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Ăric Woerth, ministre du Budget, des comptes publics et de la Fonction publique et AndrĂ© Santini, secrĂ©taire dâĂtat chargĂ© de la Fonction publique, ont engagĂ© la refonte des grilles indiciaires des agents de la Fonction publique, conformĂ©ment aux accords du 21 fĂ©vrier 2008 conclus avec quatre organisations syndicales (CFDT, UNSA, CFTC et CGC).
La nĂ©gociation avec les organisations syndicales signataires a dâabord portĂ© sur la refonte des grilles des agents de catĂ©gorie B. Les ministres ont souhaitĂ© apporter une rĂ©ponse aux agents de catĂ©gorie B en dĂ©but de carriĂšre dont la rĂ©munĂ©ration est proche de celle des agents de catĂ©gorie C alors que leurs responsabilitĂ©s et leurs qualifications sont diffĂ©rentes.
Les ministres ont également souhaité une rémunération plus attractive pour les agents de catégorie B en fin de carriÚre.
Plusieurs sĂ©ances de nĂ©gociation ont permis de rapprocher les diffĂ©rentes positions entre le gouvernement et les organisations syndicales signataires, conformĂ©ment Ă lâagenda social annoncĂ© par les ministres lors de la rĂ©union multilatĂ©rale du 3 mars dernier.
La nouvelle grille indiciaire prévoit :
â un relĂšvement des indices de rĂ©munĂ©ration en dĂ©but de carriĂšre pour les agents qui ont passĂ© les concours au niveau Bac ou Bac+2, soit une progression annuelle de 1 040 ⏠par rapport Ă la grille actuelle ;
â un relĂšvement des indices en fin de carriĂšre, parallĂšlement Ă un dĂ©roulement de carriĂšre plus long pour les agents de catĂ©gorie B : 32 ans (Bac+2) ou 33 ans (Bac). Cela reprĂ©sente une progression annuelle entre 1 500 âŹ/an Ă 2 600 âŹ/an selon le niveau de recrutement de lâagent.
Cette nouvelle grille indiciaire sera mise en oeuvre au cours de la période 2009-2011 avec une attention particuliÚre sur les rÚgles de reclassement pour les agents.
Une concertation spĂ©cifique aura lieu avec les employeurs hospitaliers et les employeurs territoriaux sur les modalitĂ©s et le calendrier dâapplication de la nouvelle grille aux corps et statuts dâemploi des fonctions publiques hospitaliĂšre et territoriale.
Ces mesures sâajoutent Ă lâengagement dâĂric Woerth de verser en 2009 la garantie individuelle de pouvoir dâachat (GIPA) pour la deuxiĂšme annĂ©e consĂ©cutive. (En 2008, 130 000 personnes qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© de la GIPA pour un montant moyen de 740 âŹ, avaient plus de 50 ans).
AprÚs la rénovation de la grille indiciaire des agents de catégorie B, les ministres annoncent que des discussions seront menées avec les organisations syndicales signataires sur la rénovation de la grille indiciaire des agents de catégorie A.
© MinistÚre du Budget, des comptes publics et de la fonction publique, 10/04/2009
Les ministres veulent mettre en place une juste rétribution de la performance des agents publics, qui passe par la mise en place d'une rémunération au mérite individuel et par un mécanisme d'intéressement collectif.
A la demande du Premier ministre, le député Michel Dienfenbacher a remis aux ministres un rapport sur le sujet, qui a été présenté à ces organisations syndicales. Cinq thÚmes ont été proposés aux quatre organisations syndicales pour ouvrir la négociation...
Les 5 thĂšmes retenus sont :
1. Le champ d'application de l'intéressement : il s'agira de préciser qui pourra bénéficier d'un accord d'intéressement.
2. Les objectifs et les critÚres : la négociation portera sur le nombre maximum d'objectifs et sur le type de critÚres qu'un dispositif d'intéressement pourra prendre en compte.
3. Les modalitĂ©s de distribution : la discussion portera sur plusieurs principes : le caractĂšre non automatique de l'intĂ©ressement d'une annĂ©e Ă l'autre, le mode de distribution et le mode de calcul de la prime qui peut ĂȘtre proportionnelle Ă la rĂ©munĂ©ration ou forfaitaire.
4. Le dialogue social : la question ici sera de déterminer à quel niveau le dialogue social devra avoir lieu, sur quels thÚmes et dans quelles instances.
5. La mise en Ćuvre et suivi de l'accord : quatre dimensions devront ĂȘtre discutĂ©es : la formation de l'encadrement, l'information des agents, la certification des critĂšres et la rĂ©vision du dispositif.
AprĂšs la dĂ©cision de gĂ©nĂ©raliser la rĂ©munĂ©ration individuelle au mĂ©rite, le gouvernement souhaite mettre en Ćuvre l'intĂ©ressement collectif. ParallĂšlement, en s'appuyant le dĂ©putĂ© Diefenbacher est Ă©galement signataire d'une proposition de loi visant Ă placer tous les agents de la Fonction publique territoriale sous des contrats de droit privĂ©.
La fonction publique évolue ... mais est-ce vraiment dans le bon sens ?
Source LDC
Un projet de décret est en cours de préparation pour transposer aux agents des collectivités territoriales les dispositions prévues pour les agents de l'Etat relatives à l'indemnité de départ volontaire.
Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique a été interrogée sur l'éventuelle transposition à la FPT de l'indemnité de départ volontaire instituée dans la fonction publique d'Etat.
Le secrétaire d'Etat a indiqué qu'un décret du 17 avril 2008 a institué une indemnité de départ volontaire au bénéfice des fonctionnaires et des agents non titulaires recrutés à durée indéterminée qui démissionnent de la fonction publique de l'Etat dans le cadre d'une restructuration de service, pour créer ou reprendre une entreprise ou mener à bien un projet personnel.
Il a Ă©tĂ© prĂ©cisĂ© que le versement de cette indemnitĂ© reste Ă l'apprĂ©ciation de l'autoritĂ© administrative qui en dĂ©termine le montant dans la limite de 24 mois de rĂ©munĂ©ration brute annuelle. Le bĂ©nĂ©ficiaire ne doit pas ĂȘtre Ă moins de 5 annĂ©es de l'Ăąge d'ouverture des droits Ă pension.
Le secrétaire d'Etat a souligné que le décret du 17 avril 2008 ne vise que les agents publics de la fonction publique de l'Etat. Il a toutefois indiqué qu'un projet de décret est actuellement en cours de préparation afin de transposer aux agents des collectivités territoriales, en les adaptant, les dispositions prévues pour les fonctionnaires de l'Etat (QE n° 40490 - JO AN du 24 mars 2009 - p. 2877).
Source LDC
Un décret du 15 avril 2009 fixe les conditions d'intégration des agents titulaires d'emplois spécifiques de catégorie A dans les cadres d'emplois de la fonction publique territoriale.
En vertu de l'ancien article L.412-2 du Code des communes, les collectivitĂ©s locales pouvaient, pour rĂ©pondre Ă un besoin spĂ©cifique, crĂ©er des emplois qui n'Ă©taient pas prĂ©vus par le tableau type des emplois communaux de l'article L.413-8 du mĂȘme code. La loi 84-53 du 26 janvier 1984 qui a Ă©dictĂ© le statut actuel de la fonction publique territoriale a mis fin Ă ce mĂ©canisme et avait prĂ©vu l'intĂ©gration des titulaires des emplois spĂ©cifiques dans les cadres d'emplois qui viendraient Ă ĂȘtre créés.
Toutefois, l'intĂ©gration de ces agents Ă©tait soumise Ă certaines conditions (diplĂŽme, anciennetĂ©). Si l'une des conditions venait Ă faire dĂ©faut, le fonctionnaire pouvait nĂ©anmoins soumettre son dossier Ă une commission nationale d'homologation ad hoc. Mais compte tenu de la procĂ©dure Ă respecter et des conditions Ă rĂ©unir, quelques agents Ă©taient toujours restĂ©s titulaires de leur emploi spĂ©cifique de catĂ©gorie A. Afin de remĂ©dier aux difficultĂ©s que ces agents peuvent rencontrer et, notamment, au blocage de leur carriĂšre, le lĂ©gislateur a prĂ©vu, dans le cadre de la loi 2007-209 du 19 fĂ©vrier 2007 relative Ă la fonction publique territoriale, que les titulaires d'emplois spĂ©cifiques de catĂ©gorie A ayant un diplĂŽme de niveau licence et justifiant de 15 annĂ©es d'anciennetĂ© dans l'emploi pourraient ĂȘtre intĂ©grĂ©s Ă leur demande dans l'une des filiĂšres de la fonction publique territoriale. La mise en Ćuvre de cette disposition Ă©tait cependant subordonnĂ©e Ă un dĂ©cret. C'est donc ce dĂ©cret 2009-414 du 15 avril 2009 qui vient prĂ©ciser les conditions de leur intĂ©gration.
L'intégration se fera dans le délai d'un an à compter du 17 avril 2009 ou à compter de la date à laquelle les intéressés rempliront les conditions posées par la loi du 26 janvier 1984 (article 139 ter). Elle sera prononcée par l'autorité territoriale aprÚs avis de la commission administrative paritaire compétente.
En principe, les agents seront intégrés dans le grade de début du cadre d'emplois, à un échelon comportant un indice brut égal ou immédiatement supérieur à celui qu'ils détenaient dans leur emploi spécifique.
Par exception, les titulaires d'un emploi spĂ©cifique dont l'indice brut terminal est au moins Ă©gal Ă l'indice brut terminal du grade d'accueil pourront directement ĂȘtre intĂ©grĂ©s dans un grade d'avancement.
Les collectivités employant des agents concernés par les présentes dispositions doivent les en informer.
Un projet de loi relatif Ă la monĂ©tisation des jours figurant au CET devrait ĂȘtre prochainement dĂ©posĂ© pour modifier la loi du 26 janvier 1984 et permettre aux fonctionnaires territoriaux de bĂ©nĂ©ficier des mĂȘmes possibilitĂ©s que les agents de l'Etat.
Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique a été interrogé sur les perspectives de la publication du décret concernant la fonction publique territoriale relatif à la compensation financiÚre de jours de congés non utilisés.
Le secrétaire d'Etat a indiqué que le dispositif relatif à la rémunération des jours de congés non pris avait fait l'objet d'un premier décret (n° 2008-1136 du 3 novembre 2008) concernant la fonction publique de l'Etat.
Il a précisé que la transposition de ce dispositif à la FPT, prévue par les accords de février 2008 signés avec les organisations syndicales, nécessitait préalablement une modification de la loi du 26 janvier 1984. En effet, la disposition législative instaurée par la loi du 19 février 2007 (n° 2007-209 / article 49) n'est plus adaptée aux accords signés par le Gouvernement. Cette disposition ne prévoit qu'une indemnisation des seuls jours de congés non pris à compter de la mi-2007 et ne permet donc pas une prise en compte de l'ensemble du stock de ces congés.
Le secrĂ©taire d'Etat a indiquĂ© que le Gouvernement devrait prochainement dĂ©poser une modification du dispositif lĂ©gislatif de monĂ©tisation des jours figurant sur le compte Ă©pargne temps des agents de la FPT afin de leur permettre de bĂ©nĂ©ficier des mĂȘmes possibilitĂ©s que les agents de l'Etat. (QE n° 33747 - JO AN du 10 fĂ©vrier 2009 - p. 1358).
