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Les chiffres récents montrent une évolution encourageante… mais encore incomplète.
Dans la fonction publique, l’écart de rémunération entre les femmes et les hommes diminue progressivement : il est passé de 15 % en 2015 à 9,8 % en 2025.
À temps de travail égal, l’écart est désormais d’environ 8,5 %, soit nettement moins que dans le secteur privé (14 %).
Autre évolution notable : la haute fonction publique se féminise progressivement.
Aujourd’hui : ➡️ 43 % des primo-nominations aux emplois d’encadrement supérieur concernent des femmes ➡️ L’objectif fixé par la loi est 50 % à partir de 2026
Mais l’égalité professionnelle ne se joue pas uniquement sur la rémunération ou l’accès aux postes de direction.
Elle se construit aussi dans la prise en compte de la parentalité dans les parcours professionnels.
À ce titre, plusieurs évolutions importantes arrivent : ✔️ Un nouveau congé de naissance dès juillet 2026 ✔️ Ouvert à tous les parents dans le public et le privé ✔️ Durée possible : 1 à 2 mois ✔️ Indemnisation jusqu’à 70 % du salaire
Par ailleurs, les droits des fonctionnaires stagiaires enceintes ont été renforcés par le décret du 2 mai 2025, afin de sécuriser leur parcours de formation.
👉 Ces évolutions montrent que l’égalité professionnelle progresse dans la fonction publique, mais elles rappellent aussi qu’il reste encore des marges de progression.
Pour les responsables RH publics, ces transformations impliquent une vigilance accrue dans les politiques de gestion des carrières, de rémunération et d’accompagnement des parcours professionnels.
💬 Aviswww.naudrh.com Ce type d’indicateurs est intéressant car il montre que la fonction publique reste souvent plus avancée que le secteur privé sur l’égalité professionnelle, notamment en matière de rémunération. En revanche, le véritable enjeu aujourd’hui n’est plus seulement l’écart salarial mais l’accès réel des femmes aux postes de direction et la sécurisation des parcours liés à la parentalité. C’est là que les politiques RH territoriales peuvent avoir le plus d’impact.
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Le Conseil commun de la fonction publique (CCFP)du 11 mars 2026, présidé par le nouveau ministre des Comptes publics David Amiel, a été marqué par des débats nourris autour de plusieurs projets de textes touchant directement au fonctionnement et à l’évolution du statut des agents publics.
Quatre textes étaient soumis à l’examen.
Résultat : des votes très contrastés et une forte opposition syndicale sur plusieurs mesures structurantes.
1️⃣ Cumul d’activité pour conduire des bus scolaires : rejet syndical unanime
Le gouvernement souhaite pérenniser l’expérimentation permettant aux agents publics de conduire des cars scolaires en activité accessoire lucrative, lancée en 2023 pour répondre à la pénurie de conducteurs.
Mais le bilan apparaît très limité : seulement une douzaine d’agents concernés au niveau national.
Les syndicats dénoncent notamment :
-la difficulté de concilier les horaires,
-le coût des formations,
-un dispositif peu utilisé par les régions,
-et des incertitudes juridiques.
👉 Conséquence : avis défavorable unanime des syndicatset réexamen du texte prévu au CCFP du 19 mars.
2️⃣ Protection des savoir-faire sensibles : inquiétudes sur les carrières
Un article de l’avant-projet de loi actualisant la programmation militaire 2024-2030vise à contrôler les activités exercées pour des entités étrangères dans des domaines scientifiques sensibles.
Objectif : éviter le transfert de compétences stratégiques.
Mais plusieurs syndicats alertent sur :
-des contraintes excessives pour les chercheurs,
-un frein potentiel aux mobilités et aux collaborations internationales.
La majorité des organisations syndicales a voté contre.
3️⃣ Simplification administrative : les contractuels au cœur du débat
Une mesure du projet de loi de simplification prévoit de supprimer l’obligation de publier un avis de vacance de poste lors du renouvellement d’un contractuel sur les mêmes fonctions.
Pour plusieurs syndicats, cette disposition crée “des brèches dans le statut”et pourrait conduire à un “semi-statut parallèle”dans la fonction publique.
Les employeurs y voient au contraire un outil de simplification et de stabilisation des agents en poste.
4️⃣ Rupture conventionnelle : un dispositif désormais pérenne
L’expérimentation de la rupture conventionnelle dans la fonction publique, lancée en 2019, est désormais pérennisée.
Le décret examiné précise les modalités de mise en œuvre.
Les positions sont partagées :
-certains syndicats y voient une remise en cause du statut,
-d’autres considèrent qu’il s’agit d’une réponse aux attentes des agents souhaitant évoluer professionnellement.
Au-delà des textes examinés, les débats ont également révélé plusieurs tensions majeures :
-absence de mesures salariales en 2026,
-inquiétudes sur l’évolution du statut,
-attentes fortes sur les carrières, les rémunérations et l’égalité professionnelle.
Le ministre a par ailleurs annoncé la nomination prochaine d’un ou d’une ministre déléguée à la Fonction publique après les élections municipales, ainsi que l’ouverture de chantiers sur les carrières et les rémunérations.
👉 Autant de dossiers qui devraient marquer les prochains mois dans la fonction publique.
💬 Avis www.naudrh.com
Ces débats illustrent une tension de plus en plus forte entre deux logiques : adapter la fonction publique aux réalités du marché du travailet préserver les garanties du statut. Les prochaines réformes devront trouver un équilibre très fin. Sans cela, le risque est double : rigidité excessive pour les employeurs publics… ou affaiblissement progressif du cadre statutaire.
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L’intelligence artificielle transforme déjà les organisations, y compris dans le secteur public. Automatisation des tâches, analyse de données, aide à la décision… les possibilités offertes par l’IA sont immenses.
Mais une question essentielle se pose aujourd’hui : l’IA peut-elle remplacer le manager ?
Dans cette vidéo, je vous propose une réflexion claire et concrète sur la place de l’intelligence artificielle dans le management et dans les ressources humaines, en particulier dans la fonction publique territoriale.
Vous découvrirez pourquoi l’IA peut devenir un outil puissant d’aide à la décision, mais aussi pourquoi certaines dimensions du management resteront toujours profondément humaines.
Manager, ce n’est pas seulement traiter de l’information. C’est aussi comprendre les situations complexes, gérer les relations humaines, arbitrer dans l’incertitude et prendre des décisions responsables.
Autrement dit : 👉 L’IA peut assister le management. 👉 Mais le discernement humain reste irremplaçable.
Cette vidéo s’adresse particulièrement aux : • DRH et responsables RH territoriaux • managers publics • élus et directions générales • agents intéressés par les transformations du management public
Elle apporte des clés de compréhension pour utiliser l’intelligence artificielle sans perdre ce qui fait la valeur du management : le jugement humain.
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C’est l’une des propositions les plus marquantes du récent avis du CESE consacré à la lutte contre la précarité professionnelle. Une idée forte qui pourrait profondément transformer la régulation du travail… y compris dans la fonction publique.
Voici les éléments essentiels à retenir.
Depuis plusieurs années, les politiques publiques ont surtout cherché à réduire le chômage. Les résultats sont réels : entre 2015 et 2024, le taux de chômage a reculé pour atteindre 7,5 %, avant de remonter légèrement en 2025.
Mais derrière ces chiffres, une réalité plus complexe apparaît : le travail ne protège plus toujours de la précarité.
Selon les données mobilisées par le CESE :
-plus de 1,1 million de travailleurs vivent avec moins de 1 000 € par mois,
-2,3 millions de travailleurs sont pauvres,
-les contrats courts, le temps partiel subi ou les formes d’emploi atypiques se multiplient.
La précarité touche désormais tous les secteurs et tous les statuts, y compris la fonction publique, où la montée du recours aux contractuels ou la dégradation des conditions de travail fragilise certains agents.
Une précarité qui dépasse la seule question de l’emploi
L’analyse du CESE est claire : la précarité professionnelle n’est plus seulement une question de statut contractuel.
Elle résulte d’un cumul de fragilités :
revenus instables, conditions de travail dégradées, absence de perspectives professionnelles, contraintes de logement ou de mobilité, discriminations ou inégalités territoriales.
Autrement dit, on peut aujourd’hui avoir un emploi… et rester précaire.
La proposition du CESE : créer une « inspection du travail publique »
Face à ces constats, le CESE avance une recommandation structurante :
➡️ Créer une véritable inspection du travail publique.
L’objectif serait de renforcer, dans les administrations et les services publics, des fonctions comparables à celles exercées par l’inspection du travail dans le secteur privé :
-contrôle des conditions de travail
-prévention des risques professionnels
-lutte contre les formes de précarité ou d’abus
-garantie de l’effectivité des droits des agents
Cette proposition part d’un constat simple : les mécanismes actuels de contrôle dans la fonction publique restent dispersés et parfois insuffisants, alors même que les transformations du travail public s’accélèrent.
Une évolution qui interroge le management public
Si elle voyait le jour, une inspection du travail publique poserait plusieurs questions majeures pour les employeurs publics :
-comment renforcer la prévention des risques et des conditions de travail dans les administrations ?
-comment mieux sécuriser les parcours professionnels des agents ?
-comment garantir que les transformations organisationnelles ne génèrent pas de nouvelles formes de précarité ?
Autrement dit, cette proposition ouvre un débat essentiel :
👉 le travail public doit-il être davantage régulé pour protéger ceux qui le font vivre ?
💬 Avis www.naudrh.com
Dans un contexte où le travail public se transforme fortement (contractualisation, réorganisations, tensions sur certains métiers), renforcer les mécanismes de contrôle et de prévention pourrait contribuer à sécuriser les agents et les employeurs publics. Mais la réussite d’une telle réforme dépendrait surtout de sa capacité à compléter les dispositifs existants sans créer une nouvelle couche administrative inefficace.
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L’intelligence artificielle s’invite désormais dans les services ressources humaines des collectivités. Mais, au moment de prendre une décision sensible, peut‑on réellement s’en remettre à un algorithme ?
Pour les DRH territoriaux, la vraie question n’est peut‑être pas de savoirsil’IA doit être utilisée… maisjusqu’où elle peut l’être sans remplacer le discernement professionnel.
L’intelligence artificielle s’invite dans la gestion des ressources humaines publiques
Depuis quelques années, l’intelligence artificielle s’impose dans les organisations publiques. Les collectivités territoriales n’échappent pas à ce mouvement. Outils d’aide à la rédaction, analyse de données RH, automatisation de certaines tâches administratives ou encore assistance à la préparation des décisions : les usages se multiplient et transforment peu à peu les pratiques professionnelles.
Dans les services ressources humaines, ces technologies promettent un gain de temps considérable. L’IA peut, par exemple, aider à analyser des textes juridiques complexes, à synthétiser des décisions jurisprudentielles ou encore à générer des supports pédagogiques à destination des agents. Elle peut également faciliter la production de notes, de projets de délibérations ou de réponses à des questions statutaires.
Dans un environnement normatif particulièrement dense comme celui de la fonction publique territoriale, cette capacité de traitement rapide de l’information constitue un atout indéniable. L’intelligence artificielle devient ainsi un véritable outil d’appui pour les professionnels RH confrontés quotidiennement à la complexité du droit statutaire et à la multiplicité des situations individuelles.
Une tentation émergente : déléguer trop vite la réflexion à la machine
Cependant, l’enthousiasme technologique ne doit pas conduire à une forme de déresponsabilisation intellectuelle. Le risque existe de considérer l’intelligence artificielle comme une autorité experte alors qu’elle demeure, en réalité, un outil d’assistance.
Dans le domaine des ressources humaines publiques, les décisions sont rarement purement techniques. Elles se situent presque toujours à la croisée du droit, de l’organisation du travail, du management et de la responsabilité politique. Une réponse juridique peut être théoriquement correcte tout en étant inadaptée au contexte d’une collectivité.
L’IA peut éclairer une situation, proposer des pistes d’analyse ou faciliter l’accès à l’information. En revanche, elle ne peut pas assumer la responsabilité de la décision. Cette responsabilité relève toujours de l’employeur public et des professionnels qui l’accompagnent.
C’est pourquoi une formule résume bien l’enjeu actuel :l’IA, c’est bien… mais le juste cerveau, c’est mieux.
Le discernement humain, cœur du métier RH dans la fonction publique territoriale : l’exemple concret des décisions sensibles
La gestion des ressources humaines dans la fonction publique territoriale exige une capacité d’analyse qui dépasse largement la simple application mécanique d’une règle juridique.
Chaque situation individuelle comporte une dimension humaine, organisationnelle et parfois politique. L’interprétation d’un texte, l’opportunité d’une sanction disciplinaire, la gestion d’un agent en difficulté ou encore l’accompagnement d’un encadrant nécessitent un jugement contextualisé.
Le responsable RH doit être capable de mobiliser plusieurs niveaux de lecture. Il lui faut comprendre le cadre juridique applicable, mesurer les conséquences organisationnelles d’une décision, apprécier les enjeux relationnels et anticiper les risques contentieux.
Cette capacité d’arbitrage repose sur l’expérience professionnelle, l’intelligence situationnelle et la connaissance fine de la collectivité. Elle s’appuie également sur une compréhension des équilibres institutionnels propres à l’action publique locale.
À ce jour, aucune intelligence artificielle ne dispose de cette vision globale.
L’IA comme levier d’efficacité au service de l’expertise RH
Bien utilisée, l’intelligence artificielle peut néanmoins devenir un formidable levier de professionnalisation des services RH territoriaux.
Elle permet tout d’abord de réduire le temps consacré aux tâches répétitives ou à la recherche documentaire. En automatisant certaines productions écrites, elle libère du temps pour l’analyse stratégique, l’accompagnement des managers et le dialogue avec les élus.
L’IA peut également jouer un rôle de préparation intellectuelle. En proposant une première synthèse d’un sujet ou en facilitant l’exploration d’une problématique complexe, elle permet aux professionnels RH de gagner en rapidité dans leur travail d’analyse.
Le rôle du responsable RH reste toutefois central. Il lui appartient de vérifier les informations, de les contextualiser et d’en tirer les conclusions adaptées à la situation réelle de la collectivité.
Dans cette perspective, l’intelligence artificielle agit comme unaccélérateur de réflexion, et non comme un substitut à la compétence professionnelle.
Les nouvelles compétences des professionnels RH à l’ère de l’intelligence artificielle : développer une véritable culture numérique et une littératie IA
L’arrivée de l’intelligence artificielle transforme progressivement les compétences attendues dans les métiers des ressources humaines territoriales.
Le professionnel RH ne doit plus seulement maîtriser le droit statutaire et les outils de gestion. Il doit également développer une capacité critique face aux productions générées par les outils numériques. Cela suppose de savoir questionner une réponse fournie par une IA, d’en identifier les limites et de vérifier la fiabilité des informations produites.
La compétence clé de demain reposera ainsi sur la combinaison de deux intelligences complémentaires : l’intelligence artificielle et l’intelligence humaine.
Le responsable RH devra être capable d’utiliser l’IA comme un assistant de travail performant tout en conservant une autonomie d’analyse et de décision. Cette capacité de discernement deviendra un marqueur fort de la professionnalité RH dans la fonction publique territoriale.
Une opportunité pour repositionner les RH au cœur de la stratégie publique locale
Paradoxalement, l’intelligence artificielle pourrait contribuer à renforcer le rôle stratégique des ressources humaines au sein des collectivités.
En allégeant la charge administrative, elle permet aux services RH de consacrer davantage de temps aux enjeux de fond : l’organisation du travail, la qualité de vie au travail, l’accompagnement des managers, la prévention des risques professionnels ou encore le développement des compétences.
Autrement dit, l’IA peut favoriser un retour à l’essentiel : l’humain.
Dans un contexte marqué par les difficultés de recrutement, l’évolution des attentes des agents et les transformations du service public local, cette dimension humaine devient plus stratégique que jamais.
Conclusion : garder la maîtrise de la décision publique et préparer l’avenir des RH territoriales
L’intelligence artificielle constitue une opportunité majeure pour moderniser les pratiques RH dans la fonction publique territoriale. Elle peut améliorer l’accès à l’information, accélérer la production de documents et faciliter l’analyse de situations complexes.
Pour autant, elle ne doit jamais se substituer au discernement du professionnel.
Dans les collectivités territoriales, la décision publique engage la responsabilité de l’employeur et peut avoir des conséquences importantes pour les agents comme pour l’organisation. Elle suppose donc une analyse contextualisée et une capacité d’arbitrage que seule l’intelligence humaine peut véritablement exercer.
La meilleure stratégie consiste dès lors à utiliser l’intelligence artificielle comme un outil d’appui tout en conservant la primauté du jugement professionnel.
En matière de ressources humaines publiques, la technologie peut assister la réflexion. Mais, au moment de décider,c’est toujours le juste cerveau qui doit l’emporter.
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L’intelligence artificielle s’impose progressivement dans tous les secteurs d’activité. Les collectivités territoriales n’échappent pas à cette évolution technologique majeure. Mais au-delà de l’effet de mode, une question essentielle se pose : comment l’IA peut-elle réellement transformer l’action publique locale ?
Dans cette vidéo consacrée à l’IA dans les collectivités (mairies, départements et régions), plusieurs idées clés émergent.
L’intelligence artificielle représente d’abord un formidable outil d’aide à la décision et de simplification administrative. Elle permet de traiter plus rapidement des volumes importants d’informations, d’automatiser certaines tâches répétitives et d’accompagner les agents dans la production de documents ou l’analyse de données. Dans un contexte où les collectivités doivent gérer des contraintes budgétaires fortes tout en maintenant un haut niveau de service public, ces technologies peuvent devenir un véritable levier d’efficacité.
Mais la vidéo rappelle également une dimension essentielle : l’IA ne remplace pas l’humain. Elle constitue avant tout un outil d’assistance. Les décisions publiques, notamment en matière de ressources humaines, d’organisation des services ou de relation avec les usagers, doivent continuer de reposer sur le discernement et la responsabilité des décideurs publics.
Dans les collectivités territoriales, les usages potentiels sont nombreux : aide à la rédaction administrative, analyse de données territoriales, optimisation de la gestion des ressources humaines ou encore amélioration de la relation usagers. Toutefois, ces usages doivent s’inscrire dans un cadre sécurisé, respectueux des règles juridiques et éthiques propres à l’action publique. La question centrale n’est donc plus de savoir si l’IA va entrer dans les collectivités, mais plutôt comment les collectivités vont s’en saisir intelligemment.
Cette réflexion est particulièrement stratégique pour les directions générales, les DRH et les cadres territoriaux qui doivent aujourd’hui anticiper les transformations des organisations publiques.
