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  • En responsabilité dans le domaine des Ressources Humaines (spécificité Public) depuis maintenant pratiquement 26 ans
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14 août 2026 5 14 /08 /août /2026 06:05

Veille juridique, statutaire, managériale et institutionnelle — Fonction publique territoriale par www.NAUDRH.COM

La veille du DRH territorial

Édition du vendredi 14 août 2026 — Le compte épargne-temps : un dispositif d'épargne des congés en voie de responsabilisation locale

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1. Textes législatifs et réglementaires

Le compte épargne-temps dans la FPT : un dispositif d'épargne des congés désormais bien établi

Sources : Légifrance et Service Public (décret n° 2004-878 du 26 août 2004 relatif au compte épargne-temps dans la fonction publique territoriale) — cadre du compte épargne-temps

Synthèse opérationnelle. Après l'édition d'hier consacrée au report des congés annuels, il est cohérent de se pencher sur un dispositif voisin qui permet précisément d'épargner des jours non pris : le compte épargne-temps, dispositif désormais bien établi dans la fonction publique territoriale. Institué par le décret n° 2004-878 du 26 août 2004, le compte épargne-temps permet à l'agent territorial d'accumuler des droits à congés non pris, en vue d'une utilisation ultérieure sous différentes formes. Il constitue une réponse souple à la difficulté, fréquente, pour les agents de prendre l'ensemble de leurs congés au cours de l'année, en leur offrant la possibilité de les épargner plutôt que de les perdre. Le compte épargne-temps est ouvert à l'ensemble des agents territoriaux, fonctionnaires titulaires comme contractuels, à temps complet ou non, dès lors qu'ils sont employés de manière continue depuis au moins un an. Son ouverture est de droit lorsque l'agent en fait la demande. Le compte est alimenté, à la demande de l'agent et dans les conditions fixées par la collectivité, par des jours de congés annuels non pris, des jours de réduction du temps de travail, et, si l'organe délibérant le prévoit, des jours de repos compensateurs. L'alimentation obéit à une règle essentielle : l'agent doit prendre effectivement au moins vingt jours de congés dans l'année, de sorte que seuls les jours au-delà de ce socle peuvent être épargnés. Le compte est par ailleurs plafonné à soixante jours. Ce dispositif, souple et protecteur des droits des agents, est un outil important de gestion du temps de travail et des congés. Pour les collectivités, la maîtrise de son cadre est essentielle à une bonne gestion, d'autant que ce dispositif a connu une évolution récente qui sera examinée.

Point d'alerte DRH. Le compte épargne-temps (décret n° 2004-878 du 26 août 2004) permet à l'agent d'épargner des jours de congés non pris pour une utilisation ultérieure. Ouvert de droit aux agents (titulaires et contractuels) employés de manière continue depuis au moins un an, il est alimenté par des congés annuels, des jours de RTT et, si l'organe délibérant le prévoit, des repos compensateurs. L'agent doit prendre au moins 20 jours de congés dans l'année ; le compte est plafonné à 60 jours.

Impact RH : Orange Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : maîtriser le cadre du compte épargne-temps (ouverture de droit après un an, alimentation par congés et RTT, obligation de prendre au moins 20 jours de congés dans l'année, plafond de 60 jours) et s'assurer de sa correcte application dans la collectivité.

Lire la source

Le décret n° 2025-1135 du 26 novembre 2025 : la faculté de plafonner les jours indemnisables

Sources : Légifrance (décret n° 2025-1135 du 26 novembre 2025 portant plafonnement du nombre de jours indemnisables épargnés sur le compte épargne-temps dans la fonction publique territoriale, JO du 28 novembre 2025) — nouvelle faculté de plafonnement local

Synthèse opérationnelle. Une évolution récente et significative du régime du compte épargne-temps mérite une attention particulière, car elle modifie les marges de manœuvre des collectivités en matière d'indemnisation des jours épargnés. Le décret n° 2025-1135 du 26 novembre 2025, publié au Journal officiel du 28 novembre 2025 et entré en vigueur le 29 novembre 2025, introduit la faculté, pour l'organe délibérant de la collectivité ou de l'établissement, de fixer un plafond annuel du nombre de jours épargnés pouvant donner lieu à indemnisation. Cette faculté constitue une nouveauté : jusqu'à présent, lorsqu'une collectivité avait autorisé, par délibération, l'indemnisation des jours épargnés sur le compte épargne-temps, elle ne pouvait pas restreindre cette monétisation à un nombre déterminé de jours par an ; l'indemnisation, une fois autorisée, s'appliquait sans plafond local aux jours indemnisables. Désormais, l'organe délibérant peut, après consultation du comité social territorial, déterminer un plafond annuel du nombre de jours pouvant donner lieu à indemnisation. Ce décret s'inscrit dans un train de mesures réglementaires de simplification des règles de la fonction publique territoriale, et procède d'une logique de responsabilisation des employeurs territoriaux, à qui il confie une marge d'appréciation nouvelle. Il convient de souligner deux points de vigilance. D'une part, cette délibération est facultative : à défaut de plafond fixé par la collectivité, l'indemnisation n'est pas plafonnée en nombre de jours. D'autre part, si un plafond est fixé, il s'applique à l'ensemble des agents de la collectivité détenant un compte épargne-temps, sans pouvoir viser certaines catégories d'agents seulement. Pour les collectivités, cette nouvelle faculté ouvre une possibilité de maîtrise de la charge d'indemnisation, dont l'opportunité mérite d'être appréciée dans le cadre du dialogue social.