A la fin d'un contrat Ă durĂ©e dĂ©terminĂ©e ou Ă la suite d'un licenciement pour un motif autre que disciplinaire et lorsque les agents non titulaires n'ont pas pu bĂ©nĂ©ficier de tout ou partie de leurs congĂ©s annuels du fait de l'administration, une indemnitĂ© compensatrice peut leur ĂȘtre versĂ©e. Si l'agent n'a bĂ©nĂ©ficiĂ© d'aucun congĂ© annuel l'indemnitĂ© reprĂ©sente alors un dixiĂšme de la rĂ©munĂ©ration totale brute perçue par celui-ci lors de l'annĂ©e concernĂ©e. Si l'agent n'a bĂ©nĂ©ficiĂ© que d'une partie de ses congĂ©s annuels, l'indemnitĂ© est proportionnelle au nombre de jours de congĂ©s non pris. Cette indemnitĂ© compensatrice est soumise aux mĂȘme retenues que la rĂ©munĂ©ration de l'agent (article 5 du dĂ©cret n°88-145 du 15 fĂ©vrier 1988 pris pour l'application de l'article 136 de la loi du 26 janvier 1984 modifiĂ©e portant dispositions statutaires relatives Ă la fonction publique territoriale et relatif aux agents non titulaires de la fonction publique territoriale).
En revanche, un fonctionnaire territorial qui n'a pas épuisé ses droits à congé avant le 31 décembre de l'année et qui ne bénéficie pas d'une autorisation exceptionnelle de report, ne peut prétendre à aucune indemnité compensatrice. Le décret n° 85-1250 du 26 novembre 1985 relatif aux congés annuels des fonctionnaires territoriaux énonce en effet en son article 5 qu'"un congé non pris ne donne lieu à aucune indemnité compensatrice ".
NĂ©anmoins la loi n° 2007-209 du 19 fĂ©vrier 2007 relative Ă la fonction publique territoriale a apportĂ© un assouplissement Ă ce principe en Ă©nonçant qu'un dĂ©cret " prĂ©voit les conditions dans lesquelles une compensation financiĂšre peut ĂȘtre proposĂ©e Ă un agent titulaire de droits Ă congĂ©s ouverts Ă compter de 6 mois aprĂšs la promulgation de la loi (...) non utilisĂ©s Ă l'issue d'une pĂ©riode que ce dĂ©cret dĂ©termine, lorsque l'autoritĂ© territoriale considĂšre cette modalitĂ© conforme Ă l'intĂ©rĂȘt du service ". Ce dĂ©but dâassouplissement avait dĂ©jĂ Ă©tĂ© constatĂ© avec lâinstitution du Compte Epargne Temps dans la Fonction Publique Territoriale (dĂ©cret n° 2004-878 du 26 aoĂ»t 2004) dont lâune des vocations est de permettre au salariĂ© de financer des congĂ©s non rĂ©munĂ©rĂ©s mais Ă©galement de se constituer une Ă©pargne monĂ©taire en bĂ©nĂ©ficiant dâune rĂ©munĂ©ration, immĂ©diate ou diffĂ©rĂ©e, en contrepartie des pĂ©riodes de repos ou de congĂ©s non pris. Tel Ă©tait lâesprit du dĂ©cret n° 2007-1597 du 12 novembre 2007 qui instituait une indemnitĂ© compensant les jours de repos travaillĂ©s au titre de lâannĂ©e 2007 au bĂ©nĂ©fice des agents titulaires et non titulaires relavant du titre II du statut gĂ©nĂ©ral des fonctionnaires de lâEtat et des collectivitĂ©s territoriales.
La rĂ©munĂ©ration des jours de congĂ©s non pris dans la fonction publique s'inscrit dans le cadre de la politique du Gouvernement en faveur du pouvoir d'achat. C'est ainsi quâaux termes des nouveaux accords du 21 fĂ©vrier 2008 signĂ©s avec les organisations syndicales reprĂ©sentatives, un nouveau dispositif propre aux comptes Ă©pargne temps (CET) a Ă©tĂ© Ă©laborĂ©. Il vise, d'une part, Ă monĂ©tiser la moitiĂ© des jours de congĂ©s accumulĂ©s au 31 dĂ©cembre 2007 sur ces comptes, et d'autre part, de permettre aux agents, Ă partir de 2009, une sortie du CET en temps, en Ă©pargne retraite ou en monĂ©tisation immĂ©diate de quelques jours.
Dans ce cadre, le dĂ©cret n° 2008-1136 du 3 novembre 2008 a assoupi pour les agents de l'Ătat, la gestion des CET. Le texte prĂ©voit notamment la suppression du nombre minimum de jours Ă©pargnĂ©s avant consommation, la suppression du dĂ©lai de pĂ©remption et le rachat de la moitiĂ© des jours figurant sur le CET au 31 dĂ©cembre 2007, par tranche de quatre jours par an, sur la base forfaitaire fixĂ©e en 2007, soit 125 euros pour les agents de catĂ©gorie A, 80 euros pour ceux de catĂ©gorie B et 65 euros pour ceux de catĂ©gorie C. Un nouveau dĂ©cret modificatif est Ă©galement prĂ©vu pour le premier trimestre 2009.
La transposition de ces dispositifs Ă la fonction publique territoriale, prĂ©vue par les accords de 21 fĂ©vrier 2008, nĂ©cessite cependant prĂ©alablement une modification de la loi. En effet, la disposition lĂ©gislative insĂ©rĂ©e Ă l'article 7-1 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives Ă la fonction publique territoriale par l'article 49 de la loi n° 2007-209 du 19 fĂ©vrier 2007 n'est plus adaptĂ©e aux accords signĂ©s par le Gouvernement. Elle ne prĂ©voit qu'une possibilitĂ© lĂ©gale dâindemnisation des seuls jours de congĂ©s non pris Ă compter de la mi-2007, et ne permet donc pas une prise en compte de l'ensemble des jours Ă©pargnĂ©s qui, dans la fonction publique territoriale, remonte Ă 2004 avec la publication du dĂ©cret n° 2004-878 du 26 aoĂ»t 2004 relatif au compte Ă©pargne temps dans la fonction publique territoriale (JO du 28 aoĂ»t 2004).
En consĂ©quence, le Gouvernement devrait prochainement dĂ©poser une modification du dispositif lĂ©gislatif de monĂ©tisation des jours figurant sur le CET des agents de la fonction publique territoriale afin de leur permettre de bĂ©nĂ©ficier des mĂȘmes possibilitĂ©s que les agents de l'Ătat.
Et en tout Ă©tat de cause, et compte tenu des prĂ©cisions apportĂ©es par la rĂ©ponse Ă la question Ă©crite n°33747 publiĂ©e au Journal Officiel du 10 fĂ©vrier 2009, ni les dispositions actuellement en vigueur ni le nouveau dispositif envisagĂ©, n'auront pour objet de permettre la compensation de jours de congĂ©s non pris en raison d'un arrĂȘt de travail.
Enfin il convient, en matiĂšre de congĂ©s annuels, de ne pas passer sous silence lâĂ©volution jurisprudentielle rĂ©cente apportĂ©e par la jurisprudence pour les salariĂ©s du secteur privĂ© (Cour de Cassation, arrĂȘt du 24 fĂ©vrier 2009). DĂ©sormais, lorsquâun salariĂ© est privĂ© de la possibilitĂ© de prendre ses congĂ©s annuels en raison dâun arrĂȘt de maladie, ses jours de repos acquis sont reportĂ©s de droit aprĂšs la date de reprise du travail, mĂȘme si la pĂ©riode de congĂ©s est expirĂ©e. Nul doute que cette Ă©volution gagnera rapidement le secteur public, oĂč en lâĂ©tat actuel de la rĂ©glementation, le report des jours de congĂ©s annuels non pris par un agent en raison dâun arrĂȘt de maladie aprĂšs que la pĂ©riode de congĂ©s soit expirĂ©e, est soumis Ă une autorisation prĂ©alable dĂ©livrĂ©e au regard des nĂ©cessitĂ©s de service.
Par Pascal NAUD
www.naudrh.com
La PFR a vocation Ă remplacer les rĂ©gimes indemnitaires existants (IFTS, IEMPâŠ) versĂ©s aux fonctionnaires de lâEtat appartenant Ă des corps de la filiĂšre administrative. Dans les services de lâEtat, lâentrĂ©e en vigueur du nouveau dispositif est subordonnĂ©e Ă la parution dâarrĂȘtĂ©s qui dĂ©finiront pour chaque ministĂšre la liste des corps et emplois bĂ©nĂ©ficiaires. Sâagissant plus particuliĂšrement des corps des attachĂ©s dâadministration de lâEtat et des corps homologues, le dĂ©cret fixe au 1er janvier 2012 au plus tard la date dâapplication de la rĂ©forme.
NB : dans lâattente de la parution de lâarrĂȘtĂ© fixant pour le ministĂšre de lâintĂ©rieur la liste des corps et emplois bĂ©nĂ©ficiaires, la PFR ne peut ĂȘtre attribuĂ©e aux fonctionnaires territoriaux, notamment Ă ceux qui relĂšvent de la filiĂšre administrative.
La rĂ©novation des grilles indiciaires de la fonction publique, aprĂšs la catĂ©gorie C,sera arrĂȘtĂ©e en avril pour la catĂ©gorie B, avant des discussions sur la catĂ©gorie A.
Eric Woerth a prĂ©sentĂ© hier en conseil des ministres une communication sur la "feuille de route pour la fonction publique". Avec AndrĂ© Santini, secrĂ©taire dâEtat chargĂ© de la fonction publique, il a proposĂ© le 3 mars dernier aux huit fĂ©dĂ©rations de fonctionnaires un agenda social dans la fonction publique pour 2009, comportant quatre axes de travail: "mieux recruter les fonctionnaires, mieux gĂ©rer leurs carriĂšres, mieux rĂ©munĂ©rer leur travail et assurer un meilleur dialogue social."
Quant au recrutement, le Gouvernement "poursuivra ses efforts pour professionnaliser les concours et diversifier les recrutements dans la fonction publique.", a-t-il dit. Un bilan du chantier engagĂ© depuis un an dans ce domaine sera prĂ©sentĂ© aux partenaires sociaux demain vendredi 13 mars. Cette discussion se prolongera au mois dâavril par une "concertation" sur la rĂ©forme des Ă©coles de formation.
En matiĂšre de gestion des carriĂšres, lâannĂ©e 2009 "permettra dâinstituer le droit Ă la mobilitĂ© pour tous les fonctionnaires prĂ©vu par le projet de loi relatif Ă la mobilitĂ© et aux parcours professionnels dans la fonction publique, de poursuivre la modernisation de lâarchitecture statutaire, avec de nouvelles fusions de corps, notamment interministĂ©rielles. Elle permettra Ă©galement de faire un Ă©tat des lieux de la situation des agents contractuels dans la fonction publique et dâamĂ©liorer les conditions de travail des fonctionnaires, dans le cadre de la nĂ©gociation engagĂ©e en 2008 sur ce thĂšme."
Sâagissant de la politique de rĂ©munĂ©ration, le point fonction publique sera revalorisĂ© de 0,8% en 2009, pour une inflation prĂ©visionnelle de 0,4%. La garantie individuelle de pouvoir dâachat (GIPA), dispositif "grĂące auquel plus de 130.000 agents publics ont bĂ©nĂ©ficiĂ©, fin 2008, de compensations financiĂšres de 700 euros en moyenne, sera Ă nouveau mise en Ćuvre en 2009, avec un examen de la situation de lâensemble des agents sur la pĂ©riode 2004-2008."
La rĂ©novation des grilles indiciaires sera poursuivie: aprĂšs celle de la catĂ©gorie C, le Gouvernement arrĂȘtera en avril celle de la catĂ©gorie B et engagera ensuite des discussions sur celle de la catĂ©gorie A.
La rĂ©munĂ©ration des fonctionnaires en fonction de leurs rĂ©sultats sera "dĂ©veloppĂ©e: extension du bĂ©nĂ©fice de la prime de fonctions et de rĂ©sultats, instituĂ©e en 2008, et mise en place de lâintĂ©ressement collectif", Ă partir des conclusions Ă venir du rapport prĂ©sentĂ© par Michel Diefenbacher, dĂ©putĂ© UMP du Lot-et-Garonne.