💡 Dans la vidéo ci-dessous,www.naudrh.comvous propose un décryptage clair et accessible des enjeux de l’intelligence artificielle dans les collectivités territoriales, afin de comprendre ce qu’elle peut réellement apporter au service public local… et les points de vigilance à garder en tête.
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Un défi juridique et organisationnel majeur pour la fonction publique territoriale
La gestion des arrêts maladie de longue durée, dans un contexte où le taux d’absentéisme pour raison de santé dans la fonction publique territoriale dépasse régulièrement 8 % et où plus de la moitié des communes françaises comptent moins de 1 000 habitants, s’impose aujourd’hui comme l’un des sujets les plus sensibles pour les maires des petites communes et, par extension, pour les responsables des ressources humaines de la fonction publique territoriale. La question écrite n° 7730 publiée avec sa réponse ministérielle le 10 février 2026, met en lumière une réalité de terrain largement partagée : la complexité administrative et juridique des situations d’agents titulaires placés en arrêt prolongé.
Dans les collectivités de petite taille, souvent dépourvues de service RH structuré ou d’expertise juridique interne, la gestion d’un agent en arrêt de longue durée peut rapidement devenir un véritable casse-tête institutionnel. Lorsque les arrêts se succèdent pendant des mois, voire des années, sans reprise effective du service, l’autorité territoriale doit concilier plusieurs impératifs : garantir la protection statutaire de l’agent, respecter les avis des instances médicales et assurer la continuité du service public, notamment dans des secteurs sensibles comme la petite enfance.
Une réforme des instances médicales orientée vers la simplification
La réponse ministérielle rappelle que la réforme issue du décret n° 2022-350 du 11 mars 2022 relatif aux conseils médicaux dans la fonction publique territoriale poursuit un objectif clair : simplifier le fonctionnement des instances médicales et accélérer le traitement des demandes des agents, tout en maintenant un haut niveau de protection pour les situations les plus fragiles.
La création d’une instance médicale unique, le conseil médical, a permis de rationaliser des procédures auparavant réparties entre comité médical et commission de réforme. Sur le plan institutionnel, cette unification constitue une avancée notable. Elle clarifie les compétences, homogénéise les pratiques et sécurise le cadre procédural.
Toutefois, pour les petites communes, la difficulté ne réside pas uniquement dans l’architecture des textes mais dans leur mise en œuvre concrète, car la simplification normative ne supprime ni la technicité du droit applicable ni la nécessité d’un pilotage rigoureux des procédures, comme en témoigne par exemple la gestion d’un retard d’avis du conseil médical bloquant une reprise de fonctions ou la difficulté d’organiser un remplacement durable dans une équipe déjà réduite.
Le principe du caractère non contraignant des avis médicaux
Un point essentiel rappelé par la réponse ministérielle tient au caractère préparatoire des avis du conseil médical et du conseil médical supérieur. Conformément à la jurisprudence du Conseil d’État du 2 février 1998 (n° 135799), ces avis ne lient pas l’administration.
En théorie, l’autorité territoriale conserve donc son pouvoir de décision et peut adopter une position différente de celle préconisée par l’instance médicale. L’avis lui-même ne peut, en principe, faire l’objet d’un recours autonome devant le juge administratif.
En pratique, cette faculté doit être maniée avec prudence et suppose, lorsque l’autorité territoriale entend s’écarter d’un avis médical, une décision formellement motivée par arrêté, appuyée sur une traçabilité complète du dossier, une référence explicite aux éléments médicaux examinés ainsi qu’à l’intérêt du service, afin de sécuriser juridiquement la position de la collectivité. S’écarter d’un avis médical impose une motivation particulièrement solide et juridiquement étayée. Pour une petite commune dépourvue d’appui juridique, cette marge d’appréciation peut se transformer en facteur d’insécurité. Le risque contentieux, notamment indemnitaire, ne peut être ignoré.
Les hypothèses où l’avis s’impose à l’administration
La réponse ministérielle précise néanmoins que certaines situations confèrent un caractère contraignant à l’avis du conseil médical.
C’est notamment le cas lors de la reprise d’activité après douze mois de congé de maladie ordinaire en application de l’article 17 du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987, lors de la reprise de fonctions après un congé de longue maladie ou de longue durée prévue à l’article 31 du même décret, ainsi que pour l’octroi d’un temps partiel thérapeutique sur le fondement des articles L. 823-1 et suivants du code général de la fonction publique.
Dans ces hypothèses, l’administration ne dispose plus de la même latitude décisionnelle. L’avis médical s’impose et peut être communiqué à l’agent qui en fait la demande. La distinction entre avis simple et avis conforme devient alors déterminante pour la stratégie de gestion des ressources humaines.
La contestation des avis : des délais clarifiés et encadrés
La réforme issue du décret n° 2022-353 du 11 mars 2022, modifiant notamment le décret n° 86-442 du 14 mars 1986, a simplifié la procédure de contestation des avis rendus en formation restreinte.
L’administration comme le fonctionnaire intéressé disposent désormais d’un délai de deux mois à compter de la notification pour saisir le conseil médical supérieur. En l’absence d’avis rendu par ce dernier dans un délai de quatre mois à compter de la réception d’un dossier complet, l’avis initial est réputé confirmé.
Ce mécanisme renforce la sécurité juridique en évitant les situations d’attente prolongée. Il impose cependant aux collectivités une vigilance accrue quant au respect des délais et à la constitution des dossiers. L’expiration d’un délai produit des effets juridiques automatiques qui peuvent engager la responsabilité de la collectivité.
Une fragilité structurelle des petites communes face à la complexité statutaire
Le problème structurel des petites communes face à la complexité statutaire
Au-delà de la technique juridique, la question écrite révèle un déséquilibre structurel entre la sophistication du droit de la fonction publique territoriale et les moyens administratifs des petites collectivités.
Dans de nombreuses communes rurales, le maire exerce les fonctions d’employeur territorial sans disposer d’un service RH dédié. La gestion d’un arrêt maladie prolongé suppose pourtant un suivi précis des droits à rémunération, une articulation fine avec le régime indemnitaire, une anticipation des remplacements, une analyse des perspectives de reclassement ou d’inaptitude, ainsi qu’une communication adaptée avec les usagers.
La moindre irrégularité procédurale peut entraîner l’annulation d’une décision ou la condamnation de la collectivité. Cette insécurité nourrit le sentiment d’isolement exprimé par de nombreux élus locaux.
Faire de la sécurisation juridique un levier de gouvernance RH
Pour les responsables des ressources humaines territoriales, la gestion des arrêts maladie de longue durée ne peut plus être envisagée comme une simple formalité administrative. Elle constitue un enjeu stratégique de gouvernance.
La sécurisation passe par une traçabilité rigoureuse des décisions, une motivation précise des arrêtés individuels, une veille juridique permanente et une collaboration étroite avec les centres de gestion. La réforme des conseils médicaux offre un cadre plus lisible qu’auparavant, mais elle requiert une appropriation technique réelle.
Dans un contexte d’absentéisme accru et de tension sur certains métiers, notamment dans la petite enfance et les services à la population, la gestion maîtrisée des arrêts maladie devient un facteur déterminant de continuité et de qualité du service public.
Vers un accompagnement renforcé des petites collectivités
La réponse ministérielle met en avant la volonté d’accélérer et de sécuriser le traitement des recours. Néanmoins, la question de l’accompagnement juridique et administratif des petites communes demeure centrale.
Le renforcement du rôle des centres de gestion, le développement d’outils d’appui mutualisés et la professionnalisation des pratiques RH constituent des leviers essentiels. La simplification des procédures ne produit d’effets durables que si elle s’accompagne d’une montée en compétence des acteurs territoriaux.
La gestion des arrêts maladie illustre la tension permanente entre la protection statutaire des agents et l’exigence de continuité du service public. Pour les responsables RH de la fonction publique territoriale, l’enjeu consiste à transformer cette contrainte en opportunité : celle de structurer les pratiques, d’anticiper les risques et de consolider la sécurité juridique des décisions.
Dans cette perspective, la réforme des conseils médicaux ne doit pas être perçue comme une simple évolution procédurale mais comme le point d’appui d’une stratégie plus large de mutualisation intercommunale des compétences, d’externalisation ponctuelle d’expertise statutaire et de professionnalisation du pilotage RH au sein des petites collectivités. Elle constitue un outil au service d’une gouvernance RH plus robuste, adaptée aux réalités des petites communes et respectueuse des équilibres fondamentaux du service public territorial.
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Le dernier Point Stat de la DGAFP (février 2026) apporte un éclairage précieux sur les effets du télétravail sur les conditions de travail des agents publics. Et les résultats sont plus nuancés qu’il n’y paraît.
📊 Selon l’enquête TraCov2 (2023), 54 % des agents publics occupant un emploi compatible télétravaillent, contre 67 % dans le privé. Mais au-delà du taux de recours, c’est l’impact sur les conditions de travail qui mérite toute notre attention.
✅ Ce que le télétravail améliore clairement Les agents publics déclarent majoritairement : -Moins d’interruptions de tâches (62 %) -Moins de pression au travail (41 %) -Plus d’autonomie organisationnelle (36 %) -Une meilleure conciliation vie professionnelle / vie personnelle (21 %)
À caractéristiques comparables, un agent public a 1,6 fois plus de chances qu’un salarié du privé de déclarer une amélioration de ses conditions de travail en télétravail
Les effets positifs sont particulièrement marqués pour : -Les femmes -Les 30–49 ans -Les agents disposant d’une pièce dédiée -Ceux ayant un temps de trajet supérieur à 45 minutes
👉 Le télétravail apparaît ainsi comme un levier d’amélioration organisationnelle et de qualité de vie au travail, sous certaines conditions.
⚠️ Les fragilités à ne pas sous-estimer Mais l’étude met aussi en lumière des points d’alerte : -36 % des agents publics déclarent une dégradation de leurs moyens matériels -16 % constatent une coopération entre collègues détériorée -L’absence de pièce dédiée double quasiment le risque de difficultés matérielles
Autrement dit : le télétravail améliore l’expérience subjective du travail… mais peut fragiliser les collectifs et les conditions matérielles si l’organisation n’est pas structurée.
🎯 Enjeux pour les employeurs publics Pour les DRH et décideurs territoriaux, plusieurs enseignements opérationnels : 1.Investir dans les équipements et l’accompagnement matériel 2.Maintenir des temps collectifs structurés pour préserver la coopération 3.Adapter la quotité de télétravail (1 à 2 jours semble être un équilibre optimal) 4. Intégrer le télétravail dans une stratégie globale QVT et management
Le télétravail n’est ni un acquis définitif ni un simple outil de flexibilité. C’est un objet stratégique de politique RH, qui doit être piloté, évalué et ajusté.
📌 Dans un contexte de tensions sur l’attractivité des métiers publics, ces données doivent nourrir nos arbitrages managériaux.
💬 Aviswww.naudrh.com Cette étude confirme que le télétravail est un formidable levier d’amélioration dans la fonction publique… à condition d’être pensé comme un dispositif organisationnel complet, et non comme une simple modalité d’exécution du travail
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📉 Une amélioration réelle… mais incomplète En dix ans, l’écart global a diminué de 5 points (14,9 % en 2015). Cette réduction s’explique principalement par :
– une baisse du recours au temps partiel chez les femmes (13 % en 2025 contre 18 % en 2015) ; – une féminisation progressive des emplois les plus rémunérateurs, notamment les emplois fonctionnels et la catégorie A hors enseignants.
À temps de travail équivalent (EQTP), l’écart tombe à 8,1 %. À emploi comparable (corps, grade, échelon identiques), il est réduit à 2,1 %
Ce dernier chiffre est fondamental : il révèle que l’essentiel des écarts ne tient pas à une inégalité directe de traitement, mais à des effets structurels.
🧭 L’effet de ségrégation : le cœur du sujet
La principale cause des écarts demeure la répartition différenciée des femmes et des hommes dans les corps et filières.
Les hommes restent surreprésentés dans les corps les mieux rémunérés (emplois fonctionnels, certains corps de catégorie A).
À l’inverse, des corps très féminisés — notamment en catégorie C ou parmi les professeurs des écoles — affichent des rémunérations inférieures à la moyenne.
Autrement dit : ce sont les trajectoires de carrière, les promotions et l’accès aux fonctions à haute responsabilité qui structurent encore les écarts.
👶 Un effet générationnel marqué L’écart est de 5,7 % chez les moins de 35 ans, mais atteint 11,5 % chez les 55 ans et plus
Cela traduit des carrières historiquement moins favorables aux femmes, même si la dynamique récente est plus positive.
🏛 Pourquoi ces données concernent directement les DRH ? Parce que l’égalité professionnelle ne se résume pas à un index ou à un plan d’action formel.
Elle interroge : – les politiques de promotion interne ; – l’accès aux emplois fonctionnels ; – la gestion des temps partiels ; – l’attribution des primes ; – l’accompagnement des trajectoires en milieu et fin de carrière.
Dans un contexte de tension budgétaire et d’attractivité fragile des employeurs publics, la capacité à piloter finement ces indicateurs devient stratégique.
📌 À retenir Les écarts se réduisent. Mais ils demeurent structurels. Et ils appellent une action RH proactive, documentée et objectivée. Les chiffres sont clairs. La question est désormais managériale.
Etude de la DGAFP publiée en février 2026 (Stats Rapides n°130)
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Voici l’essentiel à retenir — et le regard critique de www.naudrh.com
🔎 Les idées clés du document
1️⃣ Une triple accélération : budgétaire, démographique et sociétale
La masse salariale progresse mécaniquement (cotisations, mesures réglementaires), tandis que les effectifs diminuent structurellement. Dans le même temps, près de 30 % des agents territoriaux partiront à la retraite dans les quinze prochaines années.
La question n’est plus seulement celle du recrutement, mais celle des transitions professionnelles, de l’usure, de l’engagement à mi-carrière et de l’anticipation stratégique
2️⃣ Du gardien du statut à l’architecte des parcours
Les DGS réaffirment une exigence : la sécurisation juridique reste la base. Mais elle ne suffit plus.
Le DRH doit devenir :
- un capteur des évolutions sociétales,
- un stratège de l’attractivité,
- un négociateur aguerri,
- un architecte des parcours professionnels.
La posture évoluerait ainsi de la conformité vers la maîtrise du risque et le conseil
-un positionnement institutionnel fort (présence pleine au comité de direction),
-une délégation réelle et respectée,
-une relation de confiance fondée sur l’éthique et la transparence.
La fonction RH n’est plus un sujet d’intendance : elle conditionne directement la qualité du service public
🎯 Là où www.naudrh.com est en accord
Sur plusieurs points, nous partageons pleinement l’analyse :
✔️ La sécurisation juridique est un préalable absolu. Sans maîtrise fine des actes individuels, toute stratégie RH repose sur du sable.
✔️ La démographie est le sujet sous-estimé des dix prochaines années. Les transitions de fin et de milieu de carrière sont un angle mort trop fréquent.
✔️ Le DRH doit siéger à la table stratégique. La maturité financière des collectivités dépasse encore trop souvent leur maturité RH.
✔️ L’éthique du DRH est une condition de crédibilité. Dans un environnement politico-administratif exigeant, c’est un socle non négociable.
Ces constats rejoignent très directement mes travaux et mes prises de position sur la professionnalisation RH territoriale.
🤔 Là où nous apporterons une nuance
1️⃣ Une vision très « grande collectivité »
L’analyse est pertinente mais fortement marquée par le prisme des grandes organisations. Or la majorité des collectivités n’a ni DGA RH dédié, ni ingénierie stratégique étoffée.
La question est donc : comment traduire cette ambition dans les collectivités de taille intermédiaire ou petite ? Sans mutualisation, sans outils partagés, le risque est de créer un écart RH à deux vitesses.
2️⃣ Une sous-estimation du risque normatif
Le document évoque l’instabilité réglementaire, mais à notre sens il n’insiste pas assez sur un point crucial : l’inflation normative est devenue un facteur structurant de la stratégie RH.
Le DRH ne peut pas seulement “maîtriser le risque” : il doit anticiper les impacts budgétaires et organisationnels des réformes statutaires, parfois avant même leur publication définitive.
C’est précisément là que la veille juridique stratégique prend toute sa valeur.
3️⃣ L’attractivité : oui, mais sous contrainte statutaire
Le document appelle à plus de créativité. Nous y adhèrons.
Mais la créativité RH territoriale se heurte à des rigidités statutaires réelles. Sans évolution du cadre national (mobilités, rémunérations, reconnaissance des compétences), la marge d’innovation reste limitée.
Il faudrait aller plus loin dans la réflexion systémique : quelle évolution du modèle statutaire à horizon 2030 ?
💡 En synthèse
Ce document a le mérite d’envoyer un message clair : la RH territoriale ne peut plus attendre.
La transformation organisationnelle est devenue un levier central de qualité du service public.
Mais pour que cette ambition devienne réalité, il faudra :
- diffuser la culture stratégique RH au-delà des grandes collectivités,
- sécuriser juridiquement les organisations dans un contexte instable,
- et accepter d’ouvrir un débat plus large sur l’évolution du cadre statutaire.
💬 Avis www.naudrh.com
Cette synthèse est stimulante et globalement juste dans son diagnostic. Elle confirme que la RH territoriale est entrée dans une phase stratégique majeure.
Mais nous pensons que le vrai enjeu n’est pas seulement la posture du DRH : c’est la capacité des collectivités à s’outiller juridiquement et stratégiquement pour ne pas subir les réformes à venir.
La RH ne peut plus être simplement stratégique ; elle doit être juridiquement sécurisée et prospectivement armée.