Point d'alerte DRH. Le décret n° 2025-1135 du 26 novembre 2025 (JO du 28 novembre, en vigueur le 29 novembre 2025) permet à l'organe délibérant, après consultation du comité social territorial, de fixer un plafond annuel du nombre de jours indemnisables du compte épargne-temps. Auparavant, l'indemnisation autorisée ne pouvait être plafonnée en nombre de jours. La délibération est facultative ; si elle est prise, le plafond s'applique à tous les agents détenant un compte épargne-temps, sans distinction de catégorie.

Impact RH : Rouge Urgence : Orange

Ce que le DRH doit faire lundi matin : examiner l'opportunité, pour la collectivité, de fixer par délibération un plafond annuel de jours indemnisables du compte épargne-temps (décret n° 2025-1135), en menant la consultation du comité social territorial, et en mesurant que le plafond éventuel s'appliquera à l'ensemble des agents détenant un compte épargne-temps.

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2. Jurisprudence statutaire

La sécurisation de la délibération instituant les options du compte épargne-temps

Sources : décret n° 2004-878 du 26 août 2004, principes applicables aux délibérations locales — sécurisation juridique des délibérations relatives au compte épargne-temps

Synthèse opérationnelle. La mise en œuvre du compte épargne-temps, et en particulier de ses options d'indemnisation et de plafonnement, repose sur des délibérations dont la sécurisation juridique est essentielle pour prévenir les contestations. Plusieurs aspects du régime du compte épargne-temps supposent en effet une délibération de la collectivité : l'ouverture éventuelle de l'alimentation par les jours de repos compensateurs, l'autorisation de la monétisation des jours épargnés et de leur prise en compte au titre de la retraite additionnelle, et, désormais, la faculté de fixer un plafond de jours indemnisables. Ces délibérations doivent respecter le cadre fixé par les textes et être précédées, lorsque cela est requis, de la consultation du comité social territorial. Une délibération qui méconnaîtrait le cadre réglementaire — en prévoyant des options non autorisées, des montants non conformes, ou en omettant la consultation préalable du comité social territorial lorsqu'elle est requise — serait entachée d'irrégularité et exposée à l'annulation. Le respect du principe d'égalité de traitement est également essentiel : ainsi, comme le prévoit expressément le décret récent, un plafond de jours indemnisables doit s'appliquer à l'ensemble des agents détenant un compte épargne-temps, sans pouvoir viser certaines catégories seulement. La rigueur dans la rédaction des délibérations, le respect des procédures de consultation, et la conformité au cadre réglementaire sont ainsi les conditions de la sécurité juridique du dispositif. Pour les collectivités, veiller à la sécurisation juridique des délibérations relatives au compte épargne-temps — respect du cadre réglementaire, consultation du comité social territorial, égalité de traitement, précision de la rédaction — est la condition d'une mise en œuvre incontestable des options du dispositif, et prémunit contre les risques de contestation et d'annulation.

Point d'alerte DRH. Plusieurs options du compte épargne-temps (alimentation par repos compensateurs, monétisation, transfert au régime de retraite additionnelle, plafond de jours indemnisables) supposent une délibération respectant le cadre réglementaire et, lorsque requis, précédée de la consultation du comité social territorial. Une délibération non conforme ou omettant la consultation serait irrégulière. Le plafond de jours indemnisables doit s'appliquer à tous les agents, sans distinction de catégorie, au nom de l'égalité de traitement.

Impact RH : Orange Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : veiller à la sécurisation juridique des délibérations relatives au compte épargne-temps (respect du cadre réglementaire, consultation du comité social territorial lorsqu'elle est requise, égalité de traitement, précision de la rédaction), pour une mise en œuvre incontestable des options du dispositif.

