec le remplacement de l'examen par les commissions administratives paritaires par les lignes directrices de gestion, illustre une évolution de fond qu'il est intéressant de mettre en perspective : la responsabilisation croissante des employeurs territoriaux dans la gestion des carrières, qui conjugue autonomie accrue et exigence renforcée. Le mouvement engagé par la loi de transformation de la fonction publique a considérablement accru l'autonomie des employeurs territoriaux dans la gestion des avancements et promotions. En supprimant l'examen préalable des décisions individuelles par les commissions administratives paritaires, il a placé l'autorité territoriale au centre de ces décisions, désormais prises sous sa seule responsabilité, dans le cadre des lignes directrices qu'elle a elle-même définies. Cette autonomie accrue est une forme de confiance faite aux employeurs territoriaux, cohérente avec le principe de libre administration et avec une conception de l'employeur territorial comme responsable de sa politique de ressources humaines. Mais cette autonomie a pour contrepartie une exigence renforcée. En devenant seule responsable des décisions, sans le filtre des commissions, l'autorité territoriale assume pleinement la charge de la régularité, de l'équité et de la transparence de ces décisions. Elle doit élaborer des lignes directrices de qualité, les appliquer avec rigueur, garantir la transparence, et être en mesure de justifier ses décisions, sous le contrôle du juge. Le signal de fond à suivre est cette responsabilisation des employeurs territoriaux, qui traverse plus largement l'évolution de la gestion des ressources humaines territoriale : une autonomie croissante, cohérente avec la décentralisation et la libre administration, mais assortie d'exigences renforcées de professionnalisme, de rigueur et de transparence. Cette évolution appelle une montée en compétence de la fonction ressources humaines territoriale, désormais responsable de décisions autrefois encadrées par des instances, et invite les collectivités à se doter des moyens d'assumer cette responsabilité : expertise juridique, outils de gestion, capacité d'élaboration de stratégies de ressources humaines. Pour les collectivités, comprendre et assumer cette responsabilisation, en investissant dans la professionnalisation de leur fonction ressources humaines et dans la qualité de leurs outils de gestion, est un enjeu majeur. L'autonomie conférée est une opportunité de conduire une politique de ressources humaines adaptée à leur contexte, mais elle exige, pour être bien exercée, un professionnalisme à la hauteur des responsabilités désormais assumées. Cette tension entre autonomie et exigence, dont l'avancement offre une illustration, est l'un des traits marquants de l'évolution de la gestion des ressources humaines territoriale, appelée à conjuguer liberté d'action et responsabilité accrue.

Point d'alerte DRH. Le remplacement des commissions administratives paritaires par les lignes directrices de gestion illustre la responsabilisation des employeurs territoriaux : une autonomie accrue (l'autorité seule responsable des décisions, cohérente avec la libre administration) assortie d'une exigence renforcée (charge de la régularité, de l'équité et de la transparence, sous contrôle du juge). Cette évolution appelle une montée en compétence de la fonction ressources humaines et un investissement dans la professionnalisation.

Impact RH : Vert Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : comprendre et assumer la responsabilisation des employeurs territoriaux qu'illustre le nouveau cadre de l'avancement, en investissant dans la professionnalisation de la fonction ressources humaines et dans la qualité des outils de gestion, pour exercer l'autonomie accrue à la hauteur des exigences renforcées de rigueur et de transparence.

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Bilan du jour

Nombre total d'informations traitées

11 informations analysées et retenues sur les 10 rubriques de veille, consacrées à l'avancement de grade et à la promotion interne 2026 à l'heure des lignes directrices de gestion, à partir de sources officielles (Légifrance, code général de la fonction publique, guides des centres de gestion) et des analyses spécialisées.