Synthèse publiée par KPMG à l’issue d’une table ronde entre trois DGS de grandes collectivités
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Le ministère du travail et des sdolidarités attache une attention particulière à la santé des travailleurs et à la prévention des risques. La progression de l'absentéisme peut traduire des difficultés rencontrées dans les parcours professionnels et dans l'organisation du travail et doit être appréhendée dans une logique globale. Les arrêts de travail tendent néanmoins à s'allonger et concernent particulièrement plusieurs secteurs plus exposés à certains risques professionnels, comme la construction, le transport, le commerce, la santé et le médico-social. On observe aussi que les jeunes actifs comme les salariés plus âgés y contribuent, reflétant à la fois les difficultés d'insertion durable et les situations d'usure professionnelle. Enfin, les femmes apparaissent plus concernées, ce qui renvoie à des inégalités persistantes en matière de conditions et de charges de travail. Face à ces constats, la politique de santé au travail portée par le ministère chargé du Travail, en lien avec les partenaires sociaux et les organismes de prévention, mobilise plusieurs leviers pour améliorer les conditions de travail et renforcer la prévention. Ces actions visent à soutenir les entreprises dans l'identification et la réduction des facteurs de risques professionnels, en particulier psychosociaux, afin de favoriser une présence au travail durable et de qualité. Le ministère chargé du Travail accompagne ainsi les entreprises dans le cadre du 4e Plan santé au travail (PST4) sur ces priorités. Par exemple, en ce qui concerne la prévention des risques psychosociaux (RPS), le ministère déploie des actions visant à sensibiliser les entreprises, les salariés et leurs représentants sur les RPS et à les outiller pour mettre en place les mesures de prévention adaptées pour leurs collectifs de travail, en lien avec les opérateurs de la santé au travail comme l'agence nationale pour l'amélioration des conditions de travail et l'institut national de recherche et de sécurité. Par ailleurs, dans le cadre de la convention d'objectifs et de gestion 2024-2028, signée à l'été 2024, la branche Accidents du travail-Maladies professionnelles (AT-MP) du régime général de la sécurité sociale s'est engagée à déployer un programme national de prévention des RPS et à mettre en oeuvre une détection et un accompagnement adaptés des entreprises dans lesquelles une situation de risque est constatée. Ces actions se déploient en complément de l'action quotidienne de l'ensemble des acteurs de la santé au travail sur les RPS en entreprise, en particulier des services de prévention et de santé au travail (interventions collectives en entreprise, accompagnement de salariés, etc.), de l'inspection du travail (conseil et contrôle) et des ingénieurs-conseils des caisses d'assurance retraite et de santé au travail.
Dans le cadre de la priorité donnée à la santé mentale en 2025, ces actions ont vocation à se poursuivre et à s'amplifier, en concertation avec les organisations syndicales et professionnelles représentatives, pour répondre aux enjeux de maintien en emploi et de qualité des conditions de travail tout au long de la vie active. Par ailleurs, en ce qui concerne la prévention de l'usure professionnelle, l'article 17 de la loi de financement rectificative de la sécurité sociale pour 2023 a créé un Fonds d'investissement dans la prévention de l'usure professionnelle (FIPU) afin de renforcer la prévention de l'exposition des salariés aux postures pénibles, aux manutentions manuelles de charges lourdes et aux vibrations mécaniques. Le FIPU finance des actions en faveur de la prévention des risques susmentionnés mises en oeuvre par les entreprises (subventions de prévention, actions de sensibilisation et de communication, aménagements de poste dans un objectif de prévention de la désinsertion professionnelle, salaires de préventeurs) et par les organismes professionnels de prévention ainsi que des projets de transition professionnelle pour les salariés exposés à ces risques. Il est placé auprès de la commission des accidents du travail et des maladies professionnelles de la caisse nationale d'assurance maladie et est financé par une dotation de la branche AT-MP, dont le montant annuel est fixé par arrêté. Le fonds a officiellement ouvert le 18 mars 2024. A compter de cette date, toutes les entreprises relevant du régime général, ainsi que les travailleurs indépendants cotisant à l'assurance volontaire, peuvent faire des demandes de subventions.
Le ministère chargé du Travail et les partenaires sociaux préparent actuellement le 5e Plan de santé au travail (PST5), qui donnera une priorité renforcée à l'adaptation des conditions de travail et à la prévention primaire. En lien avec les acteurs de la santé au travail, il s'agira de développer des démarches visant à renforcer la prévention primaire, d'améliorer la qualité du travail, de soutenir les collectifs dans leur capacité d'adaptation et de prévenir l'usure professionnelle. Pour la fonction publique, l'institut national de la statistique et des études économiques décrit une baisse du nombre annuel de jours d'absence pour maladie en 2024, réduisant ainsi l'écart avec le secteur privé (10,6 jours pour le secteur privé contre 11,2 pour le secteur public). Le Plan santé au travail dans la fonction publique (2022-2025) vise notamment à prioriser la prévention primaire et développer la culture de prévention, à favoriser l'amélioration de la qualité de vie et des conditions de travail, à prévenir la désinsertion professionnelle, à renforcer et à améliorer le système d'acteurs de la prévention. La préservation de la santé mentale des agents publics et la prévention des RPS constituent un axe majeur de la politique de prévention des risques professionnels dans la fonction publique, en particulier depuis l'accord-cadre du 22 octobre 2013 relatif à la prévention des risques psychosociaux dans la fonction publique.
Aussi, la direction générale de l'administration et de la fonction publique a initié depuis 2024 des discussions relatives à la protection des agents et à leurs conditions de travail avec les organisations syndicales et les employeurs publics. Enfin, des rencontres auront lieu au premier trimestre 2026 sur le thème "travailler mieux dans la fonction publique", qui associeront chercheurs, experts, praticiens et organisations syndicales.
S'abonner à cette recherche M. Hervé Maurey attire l'attention de Mme la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles sur la hausse du taux d'absentéisme au travail. Selon...
S'abonner à cette recherche M. Hervé Maurey rappelle à M. le ministre du travail et des solidarités les termes de sa question n° 06083 sous le titre " Hausse de l'absentéisme au travail ", qu...
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La DGCL vient de publier son dernier Bulletin d’information statistique (BIS n°207, février 2026). Verdict: les effectifs de la fonction publique territoriale progressent de +0,3 % en 2024… soit +5 200 agents sur un an, pour atteindre 2,06 millions d’agents au 31 décembre 2024
Mais derrière ce chiffre global se cachent des dynamiques structurelles majeures que tout DRH territorial doit analyser.
🔎 Ce qu’il faut retenir
✅ Une progression plus modérée qu’en 2023 La hausse est nettement inférieure à celle de 2023 (+0,9 %). La dynamique ralentit.
✅ Cinquième année consécutive de baisse des fonctionnaires Les effectifs de titulaires reculent encore (-0,3 %), avec une baisse marquée en catégorie C, tandis que les catégories A et B progressent légèrement
👉 Le modèle statutaire continue donc de s’éroder, lentement mais sûrement.
✅ Les contractuels poursuivent leur progression (+2,3 %) Ils sont désormais plus de 555 000. La hausse est portée surtout par les catégories A et B. La contractualisation reste un levier d’ajustement RH majeur.
✅ Des dynamiques territoriales différenciées -Les intercommunalités poursuivent leur croissance (+1,9 %) -Les communes et départements stabilisent leurs effectifs -Les régions enregistrent une légère baisse -Outre-mer : situations contrastées (recul en Martinique, progression en Guyane)
✅ Des évolutions par filières nuancées -Hausse en filière administrative et médico-sociale -Forte progression en police municipale (+3,8 %) -Recul en filière sportive et médico-technique
✅ Une FPT toujours très féminisée (61,5 %) -Avec des écarts très marqués selon les filières : -Plus de 95 % de femmes en médico-social -Moins de 8 % chez les sapeurs-pompiers
🎯 Lecture stratégique pour les DRH Cette photographie 2024 confirme plusieurs tendances de fond : -La contractualisation structurelle s’installe durablement. -La recomposition des catégories traduit une montée en qualification. -Les effectifs progressent moins vite que les besoins liés au vieillissement, à la transition écologique et aux attentes sociales. -Les intercommunalités deviennent un espace RH central.
💬 Avis www.naudrhcom Ces chiffres confirment une transformation silencieuse mais profonde de la FPT. La baisse continue des titulaires et la montée des contractuels ne sont plus conjoncturelles : elles traduisent une évolution structurelle du modèle territorial. Le vrai enjeu, désormais, est d’en sécuriser juridiquement et humainement les conséquences.
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Pour les responsables RH de la fonction publique territoriale, deux mesures méritent une attention particulière. D’une part, l’allongement du congé pathologique prénatal, qui renforce la protection des agentes enceintes. D’autre part, la pérennisation de la rupture conventionnelle des fonctionnaires, désormais intégrée dans le droit commun statutaire. Ces évolutions traduisent une double ambition : consolider l’égalité professionnelle et moderniser les outils de gestion des parcours.
Un congé pathologique prénatal renforcé au service de l’égalité professionnelle
Cette évolution, si elle constitue une avancée sociale significative, implique également une anticipation budgétaire et organisationnelle pour les collectivités territoriales, notamment en matière de remplacement, de gestion des effectifs et de continuité du service public.
À compter du 1er mars 2026, la durée maximale du congé pathologique prénatal passe de quatorze à vingt-et-un jours. Les agentes enceintes pourront ainsi bénéficier d’une semaine supplémentaire avant la naissance de l’enfant lorsque leur état de santé le nécessite.
Ce congé demeure juridiquement assimilé au congé maternité. Il est intégralement rémunéré et considéré comme une période d’activité pour l’ensemble des droits statutaires. Cette assimilation garantit la continuité des droits à avancement, à retraite et à protection sociale. Pour les services RH, le cadre reste donc lisible : il ne s’agit pas d’un congé ordinaire de maladie, mais bien d’un prolongement du dispositif de protection maternité.
Au-delà de son aspect technique, cette mesure constitue un signal fort en matière d’égalité professionnelle. La maternité demeure un facteur de fragilisation des trajectoires professionnelles féminines, notamment dans les environnements où les contraintes organisationnelles sont élevées. En allongeant la durée du congé pathologique prénatal, le législateur renforce la protection de la santé des agentes et contribue à sécuriser leur parcours.
Pour les collectivités territoriales, l’enjeu réside dans l’anticipation, ce qui suppose d’adapter sans délai les outils de gestion du temps, de mettre à jour les notes internes et d’informer les encadrants. L’adaptation des outils de gestion du temps, la mise à jour des notes internes et l’information des encadrants devront être réalisées sans délai. Dans certains services fortement féminisés ou en tension, une réflexion sur l’organisation des remplacements et la continuité du service public s’imposera afin de concilier protection des agentes et exigence opérationnelle.
La rupture conventionnelle : une entrée définitive dans le droit commun
Initialement instaurée par laloi n° 2019-828 du 6 août 2019de transformation de la fonction publique, la rupture conventionnelle avait été conçue comme un dispositif expérimental destiné à moderniser la gestion des fins de carrière et des mobilités dans la fonction publique.
Introduite à titre expérimental en 2020, la rupture conventionnelle applicable aux fonctionnaires avait été prorogée jusqu’au 31 décembre 2025. Le bilan de l’expérimentation ayant été jugé positif, le législateur a choisi de l’inscrire durablement dans le droit commun de la fonction publique.
La rupture conventionnelle devient ainsi un outil pérenne de gestion des ressources humaines. Elle permet à un fonctionnaire et à son administration de convenir, d’un commun accord, de la cessation définitive des fonctions. La procédure demeure encadrée et formalisée, garantissant la liberté de consentement des parties et la sécurité juridique de la décision.
Le dispositif ouvre droit au versement d’une indemnité spécifique ainsi qu’au bénéfice de l’assurance chômage, sous réserve du respect des conditions fixées par les textes. Il s’inscrit dans une logique de gestion individualisée des parcours, facilitant les projets de reconversion, de mobilité externe ou de réorientation professionnelle.
Pour les employeurs territoriaux, cette pérennisation appelle une vigilance accrue. La rupture conventionnelle ne peut devenir un substitut au droit disciplinaire ni un simple levier d’ajustement budgétaire. Elle doit s’intégrer dans une stratégie globale de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, en cohérence avec les besoins du service et les équilibres financiers de la collectivité.
Les textes d’application annoncés viendront préciser les modalités procédurales, notamment en matière de calcul de l’indemnité et de délais. Leur publication permettra d’harmoniser les pratiques et de sécuriser davantage les décisions prises par les exécutifs locaux.
Une gestion RH à la croisée de l’exigence juridique, de la responsabilité sociale et d’un pilotage stratégique renforcé en 2026-2027
L’allongement du congé pathologique prénatal et l’inscription définitive de la rupture conventionnelle dans le droit commun illustrent l’évolution continue du cadre statutaire. La loi de finances 2026 ne se limite pas à un texte budgétaire : elle comporte des choix structurants en matière de politique des ressources humaines.
Pour les DRH territoriaux, ces mesures renforcent la nécessité d’une expertise juridique solide et d’une lecture stratégique des textes. La mise en œuvre opérationnelle devra s’accompagner d’une communication interne claire, d’une actualisation des règlements et, le cas échéant, d’adaptations délibératives.
Dans un contexte de contraintes financières persistantes et d’exigences croissantes en matière d’égalité professionnelle et de qualité de vie au travail, la sécurisation juridique demeure le socle d’une politique RH crédible. La loi de finances 2026 confirme que la fonction RH territoriale est plus que jamais au cœur de l’équilibre entre protection des agents, continuité du service public et soutenabilité budgétaire.
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Le Conseil constitutionnel a été saisi sur ce texte. Il faut donc attendre sa décision, puis la promulgation du texte par le Président de la République pour mise en œuvre. LE 19 FEVRIER 2026, LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL A VALIDE LE PROJET DE LOI DE FINANCES 2026, CE DERNIER A ETE PROMULGUE AU JOURNAL OFFICIEL DU 20 FEVRIER 2026. EN CONSEQUENCE, LE DISPOSITIF DE LA RUPTURE CONVENTIONNELLE POUR LES FONCTIONNAIRES EST DE NOUVEAU APPLICABLE. Des textes d’application sont également annoncés. Ils viendront préciser les modalités procédurales, notamment en matière de calcul de l’indemnité et de délais. Leur publication permettra d’harmoniser les pratiques et de sécuriser davantage les décisions prises par les exécutifs locaux.
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Dans cette vidéo, www.naudrh.com revient de façon claire, pédagogique et opérationnelle sur les points essentiels à maîtriser dans le cadre de la pérennisation du dispositif de la rupture conventionnelle pour les fonctionnaires.
👉 Le cadre juridique exact de la rupture conventionnelle dans la fonction publique
👉 Les agents concernés (fonctionnaires / contractuels en CDI)
👉 Les conditions de validité de la procédure
👉 Le rôle et les marges de manœuvre de l’employeur public
👉 Les erreurs fréquentes qui fragilisent les décisions
👉 Les conséquences financières et statutaires pour l’agent
Objectif : sécuriser vos pratiques RH, éviter les décisions contestables et accompagner correctement les agents dans ce dispositif sensible.
Que vous soyez DRH, gestionnaire RH, encadrant ou agent public, cette vidéo vous apporte une vision fiable, actualisée et directement exploitable.
Le Conseil constitutionnel a été saisi sur ce texte. Il faut donc attendre sa décision, puis la promulgation du texte par le Président de la République pour mise en œuvre. LE 19 FEVRIER 2026, LE CONSEIL CONSTITUTIONNEL A VALIDE LE PROJET DE LOI DE FINANCES 2026, CE DERNIER A ETE PROMULGUE AU JOURNAL OFFICIEL DU 20 FEVRIER 2026. EN CONSEQUENCE, LE DISPOSITIF DE LA RUPTURE CONVENTIONNELLE POUR LES FONCTIONNAIRES EST DE NOUVEAU APPLICABLE. Des textes d’application sont également annoncés. Ils viendront préciser les modalités procédurales, notamment en matière de calcul de l’indemnité et de délais. Leur publication permettra d’harmoniser les pratiques et de sécuriser davantage les décisions prises par les exécutifs locaux.
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La Cour des comptes vient de publier un rapport très attendu sur la rémunération à la performance des agents de l’État (2014-2024). Le constat est clair : dix ans après la création du RIFSEEP, la logique de performance reste inachevée, marginale… et parfois ambiguë.
📌 Ce qu’il faut retenir :
➡️ Un cadre indemnitaire toujours complexe Malgré l’objectif de simplification porté par le RIFSEEP en 2014, l’État compte encore 943 primes différentes en 2024. La généralisation du dispositif a été abandonnée en 2020. Résultat : une architecture indemnitaire peu lisible et des pratiques très hétérogènes selon les ministères.
➡️ Une part variable en recul Alors que le montant global des primes est passé de 11,1 Md€ en 2014 à 16 Md€ en 2023 (+44 %), les primes réellement liées à la performance ont diminué (de 618 M€ à 560 M€). En 2024, elles représentent seulement 3,4 % des indemnités… et 0,67 % de la masse salariale des agents civils de l’État
➡️ Des écarts ministériels marqués Au ministère de l’Intérieur : une politique active et une forte diffusion. Aux Finances : une part très faible (1,3 % des primes). À l’Éducation nationale : un modèle particulier, les enseignants étant largement hors régime indemnitaire classique.
➡️ Une modulation réelle… mais limitée L’entretien annuel est généralisé, mais la différenciation effective reste souvent faible, notamment pour les catégories B et C. Les enveloppes budgétaires contraignent fortement la capacité de modulation.
➡️ Un enjeu managérial et budgétaire majeur La Cour recommande de relancer le RIFSEEP dès 2026, de rendre l’adhésion obligatoire pour les agents évalués annuellement et de mieux informer chaque agent sur sa position relative dans la distribution des primes.
🎯 Enjeux stratégiques : -Clarifier ce qu’on entend par “performance” (engagement ? résultats ? expertise ?). -Éviter la confusion entre compensation de sujétions et véritable reconnaissance des résultats. -Trouver un équilibre entre incitation individuelle, cohésion collective et soutenabilité budgétaire. -La rémunération à la performance est aujourd’hui une norme dans les pays de l’OCDE. En France, elle demeure symbolique, concentrée sur l’encadrement supérieur, et parfois neutralisée par des logiques d’acquis.
💬 Avis www.naudrh.com Ce rapport confirme une réalité que nous observons aussi dans la territoriale : la performance est davantage un affichage qu’un levier structurant. Sans clarification des objectifs, sans enveloppe dédiée et sans courage managérial, la part variable restera marginale. Pourtant, bien conçue – notamment avec une dimension collective – elle pourrait devenir un outil puissant de mobilisation.
Rapport Cour des comptes sur la rémunération à la performance des agents de l’État (2014-2024)
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État des lieux juridique et perspectives pour les employeurs publics locaux
La protection sociale complémentaire (PSC) s’impose désormais comme un pilier structurant de la politique des ressources humaines dans la fonction publique territoriale. Depuis l’ordonnance n° 2021-175 du 17 février 2021 relative à la protection sociale complémentaire dans la fonction publique, la participation financière des employeurs publics à la couverture santé et prévoyance de leurs agents n’est plus une simple faculté mais une obligation.
Cinq ans après ce texte fondateur, la réforme est entrée dans une phase pleinement opérationnelle pour les collectivités territoriales. À titre indicatif, pour une collectivité de 500 agents, la participation minimale en santé et en prévoyance peut représenter plusieurs centaines de milliers d’euros par an, selon le niveau de garanties retenu et le taux d’adhésion effectif. Les directions des ressources humaines doivent donc à la fois sécuriser les dispositifs déjà mis en place et anticiper les évolutions majeures prévues à l’horizon 2029. Un point d’étape s’impose.