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3. Rémunération, carrière et temps de travail

Les trois options au-delà du seuil : congés, indemnisation ou retraite additionnelle

Sources : décret n° 2004-878 du 26 août 2004, arrêté fixant les montants des jours indemnisés — options d'utilisation du compte épargne-temps

Synthèse opérationnelle. Le compte épargne-temps offre à l'agent plusieurs options d'utilisation des jours épargnés, dont l'articulation avec un seuil déterminant mérite d'être précisément comprise. Le principe est le suivant : les quinze premiers jours épargnés sur le compte ne peuvent être utilisés que sous forme de congés ; ce n'est qu'au-delà de ce seuil de quinze jours que d'autres options deviennent accessibles. Pour les jours excédant ce seuil, l'agent dispose, si la collectivité a pris les délibérations correspondantes, de trois options, entre lesquelles il choisit avant le 31 janvier de l'année suivante. La première option est le maintien des jours sur le compte épargne-temps, dans la limite du plafond de soixante jours, en vue d'une utilisation ultérieure sous forme de congés. La deuxième option est l'indemnisation, ou monétisation, par laquelle les jours sont convertis en une indemnité forfaitaire, dont le montant varie selon la catégorie statutaire de l'agent : cent cinquante euros bruts par jour pour la catégorie A, cent euros pour la catégorie B, et quatre-vingt-trois euros pour la catégorie C, selon les montants applicables. La troisième option, réservée aux fonctionnaires, est la prise en compte des jours au titre du régime de retraite additionnelle de la fonction publique, les jours étant alors convertis en points de retraite. Les deux dernières options — indemnisation et retraite additionnelle — supposent que la collectivité les ait autorisées par délibération, et que l'agent dispose de plus de quinze jours épargnés. Cette architecture, combinant un socle de jours réservés aux congés et des options ouvertes au-delà, permet de concilier la fonction première du dispositif — permettre la prise différée de congés — avec des possibilités de valorisation financière ou de conversion en droits à retraite. Pour les collectivités, maîtriser ces options et leurs conditions, et informer les agents des possibilités qui s'offrent à eux, sont essentiels à une gestion éclairée du dispositif.

Point d'alerte DRH. Les 15 premiers jours épargnés ne peuvent être utilisés que sous forme de congés. Au-delà, l'agent choisit avant le 31 janvier suivant entre trois options (si la collectivité les a délibérées) : maintien sur le compte (plafond 60 jours), indemnisation forfaitaire (150 € en catégorie A, 100 € en B, 83 € en C) ou transfert au régime de retraite additionnelle (fonctionnaires). Les options d'indemnisation et de retraite additionnelle supposent une délibération et plus de 15 jours épargnés.

Impact RH : Orange Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : maîtriser les trois options d'utilisation du compte épargne-temps au-delà du seuil de 15 jours (maintien, indemnisation forfaitaire selon la catégorie, transfert au régime de retraite additionnelle), leurs conditions de délibération, et informer les agents des possibilités qui s'offrent à eux avant l'échéance du 31 janvier.

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4. Santé au travail, protection sociale et absentéisme

Le compte épargne-temps face aux absences : conservation des droits et utilisation de plein droit

Sources : décret n° 2004-878 du 26 août 2004, décret n° 2020-287 du 20 mars 2020 — compte épargne-temps et situations d'absence

Synthèse opérationnelle. L'articulation du compte épargne-temps avec les situations d'absence, notamment pour raison de santé ou liées à la parentalité, obéit à des règles protectrices dont la connaissance est importante. Un premier principe concerne la conservation des droits : les jours épargnés sur le compte épargne-temps sont acquis à l'agent et ne sont pas perdus du fait de ses absences ou de sa situation. Ainsi, l'agent placé en congé de maladie, en disponibilité, en congé parental ou mis à disposition conserve les droits acquis sur son compte épargne-temps, même si, dans certaines de ces positions, il ne peut pas les utiliser tant qu'il ne reprend pas ses fonctions. Un second principe, particulièrement protecteur, concerne l'utilisation de plein droit du compte épargne-temps à l'issue de certains congés. À l'issue d'un congé de maternité, d'adoption, de paternité et d'accueil de l'enfant, d'un congé de proche aidant ou d'un congé de solidarité familiale, l'agent qui en fait la demande bénéficie de plein droit des droits à congés accumulés sur son compte épargne-temps. Dans ces situations, l'employeur ne peut pas refuser l'utilisation des jours épargnés, à la différence du régime de droit commun où l'utilisation des jours sous forme de congés est soumise aux nécessités de service. Cette utilisation de plein droit permet à l'agent, notamment après une naissance ou dans une situation d'accompagnement d'un proche, de prolonger son absence en mobilisant ses jours épargnés, ce qui constitue une souplesse appréciable pour concilier vie professionnelle et vie personnelle dans ces moments importants. Pour les collectivités, connaître ces règles — conservation des droits pendant les absences, utilisation de plein droit après certains congés —, les appliquer correctement, et informer les agents de ces possibilités sont des éléments d'une gestion du compte épargne-temps respectueuse des droits des agents et attentive aux situations de la vie.