"Le rendez-vous salarial du printemps sera lâoccasion de discuter de ces mesures et dâĂ©ventuelles mesures complĂ©mentaires.", a prĂ©cisĂ© le ministre. Au total, selon lui, lâEtat consacrera en 2009 prĂšs de 3 milliards dâeuros Ă lâaugmentation de la rĂ©munĂ©ration des fonctionnaires, dont 1,6 milliard dâeuros au titre de la progression automatique de carriĂšre et 513 millions dâeuros au titre de mesures catĂ©gorielles.
Enfin, sâagissant du dialogue social, la mise en Ćuvre des accords de Bercy du 2 juin 2008 "demeure la prioritĂ©". Le projet de loi sur la rĂ©novation du dialogue social, qui en est la traduction, est en cours dâexamen au Conseil dâEtat. ParallĂšlement, la concertation se poursuivra sur les points restant encore en suspens: lâharmonisation des cycles Ă©lectoraux dans les trois fonctions publiques, les moyens allouĂ©s aux organisations syndicales, la place et le rĂŽle des commissions administratives paritaires.
Le 3 mars 2009, Eric Woerth, ministre du budget, des comptes publics et de la fonction publique, et AndrĂ© Santini, secrĂ©taire dâEtat chargĂ© de la fonction publique, ont proposĂ© aux huit fĂ©dĂ©rations de fonctionnaires un agenda social dans la fonction publique pour 2009, comportant quatre axes de travail : mieux recruter les fonctionnaires, mieux gĂ©rer leurs carriĂšres, mieux rĂ©munĂ©rer leur travail et assurer un meilleur dialogue social.
En ce qui concerne le recrutement, le Gouvernement poursuivra ses efforts pour professionnaliser les concours et diversifier les recrutements dans la fonction publique. Un bilan du chantier engagĂ© depuis un an dans ce domaine sera prĂ©sentĂ© aux partenaires sociaux le 13 mars prochain. Cette discussion se prolongera au mois dâavril par une concertation sur la rĂ©forme des Ă©coles de formation.
En matiĂšre de gestion des carriĂšres, lâannĂ©e 2009 permettra dâinstituer le droit Ă la mobilitĂ© pour tous les fonctionnaires prĂ©vu par le projet de loi relatif Ă la mobilitĂ© et aux parcours professionnels dans la fonction publique, de poursuivre la modernisation de lâarchitecture statutaire, avec de nouvelles fusions de corps, notamment interministĂ©rielles. Elle permettra Ă©galement de faire un Ă©tat des lieux de la situation des agents contractuels dans la fonction publique et dâamĂ©liorer les conditions de travail des fonctionnaires, dans le cadre de la nĂ©gociation engagĂ©e en 2008 sur ce thĂšme.
Sâagissant de la politique de rĂ©munĂ©ration, le point fonction publique sera revalorisĂ© de 0,8 % en 2009, pour une inflation prĂ©visionnelle de 0,4 %. La garantie individuelle de pouvoir dâachat (GIPA), dispositif grĂące auquel plus de 130 000 agents publics ont bĂ©nĂ©ficiĂ©, fin 2008, de compensations financiĂšres de 700 ⏠en moyenne, sera Ă nouveau mise en Ćuvre en 2009, avec un examen de la situation de lâensemble des agents sur la pĂ©riode 2004-2008.
La rĂ©novation des grilles indiciaires sera poursuivie : aprĂšs celle de la catĂ©gorie C, le Gouvernement arrĂȘtera en avril celle de la catĂ©gorie B et engagera ensuite des discussions sur celle de la catĂ©gorie A. La rĂ©munĂ©ration des fonctionnaires en fonction de leurs rĂ©sultats sera dĂ©veloppĂ©e : extension du bĂ©nĂ©fice de la prime de fonctions et de rĂ©sultats, instituĂ©e en 2008, et mise en place de lâintĂ©ressement collectif, Ă partir des conclusions Ă venir du rapport prĂ©sentĂ© par un dĂ©putĂ©, M. Diefenbacher.
Le rendez-vous salarial du printemps sera lâoccasion de discuter de ces mesures et dâĂ©ventuelles mesures complĂ©mentaires.
Au total, lâEtat consacrera en 2009 prĂšs de 3 Mds ⏠à lâaugmentation de la rĂ©munĂ©ration des fonctionnaires, dont 1,6 Mds ⏠au titre de la progression automatique de carriĂšre et 513 M⏠au titre de mesures catĂ©gorielles.
Enfin, sâagissant du dialogue social, la mise en Ćuvre des accords de Bercy du 2 juin 2008 demeure la prioritĂ©. Le projet de loi sur la rĂ©novation du dialogue social, qui en est la traduction, est en cours dâexamen au Conseil dâEtat. ParallĂšlement, la concertation se poursuivra sur les points restant encore en suspens : lâharmonisation des cycles Ă©lectoraux dans les trois fonctions publiques, les moyens allouĂ©s aux organisations syndicales, la place et le rĂŽle des commissions administratives paritaires.
Analyse succincte des principales dispositions intéressant les fonctionnaires territoriaux :
- article 6 : validation lĂ©gislative de la revalorisation exceptionnelle au 1er septembre 2008 de 0,8 % de lâensemble des retraites du rĂ©gime gĂ©nĂ©ral et de la fonction publique dĂ©cidĂ©e par le gouvernement pour tenir compte de lâaccĂ©lĂ©ration de lâinflation observĂ©e Ă la fin 2007 et au cours des trois premiers trimestres 2008.
Fixation de lâajustement de la revalorisation des pensions de retraites pour 2009 Ă 0,6 % compte tenu de lâaugmentation du taux dâinflation qui devrait ĂȘtre constatĂ©e entre la prĂ©vision initiale de 2008 et le chiffre dĂ©finitif qui sera Ă©tabli au dĂ©but 2009.
- article 20 : extension Ă lâensemble du territoire de lâobligation de prise en charge par les employeurs des frais de transports publics pour les dĂ©placements domicile-lieu de travail. Sont Ă©galement concernĂ©s les usagers de services publics de location de vĂ©los.
EntrĂ©e en vigueur subordonnĂ©e Ă la parution dâun dĂ©cret.
- article 79-II : revalorisation des pensions de retraite au 1er avril de chaque année (et non plus au 1er janvier) et harmonisation des rÚgles de revalorisation des pensions de la fonction publique sur celles du régime général.
- article 84 : alignement des conditions dâĂ©ligibilitĂ© au dispositif de la retraite anticipĂ©e pour carriĂšre longue des trois fonctions publiques sur celles du secteur privĂ©.
- article 88-VIII : libĂ©ralisation du cumul emploi public-retraite pour les fonctionnaires, abandon du plafonnement du revenu dâactivitĂ© sous certaines conditions.
- article 89 : relĂšvement du taux de surcote (1,25 % par trimestre supplĂ©mentaire au lieu de 0,75 %) pour les fonctionnaires qui poursuivent leur activitĂ© professionnelle aprĂšs 60 ans et au delĂ de la durĂ©e nĂ©cessaire pour bĂ©nĂ©ficier dâune pension Ă taux plein. Rapprochement des rĂšgles de surcote dans la fonction publique avec celles du secteur privĂ© en ce qui concerne les modalitĂ©s de prise en compte des trimestres : substitution des trimestres dâassurance aux trimestres de services, rĂ©forme de lâarrondi.Le relĂšvement du taux de surcote sâapplique aux trimestres dâassurance cotisĂ©s et effectuĂ©s Ă compter du 1er janvier 2009 et la substitution des trimestres dâassurance aux trimestres de services entre en vigueur au 1er avril 2009.
- article 93 : possibilitĂ© pour les fonctionnaires appartenant Ă un cadre dâemplois dont la limite dâĂąge est infĂ©rieure Ă 65 ans dâĂȘtre maintenu en activitĂ© jusquâĂ 65 ans sous rĂ©serve de leur aptitude physique.Lorsque le fonctionnaire bĂ©nĂ©ficie dâun maintien dâactivitĂ© au delĂ de la limite dâĂąge de son cadre dâemplois, les dispositions statutaires relatives aux congĂ©s de longue maladie, de longue durĂ©e, au service Ă temps partiel thĂ©rapeutique et au reclassement pour inaptitude physique ne lui sont pas applicables.
EntrĂ©e en vigueur du nouveau dispositif Ă compter du 1er janvier 2010. Les modalitĂ©s dâapplication de la procĂ©dure de vĂ©rification de lâaptitude physique seront prĂ©cisĂ©es par dĂ©cret.
Une future loi prĂ©voit qu'une administration ne pourra plus s'opposer au dĂ©part d'un de ses fonctionnaires trouvant un poste dans le privĂ© ou dans une autre administration (loi non encore publiĂ©e en septembre 2008). Pour le gouvernement, il s'agit Ă la fois d'ouvrir des possibilitĂ©s de carriĂšre aux agents et de permettre aux administrations de se remodeler plus facilement. Inutile de vous prĂ©ciser l'hostilitĂ© des syndicats vis Ă vis de cette mesure...A quand l'IntĂ©rim dans la Fonction Publique ? Ah excusez-moi, c'est Ă©galement prĂ©vu dans le mĂȘme projet de loi...
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L'aide au transport pour les trajets domicile-travail, annoncĂ©e en juin par le Premier ministre, a bien Ă©tĂ© incluse dans le projet de loi de financement de la SĂ©curitĂ© sociale (PLFSS) pour 2009 prĂ©sentĂ© le 29 septembre en fin de journĂ©e, afin d'ĂȘtre opĂ©rationnelle dĂšs le 1er janvier prochain. Cette aide au transport s'articule, on le sait, en deux volets : l'extension de la prise en charge obligatoire de 50% des abonnements aux rĂ©seaux de transports collectifs, actuellement en vigueur seulement en Ile-de-France, et la prise en charge facultative des frais d'utilisation d'un vĂ©hicule personnel.
La premiÚre mesure devrait toucher, selon les estimations de Bercy, non seulement 1,5 million de salariés du secteur privé, mais aussi "prÚs de 200.000 agents des fonctions publiques hospitaliÚres et territoriales". Alors que les fonctionnaires d'Etat bénéficient déjà de ce dispositif depuis 2007, il est en effet désormais prévu d'en faire bénéficier "tous les agents territoriaux et hospitaliers qui le demanderont", précise-t-on au ministÚre. "La participation de l'employeur, y compris sur la part facultative au-delà de 50%, sera exonérée de charges fiscales et sociales dans la limite des frais réellement engagés", indique le dossier de présentation du PLFSS.
Les collectivités employeurs peuvent sortir leurs calculettes. La seconde mesure, facultative quant à elle, s'adresse aux salariés utilisant leur véhicule personnel "soit parce que leur résidence ou leur lieu de travail sont dans une zone non couverte par les transports collectifs soit parce que leurs horaires de travail ne leur permettent pas de les utiliser". Il s'agira d'une prime, exonérée de charges sociales et fiscales dans la limite de 200 euros par an. Pour le moment, cette prime a surtout été évoquée pour les salariés du privé et devra "faire l'objet d'un examen par les partenaires sociaux dans le cadre des négociations obligatoires sur les salaires dans les entreprises et dans les branches". Or, on précise au ministÚre que la négociation concernera également le secteur public : "Une concertation sera engagée avec les syndicats de fonctionnaires et les représentants, pour la fonction publique territoriale, des collectivités employeurs, à savoir l'AMF, l'ADF, l'ARF."
Claire Mallet
Source : www.localtis.info
à la suite des dysfonctionnements du systÚme de protection sociale des fonctionnaires ayant entraßné une certaine instabilité, et à de nombreuses réclamations, le médiateur de la République a rappelé ses propositions de réforme en matiÚre de protection sociale des fonctionnaires. Il a en effet constaté des dysfonctionnements de retraite pour invalidité de maladies professionnelles qui mettent parfois les agents dans des situations difficiles.