I. Un cadre juridique rénové : vers un alignement progressif avec le secteur privé
L’ordonnance du 17 février 2021 a marqué un tournant en organisant un rapprochement assumé entre le régime applicable aux agents publics et celui des salariés du secteur privé. L’objectif est double : renforcer la protection sociale des agents et instaurer une participation financière obligatoire de l’employeur public.
La PSC recouvre deux dimensions complémentaires.
Le volet santé concerne la prise en charge des frais liés aux consultations médicales, aux médicaments, à l’hospitalisation ainsi qu’aux dépenses d’optique, de dentaire et d’audiologie. Il s’agit d’assurer aux agents une couverture complémentaire de qualité, respectant les critères des contrats responsables et solidaires.
Le volet prévoyance vise, quant à lui, à protéger l’agent et ses ayants droit contre les conséquences financières d’une incapacité de travail, d’une invalidité ou d’un décès. Il constitue un levier essentiel de sécurisation des parcours professionnels, notamment en cas de maladie longue ou grave.
Le dispositif repose sur deux principes structurants. D’une part, la mise en place de régimes collectifs répondant à un socle minimal de garanties. D’autre part, la participation obligatoire de l’employeur au financement des cotisations, selon des planchers définis réglementairement.
La déclinaison concrète de ces principes diffère toutefois selon les versants de la fonction publique.
II. Des calendriers différenciés selon les versants de la fonction publique
Si la réforme repose sur des principes communs, sa mise en œuvre a suivi des rythmes distincts selon les versants.
Dans la fonction publique de l’État, des accords conclus en 2022 et 2023 ont permis le déploiement rapide de contrats collectifs, avec une adhésion obligatoire en santé et une participation employeur fixée à 50 %. La prévoyance y demeure majoritairement facultative, mais structurée autour de contrats collectifs progressivement généralisés. L’État constitue ainsi un modèle de référence en matière d’uniformisation des garanties et de solidarité intergénérationnelle.
Dans la fonction publique hospitalière, des négociations spécifiques sont en cours afin d’adapter le dispositif aux contraintes propres aux établissements de santé.
Ces éléments constituent des points de comparaison utiles, mais c’est bien dans la fonction publique territoriale que les enjeux opérationnels sont aujourd’hui les plus déterminants.
III. La fonction publique territoriale : obligations en vigueur, modalités de mise en œuvre et échéances majeures
C’est dans la fonction publique territoriale que les enjeux sont aujourd’hui les plus opérationnels pour les responsables des ressources humaines.
Depuis le 1er janvier 2025, les employeurs territoriaux sont tenus de participer financièrement à la cotisation de leurs agents en matière de prévoyance. Depuis le 1er janvier 2026, cette obligation s’applique également au volet santé. Les collectivités doivent avoir adopté une délibération fixant les modalités de cette participation et veiller à la conformité des contrats retenus aux exigences réglementaires.
Une étape supplémentaire a été franchie avec l’accord collectif national du 11 juillet 2023, transposé par la loi n° 2025-1251 du 22 décembre 2025 relative à la protection sociale complémentaire des agents publics territoriaux. Ce texte prévoit la mise en place obligatoire, à compter du 1er janvier 2029, de contrats collectifs en matière de prévoyance dans l’ensemble des collectivités territoriales.
Ces futurs contrats devront respecter un socle minimal de garanties, susceptible d’être amélioré par accord collectif local, et s’accompagner d’une participation employeur d’au moins 50 % de la cotisation. Il s’agit d’une évolution majeure par rapport aux dispositifs antérieurs, souvent fondés sur des conventions de participation facultatives.
En matière de santé, l’adhésion à un contrat collectif demeure, à ce stade, facultative pour les agents territoriaux. L’employeur est tenu de participer financièrement, mais aucun mécanisme d’adhésion obligatoire généralisée n’a été instauré comme dans la fonction publique de l’État.
IV. Des enjeux stratégiques pour les directions des ressources humaines territoriales
La protection sociale complémentaire soulève aujourd’hui trois enjeux structurants pour les employeurs territoriaux : l’attractivité des collectivités, la soutenabilité budgétaire des dispositifs et la qualité du dialogue social qui accompagne leur mise en œuvre.
La PSC ne se limite plus à un exercice de conformité juridique. Elle s’inscrit désormais au cœur de la stratégie d’attractivité des collectivités territoriales.
Dans un contexte de tensions sur certains métiers et de concurrence accrue entre employeurs publics et privés, la qualité de la couverture santé et prévoyance constitue un argument social différenciant. Elle participe également à la sécurisation des parcours professionnels et à la prévention des situations de fragilité financière liées aux arrêts de longue durée.
L’échéance de 2029 impose d’anticiper les impacts budgétaires, d’organiser le dialogue social et de préparer les procédures de mise en concurrence des opérateurs. Les centres de gestion jouent un rôle déterminant dans l’accompagnement des collectivités, notamment par la mutualisation des conventions de participation et l’expertise technique qu’ils apportent.
L’équilibre entre soutenabilité financière pour la collectivité et niveau de protection offert aux agents constituera l’un des points d’attention majeurs des prochaines années. La PSC devra également être articulée avec les politiques de prévention des risques professionnels et de gestion des absences pour raison de santé.
IV. Des enjeux stratégiques pour les directions des ressources humaines territoriales
La protection sociale complémentaire soulève aujourd’hui trois enjeux structurants pour les employeurs territoriaux : l’attractivité des collectivités, la soutenabilité budgétaire des dispositifs et la qualité du dialogue social qui accompagne leur mise en œuvre.
La PSC ne se limite plus à un exercice de conformité juridique. Elle s’inscrit désormais au cœur de la stratégie d’attractivité des collectivités territoriales.
Dans un contexte de tensions sur certains métiers et de concurrence accrue entre employeurs publics et privés, la qualité de la couverture santé et prévoyance constitue un argument social différenciant. Elle participe également à la sécurisation des parcours professionnels et à la prévention des situations de fragilité financière liées aux arrêts de longue durée.
L’échéance de 2029 impose d’anticiper les impacts budgétaires, d’organiser le dialogue social et de préparer les procédures de mise en concurrence des opérateurs. Les centres de gestion jouent un rôle déterminant dans l’accompagnement des collectivités, notamment par la mutualisation des conventions de participation et l’expertise technique qu’ils apportent.
L’équilibre entre soutenabilité financière pour la collectivité et niveau de protection offert aux agents constituera l’un des points d’attention majeurs des prochaines années. La PSC devra également être articulée avec les politiques de prévention des risques professionnels et de gestion des absences pour raison de santé.
Conclusion : une réforme sociale structurante à piloter dans la durée
À moyen terme, un élargissement de l’adhésion obligatoire en santé ou un renforcement du socle minimal de garanties ne peuvent être exclus, ce qui invite dès à présent les employeurs territoriaux à inscrire leur stratégie de PSC dans une logique d’anticipation et de veille active.
La protection sociale complémentaire dans la fonction publique territoriale est désormais entrée dans une phase de consolidation. Les obligations de participation financière sont effectives en prévoyance depuis 2025 et en santé depuis 2026. L’échéance du 1er janvier 2029, avec la généralisation obligatoire des contrats collectifs en prévoyance, constitue le prochain jalon structurant.
Pour les responsables des ressources humaines territoriaux, la PSC ne peut plus être appréhendée comme un dispositif technique isolé. Elle se situe à l’intersection du dialogue social, de la stratégie budgétaire et de la politique d’attractivité des collectivités. Sa réussite dépendra de la capacité des employeurs à anticiper les évolutions, à sécuriser juridiquement leurs choix et à expliquer clairement ces transformations aux élus comme aux agents.
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Les arrêts de travail ne constituent plus un simple indicateur statistique de gestion administrative. Ils sont devenus un révélateur de la santé globale des organisations publiques territoriales. Leur évolution impacte directement la continuité du service public, l’équilibre budgétaire, la charge des équipes en poste et la qualité du climat social.
Dans un contexte marqué par le report de l’âge de départ à la retraite, la tension persistante sur les recrutements et la dégradation de la santé mentale au travail, une interrogation stratégique se pose : la fonction publique territoriale doit‑elle s’attendre à une augmentation durable des arrêts de travail dans les prochaines années ?
Les enseignements de l’étudeconduite par l’Observatoire de l’imprévoyance (MNT – Groupe VYV, étude Audirep, décembre 2025) apportent un éclairage structurant sur cette question.
I. Des facteurs structurels qui orientent vers une hausse probable
Le vieillissement des effectifs et l’allongement des carrières
Ce mouvement démographique n’est pas neutre financièrement : il interroge directement la soutenabilité budgétaire des collectivités, tant en matière de masse salariale que de coûts indirects liés aux remplacements, aux désorganisations de service et aux arrêts prolongés, préoccupations désormais centrales pour les DGS et les élus.
Le report de l’âge légal de départ à la retraite entraîne mécaniquement un maintien plus long en activité d’agents exerçant parfois dans des métiers à forte pénibilité physique ou émotionnelle. Selon l’étude précitée, 80 % des responsables RH estiment que ce report contribuera à la hausse des arrêts de travail. Dans le même temps, 58 % identifient l’usure professionnelle, le stress, la pénibilité physique et les horaires décalés comme première cause d’arrêt, tandis que 53 % évoquent la charge de travail.
Dans les services techniques, les métiers de la voirie, de la petite enfance, du médico‑social ou encore de l’entretien, l’allongement des carrières sans adaptation structurelle des postes accroît le risque de troubles musculosquelettiques, d’épuisement physique et d’inaptitudes partielles. L’enjeu dépasse donc la seule donnée démographique. Il interroge la capacité des collectivités à adapter l’organisation du travail à des trajectoires professionnelles plus longues.
La montée en puissance des fragilités psychiques
L’étude met en évidence une place croissante des risques psychosociaux dans les dynamiques d’absentéisme. Près de la moitié des responsables RH citent la fatigue psychique d’origine professionnelle et le burn‑out parmi les principales causes d’arrêt, et 45 % évoquent la perte de sens et le désengagement. Du côté des cadres, la perception est encore plus marquée : 71 % mentionnent la fatigue psychique et 66 % la perte de sens.
Parallèlement, 70 % des cadres se déclarent surchargés et 60 % stressés, tandis que 40 % estiment que l’exercice de leur fonction devient de plus en plus difficile. Les tensions budgétaires, l’intensification des exigences réglementaires, la pression des usagers et les difficultés de recrutement identifiées par 64 % des cadres contribuent à un climat organisationnel fragilisé.
La santé mentale s’impose ainsi comme un déterminant central des absences, qu’il s’agisse d’arrêts courts et répétés ou d’arrêts longs. Elle transforme progressivement la nature même de l’absentéisme territorial.
Un pilotage encore trop hétérogène
Le niveau de maturité des collectivités en matière de suivi des arrêts demeure contrasté. Si 46 % des responsables RH considèrent le sujet comme une forte préoccupation, toutes ne disposent pas d’outils d’analyse consolidés, ce qui limite la capacité d’anticipation stratégique . À titre d’exemple, un tableau de bord pertinent pourrait intégrer le taux d’absentéisme par filière et par tranche d’âge, la durée moyenne des arrêts, le taux de rechute à six mois et le coût estimatif des remplacements, afin d’objectiver les décisions budgétaires et organisationnelles.
Un autre enseignement majeur concerne le niveau de maturité des collectivités en matière de suivi des arrêts. Si 46 % des responsables RH considèrent le sujet comme une forte préoccupation, toutes ne disposent pas d’outils d’analyse consolidés. L’étude souligne une hétérogénéité importante dans la mesure et le suivi des arrêts de travail.
Sans données croisées intégrant l’âge, les métiers, la durée des arrêts et leur récurrence, la capacité d’anticipation reste limitée. Le risque est alors de gérer les conséquences plutôt que d’agir sur les causes structurelles.
II. Une évolution non fatale : les marges d’action des DRH territoriaux
Faire de la prévention un axe stratégique durable
La quasi‑totalité des établissements interrogés ont engagé des actions de prévention, notamment en matière de sécurité, d’aménagement du temps de travail ou de prévention des troubles musculosquelettiques et des risques psychosociaux. Soixante pour cent des responsables RH estiment que ces démarches ont un effet bénéfique sur les arrêts de travail.
Toutefois, l’évaluation de leur efficacité demeure encore insuffisamment systématisée. La prévention ne peut plus être envisagée comme une dépense ponctuelle. Elle doit s’inscrire dans une logique intégrée articulant gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, adaptation ergonomique des postes, accompagnement des parcours de fin de carrière et anticipation de l’usure professionnelle.
La soutenabilité du travail devient ainsi un indicateur stratégique au même titre que la masse salariale ou l’attractivité des métiers.
Repenser l’organisation et soutenir le management intermédiaire
Le management intermédiaire constitue aujourd’hui un levier stratégique central dans la maîtrise de l’absentéisme territorial. Sa capacité à réguler la charge, à maintenir le lien avec les équipes et à prévenir les situations de fragilité conditionne directement la soutenabilité des organisations publiques.
Les évolutions organisationnelles constituent un levier important. Le télétravail est perçu comme efficace par 64 % des responsables RH pour réduire les arrêts, même si seuls 30 % des cadres en mesurent l’impact direct. La flexibilité et l’autonomie peuvent produire des effets positifs, à condition que la charge réelle de travail et les priorités soient clarifiées.
La qualité du management apparaît déterminante. Or 54 % des cadres déclarent ne pas se sentir suffisamment armés pour accompagner un agent en arrêt. Un encadrement fragilisé peut devenir à la fois victime des tensions organisationnelles et facteur aggravant de l’absentéisme.
Investir dans la formation managériale, soutenir les cadres dans la gestion des situations complexes et renforcer la cohérence des décisions RH constituent donc des axes majeurs pour limiter la progression des absences.
Sécuriser les arrêts longs et les reprises
L’étude révèle que 93 % des agents en arrêt long estiment essentiel de maintenir un lien avec leur environnement professionnel. La qualité de l’accompagnement pendant l’arrêt et lors de la reprise conditionne fortement la réussite du retour et la prévention des rechutes.
Les dispositifs existants, tels que les visites de reprise, les temps partiels thérapeutiques ou l’adaptation des postes, doivent être pleinement mobilisés et coordonnés. Une reprise mal préparée peut entraîner une nouvelle absence, voire une inaptitude définitive, avec des conséquences humaines et financières importantes.
Conclusion : vers une transformation stratégique des DRH à l’horizon 2030 et la construction d’une collectivité soutenable
Au regard des évolutions démographiques, de l’intensification du travail et de la fragilisation psychique observée, une augmentation des arrêts de travail dans la fonction publique territoriale apparaît plausible à moyen terme. Le report de l’âge de départ à la retraite et la montée des risques psychosociaux constituent des facteurs structurels puissants.
Néanmoins, cette évolution n’est pas inéluctable. Elle dépendra largement de la capacité des collectivités à piloter finement leurs données d’absentéisme, à intégrer la prévention dans leur stratégie globale, à adapter les organisations au vieillissement des effectifs et à soutenir durablement le management intermédiaire.
Les arrêts de travail ne doivent plus être appréhendés comme une simple variable budgétaire. Ils sont le symptôme d’un équilibre organisationnel à repenser. Pour les DRH territoriaux, l’enjeu des prochaines années sera moins de gérer l’absence que de concevoir des organisations capables de concilier performance du service public et santé durable des agents.
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Une étude récente de l’Observatoire de l’imprévoyance met en lumière une réalité préoccupante dans la fonction publique territoriale : les arrêts de travail s’installent durablement comme un enjeu stratégique RH, organisationnel et financier.
1️⃣ Des arrêts de travail devenus un enjeu majeur
21 % des RH jugent le niveau des arrêts élevé, et 46 % y voient une forte source de préoccupation.
Pourtant, seulement 20 % ont mis en place un outil de mesure dédié.
92 % des cadres déclarent compenser eux-mêmes la charge des agents absents.
Les causes identifiées sont claires :
- Usure, stress, pénibilité physique
- Charge de travail
- Fatigue psychique et burn-out
- Perte de sens et manque de reconnaissance
Les conséquences sont lourdes : désorganisation des équipes (75 %), épuisement des agents (74 %), baisse de qualité de service (31 %), coûts supplémentaires (78 %), voire transfert d’activités vers le privé (23 %).
👉 Les arrêts ne sont plus seulement un indicateur de santé individuelle, mais un révélateur de tensions structurelles.
2️⃣ Quatre leviers prioritaires pour les collectivités
✔️ Pérenniser la prévention
Plus de 9 établissements sur 10 ont engagé des actions (sécurité, aménagement du temps de travail, prévention des TMS).
Mais seulement 11 % mesurent réellement l’efficacité des dispositifs.
✔️ Repenser l’organisation du travail
Télétravail et flexibilité sont perçus comme efficaces par les RH (64 %), mais les cadres restent plus réservés.
✔️ Former et soutenir les managers
Si 3/4 des cadres se disent motivés, 40 % trouvent la fonction de plus en plus difficile et 54 % ne se sentent pas armés pour accompagner un agent en arrêt.
✔️ Renforcer l’accompagnement des arrêts longs
93 % des agents en arrêt long jugent essentiel de garder un lien avec leur environnement professionnel.
Pourtant, 41 % estiment ne pas avoir été suffisamment accompagnés à la reprise.
🎯 Ce que cela signifie pour les DRH territoriaux
Nous sommes face à un triple défi :
-Pilotage : mesurer, objectiver, anticiper
-Prévention : agir en amont plutôt que compenser
-Management : soutenir les cadres devenus à la fois acteurs et victimes des arrêts
Les arrêts de travail ne relèvent plus uniquement de la gestion statutaire. Ils interrogent notre modèle d’organisation, notre culture managériale et notre capacité à préserver le sens du service public.
💬 Avis www.naudrh.com Cette étude confirme que les arrêts de travail sont le symptôme d’un déséquilibre organisationnel profond dans la FPT. Tant que la prévention restera déclarative et que les managers ne seront pas véritablement outillés, la dynamique ne s’inversera pas. Le sujet doit devenir stratégique au plus haut niveau des exécutifs locaux.
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Le 10 février 2026, devant le nouveau conseil d’administration de la Caisse nationale des allocations familiales (Cnaf), la ministre de la Santé et des Familles, Stéphanie Rist, a confirmé un point déterminant pour les employeurs publics : le nouveau congé de naissance entrera en vigueur au 1er juillet 2026 et sera également accessible aux enfants nés au cours du premier semestre 2026.
Cette précision met fin à une incertitude importante. Depuis l’annonce de la réforme, les directions des ressources humaines de la fonction publique territoriale s’interrogeaient sur le sort des naissances intervenues entre le 1er janvier et le 30 juin 2026. La position ministérielle sécurise désormais le périmètre d’application du dispositif et permet d’anticiper plus sereinement son déploiement.