Point d'alerte DRH. Les droits épargnés sur le compte épargne-temps sont conservés pendant les absences (maladie, disponibilité, congé parental, mise à disposition), même si l'agent ne peut les utiliser dans certaines positions. À l'issue d'un congé de maternité, d'adoption, de paternité, de proche aidant ou de solidarité familiale, l'agent bénéficie de plein droit, sur demande, des jours épargnés, sans refus possible de l'employeur. Une souplesse protectrice à connaître et à faire connaître aux agents.

Impact RH : Orange Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : appliquer correctement les règles du compte épargne-temps en situation d'absence (conservation des droits, utilisation de plein droit après un congé de maternité, d'adoption, de paternité, de proche aidant ou de solidarité familiale) et informer les agents de ces possibilités protectrices.

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5. Discipline, déontologie et responsabilité

L'obligation d'information annuelle de l'agent sur ses droits épargnés

Sources : décret n° 2004-878 du 26 août 2004, principes de bonne gestion — information de l'agent sur son compte épargne-temps

Synthèse opérationnelle. La gestion du compte épargne-temps comporte une obligation d'information de l'agent sur ses droits, dont le respect participe de la transparence et de la sécurité de la gestion, en écho à l'obligation d'information examinée hier en matière de report des congés. La collectivité ou l'établissement informe annuellement l'agent des droits épargnés et consommés sur son compte épargne-temps. Cette information annuelle permet à l'agent de connaître l'état de son compte, le nombre de jours épargnés, et de faire, en connaissance de cause, les choix qui lui reviennent, notamment l'exercice des options avant le 31 janvier. Elle constitue une garantie de transparence, permettant à l'agent de suivre l'évolution de ses droits et d'éviter les mauvaises surprises. Au-delà de son caractère obligatoire, cette information est un élément d'une gestion transparente et de qualité du dispositif : un agent bien informé de ses droits est en mesure de les gérer et de faire les choix appropriés, tandis qu'un défaut d'information pourrait le priver de la possibilité d'exercer ses options en temps utile, ou créer des incertitudes et des contestations. Cette exigence d'information rejoint la préoccupation, plus générale et renforcée par les évolutions récentes, de transparence sur les droits des agents en matière de temps de travail et de congés. Elle appelle, comme en matière de report des congés, une gestion organisée et traçable de l'information délivrée aux agents. Pour les collectivités, respecter l'obligation d'information annuelle des agents sur leurs droits épargnés et consommés, organiser cette information de manière fiable, et en faire un élément d'une gestion transparente du compte épargne-temps sont des exigences de bonne gestion, qui participent de la qualité de la relation avec les agents et de la sécurité juridique du dispositif.

Point d'alerte DRH. La collectivité doit informer annuellement l'agent des droits épargnés et consommés sur son compte épargne-temps. Cette information permet à l'agent de connaître l'état de son compte et de faire ses choix en connaissance de cause, notamment l'exercice des options avant le 31 janvier. Un défaut d'information pourrait priver l'agent d'exercer ses options en temps utile. Organiser cette information de manière fiable et traçable participe de la transparence et de la sécurité juridique du dispositif.

Impact RH : Vert Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : respecter l'obligation d'information annuelle des agents sur leurs droits épargnés et consommés sur le compte épargne-temps, organiser cette information de manière fiable et traçable, et en faire un élément d'une gestion transparente permettant aux agents d'exercer leurs options en temps utile.

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6. Dialogue social et instances

Le comité social territorial, consulté sur les options du compte épargne-temps

Sources : décret n° 2004-878 du 26 août 2004, décret n° 2025-1135 du 26 novembre 2025 — rôle du comité social territorial dans le compte épargne-temps

Synthèse opérationnelle. Le comité social territorial occupe une place importante dans la définition du régime local du compte épargne-temps, dimension que la nouvelle faculté de plafonnement vient renforcer. Plusieurs décisions relatives au compte épargne-temps relèvent de délibérations de la collectivité prises après consultation du comité social territorial : l'autorisation de la monétisation des jours épargnés, l'ouverture de l'alimentation par les repos compensateurs, et désormais, en application du décret du 26 novembre 2025, la fixation éventuelle d'un plafond de jours indemnisables. Cette exigence de consultation confère au comité social territorial un rôle dans la définition des règles locales du compte épargne-temps, permettant aux représentants du personnel de faire valoir leur point de vue sur un dispositif qui touche directement aux droits des agents en matière de temps de travail et de congés. La nouvelle faculté de plafonnement des jours indemnisables, en particulier, est un sujet qui appelle un dialogue social nourri : il s'agit d'une mesure susceptible d'être perçue par les agents comme une restriction d'un droit existant, et dont l'instauration mérite d'être discutée et expliquée dans le cadre du dialogue social. Les organisations syndicales sont naturellement attentives à cette évolution, veillant à ce que la faculté de plafonnement ne se traduise pas par une restriction injustifiée des droits des agents. Pour les collectivités envisageant de mobiliser cette nouvelle faculté, associer réellement le comité social territorial à la réflexion, expliquer les motifs d'un éventuel plafonnement, et rechercher un équilibre entre la maîtrise de la charge et le respect des droits des agents sont des conditions d'une décision comprise et acceptée. Pour les collectivités, faire du comité social territorial un lieu de dialogue substantiel sur les règles du compte épargne-temps, et aborder la question du plafonnement des jours indemnisables avec transparence et souci d'équilibre, sont des moyens de définir un régime local du compte épargne-temps à la fois maîtrisé et respectueux des droits des agents.