Le mĂ©diateur demande ainsi que les fonctionnaires territoriaux bĂ©nĂ©ficient du maintien d'un demi-traitement une fois leurs congĂ©s maladie Ă©puisĂ©s et dans l'attente de leur admission Ă la retraite. Un dĂ©cret devrait prochainement lui donner satisfaction. Il suggĂšre Ă©galement que la radiation des cadres pour invaliditĂ© des fonctionnaires de l'Ătat soit obligatoirement prĂ©cĂ©dĂ©e de l'avis du service des pensions.
Il dénonce aussi un défaut de coordination entre le régime de la fonction publique et le régime général en matiÚre de reconnaissance des maladies professionnelles. Ainsi, les fonctionnaires qui ont été exposés à l'amiante avant d'intégrer la fonction publique ne peuvent obtenir la prise en charge de cette pathologie ni par le régime de la fonction publique, parce que la cause est antérieure, ni par le régime général, parce qu'ils n'en dépendent plus. Le médiateur indique aussi mener une réflexion sur le fonctionnement des comités médicaux.
Les modalitĂ©s dâamĂ©nagement dâhoraires pour la rentrĂ©e des enfants en 2008 sont prĂ©cisĂ©es par la circulaire n° 2168 du 7 aoĂ»t 2008.
La fonction publique va connaßtre un nouveau bouleversement avec la réforme, en vue, de l'organisation de ses concours, qui sélectionnent chaque année quelque 60 000 personnes. Centralisation des inscriptions, regroupement d'épreuves entre les différentes fonctions publiques et les ministÚres, informatisation et création d'un "réseau interministériel"⊠les propositions ne manquent pas. Elles sont présentées dans un rapport qui a été remis à André Santini, le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, et Eric Woerth, le ministre du budget, par Marine Dorne-Corraze, directrice des ressources humaines à la Caisse des dépÎts et consignations.
"800 000 personnes s'inscrivent chaque annĂ©e Ă un concours et 36 % d'entre elles ne s'y rendent mĂȘme pas, nous allons changer cela", s'Ă©tait exclamĂ© M. Santini, lors de la prĂ©sentation du rapport annuel sur l'Ă©tat de la fonction publique, le 16 juillet.
Si l'argument du coût financier n'est pas le premier avancé, M. Santini s'interroge néanmoins sur la nécessité de "louer Bercy pour faire passer un examen d'entrée dans la fonction publique". Les frais s'élÚveraient à "quelque 110 millions d'euros, soit 1 800 euros par lauréat", selon le rapport.
Le gouvernement se heurte Ă un problĂšme : il est impossible d'empĂȘcher l'accĂšs Ă un concours. Ainsi que le prĂ©cise le rapport, "l'Ă©gal accĂšs Ă l'emploi public inscrit dans le prĂ©ambule de la Constitution a pour objet d'exiger la transparence et la qualitĂ© du recrutement". Pour limiter le nombre d'inscrits, Mme Dorne-Corraze propose de "dĂ©courager les inscriptions multiples", sans toutefois les interdire.
Les rapporteurs notent qu'il y a dans la fonction publique d'Etat "16,8 inscriptions (contre 7,2 dans la fonction publique territoriale) pour un poste". Certains candidats s'inscrivent Ă plusieurs examens se dĂ©roulant au mĂȘme moment. Le rĂ©tablissement de droits, limitant les inscriptions multiples, n'est pas envisagĂ©. Mais une rationalisation informatique est proposĂ©e, avec des options Ă choisir par les candidats sur "les dĂ©bouchĂ©s avant l'inscription".
CONCOURS COMMUNS
Les rapporteurs font une autre proposition majeure : des concours communs aux trois fonctions publiques (Etat, territoriale et hospitaliÚre) seraient organisés et des "filiÚres métiers" remplaceraient l'approche par grade. La mesure permettrait de "passer de 590 concours par an à une cinquantaine et de 3 000 procédures à 150". Des regroupements seront opérés, un projet ardu pour certains ministÚres. "On pourrait envisager un concours unique, quand les épreuves sont quasi identiques, comme entre gardiens de la paix, gardiens de prison ou gendarmes", avance-t-on à Bercy.
En février, un premier rapport remis aux ministres avait proposé de modifier les programmes en les centrant sur les métiers. "On a autant besoin de compétences que de connaissances", explique Corinne Desforges, auteure du rapport avec Jean-Guy de Chalvron. La culture générale ou les dissertations seraient remplacées par des "questionnaires à choix multiples, intelligents et centrés sur les métiers". Mme Dorne-Corraze reprend cette approche.
Au risque de heurter des syndicats attachĂ©s au caractĂšre anonyme et Ă©galitaire des concours, l'Etat souhaite "mettre en place de vraies procĂ©dures qui se rapprochent de ce qui existe dans le privĂ©", explique-t-on au ministĂšre de la fonction publique. Des propositions devraient ĂȘtre faites dĂšs l'automne.
Les grilles indiciaires des agents de catégorie C des trois fonctions publiques sont revalorisées de maniÚre rétroactive au 1er juillet, viennent d'annoncer le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique et son secrétaire d'Etat.
PrĂ©vue par les accords sur les salaires que le gouvernement a signĂ©s le 21 fĂ©vrier dernier avec quatre syndicats, cette mesure devait s'appliquer Ă compter du 1er octobre 2008. Mais depuis, l'inflation s'est maintenue Ă un niveau Ă©levĂ©, contraignant le gouvernement Ă faire un geste. Le 3 juillet, Eric Woerth et AndrĂ© Santini ont donc promis qu'ils avanceraient la mise en Ćuvre de la mesure au 1er juillet 2008.
Conformément à l'accord salarial du 21 février, le nouvel échelonnement indiciaire prévoit l'attribution de 1 à 4 points d'indice majoré à certains échelons des quatre échelles de rémunérations de la catégorie C.
Comme prévu, ce coup de pouce en faveur du pouvoir d'achat des agents les plus faiblement rémunérés sera suivi d'une refonte des grilles indiciaires des agents des trois catégories. Les groupes de travail se réuniront à la rentrée, l'objectif étant de mieux différencier les débuts de grille en fonction des niveaux de qualification et de procéder à un allongement global de la durée des grilles.
En outre, pour tenir compte cette fois de la flambée des prix des carburants, le gouvernement a décidé de revaloriser de 10,7% le montant des indemnités kilométriques accordées par les employeurs des trois fonctions publiques aux agents utilisant leur véhicule dans le cadre de leur activité professionnelle. Cette augmentation prendra effet le 1er août.
Enfin, pour inciter les agents à emprunter les transports en commun, le ministre en charge de la fonction publique annonce que "tous les types de cartes et abonnements mensuels et hebdomadaires pourront désormais faire l'objet d'une indemnisation par l'employeur" et ce à partir du 1er janvier 2009.
Source T.B. / Projets publics
Le projet de loi sur la mobilité des fonctionnaires sera suivi à l'automne par un texte sur le dialogue social et au printemps par une "grande loi" réformant le statut de la fonction publique. AprÚs le temps de l'analyse et de la concertation, celui de la mise en oeuvre des réformes est donc venu. André Santini vient d'en dresser les grandes lignes.
Au cours des prochains mois, le gouvernement va mettre en chantier plusieurs textes devant permettre de moderniser la fonction publique, ont indiqué le 16 juillet le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique et son entourage. La premiÚre étape, pour André Santini, consistera à boucler l'examen parlementaire du projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique, dont le gouvernement avait initialement souhaité l'adoption dÚs le mois de juin. Il avait pour cela déclaré l'urgence sur ce texte qui accorde notamment la possibilité aux employeurs publics de recourir à l'intérim. Le programme de travail des parlementaires, trÚs chargé depuis le printemps, a cependant contraint le gouvernement à revoir son calendrier. "Nous espérons reprendre la discussion à l'Assemblée nationale en octobre", a déclaré le 16 juillet le directeur de cabinet du secrétaire d'Etat, à l'occasion de la présentation du rapport annuel sur l'état de la fonction publique.
AprĂšs l'adoption du texte sur la mobilitĂ©, l'Ă©tape suivante devrait ĂȘtre un projet de loi sur le dialogue social dans la fonction publique, qui traduira dans les faits les "accords de Bercy" conclus en mai entre le gouvernement et six organisations syndicales. Ces derniĂšres "sont d'accord pour aller vite", a indiquĂ© le directeur de cabinet du secrĂ©taire d'Etat. "L'idĂ©al serait de prĂ©senter le texte au Conseil des ministres en novembre".
Un autre chantier verra le jour au premier semestre 2009. Il s'agira d'une "grande loi" bùtie sur les orientations du livre blanc remis par le conseiller d'Etat Jean-Ludovic Silicani, qui permettra "une rénovation importante", a déclaré André Santini. "On va préparer un texte aussi important que celui de la décentralisation."
Source T.B. / Projets publics
Le rapport annuel sur l'état de la fonction publique, qui a été présenté lors du Conseil supérieur de la fonction publique de l'Etat du 16 juillet, est une somme trÚs volumineuse de statistiques sur les trois fonctions publiques.
L'édition 2007-2008 aborde de multiples thÚmes, comme la mobilité, la parité, l'emploi des seniors, les rémunérations, le recrutement ou encore la formation.
Le rapport rĂ©alise en particulier un bilan de l'Ă©volution de l'emploi public montrant que, des trois fonctions publiques, la territoriale est celle qui a embauchĂ© le plus au cours de ces derniĂšres annĂ©es. En dix ans, entre 1996 et 2006, les effectifs de la territoriale ont progressĂ© de 32%, soit une hausse moyenne annuelle de 2,8%. Dans le mĂȘme temps, les effectifs de la fonction publique hospitaliĂšre ont progressĂ© de 18% (soit une hausse de 1,7% Ă un rythme annuel) et ceux de la fonction publique de l'Etat se sont accrus de 5% (soit 0,5% par an). Selon le rapport, "la FPT a absorbĂ© Ă elle seule 59% du solde net d'emplois publics créés depuis 1996".
Fin 2006, les collectivités territoriales et leurs établissements publics employaient 1,66 millions d'agents sans compter les bénéficiaires d'emplois aidés. Cela représentait prÚs d'un tiers du total des emplois publics dont le nombre est estimé pour 2006 à 5,2 millions.
"On espÚre que les communes, départements et régions vont se gérer un peu plus strictement", a commenté le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique, qui était interrogé par la presse sur la hausse continue des effectifs de la territoriale. Rappelant que l'Etat "n'intervient pas" dans le recrutement des agents territoriaux du fait du principe constitutionnel de libre administration des collectivités locales, il a indiqué qu'il allait y avoir "une limitation des aides fiscales" de l'Etat à ces derniÚres et que 'le problÚme de la taxe professionnelle va recommencer à rÎder". André Santini a par ailleurs indiqué que l'intercommunalité "pourrait résoudre quelques problÚmes" par la mutualisation des services communaux.
Le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) réfléchit aux moyens d'améliorer le fonctionnement des commissions de réforme, dont les limites sont soulignées par certains spécialistes. Il a demandé à sa formation spécialisée chargée des questions sociales de dresser un état des lieux de ces dispositifs et de rendre des propositions. Le CSFPT devrait examiner celles-ci en séance pléniÚre au début de l'année prochaine.
Dans le cadre de leurs travaux, les membres du CSFPT ont auditionnĂ© plusieurs spĂ©cialistes, notamment Daniel Videlo, chef du service "commission de rĂ©forme" au centre interdĂ©partemental de gestion (CIG) de la petite couronne. Depuis 1995, le CIG a contribuĂ© activement Ă l'Ă©volution des commissions de rĂ©forme notamment en amont de l'arrĂȘtĂ© du 4 aoĂ»t 2004, qui a modifiĂ© leurs rĂšgles de composition et de fonctionnement.