Une entrée en vigueur au 1er juillet 2026 avec effet rétroactif encadré
Le nouveau congé de naissance a vocation à remplacer progressivement le congé parental d’éducation dans sa configuration actuelle. Alors que le congé parental repose aujourd’hui sur une suspension ou une réduction d’activité souvent longue et faiblement indemnisée, le futur congé de naissance s’inscrit dans une logique plus courte, mieux sécurisée financièrement et recentrée sur les premiers mois de l’enfant. La réforme traduit ainsi un changement d’approche : passer d’un dispositif de retrait durable du marché du travail à un congé ciblé, mieux indemnisé et pensé comme un levier d’attractivité et d’égalité professionnelle. L’objectif poursuivi par le Gouvernement est de renforcer le temps consacré à l’accueil du jeune enfant tout en rendant le dispositif plus attractif et plus lisible pour les familles.
La confirmation selon laquelle les enfants nés entre le 1er janvier et le 30 juin 2026 ouvriront droit au congé de naissance à compter du 1er juillet 2026 constitue un élément majeur de sécurisation juridique. Les familles concernées ne seront donc pas pénalisées par le calendrier réglementaire et pourront bénéficier du nouveau droit dès son entrée en vigueur.
Les décrets d’application nécessaires à la mise en œuvre effective de la réforme doivent être publiés au plus tard fin mai 2026. Ce calendrier resserré impose aux collectivités territoriales une capacité d’adaptation rapide, tant sur le plan réglementaire qu’opérationnel. Les services RH devront actualiser leurs notes internes, sécuriser les modèles d’arrêtés et adapter leurs outils de gestion afin d’intégrer ce nouveau congé dans les circuits administratifs.
Une période transitoire articulée avec le congé parental
Dans l’attente de l’entrée en vigueur du nouveau dispositif, les familles dont l’enfant naît au premier semestre 2026 pourront recourir au congé parental selon les règles actuellement applicables. Cette solution transitoire garantit la continuité des droits entre la naissance de l’enfant et l’ouverture du congé de naissance.
Concrètement, un agent pourra bénéficier d’un congé parental au cours du premier semestre 2026, puis solliciter le congé de naissance à compter du 1er juillet. À titre d’illustration, un attaché territorial dont l’enfant naît en mars 2026 pourra demander un congé parental dès la naissance, puis, à partir du 1er juillet 2026, basculer vers le nouveau congé de naissance selon les modalités prévues par les décrets d’application. Ce cas pratique permet de mesurer l’importance, pour les services RH, d’anticiper les enchaînements de décisions et leurs effets sur la situation administrative de l’agent. à compter du 1er juillet. Cette succession de positions administratives exige une attention particulière de la part des employeurs territoriaux. Il conviendra de veiller à la cohérence des décisions individuelles, au suivi des droits à avancement et à retraite, ainsi qu’à l’articulation avec les règles de protection sociale.
La ministre a par ailleurs précisé qu’à titre exceptionnel, les familles pourront cumuler le congé de naissance avec l’aide financière versée pour l’emploi d’une assistante maternelle lorsque celle-ci aura été engagée avant l’entrée en vigueur du dispositif. Cette dérogation vise à éviter toute insécurité financière et à ne pas fragiliser des organisations familiales déjà mises en place.
Des enjeux juridiques, organisationnels et stratégiques pour les collectivités
Pour les directions des ressources humaines territoriales, l’enjeu ne se limite pas à une adaptation technique : il s’agit d’un véritable test de pilotage RH et d’anticipation organisationnelle. Sur le plan juridique, elle impose une sécurisation rigoureuse des actes administratifs et une lecture attentive des décrets à paraître afin d’éviter tout contentieux lié à l’ouverture ou au refus du droit.
Sur le plan organisationnel, l’ouverture du congé au 1er juillet 2026 pour les naissances du premier semestre pourrait entraîner une concentration des demandes à cette date. Les collectivités devront anticiper les impacts en matière de continuité du service public, de remplacements et de gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, notamment dans les secteurs déjà confrontés à des tensions de recrutement.
Sur le plan stratégique enfin, la réforme s’inscrit dans une dynamique plus large de soutien à la parentalité et d’amélioration de l’attractivité de la fonction publique. La capacité des employeurs territoriaux à accompagner ces évolutions, à informer clairement les agents et à sécuriser les parcours constituera un facteur différenciant en matière de marque employeur public.
Conclusion : anticiper, informer, sécuriser
La confirmation ministérielle du 10 février 2026 apporte une clarification essentielle : le nouveau congé de naissance sera accessible au 1er juillet 2026, y compris pour les enfants nés au premier semestre. Cette décision garantit l’équité entre les familles tout en ouvrant une phase transitoire exigeante pour les employeurs territoriaux.
Dans ce contexte, la réussite de la réforme dépendra de la capacité des collectivités à maintenir une veille juridique active jusqu’à la publication des décrets, à assurer une communication interne claire auprès des agents concernés et à anticiper avec rigueur les impacts organisationnels : une veille juridique active jusqu’à la publication des décrets, une communication interne claire auprès des agents concernés et une anticipation organisationnelle rigoureuse. Plus qu’une simple évolution réglementaire, le congé de naissance 2026 constitue un test de maturité pour les politiques RH territoriales en matière de parentalité et de continuité du service public.
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À l’approche des scrutins des 15 et 22 mars 2026, une note de service du 29 janvier 2026 (NOR : MENH2603589N) publiée au Bulletin officiel vient préciser le cadre applicable aux agents publics candidats à une fonction publique élective.
Voici l’essentiel à retenir 👇
✅ Éligibilité : des règles variables selon le scrutin
Pour les élections législatives, sénatoriales, départementales et régionales, certaines fonctions d’autorité territoriale (recteurs, Dasen, IEN de circonscription notamment) peuvent entraîner une inéligibilité dans le ressort d’exercice récent.
En revanche, pour les élections municipales, aucune inéligibilité spécifique ne vise les emplois relevant de l’éducation nationale : un agent peut se présenter dans une commune située dans son ressort d’exercice.
🕒 Facilités de service : jusqu’à 20 jours pour faire campagne
L’agent candidat peut bénéficier d’autorisations d’absence dans la limite de 20 jours, quelle que soit l’élection concernée.
Ces absences :
- peuvent être imputées sur les congés annuels,
- peuvent être non rémunérées si elles ne sont pas couvertes,
- sont assimilées à du temps de travail effectif pour les droits à congés et à ancienneté,
- ne peuvent être refusées sous prétexte d’intérêt du service (CE, 30 janvier 2019).
- Un point de vigilance important pour les DRH en période pré-électorale.
⚖️ Liberté d’opinion… mais pas liberté absolue
L’agent public conserve sa liberté d’opinion et bénéficie d’une protection contre toute discrimination liée à sa candidature ou à ses opinions politiques (CGFP, Code du travail, principes constitutionnels).
Mais cette liberté doit se concilier avec :
- l’obligation de réserve,
- l’obligation de neutralité,
- le secret professionnel et la discrétion professionnelle,
- l’interdiction d’utiliser les moyens de l’administration à des fins électorales (art. L.52-8 Code électoral).
Tout manquement peut engager la responsabilité disciplinaire, voire pénale.
🗳️ Période de réserve : une tradition républicaine à ne pas négliger
Du 22 février au 22 mars 2026 s’ouvre la période dite de “réserve”.
Même si elle ne repose pas sur un texte statutaire formel, elle impose une stricte neutralité dans l’exercice des fonctions, notamment pour les chefs de service, Dasen, recteurs et personnels de direction.
L’objectif est clair : préserver l’impartialité du service public et éviter toute instrumentalisation institutionnelle pendant la campagne.
🎯 Pourquoi c’est stratégique pour les DRH ?
Parce que les candidatures d’agents publics ne sont plus marginales.
Parce que les risques contentieux existent (refus d’absence, communication maladroite, utilisation de moyens publics).
Et parce que l’équilibre entre liberté politique et neutralité du service est un sujet RH sensible.
💬 Avis www.naudrh.com :
Ce texte rappelle utilement que la candidature d’un agent public n’est ni un problème, ni un privilège, mais une situation juridique encadrée. Pour les DRH, l’enjeu n’est pas politique : il est organisationnel et sécuritaire. Anticiper ces cas, c’est éviter les crispations et les contentieux en pleine période électorale.
Dispositions applicables aux agents publics candidats à une fonction publique élective _ Ministère de l'Éducation nationale
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Leprojet de loi de finances pour 2026 (PLF 2026)a étéadopté par l’Assemblée nationale, selon la procédure prévue à l’article 49, alinéa 3, de la Constitution. Pour autant, le texten’est pas encore entré en vigueur. LeConseil constitutionnel a été saisiet devra se prononcer sur la conformité de plusieurs dispositions. Ce n’est qu’à l’issue de cette décision, puis aprèsla promulgation par le Président de la République, que l’ensemble des mesures deviendront juridiquement opposables.
Pour les responsables des ressources humaines de la fonction publique territoriale, cette période intermédiaire est déterminante. Elle permet d’identifier les évolutions à venir, d’en mesurer les impacts potentiels et de préparer les ajustements nécessaires, tout en rappelant qu’aucune mise en œuvre opérationnelle ne peut intervenir avant la publication de la loi.
Parmi l’ensemble des dispositions du PLF 2026,trois mesures concernent directement les agents publicset appellent une attention particulière des employeurs territoriaux : le maintien d’un prélèvement plafonné sur les recettes du CNFPT, la pérennisation de la rupture conventionnelle dans la fonction publique et l’extension du congé de maternité pathologique.
Article 135 – Maintien d’un prélèvement plafonné sur les recettes du CNFPT
Impacts opérationnels possibles pour les collectivités territoriales
Au-delà de son affichage budgétaire, cette mesure est susceptible d’avoir desconséquences concrètes sur la gestion RH locale. Une réduction durable des ressources du CNFPT pourrait se traduire par unediminution ou une reprogrammation de certaines actions de formation, un allongement des délais d’accès aux formations prioritaires et une sélectivité accrue des dispositifs financés. Les collectivités pourraient être conduites à procéder à desarbitrages locaux, en renforçant leurs plans de formation internes ou en recourant davantage à desprestataires de formation externes, avec un impact financier direct sur leurs budgets. Pour les DRH territoriaux, l’enjeu consistera à anticiper ces évolutions, à hiérarchiser les besoins en compétences et à sécuriser la continuité des parcours de professionnalisation des agents.
L’article 135 du PLF 2026 confirme lemaintien d’un prélèvement sur les recettes du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), par le biais d’un plafonnement de la cotisation obligatoire versée par les collectivités territoriales.
La cotisation est plafonnée à396 980 060 euros. Or, le produit attendu de cette cotisation pour l’année 2026 est estimé àenviron 413 018 054 euros. La différence, soitprès de 16 millions d’euros, serait reversée au budget de l’État.
Cette donnée doit être analysée à la lumière des exercices précédents. En intégrant le budget consacré à la formation des sapeurs-pompiers,la cotisation acquittée par les collectivités en 2025 atteignait environ 440 millions d’euros. Rapportée à ce niveau, la ponction opérée par le plafonnement représenteraitprès de 40 millions d’euros.
Pour les responsables RH territoriaux, l’enjeu est loin d’être neutre. Le CNFPT joue un rôle central dans laformation initiale et continue des agents, l’accompagnement des parcours professionnels et la professionnalisation des métiers territoriaux. Toute contraction de ses ressources, même indirecte, est susceptible d’entraîner unetension accrue sur l’offre de formation, une priorisation plus stricte des actions financées et, à terme, un report de charge sur les employeurs territoriaux.
Dans un contexte marqué par des transformations profondes des métiers, un vieillissement des effectifs et des difficultés de recrutement persistantes, cette mesure budgétaire interroge la cohérence globale entre les ambitions affichées en matière de développement des compétences et les moyens effectivement alloués pour les atteindre.
Article 173 – Pérennisation de la rupture conventionnelle dans la fonction publique
L’article 173 constitue une évolution structurante enpérennisant la rupture conventionnelledans les trois versants de la fonction publique et en l’inscrivant durablement dans lecode général de la fonction publique (CGFP).
Jusqu’à présent, la rupture conventionnelle relevait d’un dispositif expérimental issu de la loi du 6 août 2019 de transformation de la fonction publique. Le PLF 2026 met fin à cette logique transitoire et fait de ce mode de cessation des fonctions unoutil de droit commun, aux côtés des autres cas de sortie définitive de la fonction publique.
La rupture conventionnelle repose sur unaccord commun entre l’administration et l’agent, formalisé par une convention qui fixe notamment le montant de l’indemnité spécifique. Cette indemnité demeure strictement encadrée par des planchers et des plafonds, déterminés par décret, en fonction de l’ancienneté de l’agent et de la rémunération perçue.
Cadre juridique et garanties applicables
Le législateur encadre précisément les conditions de recours à la rupture conventionnelle afin d’en sécuriser l’usage et d’en prévenir les détournements.
Le dispositif ne s’applique pas auxfonctionnaires stagiaires, aux agents ayant atteint l’âge d’ouverture du droit à pension à taux plein, ni aux fonctionnaires détachés en qualité d’agent contractuel. Ces exclusions traduisent la volonté de réserver la rupture conventionnelle aux situations de mobilité ou de reconversion professionnelle effectives.
Sur le plan procédural, l’agent bénéficie de garanties renforcées. Il peut se faire assister, tout au long de la procédure, par unconseiller désigné par une organisation syndicalede son choix, afin de sécuriser son consentement et de rééquilibrer la relation avec l’employeur public.
Le texte instaure également unmécanisme de remboursement de l’indemnité spécifiqueen cas de retour dans la fonction publique. Lorsqu’un agent ayant conclu une rupture conventionnelle est recruté, dans un délai de six ans, par un employeur relevant du même versant, il est tenu de rembourser les sommes perçues dans les deux ans suivant son recrutement. Cette règle vise à limiter les effets d’aubaine et à préserver la cohérence financière du dispositif.
Enfin, l’article 173 consacre explicitement la possibilité, pour lesagents contractuels recrutés en CDI, de bénéficier d’une rupture conventionnelle. Cette clarification est particulièrement importante pour les collectivités territoriales, dans un contexte de recours croissant à l’emploi contractuel.
Pour les employeurs territoriaux, la pérennisation de la rupture conventionnelle constitue à la fois unoutil de gestion des parcours professionnelset unlevier de régulation des effectifs. Elle suppose toutefois l’élaboration d’une doctrine RH claire, un encadrement juridique rigoureux et une articulation maîtrisée avec les autres modes de cessation des fonctions.
Article 174 – Extension du congé de maternité pathologique et impacts managériaux
L’article 174 du PLF 2026 procède à uneextension explicite du congé de maternité pathologiqueau bénéfice des agentes publiques.
Le code général de la fonction publique est modifié afin de prévoir que, lorsqu’un état pathologique résultant de la grossesse est attesté par un certificat médical, le congé de maternité estaugmenté de la durée de cet état pathologique, dans la limite detrois semaines avant la date présumée de l’accouchementet dequatre semaines après la naissance.
Cette évolution rapproche le régime applicable aux agentes publiques de celui en vigueur dans le secteur privé. Elle s’inscrit dans une logique d’égalité professionnelle, deprotection de la santé des agenteset de sécurisation juridique des pratiques. Elle permet également de lever des incertitudes fréquemment rencontrées sur le terrain quant au décompte et à l’articulation de ces périodes de congé.
Le texte précise que ces dispositions sont applicables aux agents des administrations parisiennes et fixe uneentrée en vigueur au 1er mars 2026. Les services RH devront donc anticiper l’adaptation de leurs procédures de gestion des congés, de leurs outils de suivi des absences et de l’information des agentes concernées. Cette évolution implique également une attention accrue portée auxenjeux managériaux et organisationnels, notamment en matière de continuité du service public, d’anticipation des remplacements temporaires et de dialogue avec les encadrants de proximité, afin de concilier protection de la santé des agentes et exigences de fonctionnement des services.
Enjeux, points de vigilance et perspectives pour les DRH territoriaux
Pris dans leur ensemble, les choix opérés par le PLF 2026 traduisent une orientation contrastée en matière de ressources humaines publiques. D’un côté, le texte consolide certains droits individuels des agents, notamment par la pérennisation de la rupture conventionnelle et l’extension du congé de maternité pathologique. De l’autre, il opère des arbitrages budgétaires susceptibles d’affecter indirectement la politique de formation et de développement des compétences, via le plafonnement des ressources du CNFPT.
Dans l’attente de la décision du Conseil constitutionnel et de la promulgation de la loi, les responsables RH territoriaux ont tout intérêt àmener des analyses d’impact, à sécuriser leurs doctrines internes et à préparer les ajustements nécessaires, sans engager prématurément de mesures opérationnelles.
Cette séquence législative illustre, une fois encore, la place centrale de la fonction RH territoriale, située au croisement du droit, de la stratégie budgétaire et de l’accompagnement humain des agents, dans un contexte de contraintes financières accrues et d’attentes sociales particulièrement fortes. Elle invite également les DRH à unevigilance accrue dans les mois à venir, tant sur lestextes d’application attendusque sur lesévolutions jurisprudentielles susceptibles de préciser l’interprétation de ces nouvelles dispositions, confirmant ainsi leur rôle stratégique d’anticipation, de sécurisation et de conseil au sein des collectivités territoriales.
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La dernière publication de l’Insee révèle une évolution structurante de l’emploi public. Derrière une hausse globale modérée des effectifs, les dynamiques statutaires, démographiques et catégorielles redessinent en profondeur le visage de la fonction publique.
Au 31 décembre 2024, la fonction publique emploie 5,9 millions d’agents, soit +0,6 % en un an, une progression plus faible qu’en 2023 (+1,1 %). La hausse concerne les trois versants, mais à des rythmes différenciés : +0,8 % pour l’État, +0,3 % pour la territoriale et +0,5 % pour l’hospitalière .
La réalité la plus marquante tient à la structure des emplois. Le nombre de fonctionnaires est quasi stable (-0,1 %), tandis que les contractuels poursuivent leur progression (+2,6 % après +4,9 % en 2023) . Désormais, près d’un agent public sur quatre est contractuel (24 %), et plus d’un sur quatre dans la fonction publique territoriale .
Autre tournant majeur : pour la première fois, les effectifs de catégorie A (38 %) dépassent ceux de catégorie C (37 %) . Cette montée en qualification s’accompagne d’un recul des emplois d’exécution et d’une transformation des métiers publics.