Point d'alerte DRH. Plusieurs décisions relatives au compte épargne-temps (monétisation, alimentation par repos compensateurs, et désormais plafonnement des jours indemnisables) supposent une délibération après consultation du comité social territorial. La nouvelle faculté de plafonnement, susceptible d'être perçue comme une restriction, appelle un dialogue social nourri : associer réellement le comité social territorial, expliquer les motifs, et rechercher un équilibre entre maîtrise de la charge et respect des droits des agents.

Impact RH : Vert Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : faire du comité social territorial un lieu de dialogue substantiel sur les règles locales du compte épargne-temps, et, en cas de projet de plafonnement des jours indemnisables, associer réellement les représentants du personnel, expliquer les motifs, et rechercher un équilibre entre maîtrise de la charge et respect des droits des agents.

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7. Recrutement, attractivité et compétences

La portabilité du compte épargne-temps, un atout pour la mobilité

Sources : décret n° 2004-878 du 26 août 2004, décret n° 2018-1305 du 27 décembre 2018 relatif à la conservation des droits à congés acquis au titre d'un compte épargne-temps en cas de mobilité — portabilité du compte épargne-temps

Synthèse opérationnelle. La portabilité du compte épargne-temps en cas de mobilité constitue un atout appréciable pour les parcours des agents, dimension qui mérite d'être valorisée dans une perspective d'attractivité et de fluidité des carrières. La question du sort du compte épargne-temps se pose en effet lorsqu'un agent change d'employeur, situation fréquente dans des parcours de plus en plus mobiles. Le décret du 27 décembre 2018 relatif à la conservation des droits à congés acquis au titre d'un compte épargne-temps en cas de mobilité a organisé cette portabilité, permettant à l'agent de conserver et, dans certaines conditions, de transférer les droits acquis sur son compte épargne-temps lorsqu'il change d'employeur, y compris entre versants de la fonction publique. Selon les situations et les accords entre employeurs, les droits peuvent être transférés au nouvel employeur, ou l'agent peut en conserver le bénéfice selon des modalités définies. Cette portabilité évite que la mobilité ne se traduise par la perte des droits épargnés, ce qui constituerait un frein à la mobilité et une pénalisation des agents mobiles. En sécurisant les droits acquis en cas de changement d'employeur, elle facilite les parcours et la mobilité, dans la ligne des évolutions favorables à la fluidité des carrières évoquées dans de précédentes éditions. Elle constitue ainsi un élément favorable à l'attractivité et à la mobilité, en garantissant aux agents que leur épargne de temps les suivra dans leur parcours. Pour les collectivités, connaître les règles de portabilité du compte épargne-temps, les appliquer correctement lors des arrivées et des départs d'agents, et informer les agents concernés de la conservation de leurs droits sont des éléments d'une gestion facilitant la mobilité et contribuant à l'attractivité, en évitant que la question du compte épargne-temps ne constitue un frein aux parcours.

Point d'alerte DRH. Le décret du 27 décembre 2018 a organisé la portabilité du compte épargne-temps en cas de mobilité : l'agent conserve et, selon les conditions, transfère ses droits épargnés lorsqu'il change d'employeur, y compris entre versants. Cette portabilité évite que la mobilité n'entraîne la perte des droits, ce qui constituerait un frein aux parcours. La connaître, l'appliquer lors des arrivées et départs, et informer les agents contribuent à la fluidité des carrières et à l'attractivité.

Impact RH : Vert Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître et appliquer correctement les règles de portabilité du compte épargne-temps en cas de mobilité (décret du 27 décembre 2018), lors des arrivées et départs d'agents, et informer les agents concernés de la conservation de leurs droits, pour faciliter la mobilité et contribuer à l'attractivité.