Le 15 juin dernier, lors d'une rencontre professionnelle des mĂ©decins des centres de gestion Daniel Videlo dressait un bilan mitigĂ© des commissions de rĂ©forme, en dĂ©pit des Ă©volutions intervenues en aoĂ»t 2004. Selon lui, les procĂ©dures mises en oeuvre demeurent "complexes et lourdes". "Elles font intervenir de nombreux acteurs, gĂ©nĂšrent des dĂ©lais importants, sans garantie d'efficacitĂ© et sans liens organiques avec la prĂ©vention." Pour Daniel Videlo, il faut recentrer l'activitĂ© des commissions de rĂ©forme sur les dossiers de recours ou les dossiers complexes en simplifiant les procĂ©dures. Daniel Videlo avance une solution. Dans la mesure oĂč l'une des principales tĂąches qui incombent aux commissions de rĂ©forme consiste Ă statuer sur la question de l'imputabilitĂ© mĂ©dicale de l'accident au service auquel appartient l'agent (la maladie ou l'infirmitĂ© relĂšvent-t-elle du service ?), il propose d'Ă©tendre le principe de prĂ©somption d'imputabilitĂ©, ce qui "rĂ©duira le nombre de dossiers et confortera l'expertise des commissions de rĂ©forme".
T.B. / Projets publics
Le point d'indice servant de base aux salaires des fonctionnaires sera revalorisé d'au moins 0,8 % en 2009 (+0,5 % en juillet et +0,3 % en octobre) et des revalorisations de 0,5 % chacune sont déjà prévues pour 2010 et 2011, selon un projet remis mardi par le gouvernement aux syndicats. Cette année, la hausse du point d'indice est déjà de 0,8 % avec + 0,5 % au 1er mars et + 0,3 % au 1er octobre.
"Une évolution de + 0,5 % interviendra chaque année au 1er juillet au cours de la période 2009-2011" et « une hausse complémentaire de + 0,3 % est retenue au 1er octobre 2009", annonce le document relatif aux orientations salariales" pour la Fonction Publique sur la période 2009-2011, remis aux organisations syndicales dans le cadre d'une négociation salariale triennale qui s'est ouverte mardi matin.
Les décrets RH tant attendus sont parus ce week-end, à savoir :
- Décret n° 2008-512 du 29 mai 2008 relatif à la formation statutaire obligatoire des fonctionnaires territoriaux.
- Décret n° 2008-513 du 29 mai 2008 modifiant les statuts particuliers de certains cadres d'emplois de la fonction publique territoriale.
- Décret n°2008-506 du 29 mai 2008 relatif aux commissions administratives paritaires et aux comités techniques paritaires.
Bonne lecture Ă tous...
LE SECTEUR des assurances complémentaires des fonctionnaires, jusqu'alors réservées aux mutuelles de la fonction publique, a été ouvert à la concurrence depuis le début de l'année. L'ensemble des acteurs du secteur, assureurs privés, mutuelles et institutions de prévoyance, vont pouvoir répondre aux demandes des employeurs publics (Etat, collectivités...) en matiÚre de santé, décÚs et invalidité. Les premiers appels d'offres, pour ces contrats d'une durée de sept ans, sont attendus pour le deuxiÚme semestre. Cependant, les modalités ne sont pas encore connues.
" Nous assistons à la fin d'un modéle fondé sur la solidarité en vigueur depuis 1945 " déplore Jean-Michel Laxalt, président de la Mutuelle générale de l'éducation nationale (MGEN), en commentant, mardi 20 mai, la mesure prise pour s'adapter à ce nouvel environnement. Avec deux autres mutuelles, la MNH couvrant le domaine hospitalier et la MNT, pour la fonction publique territoriale, un accord de "convergence renforcée" a été signé.
" Nous ne sommes pas en train de dissoudre nos mutuelles pour en crĂ©er une nouvelle," prĂ©cise M. Laxalt, nous nous regroupons pour convaincre les diffĂ©rents employeurs publics qu'Ă trois, nous sommes suffisamment forts face Ă tous les concurrents qui vont se manifester." Ainsi, par exemple, la MGEN et la MNT Ă©tudient une offre commune pour les personnels non-enseignants des collĂšges et des lycĂ©es transfĂ©rĂ©s vers la fonction publique territoriale. Les trois mutuelles vont aussi rĂ©flĂ©chir Ă l'Ă©volution des mĂ©tiers de santĂ© et Ă la dĂ©pendance. Cette convergence a aussi pour objectif de se prĂ©parer aux nouvelles normes de solvabilitĂ© qui vont ĂȘtre dĂ©finies au niveau europĂ©en.
Cette initiative n'est pas isolée. Le secteur de la défense s'organise lui aussi face à la concurrence. En 2007, la mutuelle nationale militaire, celle de la gendarmerie et celle de l'armée de l'air se sont regroupées dans une entité commune, Unéo, tout en gardant chacune sa spécificité. En décembre, six des huit mutuelles intervenant au sein des ministÚres de l'économie, du budget, des comptes publics et de la fonction publique ont aussi décidé de se rassembler en une structure unique, la MGEFI.
Dominique Gallois - "le monde du 22/05/08"
Un projet de texte rĂ©formant l'examen professionnel d'AttachĂ© principal a Ă©tĂ© examinĂ© par le CSFPT dans sa sĂ©ance du 30 avril 2008. Un avis favorable a Ă©tĂ© rendu sur le projet d'arrĂȘtĂ© prĂ©sentĂ©.
Vous pouvez tĂ©lĂ©charger le projet dâarrĂȘtĂ© en cliquant ici
Quelques mois aprÚs le décret du 20 août 2007 modifiant le statut du corps des conservateurs du patrimoine, deux décrets du 27 mars 2008 réaménagent à leur tour le cadre d'emploi et les modalités de recrutement des conservateurs territoriaux du patrimoine. Le premier réorganise la profession sur le modÚle du décret du 20 août 2007. Parmi les principales mesures figurent notamment une amélioration de la fluidité des carriÚres (grùce en particulier à la fusion des deux classes du premier grade), la reconnaissance d'une activité de recherche ou encore l'instauration - comme dans le corps de l'Etat - d'une nouvelle spécialité "monuments historiques et inventaire". Plusieurs articles apportent des simplifications significatives. C'est le cas, par exemple, de la suppression de la commission siégeant auprÚs du CNFPT et qui devait jusqu'alors donner un avis en cas d'inscription sur une liste d'aptitude, de changement de spécialité ou de demande de suivi d'une formation. Un autre article prend en compte la transformation de l'Ecole nationale du patrimoine en Institut national du patrimoine (INP). Sur le plan statutaire, le premier décret définit en particulier le déroulement de carriÚre des conservateurs et des conservateurs en chef, ainsi que les conditions d'avancement de grade et de détachement. Toujours dans un esprit de simplification, un article supprime l'astreinte de résidence au lieu d'exercice des fonctions. Enfin, le texte fixe les grilles indiciaires pour le grade de conservateur - en tenant compte de la fusion des deux classes - et prévoit un dispositif transitoire calqué sur celui de l'Etat.
Le second dĂ©cret du 27 mars 2008 est consacrĂ© aux modalitĂ©s d'organisation des concours pour le recrutement des conservateurs territoriaux du patrimoine. Ces modalitĂ©s sont strictement identiques Ă celles des conservateurs de l'Etat, car le concours d'entrĂ©e Ă l'INP et le contenu de la formation initiale sont communs aux deux filiĂšres (le CNFPT ayant confiĂ© par convention Ă l'INP le soin d'assurer la formation). Les concours propres Ă chacune des spĂ©cialitĂ©s enseignĂ©es Ă l'INP sont tous organisĂ©s sur le mĂȘme modĂšle, avec trois Ă©preuves Ă©crites d'admissibilitĂ© (dissertation gĂ©nĂ©rale, Ă©preuve spĂ©cialisĂ©e d'analyse et de commentaire, et Ă©preuve de langue), puis deux Ă©preuves orales d'admission (entretien avec le jury et Ă©preuve de langue vivante). Il subsiste toutefois une diffĂ©renciation pour la spĂ©cialitĂ© archives, compte tenu des compĂ©tences diffĂ©rentes exigĂ©es dans les deux filiĂšres.
Références : décret 2008-287 du 27 mars 2008 relatif au cadre d'emploi des conservateurs territoriaux du patrimoine et à leur échelonnement indiciaire ; décret 2008-288 du 27 mars 2008 fixant les modalités d'organisation des concours pour le recrutement des conservateurs territoriaux du patrimoine (JO du 29 mars 2008).
Source : Jean-Noël Escudié / PCA
Le gouvernement a examiné le 9 avril en Conseil des ministres le projet de loi relatif à la mobilité et aux parcours professionnels dans la fonction publique. Selon le communiqué du gouvernement, le texte est destiné à "créer un véritable droit à la mobilité dans la fonction publique pour offrir aux fonctionnaires des perspectives de carriÚre plus riches et plus diversifiées, tout en assurant la continuité, l'adaptation et la modernisation du service public". Le projet de loi concerne au premier chef les fonctionnaires de l'Etat, lesquels pourront plus facilement évoluer professionnellement au sein de la fonction publique ou vers le secteur privé. En outre, s'ils décident de quitter la fonction publique pour mener à bien un projet personnel ou créer leur propre entreprise, ils bénéficieront d'une indemnité de départ plafonnée à deux ans de salaire.
La fonction publique territoriale est concernĂ©e par le projet de loi dans la mesure oĂč celui-ci permet le recours Ă des agences d'intĂ©rim pour des "remplacements", des "vacances d'emploi", un "accroissement temporaire d'activitĂ©" ou un "besoin occasionnel ou saisonnier". Le texte a suscitĂ© une large opposition. Le 26 mars, aucun des membres du Conseil supĂ©rieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) n'a votĂ© en sa faveur. Quatre syndicats (CGT, FO, FA-FPT, CFTC) ont votĂ© contre. La CFDT, la CGC et les reprĂ©sentants des employeurs se sont abstenus.
Le secrétaire d'Etat à la Fonction publique, André Santini, s'est employé mercredi à démontrer que le projet de loi ne s'inscrivait pas dans le cadre d'un "plan social" de l'Etat, comme l'affirment la CGT et Force ouvriÚre. Ce projet de loi est synonyme de "volontariat absolu", a assuré André Santini sur France Info. Intervenant quant à lui sur France Inter, le ministre du Budget, des Comptes publics et de la Fonction publique s'est voulu lui aussi rassurant. "Il y aura toujours un statut de la fonction publique, heureusement", a affirmé Eric Woerth, tout en estimant que celui-ci devra "évoluer". "Je pense à une fonction publique de métiers plutÎt qu'à de grands corps", a-t-il ajouté. Les parlementaires examineront le projet de loi dÚs la fin du mois d'avril.
Le ministÚre du Budget et de la Fonction publique se penche sur le mode de gestion des régimes de retraite des fonctionnaires et a transmis à l'Inspection des finances une lettre de mission sur le sujet, a-t-on appris le 17 mars auprÚs du ministÚre. Parmi les pistes évoquées dans cette lettre, révélée le 17 mars dans le Parisien, la création d'une caisse de retraite centrale des fonctionnaires regroupant les agents de l'Etat (2,5 millions), de la fonction publique hospitaliÚre (1 million) et des collectivités territoriales (1,6 million). "C'est une piste parmi d'autres", a précisé le ministÚre, confirmant l'envoi d'une lettre de mission la semaine derniÚre à l'IGF.