Les 5 informations les plus importantes du jour
  • Les lignes directrices de gestion au cœur de l'avancement : depuis 2021, les commissions administratives paritaires ne sont plus compétentes en matière d'avancement et de promotion.
  • Catégorie B : suppression du ratio entre les deux voies d'avancement : décret n° 2025-1098 du 19 novembre 2025, applicable aux tableaux 2026.
  • Une portée juridique réelle des lignes directrices : sous le contrôle du juge, l'autorité doit respecter les orientations qu'elle s'est fixées.
  • La promotion interne, levier de fidélisation : accès à la catégorie supérieure par liste d'aptitude, dans le cadre de quotas.
  • Rappel des chantiers en cours : nouvelle bonification indiciaire, rupture conventionnelle (6 août), élections du 10 décembre, livre IV.
Alertes rouges à traiter en priorité
  • Avancement de grade catégorie B : intégrer la suppression du ratio entre les deux voies dans les tableaux 2026.
  • Nouvelle bonification indiciaire : apprécier le droit au regard des fonctions réelles et fiabiliser l'attribution.
  • Rupture conventionnelle : intégrer les évolutions des textes du 6 août pour les procédures engagées depuis le 8 août.
  • Élections professionnelles du 10 décembre : préparer les listes électorales dès la rentrée.
  • Congés de santé (décret n° 2026-705) : plafonnement des arrêts au 1er septembre ; index égalité au 30 septembre ; entretien de formation distinct.
Actions recommandées dans les 7 jours
  • Vérifier que la collectivité dispose de lignes directrices de gestion à jour et conduire les campagnes d'avancement à leur vu.
  • Intégrer la suppression du ratio entre les deux voies d'avancement en catégorie B pour 2026.
  • Maîtriser les paramètres de l'avancement (taux de promotion, conditions statutaires, valeur professionnelle).
  • Veiller à l'égalité d'accès à l'avancement des agents en situation particulière.
  • Respecter les obligations de transparence et de communication des lignes directrices aux agents.
  • Poursuivre la mise en œuvre des chantiers de la rentrée (bonification indiciaire, rupture conventionnelle, élections).
Signal faible RH à surveiller

La responsabilisation des employeurs territoriaux, entre autonomie accrue et exigence renforcée, ou la montée en compétence imposée de la fonction ressources humaines. La transformation du cadre de l'avancement de grade et de la promotion interne, avec le remplacement de l'examen préalable par les commissions administratives paritaires par le dispositif des lignes directrices de gestion, illustre de manière exemplaire une évolution de fond qui traverse l'ensemble de la gestion des ressources humaines territoriale : la responsabilisation croissante des employeurs territoriaux, qui conjugue une autonomie accrue et une exigence renforcée. Le mouvement engagé par la loi de transformation de la fonction publique de 2019 procède d'une philosophie claire : faire confiance aux employeurs territoriaux, les responsabiliser, et alléger les procédures en supprimant certains contrôles préalables jugés lourds et formels. En matière d'avancement, cela s'est traduit par la suppression de l'examen des décisions individuelles par les commissions administratives paritaires, au profit d'un dispositif où l'autorité territoriale définit ses orientations dans des lignes directrices de gestion et prend ensuite ses décisions dans ce cadre, sous sa seule responsabilité. Cette évolution confère aux employeurs territoriaux une autonomie considérablement accrue. Là où les décisions étaient auparavant préparées et encadrées par l'examen collégial des commissions, elles relèvent désormais de la seule autorité territoriale, qui définit elle-même les règles du jeu à travers ses lignes directrices et les applique sous sa responsabilité. Cette autonomie est cohérente avec le principe de libre administration des collectivités territoriales et avec une conception moderne de l'employeur territorial comme pleinement responsable de sa politique de ressources humaines. Elle offre aux collectivités la possibilité de conduire une politique d'avancement et de promotion adaptée à leur contexte, à leurs besoins et à leur stratégie. Mais cette autonomie a pour contrepartie inévitable une exigence renforcée. En devenant seule maîtresse de ses décisions, sans le filtre et la garantie que constituait l'examen par les commissions, l'autorité territoriale assume désormais pleinement la charge de la régularité, de l'équité et de la transparence de ces décisions. Elle doit élaborer des lignes directrices de qualité, cohérentes et juridiquement solides ; les appliquer avec rigueur et constance ; garantir la transparence et l'information des agents ; et être en mesure de justifier ses décisions, qui demeurent sous le contrôle du juge. La suppression du contrôle préalable ne signifie donc nullement une absence de contrôle, mais un déplacement de celui-ci, de l'examen collégial préalable vers le contrôle juridictionnel a posteriori et vers la responsabilité pleine et entière de l'employeur. Le signal de fond à suivre est cette responsabilisation, qui dépasse largement le seul champ de l'avancement et caractérise l'évolution générale de la gestion des ressources humaines territoriale. On la retrouve dans de nombreux domaines où les employeurs territoriaux se voient conférer davantage d'autonomie, mais aussi de responsabilité : la gestion des positions statutaires, la politique indemnitaire, l'organisation du travail, et bien d'autres. Partout, la même logique est à l'œuvre : plus de liberté d'action, mais plus d'exigence dans l'exercice de cette liberté. Cette évolution appelle une conséquence majeure : la nécessité d'une montée en compétence de la fonction ressources humaines territoriale. Assumer les responsabilités désormais confiées aux employeurs suppose en effet une expertise juridique solide, des outils de gestion performants, une capacité à élaborer et à mettre en œuvre des stratégies de ressources humaines, et un professionnalisme à la hauteur des enjeux. Les collectivités qui sauront se doter de ces moyens tireront pleinement parti de l'autonomie qui leur est conférée ; celles qui, faute de moyens ou de professionnalisation, peineraient à assumer ces responsabilités s'exposeraient à des difficultés, tant en termes de qualité de gestion que de sécurité juridique. Pour les collectivités, et singulièrement pour les plus petites d'entre elles qui disposent de moyens limités, cette responsabilisation représente à la fois une opportunité et un défi. Une opportunité de conduire une politique de ressources humaines autonome et adaptée ; un défi de se doter des compétences et des outils nécessaires pour l'exercer avec rigueur. C'est précisément dans ce contexte que l'appui des centres de gestion, la mutualisation des expertises, et l'investissement dans la professionnalisation de la fonction ressources humaines prennent tout leur sens, comme moyens de permettre à toutes les collectivités, quelle que soit leur taille, d'assumer les responsabilités croissantes qui leur incombent. La responsabilisation des employeurs territoriaux, dont l'avancement offre une illustration exemplaire, est ainsi l'un des traits structurants de l'évolution de la gestion des ressources humaines territoriale, porteur d'une exigence de professionnalisation qui engage l'avenir de la fonction ressources humaines dans les collectivités.