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8. Management public et organisation des services

Le compte épargne-temps, révélateur des difficultés de prise de congés à ne pas négliger

Sources : analyses professionnelles (2026), décret n° 2004-878 du 26 août 2004 — le compte épargne-temps comme indicateur managérial

Synthèse opérationnelle. Au-delà de sa dimension de gestion, le compte épargne-temps constitue un révélateur des difficultés de prise de congés au sein des services, dont l'analyse peut nourrir une réflexion managériale utile. L'accumulation importante de jours sur les comptes épargne-temps des agents, si elle traduit parfois un choix personnel d'épargne, peut aussi révéler une difficulté structurelle à prendre ses congés au cours de l'année. Lorsque des agents épargnent massivement, faute d'avoir pu prendre leurs congés, cela peut signaler une charge de travail excessive, un sous-effectif, une organisation ne permettant pas les absences, ou une culture de travail défavorable à la prise de congés. Une analyse des comptes épargne-temps de la collectivité — nombre de comptes, volume de jours épargnés, évolution — peut ainsi constituer un indicateur managérial précieux, révélant d'éventuelles difficultés dans l'organisation du travail et la gestion des congés. Une accumulation importante et croissante de jours épargnés devrait alerter et conduire à s'interroger sur ses causes : s'agit-il de choix personnels, ou d'une incapacité à prendre ses congés qui traduirait un problème d'organisation ou de charge ? Cette analyse peut nourrir une réflexion sur l'organisation du travail, le dimensionnement des effectifs, et la culture de la prise de congés, essentielle à la santé et à l'équilibre des agents. Négliger ce signal, en laissant les comptes épargne-temps s'accumuler sans s'interroger, reviendrait à passer à côté d'une information managériale utile et à laisser perdurer d'éventuelles difficultés. Pour les collectivités, analyser les données des comptes épargne-temps comme un indicateur de la prise de congés et de l'organisation du travail, s'interroger sur les causes d'une accumulation importante, et en tirer des enseignements pour l'organisation et la culture de travail sont des éléments d'une gestion managériale attentive à l'équilibre et à la santé des agents.

Point d'alerte DRH. L'accumulation importante de jours sur les comptes épargne-temps peut révéler, au-delà des choix personnels, une difficulté structurelle à prendre ses congés : charge excessive, sous-effectif, organisation ne permettant pas les absences, culture défavorable aux congés. Analyser les données des comptes épargne-temps (nombre, volume, évolution) constitue un indicateur managérial précieux, à ne pas négliger, pour nourrir une réflexion sur l'organisation du travail, les effectifs et la culture de la prise de congés.

Impact RH : Vert Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : analyser les données des comptes épargne-temps de la collectivité (nombre de comptes, volume de jours épargnés, évolution) comme un indicateur de la prise de congés et de l'organisation du travail, s'interroger sur les causes d'une accumulation importante, et en tirer des enseignements pour l'organisation, les effectifs et la culture de travail.

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9. Finances locales avec impact RH

La provision pour compte épargne-temps, un engagement financier à anticiper

Sources : instructions budgétaires et comptables, décret n° 2004-878 du 26 août 2004 — dimension financière du compte épargne-temps

Synthèse opérationnelle. Le compte épargne-temps représente un engagement financier pour la collectivité, dont la mesure et l'anticipation sont des exigences d'une gestion budgétaire rigoureuse, que la nouvelle faculté de plafonnement vient éclairer. Les jours épargnés sur les comptes épargne-temps des agents constituent en effet un engagement de la collectivité : ces jours devront, à terme, être soit pris sous forme de congés — avec le coût de remplacement éventuel que cela implique —, soit indemnisés, soit convertis en droits à retraite, ces deux dernières options représentant une charge financière directe. L'accumulation de jours sur les comptes épargne-temps constitue ainsi une dette sociale latente, dont la collectivité devra s'acquitter d'une manière ou d'une autre. La bonne gestion financière suppose de mesurer cet engagement, en suivant le volume de jours épargnés et la charge potentielle qu'il représente, et de l'anticiper, notamment par la constitution de provisions le cas échéant, afin de ne pas être surprise par des demandes d'indemnisation ou des départs d'agents ayant accumulé des droits importants. La nouvelle faculté de plafonnement des jours indemnisables, introduite par le décret du 26 novembre 2025, offre à cet égard un levier de maîtrise de la charge d'indemnisation : en fixant un plafond annuel de jours indemnisables, la collectivité peut lisser et maîtriser la charge financière liée à la monétisation, tout en respectant les droits des agents. Ce levier, dont l'usage relève d'un choix local à apprécier dans le cadre du dialogue social, illustre la responsabilisation des employeurs territoriaux dans la gestion de cet engagement financier. Pour les directions générales et financières, mesurer l'engagement financier que représentent les comptes épargne-temps, l'anticiper dans la gestion budgétaire, apprécier l'opportunité de mobiliser la faculté de plafonnement des jours indemnisables, et suivre l'évolution de cette dette sociale latente sont des éléments d'une gestion financière avisée du dispositif.