Un rapport sera remis "le plus rapidement possible dans le cadre du rendez-vous 2008 sur les retraites", prévu par la loi Fillon de 2003, a ajouté le ministÚre, qui compte "traiter le dossier des retraites au premier semestre" 2008. Les régimes des collectivités locales et des agents hospitaliers sont actuellement gérés par la Caisse des dépÎts et consignations en lien avec la direction des retraites. Plus de 2 millions de pensions de retraite ont été versées en 2006 dans la fonction publique.
Les pĂ©riodes Ă©lectorales et de renouvellement des assemblĂ©es et des exĂ©cutifs ne sont pas seulement instables pour les Ă©lus, elles le sont aussi pour un certain nombre d'agents des collectivitĂ©s et des EPCI, Ă savoir ceux occupant des emplois fonctionnels. Ce que l'on appelait jusqu'Ă peu la «dĂ©charge de fonction» reste une Ă©pĂ©e de DamoclĂšs qui pĂšse sur ces emplois. L'article joint (cliquez ici pour le tĂ©lĂ©charger) examine les conditions dans lesquelles cette procĂ©dure peut ĂȘtre mise en Ćuvre et les garanties dont sont susceptibles de bĂ©nĂ©ficier les agents dans ce cadre (Source les cahiers Juridiques n° 118, mars 2008).
TĂ©lĂ©charger la circulaire relative aux fĂȘtes religieuses 2008 en cliquant ici.
Le directeur gĂ©nĂ©ral des collectivitĂ©s locales au ministĂšre de l'IntĂ©rieur, Edward Jossa, a diffusĂ© le calendrier des opĂ©rations Ă©lectorales de la FPT en 2008, Ă la fin de la sĂ©ance plĂ©niĂšre du Conseil supĂ©rieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) qui se tenait le 20 fĂ©vrier dernier. Le 6 novembre, les agents territoriaux Ă©liront leurs reprĂ©sentants au sein des instances paritaires : les commissions administratives paritaires (CAP) et comitĂ©s techniques paritaires (CTP) ainsi que les comitĂ©s d'hygiĂšne et de sĂ©curitĂ© (CHS) dans les grandes collectivitĂ©s. Le second tour se dĂ©roulera le 11 dĂ©cembre, si aucune liste reprĂ©sentative nâest prĂ©sentĂ©e au premier tour ou si la participation Ă©lectorale a Ă©tĂ© infĂ©rieure Ă 50 %.
Le gouvernement a annoncĂ© un projet de loi sur le volet ressources humaines de la politique de rĂ©vision gĂ©nĂ©ral des politiques publiques (RGPP), visant notamment Ă faciliter les mobilitĂ©s et diversifier les modalitĂ©s de recrutement. Le CSFPT examinera ce texte lors dâune rĂ©union plĂ©niĂšre supplĂ©mentaire, le 26 mars 2008. Lors de cette sĂ©ance, sera aussi examinĂ© un projet de dĂ©cret sur la suppression de la limite Ă 15% dâaugmentation maximum de la rĂ©munĂ©ration globale par rapport Ă lâemploi dâorigine, en cas de dĂ©tachement des fonctionnaires territoriaux. Deux projets sont pour le moment Ă lâordre du jour de la sĂ©ance du 30 avril : lâun sur les conditions dâintĂ©gration des personnels transfĂ©rĂ©s de lâEtat dans le cadre de la dĂ©centralisation et lâautre sur les groupes hiĂ©rarchiques en rapport avec la prochaine réélection des commissions administratives paritaires.
Le dĂ©cret n° 2008-182 du 26 fĂ©vrier 2008 portant modification de certaines dispositions relatives Ă la Fonction Publique Territoriale vient d'ĂȘtre publiĂ©. On y trouve notamment : l'indemnitĂ© de sujĂ©tions spĂ©ciales peut ĂȘtre allouĂ©e aux agents de la filiĂšre mĂ©dico-sociale, une modification du dĂ©cret n° 92-849 du 28 aoĂ»t 1992 (agents sociaux), des corrections des coquilles qui sâĂ©taient glissĂ©es dans des dĂ©crets prĂ©cĂ©dents (dĂ©cret 2007/913 sur le reclassement des TOS notamment), un tableau mis Ă jour des concordances des grades de la FPT avec les corps de la FPE (rĂ©gime indemnitaire ). Cliquez ici pour accĂ©der au dĂ©cret.
Corinne Desforges a rendu le 19 février à Eric Woerth son rapport sur les concours d'accÚs à la fonction publique d'Etat, dont elle dresse un bilan trÚs peu flatteur. Ces concours sont "des machines à sélectionner des candidats sans objectif précis en termes d'emplois à pourvoir", indique l'inspectrice générale de l'administration. Laquelle distribue au passage des bons points à la fonction publique territoriale, puisqu'elle indique que sa remarque "n'est pas vrai[e] pour la territoriale". Corinne Desforges estime que l'Etat doit garder le concours comme moyen de recrutement. Il demeure selon elle "le meilleur systÚme de sélection", car il est "le plus égalitaire", "grùce à l'anonymat". Mais l'Etat doit complÚtement moderniser l'organisation de ses concours. Celle-ci est "compliquée" pour les administrations et "complexe" voire "illisible" pour les candidats.
Principaux inconvĂ©nients des concours : ils valorisent trop fortement les savoirs acadĂ©miques au dĂ©triment des Ă©preuves pratiques. RĂ©sultat : les candidats les mieux informĂ©s et les plus diplĂŽmĂ©s "Ă©vincent des concours ceux qui pourraient y ĂȘtre reçus". De plus, une "certaine discrimination, mal mesurĂ©e, s'est, semble-t-il, Ă©tablie dans la fonction publique". En rĂ©sumĂ©, "la fonction publique ne joue plus le rĂŽle d'ascenseur social (comme dans les annĂ©es 1960)".
Pour tenter de remédier à cette situation, le gouvernement a déjà annoncé une réforme de l'organisation et du contenu des concours de l'Etat. Il assure qu'à l'avenir, il y aura moins de concours et que les épreuves seront plus adaptées à la recherche des compétences et prendront mieux en compte les compétences professionnelles (T.B. / Projets publics - Localtis).
La CGT Fonction publique a annoncé le 26 février qu'elle ne sera signataire d'aucun des volets de l'accord sur les salaires et le pouvoir d'achat proposé par le ministÚre du Budget et de la Fonction publique, estimant les mesures proposées "insuffisantes", "voire dangereuses". Premier syndicat de la Fonction publique, la CGT était la derniÚre organisation syndicale à devoir se prononcer sur ce texte. Sa délégation était sortie trÚs déçue de la négociation, mais elle entendait consulter ses instances avant de donner sa position définitive sur le protocole d'accord.
Au final, aucun syndicat de fonctionnaires n'a signé le volet prévoyant une revalorisation du point d'indice (0,5% au 1er mars et + 0,3% au 1er octobre) qui "reste bien en dessous de l'inflation minimum prévue (1,6%)", souligne-t-elle dans un communiqué.
Contrairement à quatre autres syndicats, la CGT Fonction publique ne signera aucun des autres volets de l'accord, jugeant "les mesures proposées insuffisantes, voire dangereuses au regard des revendications portées par les agents, dans l'unité syndicale, et des enjeux de la Fonction publique".
Elle dénonce en particulier le fait qu'"une partie du financement du protocole d'accord soit conditionnée à une baisse des effectifs dans la Fonction publique d'Etat". "Les ministres souhaitent étendre cette politique à la Fonction publique territoriale et à la Fonction publique hospitaliÚre. Cela ne peut qu'induire une altération des conditions de travail des personnels et une dégradation du service public, ce que notre organisation ne saurait accepter", explique-t-elle.
Pour la CGT, "la question du pouvoir d'achat reste une préoccupation majeure" et "la poursuite de la mobilisation s'impose" en matiÚre de salaires. Son communiqué note toutefois "quelques avancées" obtenues selon elle grùce à la mobilisation des fonctionnaires, comme le principe de négociations annuelles, "la valeur du point remise au centre des débats", et "la reconstruction complÚte des grilles indiciaires". "Encore une fois, l'Etat employeur va appliquer un accord minoritaire, donnant un bien mauvais exemple de la démocratie et du dialogue social", commente la CGT.
Pour en savoir plus, tĂ©lĂ©chargez lâintĂ©gralitĂ© du relevĂ© des propositions du gouvernement.
Le 20 février 2008, la séance pléniÚre du CSFPT a examiné principalement les six projets de textes suivant :
1) Conditions dâintĂ©gration et de titularisation de certains agents publics de la collectivitĂ© dĂ©partementale de Mayotte et des communes et des Ă©tablissements publics administratifs de Mayotte.
Ce projet de dĂ©cret a pour objet de prĂ©ciser les modalitĂ©s des Ă©preuves du concours rĂ©servĂ© que devront subir prĂ©alablement Ă leur titularisation les agents non titulaires des collectivitĂ©s territoriales de Mayotte candidats Ă lâaccĂšs au cadre dâemplois des administrateurs territoriaux. Il complĂšte le dispositif rĂ©glementaire visant Ă ouvrir le cadre dâemplois des administrateurs territoriaux aux agents contractuels de Mayotte occupant des emplois administratifs de direction, dont un premier projet de dĂ©cret a Ă©tĂ© prĂ©sentĂ© devant cette mĂȘme instance au mois de dĂ©cembre dernier.
2) Conditions dâaccĂšs et aux modalitĂ©s dâorganisation des concours sur titres pour le recrutement des assistants territoriaux sociaux-Ă©ducatifs, des Ă©ducateurs territoriaux de jeunes enfants, des moniteurs-Ă©ducateurs territoriaux, des agents sociaux territoriaux, des agents territoriaux spĂ©cialisĂ©s des Ă©coles maternelles, des puĂ©ricultrices territoriales, des infirmiers territoriaux, des rééducateurs territoriaux, des auxiliaires de puĂ©riculture territoriaux, des auxiliaires de soins territoriaux et des assistants mĂ©dico-technique territoriaux.
Ces cadres dâemplois sont actuellement accessibles directement en Ă©chelle 4 par un concours externe sur titres avec Ă©preuves comportant un Ă©preuve Ă©crite dâadmissibilitĂ© (QCM) et une Ă©preuve orale dâadmission (entretien dâune durĂ©e de quinze minutes). Dans la mesure oĂč le titre exigĂ© des candidats correspond Ă une qualification professionnelle avĂ©rĂ©e, ce projet de texte supprime lâĂ©preuve dâadmissibilitĂ©. Les candidats seraient donc sĂ©lectionnĂ©s au terme dâune Ă©preuve dâentretien de quinze minutes portant sur leur aptitude Ă exercer la profession dans le cadre des missions dĂ©volues Ă ces cadres dâemplois.
3) Les dispositions relatives au détachement des fonctionnaires territoriaux
Ce projet de dĂ©cret sâinscrit dans la politique du Gouvernement visant Ă faciliter et encourager la mobilitĂ© des fonctionnaires des trois fonctions publiques. Certaines dispositions figurant dans les dispositions rĂ©glementaires rĂ©gissant le dĂ©tachement des fonctionnaires territoriaux dĂ©couragent cette mobilitĂ©. Câest le cas de la rĂšgle prohibant le dĂ©tachement des fonctionnaires territoriaux dĂšs lors que la rĂ©munĂ©ration globale affĂ©rente Ă lâemploi de dĂ©tachement excĂšde de plus de quinze pour cent la rĂ©munĂ©ration globale perçue dans l'emploi dâorigine. Ce projet de texte procĂšde Ă lâabrogation de cette disposition figurant dans les dĂ©crets n° 86-68 du 13 janvier 1986 relatif aux positions de dĂ©tachement, hors cadres, de disponibilitĂ© et de conge parental des fonctionnaires territoriaux, n° 87-1101 du 30 dĂ©cembre 1987 portant dispositions statutaires particuliĂšres Ă certains emplois administratifs de direction des collectivitĂ©s territoriales et des Ă©tablissements publics locaux assimilĂ©s et le n° 90-128 du 9 fĂ©vrier 1990 portant dispositions statutaires particuliĂšres aux emplois de directeur gĂ©nĂ©ral et directeur des services techniques des communes et de directeur gĂ©nĂ©ral des services techniques des Ă©tablissements publics de coopĂ©ration intercommunale Ă fiscalitĂ© propre.