La féminisation se poursuit : les femmes représentent 64 % des agents publics en 2024, contre 59 % vingt ans plus tôt. Elles constituent 84 % des agents à temps partiel, confirmant des enjeux persistants en matière d’égalité professionnelle.
Enfin, le vieillissement s’accentue. Près de quatre agents sur dix ont 50 ans ou plus, une évolution renforcée par la réforme des retraites entrée en vigueur en 2023. Les entrées diminuent tandis que les sorties augmentent, réduisant le solde positif des effectifs .
🔎 Ce que cela signifie pour les DRH publics Nous assistons à une mutation structurelle : contractualisation accrue, montée en expertise, vieillissement des équipes, tensions potentielles sur l’attractivité et la transmission des compétences. La gestion prévisionnelle des emplois et des compétences (GPEC), la fidélisation et la sécurisation des parcours deviennent stratégiques, notamment dans la FPT où la part de contractuels progresse fortement.
💬 Aviswww.naudrh.Com Ces chiffres traduisent une transformation silencieuse mais décisive. Si la contractualisation peut apporter souplesse et réactivité, elle impose aussi une vigilance accrue sur la sécurisation juridique, la fidélisation et la cohérence managériale. Pour les DRH territoriaux, l’enjeu n’est plus de gérer l’effectif, mais d’orchestrer un équilibre durable entre statut, compétences et attractivité.
Le recrutement de contractuels soutient de nouveau la hausse de l’emploi dans la fonction publique - Février 2026
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La Fonction Publique Territoriale entre dans une période charnière qui va profondément transformer le quotidien des employeurs publics et des services RH.
👉 Dans cette vidéo,www.naudrh.compartage une lecture claire et opérationnelle des enjeux RH 2026-2027 : – ce qui va réellement changer pour les collectivités, – les risques à anticiper pour sécuriser vos pratiques, – les leviers d’action concrets pour ne pas subir les réformes à venir.
L’objectif n’est pas d’alarmer, mais de donner des repères, de la méthode et une vision stratégique à celles et ceux qui pilotent les ressources humaines au quotidien.
💬 Aviswww.naudrh.com 2026 sera moins une année de réforme spectaculaire qu’une année de vérité RH. Ceux qui auront anticipé s’en sortiront renforcés ; les autres subiront. Cette vidéo va clairement dans le bon sens : aider à reprendre la main.
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La suspension de la réforme des retraites jusqu’au 1er janvier 2028 n’est pas neutre. Elle modifie, parfois subtilement mais réellement, les règles de départ pour plusieurs générations. Le tableau publié par Les Échos permet d’y voir clair.
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👉 L’idée clé : le calendrier de relèvement de l’âge légal et du nombre de trimestres est ralenti, avec des effets différenciés selon l’année de naissance.
Ce qu’il faut retenir 👇
-Pour les générations 1961 à 1963, aucun changement : âge légal et durée d’assurance restent identiques.
-À partir de la génération 1964, la suspension permet des gains concrets : .un âge légal de départ abaissé de 3 à 6 mois selon les cas, .un nombre de trimestres requis réduit (jusqu’à –2 trimestres).
-Les générations 1965 à 1968 bénéficient d’un lissage de la montée en charge de la réforme de 2023, sans retour complet à l’ancien système.
-Pour les personnes nées à partir de 1969, le cap des 64 ans et 172 trimestres demeure inchangé.
🎯 En pratique RH : Cette suspension introduit une complexité supplémentaire dans l’accompagnement des agents, la projection des départs à la retraite et la sécurisation des simulations individuelles. Une lecture fine par génération devient indispensable pour éviter les erreurs d’information… et les tensions sociales.
💬 Aviswww.naudrh.com Cette suspension ressemble davantage à un temps politique qu’à une véritable clarification du système. Pour les employeurs publics, elle accroît l’incertitude et renforce un besoin crucial : disposer d’une information fiable, actualisée et pédagogiquement maîtrisée pour sécuriser les décisions RH.
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avec les podcasts techniques RH FPT proposés par Naudrh.com
(Merci à la Gazette des Communes qui a fait référence à nos podcasts techniques dans un article du 26 juillet 2022)
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Dans le cadre des débats parlementaires relatifs au projet de loi de finances pour 2026, une mesure particulièrement sensible pour les employeurs et les agents publics avait été envisagée : le passage du jour de carence en cas d’arrêt maladie de un à trois jours non rémunérés dans la fonction publique. Cette disposition, inscrite dans la version initiale du budget, poursuivait un double objectif affiché d’alignement avec le secteur privé et de maîtrise de la dépense publique. Elle devait permettre, selon les estimations conjointes de l’Inspection générale des finances et de l’Inspection générale des affaires sociales, de dégager près de 900 millions d’euros d’économies sur une année.
Toutefois, lors de l’adoption définitive du budget 2026, le mardi 27 janvier 2026, les députés ont finalement supprimé cette mesure. Ce retrait marque un infléchissement notable de la trajectoire initialement portée par le gouvernement et intervient dans un contexte où le régime de rémunération des congés maladie avait déjà été significativement durci quelques mois auparavant.
Un cadre réglementaire déjà moins favorable depuis le 1er mars 2025
Cette évolution constitue le socle réglementaire à partir duquel la proposition d’un passage à trois jours de carence a été perçue par de nombreux acteurs comme excessive, voire déséquilibrée, au regard des efforts déjà demandés aux agents publics.
Depuis le 1er mars 2025, les règles applicables aux congés de maladie ordinaire dans la fonction publique ont en effet évolué de manière substantielle. Les agents publics ne sont plus rémunérés à hauteur de 100 % de leur traitement pendant les trois premiers mois d’arrêt, mais à hauteur de 90 %. Cette réforme, relativement peu visible dans le débat public, a pourtant des conséquences financières immédiates pour les agents, en particulier pour ceux dont les niveaux de rémunération sont les plus modestes.
Dans ce contexte, la perspective d’un allongement du délai de carence à trois jours non rémunérés a été largement perçue comme une double pénalisation. Elle aurait conduit à une perte de rémunération dès le début de l’arrêt maladie, cumulée à une indemnisation dégradée sur les mois suivants. Pour les directions des ressources humaines territoriales, cette superposition de dispositifs soulevait de réelles interrogations en matière de soutenabilité sociale, d’équité de traitement et de gestion des situations individuelles.
Des objectifs budgétaires et comportementaux discutables
Plusieurs travaux et rapports antérieurs ont déjà mis en évidence les limites des dispositifs de carence comme outil de lutte contre l’absentéisme. Les analyses conduites tant dans le secteur public que dans le secteur privé soulignent que ces mécanismes produisent avant tout des effets financiers immédiats, sans impact durable démontré sur la fréquence globale des arrêts maladie, et avec des risques accrus de reports d’arrêts ou de dégradation de l’état de santé des agents concernés.
La mesure envisagée reposait avant tout sur un objectif financier clairement assumé. Les travaux des inspections générales faisaient reposer l’essentiel des économies attendues sur une diminution mécanique de la dépense publique, sans démontrer de lien direct avec une amélioration durable de l’état de santé des agents ou avec une réduction structurelle de l’absentéisme.
Par ailleurs, l’allongement du délai de carence était présenté comme un outil de responsabilisation des agents et de lutte contre les arrêts de courte durée. Cet argument, régulièrement mobilisé dans le débat public, repose sur l’idée selon laquelle la perte de rémunération exercerait un effet dissuasif. Cette approche strictement incitative par la contrainte financière demeure toutefois largement discutée dans les milieux RH et médicaux, notamment en raison de ses effets potentiellement contre-productifs sur la prévention et la santé au travail.
Un alignement avec le secteur privé largement illusoire
Présenté comme un simple alignement avec le droit commun du secteur privé, le passage à trois jours de carence reposait en réalité sur une comparaison trompeuse. S’il est exact que le délai de carence légal est fixé à trois jours dans le secteur privé, cette affirmation occulte le fait que la grande majorité des salariés bénéficient d’une couverture conventionnelle ou d’accords d’entreprise neutralisant tout ou partie de cette perte de rémunération dès les premiers jours d’arrêt maladie.
En pratique, près de 70 % des salariés du secteur privé bénéficient de dispositifs conventionnels ou d’accords d’entreprise qui compensent totalement ou partiellement la perte de rémunération dès les premiers jours d’arrêt maladie. Dans de nombreux cas, cette prise en charge intervient dès le premier jour d’absence, rendant le délai de carence théorique largement inopérant.
À l’inverse, dans la fonction publique territoriale, aucune compensation automatique du jour de carence n’existe. Les employeurs publics sont juridiquement contraints dans leur capacité à compléter la rémunération et disposent de marges de négociation collective beaucoup plus limitées. L’alignement invoqué aurait donc conduit, en réalité, à un déséquilibre social supplémentaire au détriment des agents publics.
Des effets sociaux inégalitaires et des risques pour la santé au travail
Les analyses et études disponibles montrent que les dispositifs de jours de carence produisent des effets très différenciés selon les profils d’agents. Les impacts sont particulièrement marqués pour les agents de catégorie C, pour les agents les plus jeunes et pour ceux exerçant des métiers pénibles ou exposés, notamment dans les secteurs de l’aide à domicile, de la propreté, de la voirie ou du champ social et médico-social.
Pour ces agents, la perte de plusieurs jours de salaire représente un coût proportionnellement bien plus élevé que pour les cadres. Elle peut conduire à retarder une consultation médicale, à reprendre le travail en étant malade ou à aggraver, à moyen terme, des situations de santé fragiles. D’un point de vue strictement RH et de prévention des risques professionnels, ces effets apparaissent clairement contre-productifs.
Les conséquences opérationnelles pour les collectivités territoriales
Pour les collectivités territoriales et leurs directions des ressources humaines, le passage à trois jours de carence aurait généré des difficultés opérationnelles importantes. Il aurait accentué les tensions dans le dialogue social, dans un contexte déjà sensible marqué par les enjeux de qualité de vie au travail, d’attractivité des métiers publics et de fidélisation des agents. Il aurait également complexifié la gestion des situations individuelles, notamment pour les agents précaires ou confrontés à des problématiques médicales lourdes, tout en faisant peser un risque réel de dégradation du climat social et de sentiment d’injustice.
La suppression de la mesure permet d’éviter un choc social supplémentaire, mais elle ne met pas un terme au débat récurrent sur la maîtrise de l’absentéisme et de son coût pour les finances publiques.
Repenser les leviers RH au-delà d’une logique punitive
L’abandon du passage à trois jours de carence invite à repenser les politiques RH territoriales autrement que par la seule contrainte financière. Les marges de manœuvre existent et reposent sur des leviers structurels plus durables, tels que le renforcement de la prévention des risques professionnels, l’amélioration des conditions de travail, le développement d’un management de proximité fondé sur l’écoute et la reconnaissance, ainsi que l’accompagnement individualisé des situations d’absentéisme récurrent.
Ces approches, moins immédiatement budgétaires, produisent en revanche des effets durables sur la santé des agents, sur la continuité du service public et sur la qualité du climat social au sein des collectivités.
Conclusion
La suppression du passage de un à trois jours de carence dans le budget 2026 constitue un signal politique fort face à une mesure largement perçue comme socialement injuste et juridiquement fragile. Dans un contexte où les agents publics supportent déjà une baisse de leur indemnisation maladie depuis mars 2025, cette décision apparaît comme un choix d’apaisement et de cohérence sociale.
Pour autant, la question de l’absentéisme et de son coût demeure pleinement posée. Elle appelle des réponses RH globales et équilibrées, fondées sur la prévention, le dialogue social et la qualité du management, plutôt que sur des mécanismes punitifs dont les effets inégalitaires risquent, à terme, de fragiliser davantage les collectifs de travail et le service public local.
À l’horizon 2026-2027, les attentes des employeurs territoriaux comme des agents se tournent désormais vers des réformes RH plus structurelles, articulant soutenabilité financière, attractivité de la fonction publique et amélioration concrète des conditions de travail. Le dialogue social territorial, appelé à se renouveler dans un contexte de fortes tensions sur les ressources humaines, devrait jouer un rôle central dans la construction de solutions durables, adaptées aux réalités des collectivités et aux enjeux de santé au travail.
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L'année 2025 se caractérise par plusieurs évolutions réglementaires relatives au financement de l'apprentissage dont les mesures liées à l'abaissement du seuil d'exonération des cotisations dont bénéficient les apprentis, à la participation obligatoire des employeurs à la prise en charge des contrats d'apprentissage visant une certification de niveaux 6 et 7, et l'aide aux employeurs d'apprentis. La politique de l'apprentissage est une des priorités du gouvernement depuis la loi n° 2018-771 du 5 septembre 2018 pour la liberté de choisir son avenir professionnel en raison de ses effets positifs sur l'insertion professionnelle des jeunes et le développement des compétences. Toutefois, avec l'essor de l'apprentissage et l'augmentation exponentielle du nombre de contrats d'apprentissage depuis 2018, le poids financier de cette politique sur les finances publiques s'est particulièrement accru ces dernières années rendant le système insoutenable financièrement. C'est pourquoi plusieurs séries de mesures sont entrées en vigueur depuis le début de l'année 2025. Certaines de ces mesures ont pu avoir un impact sur la rémunération des apprentis et sur les dispositifs incitatifs en faveur des employeurs. La baisse des salaires nets des apprentis fait suite à la mesure votée par la représentation nationale dans le cadre des travaux relatifs à la Loi de financement de la sécurité sociale (LFSS) pour 2025.
En effet, en application de l'article 23 de la LFSS pour 2025, le seuil d'exonération des cotisations salariales est passé de 79 % à 50 % du SMIC pour tous les contrats d'apprentissage conclus depuis le 1er mars 2025. La situation des apprentis est particulière, car ils acquièrent des droits sociaux en matière de retraite et d'assurance chômage malgré les dispositifs d'exonération dont ils bénéficient. C'est la raison pour laquelle il a été décidé, dans le cadre des discussions parlementaires, d'augmenter leurs contributions sociales salariales tout en préservant les apprentis aux rémunérations les moins élevées. La participation obligatoire des employeurs a été mise en oeuvre le 1er juillet 2025 à la suite de l'adoption, dans le cadre du projet de loi de finances pour 2025, d'un amendement parlementaire. Ainsi, l'article 192 de la loi de finances pour 2025 prévoit une participation financière obligatoire des employeurs à la prise en charge des contrats d'apprentissage lorsque le diplôme ou titre à finalité professionnelle visé équivaut au moins au niveau 6 du cadre national des certifications professionnelles.
Le décret n° 2025-585 du 27 juin 2025 relatif à la prise en charge des actions de formation par apprentissage met ainsi en oeuvre la mesure votée par la représentation nationale. Enfin, le décret n° 2025-174 du 22 février 2025 module le montant de l'aide unique aux employeurs d'apprentis en fonction de la taille de l'entreprise, afin de garantir la pérennité du dispositif. Les entreprises de moins de 250 salariés bénéficient d'une aide de 5 000 euros, tandis que celles de 250 salariés et plus perçoivent une aide de 2 000 euros. Par ailleurs, lorsque l'apprenti est en situation de handicap, le montant de l'aide est majoré à 6 000 euros, quelle que soit la taille de l'entreprise. Ces montants restent significatifs et visent à maintenir un soutien renforcé aux structures de moins de 250 salariés qui accueillent aujourd'hui près de 80 % des apprentis.
L'ensemble de ces mesures a pour objectif de rendre le système de financement de l'apprentissage plus soutenable pour le budget de l'État. Pour autant, le Gouvernement reste pleinement engagé en faveur de cette politique publique essentielle pour le pays et entend continuer à soutenir les acteurs de l'apprentissage.
Daniel Gremillet Question écrite Mme la ministre auprès de la ministre du travail, de la santé, de la solidarité et des familles, chargée du travail et de l'emploi M. le ministre du travail et...
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Réintroduit dans la fonction publique à compter du 1er janvier 2018, le jour de carence consiste en la suppression de la rémunération du premier jour d’un congé de maladie ordinaire. Présentée comme un levier de responsabilisation des agents et de maîtrise de l’absentéisme, cette mesure continue de susciter de vifs débats, en particulier dans la fonction publique territoriale. Derrière un dispositif juridiquement uniforme se dessinent en réalité des effets très différenciés selon les profils d’agents. La question centrale est donc la suivante : le jour de carence présente-t-il un caractère inégalitaire au sein des agents publics territoriaux et, si tel est le cas, quelles interrogations majeures soulève-t-il à moyen et long terme pour les employeurs publics locaux ?
Un dispositif juridiquement uniforme mais socialement différencié
En théorie, le jour de carence repose sur un principe d’égalité de traitement entre les agents publics. En pratique, cette égalité juridique formelle se heurte toutefois à une inégalité réelle de situation, les effets de la mesure variant fortement selon les ressources économiques et les conditions de travail des agents.
Le jour de carence s’applique indistinctement à l’ensemble des agents publics territoriaux, quels que soient leur statut, leur cadre d’emplois ou leur niveau de rémunération. En apparence neutre, cette uniformité masque toutefois des effets sociaux profondément asymétriques. La perte d’une journée de traitement n’a pas la même portée selon que l’agent dispose d’un revenu élevé et d’une capacité d’épargne suffisante ou, à l’inverse, d’une rémunération modeste et fortement contrainte.
Les travaux statistiques fondés sur les données administratives de la Caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales et les analyses convergentes de la DARES mettent en évidence une baisse significative des congés pour maladie ordinaire à la suite de la réintroduction du jour de carence. Cette baisse n’est cependant pas homogène. Elle est nettement plus marquée chez les agents les plus jeunes, les moins qualifiés et les moins rémunérés, qui correspondent très majoritairement aux agents de catégorie C de la fonction publique territoriale.
Les agents de catégorie C : une exposition accrue à la contrainte financière
Pour un agent de catégorie C occupant un emploi à temps complet sur des fonctions d’exécution, la suppression d’une journée de rémunération peut se traduire concrètement par des arbitrages immédiats dans la vie quotidienne : retarder certaines dépenses contraintes, réduire des achats essentiels ou puiser ponctuellement dans une épargne souvent limitée. Cette réalité donne à la perte du premier jour de salaire une portée bien plus tangible que pour des agents disposant de marges financières plus importantes.
Pour les agents de catégorie C, la perte d’une journée de rémunération représente un coût relatif particulièrement élevé. À un niveau de traitement souvent proche du salaire minimum, une journée non rémunérée peut suffire à déséquilibrer un budget déjà fragile. Cet impact financier immédiat renforce fortement l’effet dissuasif du jour de carence sur la prise d’arrêts maladie de courte durée, y compris lorsque l’état de santé de l’agent le justifierait objectivement.