Tableau de synthèse final

Rubrique Information Date Impact Urgence Action immédiate
Textes Avancement et promotion : le cadre des lignes directrices de gestion 6 août 2019 Orange Orange Vérifier les lignes directrices à jour
Textes Catégorie B : suppression du ratio entre les deux voies 19 nov. 2025 Rouge Orange Intégrer aux tableaux 2026
Jurisprudence Le respect des lignes directrices sous le contrôle du juge constant Orange Vert Rédiger et appliquer avec rigueur
Rémunération Taux de promotion et conditions statutaires de l'avancement constant Orange Vert Maîtriser les paramètres de l'avancement
Santé Égalité d'accès : vigilance sur absences et temps partiel constant Orange Vert Ne pas pénaliser les situations légitimes
Discipline Transparence et information des agents : une exigence 2026 Vert Vert Communiquer les lignes directrices
Dialogue social Le comité social territorial, acteur des lignes directrices 2026 Vert Vert Associer réellement le comité social
Recrutement La promotion interne, voie d'accès et levier de fidélisation 2026 Vert Vert Mobiliser pour valoriser les parcours
Management Faire des lignes directrices un outil de gestion prévisionnelle 2026 Vert Vert Investir dans des lignes stratégiques
Finances Un impact durable sur la masse salariale à anticiper 2026 Vert Vert Anticiper l'impact durable
Rapports La responsabilisation des employeurs territoriaux 2026 Vert Vert Investir dans la professionnalisation
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Veille établie le mardi 11 août 2026 à partir de sources publiques officielles et de la presse professionnelle spécialisée. Les niveaux d'impact et d'urgence sont des appréciations opérationnelles destinées à hiérarchiser l'action des DRH, DGS et exécutifs locaux ; ils ne se substituent pas à une analyse juridique propre à chaque situation. Les liens renvoient directement aux sources de référence citées.

Veille diffusée par www.naudrh.com — expertise RH et veille statutaire de la fonction publique territoriale. © NAUDRH.COM. Toute reproduction, intégrale ou partielle, est interdite sans accord préalable.

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