4) Projet de dĂ©cret instituant une indemnitĂ© forfaitaire pour travail du dimanche ou dâun jour fĂ©riĂ© Ă certains agents de la fonction publique territoriale
Les modalitĂ©s du rĂ©gime indemnitaire de la fonction publique hospitaliĂšre sont, par application du principe de paritĂ©, dĂ©sormais applicables aux agents territoriaux dont les corps dâĂ©quivalence Ă©taient ceux de lâINI. Le dĂ©cret n°91-875 du 6 septembre 1991 a Ă©tĂ© modifiĂ© afin de tenir compte des nouveaux corps du ministĂšre de la DĂ©fense, la parution du dĂ©cret modificatif devant paraĂźtre prochainement. Il nây a donc plus lieu de dĂ©finir un rĂ©gime spĂ©cifique mais une mesure apparaĂźt cependant nĂ©cessaire au bĂ©nĂ©fice des agents sociaux territoriaux. Ces agents travaillant un dimanche ou un jour fĂ©riĂ© peuvent, en outre, bĂ©nĂ©ficier dâune indemnitĂ© horaire pour travail du dimanche et jours fĂ©riĂ©s. Les agents sociaux travaillent au sein de structures qui emploient dâautres agents territoriaux - notamment les auxiliaires de soins - qui bĂ©nĂ©ficient, pour leur part, du rĂ©gime indemnitaire pour travail de dimanche et jours fĂ©riĂ©s de leur corps de rĂ©fĂ©rence. Afin de permettre aux agents sociaux de pouvoir bĂ©nĂ©ficier dâune indemnitĂ© Ă©quivalente Ă celle des auxiliaires de soins en lieu et place de lâindemnitĂ© prĂ©vue par lâarrĂȘtĂ© du 19 aoĂ»t 1975, ce projet de dĂ©cret crĂ©e cette indemnitĂ©.
5) Projet dâarrĂȘtĂ© fixant le montant de lâindemnitĂ© forfaitaire pour travail du dimanche ou dâun jour fĂ©riĂ© attribuĂ©e Ă certains agents de la fonction publique territoriale
Le montant de cette indemnitĂ© forfaitaire sera fixĂ© Ă 46,30 euros et sera indexĂ© sur la valeur annuelle du traitement affĂ©rent Ă lâindice 100 des fonctionnaires de lâEtat.
6) Formation des cadres territoriaux en charge de la protection de lâenfance et modifiant la partie rĂ©glementaire du code de lâaction sociale et des familles
Lâarticle 25-III de la loi n° 2007-293 du 5 mars 2007 relative Ă la protection de lâenfance introduit dans le code de lâaction sociale et des familles un nouvel article L. 226-12-1. Cet article impose aux cadres territoriaux dâavoir suivi une formation initiale et continue en partie commune aux diffĂ©rentes professions et institutions, dans le domaine de la protection de lâenfance en danger. Lâorganisation de cette formation devait ĂȘtre fixĂ©e par voie rĂ©glementaire. Ce projet de dĂ©cret prĂ©voit donc dans son article 1 la durĂ©e de cette formation (240 heures dont 40 heures de stage pratique). Elle doit ĂȘtre initiĂ©e dans lâannĂ©e qui suit la prise de fonction et se dĂ©rouler sur une amplitude maximale de 18 mois. Par ailleurs, il est prĂ©vu que la formation thĂ©orique comprenne 30 heures effectuĂ©es en commun avec les professionnels dâautres institutions, lesquels pourront ĂȘtre les professionnels dĂ©signĂ©s Ă lâarticle L 542-1 du code de lâĂ©ducation ( magistrats, mĂ©decins, personnels enseignants). En outre, le stage pratique est effectuĂ© dans une institution participant Ă la protection de lâenfance autre que celle Ă laquelle les cadres appartiennent. Le CNFPT pourra dispensĂ©e cette nouvelle formation. Enfin, les cadres qui exercent dĂ©jĂ les missions concernĂ©es depuis plus dâun an au moment de lâentrĂ©e en vigueur de ce texte peuvent suivre cette formation dans le cadre de la formation de perfectionnement Ă la demande de leur employeur.
Les projets de textes exposés ci-dessus ne tiennent pas compte des amendements acceptés par le gouvernement lors de la séance du 20 février dernier (Source : CIG)
Comment organiser le recrutement et la rĂ©munĂ©ration des personnels chargĂ©s de la mise sous pli de la propagande Ă©lectorale ? Un agent communal peut-il se prĂ©senter aux Ă©lections municipales de la collectivitĂ© qui l'emploie ? Doit-on octroyer une autorisation d'absence pour les candidats aux fonctions publiques Ă©lectives ? Comment rĂ©munĂ©rer le travail effectuĂ© par nos agents le jours des Ă©lections? JusquâĂ quelle date doit-on verser leurs indemnitĂ©s de fonction aux Ă©lus en place ?
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Par une circulaire du 28 janvier 2008, le ministre de l'IntĂ©rieur expose le souhait du Gouvernement de faire un point sur la mise en Ćuvre, dans la fonction publique territoriale, de mesures salariales annoncĂ©es le 26 octobre 2007, concernant le pouvoir d'achat des fonctionnaires. Afin d'Ă©valuer les conditions de mise en Ćuvre de ces mesures, une enquĂȘte est effectuĂ©e auprĂšs des collectivitĂ©s territoriales des dĂ©partements et de leurs Ă©tablissements publics.
Télécharger la circulaire NOR/INT/B/08/00016/C du 28 janvier 2008.
Les mutuelles territoriales continuent Ă faire entendre leur voix au moment oĂč le gouvernement boucle un projet de dĂ©cret sur la protection sociale complĂ©mentaire des agents territoriaux. RĂ©unis Ă Paris le 30 janvier, leurs reprĂ©sentants ont dĂ©cidĂ© qu'ils remettraient au ministre de l'IntĂ©rieur une contribution commune sur le sujet. Ils reprennent l'offensive dans un contexte marquĂ© par le dĂ©but de la confĂ©rence nationale consacrĂ©e Ă la protection sociale santĂ© voulue par le chef de l'Etat. Les reprĂ©sentants des mutuelles territoriales ont en effet l'impression, y compris avec les syndicats de la fonction publique territoriale, qu'ils ne sont plus consultĂ©s que sur des parcelles seulement du futur dĂ©cret.
Au centre de leurs demandes : l'attribution d'un label aux organismes respectant un cahier des charges tenant compte notamment des solidaritĂ©s entre actifs et retraitĂ©s. En tĂȘte de leurs prioritĂ©s Ă©galement, ils placent l'exigence du dialogue social pour le choix des opĂ©rateurs et la nĂ©cessitĂ© d'une participation minimum des employeurs publics. Le gouvernement et le chef de l'Etat semblent pour l'instant rester sourds Ă une partie des revendications des mutuelles. Le courrier que le prĂ©sident de la Mutuelle nationale territoriale (MNT), Jean-Pierre Moreau, a adressĂ© le 20 dĂ©cembre au prĂ©sident de la RĂ©publique pour lui rappeler les engagements qu'il avait pris en tant que candidat, est restĂ© Ă ce jour sans rĂ©ponse.
Les mutuelles reconnaissent toutefois que le gouvernement a pris en compte les particularitĂ©s de la fonction publique territoriale dans le projet de dĂ©cret qu'il a Ă©laborĂ© et transmis Ă la Commission europĂ©enne. Ce texte ne devrait donc pas ĂȘtre le dĂ©calque de celui qui, dĂ©jĂ paru, dĂ©finit les rĂšgles de la protection sociale des agents de l'Etat. Cette crainte un temps exprimĂ©e par les mutuelles est donc levĂ©e.
Pour les mutuelles, le dispositif gouvernemental prévoit que les contrats "complémentaire santé" feront l'objet d'une labellisation. Pour les garanties de prévoyance - en matiÚre de maintien de salaire, en cas de décÚs, dépendance et retraite - les collectivités pourront souscrire des contrats collectifs aprÚs mise en concurrence des opérateurs. Les adhésions resteront individuelles. S'il ne déplaßt pas aux mutuelles, ce schéma comporte encore trop d'inconnues. Par exemple, qui labellisera les opérateurs et selon quels critÚres ?
De source syndicale, la Commission europĂ©enne aurait donnĂ© son aval au dispositif proposĂ© par le gouvernement. Celui-ci aurait maintenant six mois pour faire paraĂźtre le dĂ©cret et attendrait en fait que les Ă©lections municipales soient passĂ©es. Mercredi 30 janvier, les mutuelles territoriales ont lancĂ© une nouvelle phase de leur alliance. DĂ©jĂ fĂ©dĂ©rĂ©es au sein d'une instance commune baptisĂ©e "Uniter", elles ont dĂ©cidĂ© de se doter d'un comitĂ© exĂ©cutif ayant Ă sa tĂȘte le prĂ©sident de la MNT. Ce collectif regroupe neuf mutuelles, dont les principales - la MNT et la MNFCT - et reprĂ©sente prĂšs de la moitiĂ© des 1,7 million d'agents territoriaux.
Le mĂȘme jour, les mutuelles ont invitĂ© Ă leurs dĂ©bats les reprĂ©sentants des huit organisations syndicales de la fonction publique territoriale. Les partenaires ont adoptĂ© une dĂ©claration commune dans laquelle ils appellent Ă une amĂ©lioration de la protection sociale complĂ©mentaire des agents, notamment par une participation financiĂšre significative des employeurs territoriaux.
Actuellement, deux agents sur trois ne bénéficient pas d'une garantie de maintien de salaire : s'ils sont absents plus de trois mois pour maladie, leur salaire diminue de moitié. Beaucoup d'agents l'ignorent encore. C'est pour sensibiliser les intéressés et leurs employeurs que les mutuelles territoriales et les organisations syndicales ont décidé de diffuser un document d'information à plusieurs centaines de milliers d'exemplaires.
Flou juridique La loi de modernisation de la fonction publique du 6 février 2007 a donné une existence légale aux aides que les employeurs publics apportent au financement des garanties de protection sociale souscrites par leurs agents. Mais tant que le décret d'application relatif à la fonction publique territoriale et sa circulaire ne seront pas parus, les collectivités seront face à un vide juridique. Dans cette période floue, des collectivités souscrivent par appel d'offres des contrats collectifs groupés en complémentaire santé pour leurs seuls agents actifs et sans participer financiÚrement. Les mutuelles territoriales et leurs partenaires syndicats s'élÚvent contre cette situation.
Lâapprentissage offre pour les collectivitĂ©s territoriales un potentiel de talents nouveaux et diversifiĂ©s. Il constitue pour les jeunes une premiĂšre mise en situation professionnelle qui se rĂ©vĂšle un prĂ©cieux tremplin pour la suite de leur carriĂšre et de leur employabilitĂ© directe. Lâapprentissage valorise Ă©galement fortement lâimage de la collectivitĂ© en faisant connaĂźtre les mĂ©tiers de la fonction publique territoriale et la culture du service public. Un des freins au recours de lâapprentissage par les collectivitĂ©s territoriales est la mĂ©connaissance juridique du dispositif. Le CNFPT a par consĂ©quent dĂ©cidĂ© de rĂ©aliser un guide pratique dans ce domaine qui existe en version papier et Ă©lectronique.
En 2008, les collectivitĂ©s envisagent de recruter 24.350 agents (+6% sur 2007) dâaprĂšs une Ă©tude de lâObservatoire du CNFPT.