Cette situation conduit certains agents à différer, voire à renoncer, à un arrêt maladie de courte durée. Le jour de carence agit alors moins comme un outil de lutte contre l’absentéisme dit opportuniste que comme un mécanisme de contrainte économique pesant de manière disproportionnée sur les agents les plus fragiles sur le plan socio-professionnel.
Une inégalité indirecte face à la santé au travail
Le caractère inégalitaire du jour de carence ne repose pas sur une discrimination juridique explicite, mais sur une inégalité indirecte dans ses effets. En pratique, les agents les moins rémunérés supportent une charge proportionnellement bien plus importante que les agents appartenant aux catégories A ou B. Cette inégalité de fait interroge directement le principe d’égalité réelle d’accès à la protection de la santé au travail.
En décourageant la prise d’arrêts maladie de courte durée, le jour de carence favorise le phénomène de présentéisme, c’est-à-dire le fait de venir travailler en étant malade. Or, le présentéisme est désormais identifié comme un facteur de dégradation de la santé à moyen terme, d’aggravation de certaines pathologies et de risques accrus pour la qualité du service public, notamment dans les métiers territoriaux impliquant un contact direct avec les usagers.
Des effets différés à moyen et long terme pour les collectivités territoriales
À moyen et long terme, le caractère inégalitaire du jour de carence soulève plusieurs interrogations majeures pour les responsables des ressources humaines territoriales. Il existe tout d’abord un risque de report des arrêts maladie de courte durée vers des arrêts plus longs et plus coûteux pour la collectivité, lorsque la pathologie initiale s’aggrave faute de repos et de soins appropriés. À cela s’ajoute l’impact potentiel sur les parcours professionnels, en particulier pour les agents de catégorie C, plus exposés aux contraintes physiques et à la pénibilité du travail, et qui subissent également plus fortement la pression financière induite par le jour de carence. Cette combinaison est susceptible d’accentuer les inégalités de santé, l’usure professionnelle, les restrictions d’aptitude et, à terme, les départs anticipés.
La question de la prévention des risques professionnels constitue, quant à elle, un enjeu stratégique distinct. Le jour de carence interroge en effet la cohérence globale des politiques de prévention mises en œuvre par les collectivités territoriales. D’un côté, les employeurs sont incités à développer des démarches de prévention, de qualité de vie et de conditions de travail ainsi que de maintien dans l’emploi. De l’autre, le jour de carence peut envoyer un signal dissuasif quant à la reconnaissance et à la légitimité de la maladie ordinaire, en particulier pour les agents les plus modestes.
À moyen et long terme, le caractère inégalitaire du jour de carence soulève plusieurs interrogations majeures pour les responsables des ressources humaines territoriales. La première concerne le risque de reports d’arrêts courts vers des arrêts plus longs et plus coûteux pour la collectivité, lorsque la pathologie initiale s’aggrave faute de repos et de soins appropriés.
La seconde interrogation porte sur l’impact du dispositif sur les inégalités de parcours professionnels. Les agents de catégorie C, plus exposés aux contraintes physiques et à la pénibilité des conditions de travail, sont également ceux qui subissent le plus fortement la pression financière induite par le jour de carence. Cette combinaison peut accentuer les inégalités de santé et, à terme, peser sur l’usure professionnelle, les restrictions d’aptitude et les départs anticipés.
Enfin, la mesure interroge la cohérence globale des politiques de prévention des risques professionnels mises en œuvre par les collectivités territoriales. D’un côté, les employeurs sont incités à développer des démarches de prévention, de qualité de vie et de conditions de travail et de maintien dans l’emploi. De l’autre, le jour de carence peut envoyer un signal dissuasif quant à la légitimité de la maladie ordinaire, en particulier pour les agents les plus modestes.
Les leviers d’action des ressources humaines territoriales
Face à ces constats, les marges de manœuvre des employeurs territoriaux demeurent juridiquement limitées, le jour de carence relevant d’une règle nationale. Toutefois, les directions des ressources humaines disposent de leviers indirects. Le renforcement des politiques de prévention ciblées, l’amélioration des conditions de travail des agents de catégorie C et la mise en place de dispositifs de protection sociale complémentaire plus protecteurs peuvent contribuer à atténuer les effets inégalitaires du dispositif.
La qualité du dialogue social constitue également un enjeu central. La perception du jour de carence par les agents, et en particulier par leurs représentants, influe directement sur le climat social et le sentiment d’équité au sein des services. Une approche transparente, explicative et pédagogique demeure indispensable pour éviter que la mesure ne soit vécue comme une sanction déguisée ou une remise en cause de la légitimité de l’arrêt maladie.
Conclusion
Le jour de carence dans la fonction publique territoriale ne peut être analysé uniquement à l’aune de son efficacité globale sur la réduction des arrêts maladie. Les données disponibles montrent clairement que ses effets sont socialement différenciés et qu’il pèse plus lourdement sur les agents les plus jeunes, les moins qualifiés et les moins rémunérés, en particulier ceux relevant de la catégorie C. Ce caractère inégalitaire, bien que juridiquement indirect, soulève des interrogations importantes quant aux effets à moyen et long terme de la mesure, tant en matière de santé au travail que de gestion des ressources humaines et de qualité du service public.
Pour les responsables des ressources humaines territoriales, l’enjeu n’est donc pas seulement de constater ces effets, mais d’intégrer pleinement cette dimension dans une réflexion globale sur la prévention, l’équité interne et la soutenabilité des politiques de gestion de l’absentéisme.
Au-delà de la gestion locale, mon analyse invite plus largement à une réflexion nationale sur l’évaluation du jour de carence au regard de ses effets différenciés. La question d’une éventuelle réévaluation du dispositif, de ses modalités d’application ou de ses compensations indirectes pourrait ainsi s’inscrire dans une approche renouvelée, conciliant maîtrise des absences, protection de la santé des agents et exigence d’équité au sein de la fonction publique territoriale.
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Le 21 janvier 2026, la première séance plénière du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) a donné le ton de l’année à venir pour la fonction publique territoriale… et il est loin d’être anodin.
👉 Un message clair, unanime et politique a été adressé au Gouvernement.
⚠️ Ce qu’il faut retenir de cette plénière
🔹 Un vœu adopté à l’unanimité Le CSFPT, présidé par Philippe Laurent, s’est opposé fermement à l’amendement gouvernemental introduit dans le PLF 2026 visant à plafonner la cotisation de 0,9 % versée au Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT).
➡️ En jeu : près de 35 millions d’euros, soit 8 % du budget prévisionnel 2026, directement retranchés à la formation des agents territoriaux.
🔹 Une atteinte directe à la formation et au paritarisme Le CSFPT rappelle que cette cotisation est exclusivement dédiée à la formation professionnelle, à un moment où les besoins explosent : transitions écologique et numérique, attractivité des métiers, cohésion sociale et territoriale. Déposé sans concertation, cet amendement est perçu comme une atteinte au principe de libre administration des collectivités et au paritarisme.
🔹 Réformes réglementaires : des signaux contrastés ✔️ Avis favorable à l’allongement à 6 ans du détachement sur les emplois fonctionnels de direction, en cohérence avec la durée du mandat des élus (entrée en vigueur au 1er juillet 2026). ❌ Avis défavorable unanime à l’expérimentation des journées de travail de 12h en EHPAD, malgré des garanties ajoutées : le texte devra être revu en février.
🔹 Concours et données sociales au cœur des travaux Les échanges se poursuivent sur : -la modernisation des concours territoriaux (ATSEM, police municipale, filières sportives, patrimoine…), -l’analyse nationale du RSU 2023, outil stratégique pour le pilotage RH territorial.
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Le 13 janvier 2026, le ministre de la Fonction publique, David Amiel, a dévoilé les principaux chantiers qu’il entend engager en 2026. Parmi eux, la question des carrières et des rémunérations des agents publics occupe une place centrale. L’annonce de l’ouverture prochaine d’une concertation nationale sur ce sujet majeur était particulièrement attendue par les employeurs publics et, au premier chef, par les responsables des ressources humaines de la fonction publique territoriale.
Cette initiative intervient dans un contexte marqué par de fortes tensions sur l’attractivité de la fonction publique, des difficultés persistantes de recrutement et de fidélisation, ainsi qu’un sentiment largement partagé de décrochage entre l’évolution des rémunérations publiques et celles observées dans le secteur privé.
Un diagnostic largement partagé : l’érosion des carrières publiques
Dans de nombreuses collectivités territoriales, ce constat se traduit très concrètement par des situations désormais fréquentes : des postes administratifs ou techniques ouverts pendant plusieurs mois faute de candidats, des agents recrutés en début de carrière qui quittent la collectivité après quelques années pour rejoindre le secteur privé, ou encore des agents expérimentés qui constatent une progression salariale très limitée malgré l’élargissement de leurs responsabilités. Ces réalités du terrain illustrent de manière tangible l’impact de l’érosion des carrières sur l’attractivité et la fidélisation des agents publics.
Depuis plusieurs années, les grilles indiciaires ont subi une compression progressive. Les revalorisations successives du point d’indice, bien qu’indispensables pour préserver le pouvoir d’achat, n’ont pas permis de restaurer de véritables perspectives de carrière, notamment en début et en milieu de parcours professionnel. Cette situation est particulièrement sensible dans la fonction publique territoriale, où les employeurs sont confrontés à une concurrence accrue du secteur privé et à une mobilité croissante des agents.
Concrètement, cette érosion des carrières se traduit par des recrutements plus complexes sur certains métiers, un allongement des durées passées dans les mêmes échelons et une démotivation progressive liée à des déroulements de carrière perçus comme peu lisibles ou insuffisamment valorisants.
« Redonner de l’amplitude aux grilles indiciaires » : un objectif affiché
Concrètement, cette notion d’« amplitude » renvoie à plusieurs dimensions des parcours professionnels. Elle concerne d’abord les débuts de carrière, avec l’enjeu de rendre les premiers échelons plus attractifs afin de faciliter le recrutement des nouveaux agents. Elle interroge ensuite le milieu de carrière, souvent marqué par des progressions lentes et peu visibles, où l’absence de perspectives peut générer démotivation et mobilité subie. Enfin, elle touche la fin de carrière, avec la question de la reconnaissance de l’expérience acquise et de la valorisation des responsabilités exercées au fil des années.
Lors de son intervention devant le conseil commun de la fonction publique, le ministre a reconnu ce diagnostic et souligné la nécessité de « redonner de l’amplitude aux grilles indiciaires ». Derrière cette formule, se dessine l’ambition de repenser l’architecture des carrières afin de recréer des écarts significatifs entre les échelons, les grades et les catégories hiérarchiques.
L’enjeu dépasse de simples ajustements techniques. Il s’agit de redonner du sens aux parcours professionnels, de renforcer l’attractivité des débuts de carrière et de mieux reconnaître l’expérience et les compétences acquises au fil du temps, tout en préservant les équilibres statutaires propres à la fonction publique.
Une concertation annoncée, mais inscrite dans un calendrier long
David Amiel a précisé que la concertation sur les carrières et les rémunérations serait engagée en 2026, en associant les organisations syndicales représentatives et les employeurs publics des trois versants de la fonction publique. Cette démarche se veut globale et structurante, à rebours de mesures ponctuelles ou fragmentées.
Toutefois, le ministre a clairement exclu toute mise en œuvre avant l’élection présidentielle de 2027. Ce calendrier écarte de facto toute réforme opérationnelle à court terme et inscrit la réflexion dans un temps long, ce qui suscite à la fois des attentes fortes et une certaine prudence chez les acteurs du dialogue social.
Pour les responsables RH territoriaux, cette temporalité implique de poursuivre, dans l’intervalle, la gestion des tensions sur l’attractivité avec les leviers existants : politiques indemnitaires, stratégies de recrutement ciblées, actions en faveur de la qualité de vie et des conditions de travail, ou encore valorisation des parcours professionnels internes.
Le cadre institutionnel : le conseil commun de la fonction publique
Les annonces ministérielles ont été formulées lors d’une séance du conseil commun de la fonction publique, instance centrale du dialogue social réunissant l’État, les employeurs territoriaux et hospitaliers, ainsi que les organisations syndicales. Cette séance était notamment consacrée à l’examen de plusieurs projets de textes, dont le projet de loi de sécurisation du droit de la fonction publique.
Le choix de ce cadre institutionnel n’est pas anodin. Il traduit la volonté du gouvernement d’inscrire la réflexion sur les carrières et les rémunérations dans une approche transversale des trois versants de la fonction publique, tout en réaffirmant le rôle structurant du dialogue social dans la préparation des réformes à venir.
Les réactions des partenaires sociaux : attentes fortes et réserves exprimées
Si partenaires sociaux et employeurs partagent le constat d’un affaiblissement des carrières publiques et la nécessité d’une réforme structurelle, leurs positions divergent toutefois sur le rythme, les priorités et surtout les conditions financières de mise en œuvre des évolutions annoncées.
Les premières réactions des organisations syndicales font apparaître un mélange d’intérêt, de prudence et de scepticisme. Si plusieurs syndicats saluent le retour du sujet des carrières et des rémunérations au cœur de l’agenda gouvernemental, beaucoup regrettent l’absence de mesures immédiates et concrètes. L’annonce d’une concertation sans perspective de mise en œuvre rapide alimente la crainte d’un nouveau cycle de discussions sans effets tangibles pour les agents.
Du côté des employeurs territoriaux, les réactions sont plus nuancées. Les associations d’élus et de dirigeants territoriaux reconnaissent la nécessité de redonner de la lisibilité et de l’attractivité aux carrières publiques. Elles alertent toutefois sur les contraintes budgétaires très fortes qui pèsent sur les collectivités locales. La question du financement d’une réforme des grilles indiciaires demeure centrale, dans un contexte de maîtrise des dépenses publiques et de tensions persistantes sur les finances locales.
Enjeux et perspectives spécifiques pour la fonction publique territoriale
Pour la fonction publique territoriale, les enjeux liés à cette future concertation sont particulièrement élevés. Les collectivités sont en première ligne face à la diversité des métiers, à la concurrence accrue du secteur privé et à l’évolution des attentes des agents en matière de reconnaissance et de parcours professionnels.
Une réforme ambitieuse des carrières et des rémunérations pourrait constituer un levier structurant pour sécuriser les recrutements, renforcer la fidélisation et redonner de la cohérence aux trajectoires professionnelles. Encore faudra-t-il que cette réforme tienne compte de la réalité des employeurs locaux, de leur autonomie de gestion et de leurs capacités financières.
Conclusion - Entre espoir de réforme, vigilance opérationnelle et rôle stratégique des DRH territoriaux
Les annonces de David Amiel marquent une reconnaissance politique claire des difficultés structurelles que traverse la fonction publique en matière de carrières et de rémunérations. La perspective de redonner de l’amplitude aux grilles indiciaires constitue un signal important pour les agents comme pour les employeurs publics.
Pour autant, l’absence de mise en œuvre avant 2027 invite à la prudence. Pour les responsables des ressources humaines de la fonction publique territoriale, l’enjeu est désormais triple : répondre, au quotidien, aux difficultés d’attractivité et de fidélisation ; anticiper les impacts organisationnels et budgétaires des évolutions possibles ; et se positionner comme des acteurs stratégiques de la future concertation nationale. Par leur expertise statutaire, leur connaissance fine des réalités de terrain et leur rôle d’interface entre élus, agents et partenaires sociaux, les DRH territoriaux seront appelés à contribuer activement à la construction de carrières publiques plus lisibles, plus attractives et plus soutenables à long terme.
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👉 Peut-on encore parler d’attractivité de la fonction publique sans parler salaires ?
Les organisations syndicales viennent d’alerter le Gouvernement sur une réalité que les employeurs publics constatent chaque jour : 📉 la rémunération des agents publics se dégrade, malgré leur engagement constant au service de l’intérêt général.
❌ Pas de revalorisation du point d’indice dans le PLF 2026 ❌ Des grilles indiciaires qui n’évoluent plus ❌ Des agents de catégories C et B dont le traitement passe sous le SMIC ❌ Une perte de pouvoir d’achat durable et des mesures vécues comme punitives
👉 Le message est clair : sans reconnaissance salariale, il n’y aura ni attractivité, ni fidélisation, ni renouvellement des compétences dans la fonction publique.
Pour les responsables RH et les élus locaux, cette situation pose une question centrale : comment continuer à faire tenir le service public avec des carrières durablement dévalorisées ?
Le débat sur les rémunérations n’est plus idéologique, il est désormais opérationnel et stratégique.
💬 Aviswww.naudrh.com Ce courrier syndical met le doigt sur un angle mort majeur des politiques publiques actuelles : on exige toujours plus de professionnalisme, d’adaptabilité et de responsabilité des agents, tout en envoyant des signaux financiers négatifs. À moyen terme, c’est la continuité et la qualité même du service public qui sont en jeu.
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Voici les enseignements clés que tout DRH territorial doit avoir en tête.
📊 Une FPT massivement féminisée… mais inégalement structurée
Les femmes représentent 61 % des effectifs permanents.
Ce taux grimpe à 89 % dans les CCAS et reste élevé dans les départements (65 %).
Mais cette féminisation cache des déséquilibres structurels :
-Les femmes sont moins souvent titulaires (78 % contre 83 % des hommes).
-Elles sont surreprésentées parmi les contractuels et les emplois non permanents.
-90 % des agents à temps partiel sont des femmes.
-18 % des femmes occupent un poste à temps non complet (contre 5 % des hommes).
👉 La précarité statutaire et le temps de travail restent des marqueurs puissants d’inégalités.
🏛️ Des catégories supérieures plus féminisées… mais un plafond de verre persistant
Les femmes sont majoritaires en catégories A (70 %) et B (63 %).
La progression est nette depuis 2017.
Pourtant :
-Elles n’occupent que 45 % des emplois fonctionnels.
-Dans les départements, seules 10 % des DGS sont des femmes alors qu’elles représentent 65 % des effectifs.
-Le poste de DGST reste très masculin (24 % de femmes).
👉 La féminisation des effectifs ne garantit pas l’accès aux postes stratégiques.
💶 Rémunération : un écart persistant de 6,7 %
Malgré un calcul en équivalent temps plein rémunéré (ETPR), les femmes perçoivent en moyenne 6,7 % de moins que les hommes.
Les écarts sont particulièrement marqués :
-En catégorie A (notamment en filière médico-sociale et administrative).
-Sur la part indemnitaire (18 % pour les femmes contre 21 % pour les hommes).
-Sur les heures supplémentaires, très majoritairement perçues par des hommes.
👉 L’inégalité ne tient pas uniquement au temps partiel : elle est aussi liée à la structuration des carrières et aux régimes indemnitaires.
📈 Des signaux encourageants
-Promotions internes globalement équilibrées.