Point d'alerte DRH. Les jours épargnés sur les comptes épargne-temps constituent une dette sociale latente : ils devront être pris (avec coût de remplacement éventuel), indemnisés ou convertis en droits à retraite. Mesurer cet engagement, l'anticiper (provisions le cas échéant) et suivre son évolution sont des exigences de gestion budgétaire. La nouvelle faculté de plafonnement des jours indemnisables (décret du 26 novembre 2025) offre un levier de maîtrise de la charge d'indemnisation, à apprécier dans le cadre du dialogue social.

Impact RH : Vert Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : mesurer l'engagement financier que représentent les comptes épargne-temps (dette sociale latente), l'anticiper dans la gestion budgétaire par des provisions le cas échéant, apprécier l'opportunité de mobiliser la faculté de plafonnement des jours indemnisables, et suivre l'évolution de cette charge.

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10. Rapports publics, études et signaux faibles

La simplification par la responsabilisation locale, nouvelle méthode de réforme de la fonction publique territoriale

Sources : analyses prospectives (2026), décret n° 2025-1135 du 26 novembre 2025 — la responsabilisation locale comme méthode de simplification

Synthèse opérationnelle. Le décret du 26 novembre 2025 sur le plafonnement des jours indemnisables du compte épargne-temps, présenté comme une mesure de simplification par la responsabilisation des collectivités, illustre une méthode de réforme dont il est intéressant de suivre le développement. Ce décret s'inscrit explicitement dans un train de mesures de simplification des règles de la fonction publique territoriale, et procède d'une logique caractéristique : plutôt que de fixer une règle uniforme au niveau national, il confère aux collectivités une faculté nouvelle, une marge d'appréciation locale, en l'occurrence celle de fixer ou non un plafond de jours indemnisables. Cette méthode, qui consiste à simplifier en transférant aux collectivités une capacité de décision auparavant encadrée ou inexistante, mérite attention. Elle procède d'une philosophie de confiance et de responsabilisation des employeurs territoriaux, cohérente avec le principe de libre administration, déjà rencontrée à propos d'autres évolutions récentes. Le signal de fond à suivre est le développement de cette méthode de réforme par la responsabilisation locale, qui pourrait caractériser une part croissante des évolutions du droit de la fonction publique territoriale. Cette méthode présente des atouts. Elle permet une adaptation des règles aux contextes locaux, en laissant aux collectivités le soin de décider ce qui convient à leur situation. Elle allège le cadre national uniforme, dans une logique de simplification. Elle responsabilise les employeurs territoriaux, cohérente avec la décentralisation. Mais elle comporte aussi des ambivalences qu'il convient de percevoir. La simplification par la responsabilisation locale peut, en réalité, déplacer la complexité plutôt que la supprimer : ce qui est simplifié au niveau national se traduit par une charge nouvelle pour les collectivités, qui doivent désormais délibérer, arbitrer, et assumer des choix auparavant tranchés par la règle nationale. Elle peut aussi conduire à une différenciation territoriale des droits des agents, selon les choix opérés par chaque collectivité, ce qui interroge sur l'égalité de traitement des agents d'une collectivité à l'autre. Et elle peut, dans certains cas, transférer aux collectivités la responsabilité de mesures restrictives, l'État se déchargeant sur les employeurs locaux du soin de décider d'éventuelles restrictions de droits. Ces ambivalences appellent une vigilance : la responsabilisation locale, présentée comme simplification, doit être appréciée à l'aune de ses effets réels sur la charge des collectivités, sur l'égalité des agents, et sur les droits. Pour les collectivités, comprendre cette méthode de réforme, en saisir les opportunités — adaptation locale, marges de manœuvre — tout en percevant ses implications — charge nouvelle, responsabilité des choix, enjeux d'égalité —, et exercer les facultés nouvelles avec discernement et dans le dialogue social, sont des éléments d'une gestion lucide dans un cadre juridique qui, sous couvert de simplification, confie aux employeurs territoriaux une responsabilité croissante. Cette évolution, dont le compte épargne-temps offre une illustration, dessine une fonction publique territoriale où la norme nationale se fait cadre et où les choix se déplacent vers l'échelon local, avec les opportunités et les exigences que cela comporte.

Point d'alerte DRH. Le décret du 26 novembre 2025 illustre une méthode de réforme par la responsabilisation locale : simplifier en conférant aux collectivités une marge d'appréciation (ici, fixer ou non un plafond de jours indemnisables) plutôt qu'en fixant une règle nationale uniforme. Cette méthode adapte les règles aux contextes mais peut déplacer la complexité vers les collectivités, différencier les droits selon les territoires, et leur transférer la responsabilité de mesures restrictives. À exercer avec discernement et dans le dialogue social.

Impact RH : Vert Urgence : Vert

Ce que le DRH doit faire lundi matin : comprendre la méthode de réforme par la responsabilisation locale qu'illustre le décret sur le compte épargne-temps, en saisir les opportunités (adaptation locale) tout en percevant ses implications (charge nouvelle, responsabilité des choix, enjeux d'égalité), et exercer les facultés nouvelles avec discernement et dans le dialogue social.