Selon la derniĂšre note de conjoncture de lâObservatoire de la fonction publique territoriale du Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT), «en 2007, les collectivitĂ©s poursuivent le renforcement de leurs effectifs, qui se trouve par ailleurs amplifiĂ© par les transferts de personnel liĂ©s Ă lâActe II de la dĂ©centralisation». L'Ă©tude souligne qu'en 2008, 16% des collectivitĂ©s envisagent de recruter (14% en 2007) et le nombre de recrutements envisagĂ©s sâĂ©lĂšve Ă 24.350, en augmentation de 6% par rapport Ă 2007.
La voirie, la petite enfance, le bùtiment et le patrimoine bùti, le social, les affaires scolaires, les espaces verts, les affaires juridiques et administratives et la santé sont les premiers secteurs dans lesquels les collectivités prévoient de recruter.
En 2008, 33% des collectivitĂ©s dĂ©clarent Ă©prouver des difficultĂ©s de recrutement, relĂšvent les auteurs de la note. Selon lâObservatoire, «les raisons les plus souvent Ă©voquĂ©es sont que les candidats ne correspondent pas aux profils recherchĂ©s et que les rĂ©gimes indemnitaires et autres avantages sont peu attractifs».
Cette Ă©dition prĂ©sente pour la premiĂšre fois les grands chantiers prioritaires des ressources humaines. Parmi les chantiers prioritaires citĂ©s figurent le plan de formation et le dĂ©veloppement de lâhygiĂšne et de la sĂ©curitĂ© au travail.
Pour accéder au communiqué et à l'étude, cliquez ici
Le rendez-vous de 2008 sur les retraites pourrait notamment remettre en cause le dispositif de validation des services des agents non titulaires de l'Etat et des collectivités territoriales.
Le secrétaire d'Etat chargé de la fonction publique été interrogé sur le dispositif de validation des services d'agents non titulaires pour le régime des pensions des fonctionnaires.
Le secrétaire d'Etat a rappelé que les agents non titulaires de l'Etat et des collectivités publiques relèvent, de plein droit, du régime général de la sécurité sociale pour leur retraite de base et de l'IRCANTEC pour leur retraite complémentaire. Il a précisé que les agents concernés qui bénéficient d'une mesure de titularisation peuvent demander, sous certaines conditions, la validation de leurs services d'agents non titulaires, pour le calcul de leurs futures pensions de fonctionnaires.
La validation de ces services se traduit, pour les intéressés, par l'obligation de reverser au trésor public des « cotisations de rachat » (dont sont déduites les cotisations versées au régime général d'assurance vieillesse et à l'IRCANTEC). La validation n'est ni obligatoire ni automatique en cas de titularisation et si l'agent n'opte pas pour la validation, il conserve ses droits acquis au titre du régime général de sécurité sociale et de l'IRCANTEC.
Le secrétaire d'Etat a indiqué que la mise en œuvre des dispositions concernant les validations de services est source de difficultés, compte tenu de l'extrême complexité des transferts qu'elle organise (ce qu'avait signalé la Cour des comptes dans son rapport d'avril 2003).
La Cour des comptes avait notamment indiqué que la prise en compte des charges de gestion qui vont peser dans les années à venir sur les services des pensions, du fait de l'arrivée à l'âge de la retraite des générations nombreuses de fonctionnaires, appelait un réexamen complet du dispositif. Ce réexamen devrait porter sur le bien-fondé même de ces validations qui viennent rétroactivement annuler les droits au régime général et à l'IRCANTEC pour, en contrepartie, en ouvrir de nouveaux au régime de retraite des fonctionnaires.
Le secrétaire d'Etat a précisé que le rendez-vous de 2008 sur les retraites devrait être l'occasion de s'interroger sur l'existence d'un tel dispositif, dont le bien fondé n'est pas avéré et qui nécessite des coûts de gestion non justifiés par les enjeux (QE n° 00699 - JO Sénat du 18 octobre 2007 ).
Le nouveau dispositif de la formation des territoriaux sera en 2008 au coeur des préoccupations des DRH. En effet, les décrets d'application de la loi du 19 février 2007 paraîtront dans le courant du premier semestre pour une mise en oeuvre dès le mois de juillet. Au chapitre de la formation obligatoire, les formations initiales d'application réservées aux cadres au moment de leur recrutement disparaissent pour laisser la place à des formations plus courtes, étalées sur la carrière et mieux adaptées aux parcours individuels. Grande nouveauté, les agents de catégorie C bénéficieront aussi de ces formations. Et comme ceux-ci constituent près de 80% des effectifs de la fonction publique territoriale, il faudra que le CNFPT étoffe très rapidement son offre de formation. Au titre de la formation facultative, dite "tout au long de la carrière", l'entrée en vigueur le 21 février de l'utilisation du droit individuel à la formation (DIF) suscite des interrogations sur son usage par les agents territoriaux et donc son financement. Au titre du DIF, les agents bénéficieront de vingt heures de formation par an, cumulables sur six ans. Ils devront suivre des actions inscrites au plan de formation. Celui-ci programme les actions de formation à moyen terme des agents de la collectivité. Autan dire son importance. Mais les organisations syndicales déplorent que beaucoup de collectivités ne le mettent pas en œuvre, bien qu'il soit obligatoire dans les textes.
Autre problématique, le dialogue social devrait s'imposer comme l'un des sujets de l'année 2008, avec les élections professionnelles qui à l'automne désigneront de nouveaux représentants du personnel. D'ici là, le pouvoir d'achat continuera sans doute à occuper une place prépondérante dans les revendications des organisations syndicales, avec en toile de fond les discussions sur les salaires dans la fonction publique.
Les collectivités poursuivront le travail entamé en 2007 sur les avancements de grade. Elles se sont en tout cas rendu compte que la réforme initiée par la loi du 19 février 2007 impacte profondément leurs dispositifs RH.
Alors qu'elles n'ont pas fini de digérer les changements initiés par la loi de février dernier, les collectivités locales doivent s'attendre en 2008 à l'annonce de nouvelles réformes. En effet, le 1er octobre, le gouvernement a lancé une vaste concertation, qui doit déboucher en mai sur la rédaction d'un livre blanc. Avec son pacte "service public 2012", le chef de l'Etat a veillé au préalable à tracer les grandes orientations qu'il souhaite pour la fonction publique. Y figure en bonne place la volonté d'une plus grande mobilité entre les secteurs public et privé.
En marge des chantiers de fond, quelques rendez-vous ponctuels sont attendus, comme la publication du décret sur la protection sociale complémentaire des agents territoriaux prévue pour le printemps. Et bien sûr les élections municipales, qui donneront le coup d'envoi du "mercato" touchant les postes de direction dans la plupart des collectivités locales. Le mouvement devrait prendre une ampleur inégalée avec l'abaissement des seuils de fonctionnalité à 2.000 habitants. En outre, il ne fait aucun doute que la désignation des nouveaux exécutifs posera une nouvelle fois la question de la place des ressources humaines dans la palette des outils de la gestion publique locale (Rédacteur : Thomas Beurey / Projets publics - revue de presse article LOCALTIS).
Le décret sur les emplois fonctionnels est enfin paru. Ses dispositions sont applicables depuis ce 1er janvier 2008. Publié au Journal officiel du 28 décembre 2007, ce décret modifie les dispositions applicables à certains emplois de direction des collectivités territoriales et des établissements publics locaux assimilés et certains statuts particuliers de cadres d'emplois de catégorie A de la fonction publique territoriale.
La loi du 19 février 2007 relative à la fonction publique territoriale ayant abaissé le seuil de création de certains emplois de direction administratifs et techniques dans les communes et dans les EPCI à fiscalité propre, le pouvoir réglementaire prend acte de cette réforme.
Il modifie en conséquence les décrets relatifs aux emplois administratifs et techniques de direction, ainsi que les décrets relatifs à l'échelonnement indiciaire de ces emplois, à la prime de responsabilité et à
Par ailleurs, ce décret n°2007-1828 du 24 décembre 2007 permet également le recrutement direct, par contrat, pour pourvoir aux emplois de directeur et directeur adjoint des CCAS et CIAS, sous réserve que l'importance de leur budget et le nombre et la qualification des agents à encadrer permettent d'assimiler ces établissements à des communes de plus de 80.000 habitants.
Enfin, le pouvoir réglementaire modifie certains statuts particuliers des cadres d'emplois de catégorie A pour permettre :
- aux administrateurs d'occuper des emplois de DGS de communes ou d'établissements publics locaux de plus de 40.000 habitants, contre 80.000 habitants jusqu'à présent ;
- aux attachés principaux d'être nommés DGS des communes de plus de 2.000 habitants (contre 5.000 actuellement) ;
- aux directeurs territoriaux d'exercer les fonctions de directeur d'un établissement public local assimilé à une commune de plus de 10.000 habitants (contre 20.000 actuellement) ;
- aux ingénieurs et ingénieurs principaux d'occuper l'emploi de DGST des villes et des EPCI à fiscalité propre de 10.000 à 40.000 habitants ;
- aux ingénieurs principaux d'occuper l'emploi de DGST des villes et des EPCI à fiscalité propre de 40.000 à 80.000 habitants ;
- aux ingénieurs en chef d'occuper l'emploi de DGST des villes et des EPCI à fiscalité propre de plus de 40.000 habitants contre 80.000 actuellement.
Références : décret n° 2007-1828 du 24 décembre 2007 portant modification des dispositions applicables à certains emplois de direction des collectivités territoriales et des établissements publics locaux assimilés et de certains statuts particuliers de cadres d'emplois de catégorie A de la fonction publique territoriale (Rédactrice : Isabelle Béguin / Cabinet de Castelnaut - revue de presse articles LOCALTIS).
L'une des bonnes nouvelles de 2007 pour le Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) aura été de voir son collège employeur être "pour la première fois consulté par le gouvernement sur des mesures salariales", conformément à ce que prévoit la loi du 19 février 2007 relative à la fonction publique territoriale. La mauvaise nouvelle ? Que cette "première tentative" n'ait guère été renouvelée, "d'autres voies de consultations" ayant été privilégiées au cours des derniers mois. Et ce, alors même que la ministre Michèle Alliot-Marie réaffirmait fin octobre devant le CSFPT que "le collège employeur serait pleinement partie prenante de la réforme en cours et des négociations salariales dans la fonction publique". C'est ce qu'a rappelé ce 9 janvier le président du CSFPT, Bernard Derosier, à l'occasion de la cérémonie des vœux de cette instance. Se projetant sur 2008, Bernard Derosier a estimé que "tout ce qui va s'articuler autour de la question du pouvoir d'achat des fonctionnaires donnera incontestablement lieu à des mouvements, des actions". Et de prévenir que sur ce sujet, à partir des conférences sociales mises en place par le gouvernement et du livre blanc qui devrait en découler, le CSFPT "ne restera pas muet".
Passant en revue les autres enjeux ou rendez-vous de 2008, Bernard Derosier a naturellement évoqué les élections municipales et cantonales, mais aussi les élections professionnelles (comités techniques paritaires, commissions administratives paritaires et comités d'hygiène et de sécurité des collectivités), dont le premier tour devrait avoir lieu le 6 novembre, pour un second tour en décembre. En rappelant que ces élections "auront des conséquences pour la représentation des uns et des autres au sein du CSFPT". Le président du conseil général du Nord a par ailleurs mentionné la question de "l'attractivité des carrières", la mise en œuvre de la nouvelle organisation de la formation professionnelle ou les éventuelles suites qui seront données aux annonces présidentielles liées à un contrat de droit privé. Sans oublier le train habituel des projets de décrets que le CSFPT devra examiner. D'ores et déjà, six textes ont été inscrits à l'ordre du jour de la prochaine séance plénière.
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