-Taux d’accès à la formation similaires.
-52 % des jurys de concours présidés par des femmes.
-Parmi les 10 plus hautes rémunérations, les femmes sont moins nombreuses mais mieux rémunérées en moyenne.
🎯 Ce que cela implique pour les DRH territoriaux
L’Index égalité professionnelle, désormais obligatoire pour les collectivités concernées, n’est pas un simple indicateur : c’est un levier stratégique.
L’enjeu n’est plus seulement statistique.
Il est managérial, budgétaire et organisationnel :
-Réinterroger les parcours vers les emplois fonctionnels.
-Objectiver les écarts indemnitaires.
-Sécuriser les politiques de temps de travail.
-Anticiper l’impact du vieillissement des effectifs féminins.
L’égalité professionnelle dans la FPT progresse, mais elle reste fragile et structurellement marquée par des logiques historiques.
Avis www.naudrh.com :
Cette étude confirme ce que l’on observe sur le terrain depuis plusieurs années. La FPT est féminisée, mais pas encore pleinement égalitaire. Le vrai défi des prochaines années sera d’agir sur les mécanismes fins (régime indemnitaire, accès aux postes stratégiques, organisation du temps de travail) plutôt que de se satisfaire des moyennes globales.
Étude nationale sur l’égalité professionnelle dans la Fonction Publique Territoriale au 31 décembre 2023 (Observatoire emploi-RH, janvier 2026)
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Cette infographie analyse les conséquences de la réintroduction du jour de carence en 2018 sur les absences pour maladie des agents de la fonction publique territoriale. Les auteurs démontrent que cette mesure a provoqué une baisse significative des arrêts courts, entraînant une réduction de 11 % de la fréquence des congés et des économies budgétaires annuelles estimées à 86 millions d'euros. Toutefois, les données révèlent un impact profondément inégalitaire, touchant prioritairement les agents les plus jeunes, les moins qualifiés et les plus modestes. Bien que l'efficacité comptable immédiate soit avérée, le rapport souligne que ces résultats ne tiennent pas compte des effets indirects sur la santé à long terme ou de la dégradation potentielle des conditions de travail. En conclusion, l'étude invite à une réflexion sur la protection sociale des agents face aux futures réformes de l'indemnisation maladie.
Quels effets du jour de carence sur les absences maladie des agents publics territoriaux en 2018-2019 ?
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Dès le début de l’année 2026, une grande majorité de travailleurs français, qu’ils soient salariés du secteur privé ou agents publics, constateront une diminution sensible de leur salaire net mensuel, sans changement de leur quotité de travail ni évolution de leur situation professionnelle. Cette baisse ne résulte pas d’une décision unique clairement identifiable, mais de la combinaison de plusieurs mécanismes automatiques qui produisent un effet cumulatif. L’augmentation du coût des complémentaires santé, la remontée du taux de prélèvement à la source et la hausse continue des tarifs des transports publics constituent ainsi une triple pression directe sur le revenu disponible.
Pour les employeurs territoriaux et les directions des ressources humaines, cette évolution représente un enjeu majeur. Elle affecte non seulement le pouvoir d’achat réel des agents, mais aussi le climat social, l’attractivité des métiers publics et la crédibilité des politiques de rémunération.
La hausse durable du coût des complémentaires santé
Cette hausse n’affecte toutefois pas les agents de manière uniforme : les agents titulaires, souvent couverts par des contrats collectifs plus stabilisés, peuvent voir leur reste à charge évoluer différemment des agents contractuels, lesquels supportent plus directement les variations tarifaires et les choix de couverture individuelle.
Les organismes de complémentaire santé ont d’ores et déjà annoncé pour 2026 des revalorisations tarifaires significatives. Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement structurel alimenté par l’augmentation des dépenses de soins, le vieillissement de la population, le développement de techniques médicales de plus en plus coûteuses et le transfert progressif de charges de l’assurance maladie obligatoire vers les complémentaires.
Dans la fonction publique territoriale, la généralisation et la montée en charge de la protection sociale complémentaire renforcent la visibilité de ces hausses. Même lorsque l’employeur participe financièrement, la part restant à la charge de l’agent augmente mécaniquement. Cette évolution se traduit très concrètement par une diminution du salaire net figurant sur la fiche de paie, sans revalorisation parallèle du traitement brut. Pour de nombreux agents, il s’agit d’une perte immédiate de revenu disponible, ressentie comme subie et difficilement compressible.
La remontée automatique du prélèvement à la source
Le prélèvement à la source est un mécanisme évolutif, ajusté automatiquement en fonction des revenus et de la situation fiscale déclarés l’année précédente. Une partie importante des contribuables avait toutefois bénéficié en 2024 et 2025 de dispositifs temporaires, tels que des crédits ou réductions d’impôt, des taux individualisés plus favorables ou encore des effets de lissage liés à des variations de revenus. À compter de 2026, ces mécanismes correcteurs s’atténuent ou disparaissent, entraînant une remontée du taux de prélèvement appliqué chaque mois.
Pour les agents et les salariés, cette évolution est souvent difficile à anticiper et à comprendre. Elle ne correspond pas nécessairement à une hausse de la pression fiscale globale, mais à un ajustement automatique du taux à la situation réelle du foyer fiscal. Le résultat est pourtant immédiat et très concret : à rémunération brute inchangée, le montant net perçu diminue, renforçant le sentiment d’une érosion continue et silencieuse du pouvoir d’achat.
L’alourdissement progressif des frais de transport
Parallèlement, les tarifs des transports publics poursuivent leur augmentation dans de nombreux territoires. La hausse des coûts de l’énergie, les investissements nécessaires à la modernisation des réseaux et les contraintes financières pesant sur les autorités organisatrices expliquent largement cette tendance.
Même si l’employeur prend en charge une part du coût des abonnements de transport, le reste à charge supporté par les agents progresse. À cette dépense s’ajoutent fréquemment des frais annexes liés aux déplacements domicile-travail ou aux contraintes professionnelles, en particulier dans les zones insuffisamment desservies par les transports collectifs. Ces charges supplémentaires, difficilement évitables, réduisent encore le revenu réellement disponible.
Un effet cumulatif lourd de conséquences sur le pouvoir d’achat
Ce choc financier intervient de surcroît de manière concentrée en début d’année, période traditionnellement marquée par d’autres dépenses contraintes importantes, telles que le logement, l’énergie ou certaines charges récurrentes réévaluées au 1er janvier.
Pris isolément, chacun de ces facteurs pourrait apparaître supportable. Toutefois, leur cumul dès les premiers mois de l’année 2026 produit un effet particulièrement perceptible sur le budget des ménages. La baisse du salaire net conjuguée à l’augmentation des dépenses contraintes entraîne une diminution tangible du niveau de vie, sans qu’aucune compensation salariale automatique ne vienne l’atténuer.
Dans la fonction publique territoriale, cette situation est d’autant plus sensible que les marges de manœuvre salariales demeurent limitées. Le gel ou la faible revalorisation du point d’indice, les contraintes pesant sur les régimes indemnitaires et l’intensification du travail réel accentuent le décalage entre l’engagement professionnel des agents et leur reconnaissance financière.
Un défi majeur pour les ressources humaines territoriales
Pour les directions des ressources humaines, cette triple baisse du salaire net constitue un risque social qu’il convient d’anticiper avec lucidité. Elle est susceptible d’alimenter un mécontentement latent, de fragiliser le dialogue social et de compliquer davantage encore les politiques de recrutement et de fidélisation. Elle interroge aussi la capacité des collectivités à maintenir l’attractivité et la soutenabilité des emplois publics dans un contexte économique contraint.
Conclusion
La baisse du pouvoir d’achat observée dès le début de l’année 2026 ne procède pas d’une mesure spectaculaire, mais d’un enchaînement de mécanismes automatiques qui affectent directement le salaire net des travailleurs français. En l’absence de mesures de compensation salariale ou d’accompagnement social, cette évolution risque de s’inscrire durablement et de peser sur l’équilibre social au sein des collectivités territoriales.
Dans ce contexte, les directions des ressources humaines ont un rôle central à jouer. Une communication interne pédagogique permettant d’expliquer les mécanismes à l’œuvre, un accompagnement social ciblé des agents les plus exposés et une réflexion renouvelée sur les leviers indemnitaires, l’action sociale ou l’organisation du travail peuvent contribuer à atténuer le ressenti de perte de pouvoir d’achat. Pour les employeurs publics, cette situation constitue ainsi non seulement un signal d’alerte, mais aussi un levier d’action pour réaffirmer la place stratégique de la politique RH au service de la cohésion sociale et de l’attractivité des collectivités territoriales.
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🔹 Sécuriser et simplifier le droit RH Le Gouvernement engage un projet de loi et deux décrets pour sécuriser juridiquement la gestion des agents et alléger les procédures. Cela passe notamment par la pérennisation de la titularisation des apprentis en situation de handicap, la mise en conformité du report de congés avec le droit européen, et une simplification des règles de gestion locales pour faciliter les reclassements pour inaptitude.
🔹 Améliorer concrètement la vie quotidienne des agents Le logement des agents publics de première ligne devient un sujet prioritaire, avec l’installation d’un groupe de travail dédié dès le 28 janvier. Autre signal fort : la relance d’un projet de loi pour mieux protéger les agents face aux incivilités, aux violences et aux risques de corruption, dans un contexte de tension croissante au contact du public. À cela s’ajoute l’ouverture de négociations sur une complémentaire santé pour les agents hospitaliers, afin de réduire leur reste à charge à l’horizon 2027.
🔹 Garantir la continuité du service public Le Ministre souhaite harmoniser les autorisations spéciales d’absence pour motifs familiaux et parentaux et mieux structurer le recours au temps partiel thérapeutique, reconnu comme un levier essentiel de maintien dans l’emploi et de retour au travail.
🔹 Redonner des perspectives de carrière et de rémunération Dès mars 2026, un cycle de discussions mensuelles s’ouvrira sur la rénovation des carrières et des rémunérations. Objectif : sortir du tassement des grilles salariales, construire un modèle plus lisible et préparer les échéances de 2027. À court terme, des améliorations des taux de promotion en catégories C et B sont déjà annoncées.
💬 Aviswww.naudrh.com Ces annonces vont clairement dans le bon sens, en particulier sur la simplification RH et la protection des agents face aux incivilités. La réussite dépendra toutefois d’un point essentiel : la capacité à transformer ces intentions en mesures rapidement opérationnelles sur le terrain, notamment dans les collectivités territoriales où l’attente est très forte.
Conseil commun de la fonction publique Des mesures attendues pour améliorer la vie quotidienne des agents, le fonctionnement du service public et préparer l’avenir - 13 janvier 2026
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La Cour des comptes vient de publier un rapport très attendu sur l’utilisation de l’intelligence artificielle par France Travail. Un document dense, stratégique, qui mérite clairement l’attention des décideurs publics, des DRH et des acteurs de l’emploi.
🔍 Ce qu’il faut retenir, en synthèse:
👉 Un déploiement réel mais très ciblé de l’IA Depuis 2017, France Travail a développé plusieurs dizaines de cas d’usage d’IA, principalement au service de l’accompagnement des demandeurs d’emploi et du travail des conseillers. Deux programmes structurants ont marqué cette trajectoire : Intelligence emploi puis Data IA. L’IA est désormais bien installée dans l’outillage interne.
👉 Des gains d’efficience réels… Mais encore fragiles Les outils d’IA ont permis de réduire certaines tâches répétitives et de dégager du temps pour les agents, avec des gains financiers globalement supérieurs aux coûts engagés. Toutefois, ces gains reposent sur des hypothèses favorables et restent insuffisamment pilotés, faute d’une comptabilité consolidée et d’indicateurs partagés.
👉 Une gouvernance encore trop faible jusqu’en 2025 Le conseil d’administration a été peu associé aux choix structurants en matière d’IA. La stratégie manque de lisibilité, d’objectifs précis et de calendrier clair. La Cour appelle à un pilotage stratégique renforcé et plus transparent.
👉 Un angle mort majeur : le cadre juridique et éthique C’est l’un des points les plus sensibles du rapport. Analyses d’impact RGPD quasi absentes, préparation tardive au règlement européen sur l’IA, suivi éthique incomplet : la promesse d’une “IA de confiance” reste largement inachevée. La Cour formule des recommandations fortes et opérationnelles pour sécuriser les usages.
👉 Des usages encore trop limités Certaines missions clés – comme l’indemnisation ou la lutte contre la fraude – restent peu couvertes par l’IA, alors même qu’elles concentrent une part importante des sollicitations des usagers.
🎯 Enjeu central pour l’action publique L’IA n’est plus un sujet d’innovation marginal : elle devient un outil structurant de transformation des services publics, à condition d’être maîtrisée, encadrée et débattue collectivement.
💬 Aviswww.naudrh.com Ce rapport montre que l’IA peut améliorer l’efficience et la qualité du service public, mais qu’elle ne peut en aucun cas être pilotée comme un simple projet technique. Sans gouvernance forte, sans dialogue social structuré et sans garanties juridiques et éthiques solides, l’IA fragilise plus qu’elle ne modernise.
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L’intelligence artificielle n’est plus un sujet prospectif pour les collectivités territoriales. Une étude conduite par des élèves de l’INET met en lumière, de manière très concrète, l’ampleur des transformations à venir sur les métiers territoriaux.
👉 Les enseignements clés à retenir La cartographie réalisée montre que près de 45 % des postes exercés dans une collectivité type sont concernés, à des degrés divers, par les capacités de l’IA générative. Pour environ un quart des métiers, au moins 25 % des tâches peuvent déjà être réalisées, totalement ou partiellement, par une IA. Les métiers administratifs et de bureau apparaissent comme les plus exposés, en particulier les fonctions d’accueil, de gestion administrative, financière ou RH, majoritairement occupées par des agents de catégorie C.
👉 Une transformation plus qu’une disparition Contrairement aux craintes parfois exprimées, l’étude confirme que l’IA ne signe pas la fin des métiers territoriaux. Elle transforme avant tout le contenu du travail. Les tâches répétitives ou standardisées peuvent être automatisées, libérant du temps pour l’analyse, la relation à l’usager, l’expertise et la décision. Les filières techniques, sociales et médico-sociales restent, quant à elles, beaucoup moins exposées.
👉 Un enjeu stratégique RH et managérial L’outil de cartographie vise deux objectifs essentiels : sensibiliser élus et directions générales à l’ampleur des changements à venir, et aider les employeurs publics à cibler les actions d’accompagnement. Formation, évolution des compétences, dialogue social et cadre d’usage de l’IA deviennent des leviers incontournables pour conduire une transition maîtrisée et socialement acceptable.
🔎 Message clé pour les décideurs publics L’IA n’est ni un gadget, ni une menace abstraite. C’est un sujet RH à part entière, qui interroge l’organisation du travail, les parcours professionnels et l’attractivité des métiers territoriaux.
💬 Aviswww.naudrh.com Cette étude est particulièrement précieuse car elle replace l’IA dans une logique de gestion prévisionnelle et de responsabilité managériale. Les collectivités qui s’empareront tôt de ces outils de diagnostic auront une longueur d’avance pour sécuriser leurs pratiques RH, anticiper les tensions sociales et redonner du sens au travail des agents plutôt que de subir la transformation.
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Elle modifie le régime de prescription et d’indemnisation des arrêts de travail, afin notamment de limiter, d’une part, la durée de l’interruption du travail qui peut être prescrite et, d’autre part, celle du versement des indemnités journalières en cas d’arrêt de travail résultant d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle (article 81).
- Ainsi, le plafond applicable à la durée de prescription des interruptions de travail ne peut être inférieur à un mois pour une première prescription et à deux mois pour une prolongation. Le nombre de prolongations susceptibles d’être prescrites pour un même arrêt de travail n’est pas limité, et les professionnels peuvent déroger à ce plafond lorsqu’ils justifient, sur la prescription, de la nécessité d’une durée plus longue au regard de la situation du patient et en considération, lorsqu’elles existent, des recommandations établies par la Haute Autorité de santé.
- En cas d’arrêt de travail résultant d’un accident du travail ou d’une maladie professionnelle, une indemnité journalière est payée par la caisse primaire à l’assuré affilié au régime général d’assurance maladie pendant toute la période d’incapacité de travail qui précède soit la guérison complète, soit la consolidation de la blessure ou le décès ainsi que dans le cas de rechute ou d’aggravation (article L. 433-1 du code de la sécurité sociale). Une indemnité journalière est également versée dans les mêmes conditions aux non-salariés agricoles (article L. 752-5 du code rural et de la pêche maritime). Ces indemnités sont servies pendant une période d’une durée maximale, fixée par décret.
Il est à noter que les dispositions envisagées lors des débats parlementaires afin d’étendre le congé pathologique (amendement en ce sens, commentaire) n’ont finalement pas été adoptées : les articles L631-3 du CGFP et L1225-21 du code du travail n’ont pas été modifiés sur ce point. Saisi sur cette loi, le Conseil constitutionnel a rendu sa décision le 30 décembre 2025 (n°2025-899). Certains articles ont été déclarés contraires à la Constitution.
ℹ️ Retraite / Cumul emploi
La loi n° 2025-1403 du 30 décembre 2025 de financement de la sécurité sociale pour 2026 a été publiée le 31 décembre 2025.
Concernant les retraites : le calendrier de la réforme des retraites de 2023 est suspendu (article 105). L'âge légal de départ est ralenti pour les générations 1961-1968 et les carrières longues. Ces mesures s'appliquent aux pensions prenant effet à partir de septembre 2026 (article L161-17-2 du code de la sécurité sociale).
Elle refond les conditions du cumul emploi-retraite pour les personnes partant à la retraite à partir du 1er janvier 2027 (article 102). Le régime sera moins favorable aux personnes concernées : avant l’âge d’ouverture des droits à la retraite, l’ensemble des revenus de la reprise d’une activité sera écrêté et entre l’âge d’ouverture des droits et l’âge d’annulation de la décote (67 ans), le cumul sera autorisé dans la limite d’un plafond.
Les femmes employées dans la fonction publique et mères d'au moins un enfant de disposer, pour le calcul de leur pension, d'un trimestre de bonification en durée de services (article 104).
Elle créée un congé supplémentaire de naissance (article 99) : il est prévu par les articles articles L1225-46-2 à L1225-46-7 du code du travail. Ce congé est également applicable aux fonctionnaires (article L631-3 du code général de la fonction publique qui renvoie à l’article L1225-46-2 du code du travail).
Il sera accessible à partir du 1er juillet 2026 à chaque parent d'un enfant né ou adopté à compter du 1 er janvier 2026 ainsi que pour les enfants nés avant cette date dont la naissance était censée intervenir à compter de cette date.
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