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Bilan du jour

Nombre total d'informations traitées

11 informations analysées et retenues sur les 10 rubriques de veille, consacrées au compte épargne-temps dans la fonction publique territoriale et à son évolution récente, à partir de sources officielles (Légifrance, Service Public, collectivites-locales.gouv.fr, régime de retraite additionnelle) et des analyses spécialisées.

Les 5 informations les plus importantes du jour
  • Le compte épargne-temps, dispositif d'épargne des congés : décret n° 2004-878 du 26 août 2004, ouvert de droit après un an, plafonné à 60 jours.
  • Nouveauté : la faculté de plafonner les jours indemnisables : décret n° 2025-1135 du 26 novembre 2025, sur délibération après avis du comité social territorial.
  • Trois options au-delà de 15 jours : maintien, indemnisation forfaitaire (150/100/83 € selon la catégorie) ou transfert au régime de retraite additionnelle.
  • Utilisation de plein droit après certains congés : maternité, adoption, paternité, proche aidant, solidarité familiale.
  • Un engagement financier à anticiper : une dette sociale latente, que la faculté de plafonnement permet de mieux maîtriser.
Alertes rouges à traiter en priorité
  • Compte épargne-temps : examiner l'opportunité de fixer un plafond de jours indemnisables (décret n° 2025-1135), après consultation du comité social territorial.
  • Report des congés (décret n° 2026-768) : mettre en place la procédure d'information individuelle des agents, par un moyen conférant une date certaine.
  • Élections professionnelles du 10 décembre : préparer les listes électorales et, pour les petites collectivités, s'articuler avec le centre de gestion.
  • Avancement de grade catégorie B : intégrer la suppression du ratio entre les deux voies dans les tableaux 2026.
  • Congés de santé (décret n° 2026-705) : plafonnement des arrêts au 1er septembre ; index égalité au 30 septembre.
Actions recommandées dans les 7 jours
  • Faire le point sur le régime local du compte épargne-temps et examiner l'opportunité d'un plafond de jours indemnisables.
  • Vérifier le respect de l'obligation d'information annuelle des agents sur leurs droits épargnés.
  • Maîtriser les options d'utilisation et le seuil de 15 jours, en vue de l'échéance du 31 janvier.
  • Appliquer correctement les règles de conservation des droits, d'utilisation de plein droit et de portabilité.
  • Mesurer et anticiper l'engagement financier que représentent les comptes épargne-temps.
  • Poursuivre la mise en œuvre des chantiers de la rentrée (report des congés, avancement, élections).
Signal faible RH à surveiller

La simplification par la responsabilisation locale, nouvelle méthode de réforme de la fonction publique territoriale. Le décret du 26 novembre 2025 relatif au plafonnement des jours indemnisables du compte épargne-temps, mesure technique en apparence limitée, mérite d'être replacé dans une perspective qui en révèle la portée méthodologique : il illustre une manière de réformer la fonction publique territoriale qui, sous le signe de la simplification, procède par la responsabilisation des employeurs locaux, et qui pourrait bien caractériser une part croissante des évolutions à venir. Ce décret s'inscrit explicitement, comme l'ont souligné les analyses qui l'ont accompagné, dans un train de mesures de simplification des règles de la fonction publique territoriale. Mais la méthode par laquelle il simplifie mérite attention. Plutôt que de fixer une règle uniforme au niveau national — par exemple un plafond de jours indemnisables identique pour toutes les collectivités —, le décret confère à chaque collectivité une faculté nouvelle : celle de décider, ou non, de fixer un tel plafond, et d'en déterminer le niveau. La simplification ne consiste donc pas à trancher la question au niveau national, mais à transférer aux collectivités la capacité de la trancher elles-mêmes, selon leur contexte et leurs choix. Cette méthode procède d'une philosophie de confiance et de responsabilisation des employeurs territoriaux, cohérente avec le principe constitutionnel de libre administration des collectivités, et déjà rencontrée à propos d'autres évolutions récentes du droit de la fonction publique territoriale, comme la transformation du cadre de l'avancement ou l'assouplissement de diverses règles. Le signal de fond à suivre est le développement probable de cette méthode de réforme par la responsabilisation locale, qui pourrait devenir un mode privilégié d'évolution du droit de la fonction publique territoriale. Cette méthode présente des atouts réels. Elle permet une adaptation des règles à la diversité des contextes locaux, en laissant à chaque collectivité le soin de décider ce qui convient à sa situation, plutôt que d'imposer une règle uniforme parfois inadaptée. Elle allège le cadre national, dans une logique de simplification et de subsidiarité. Elle responsabilise les employeurs territoriaux, en cohérence avec la décentralisation et avec une conception de la collectivité comme acteur pleinement responsable de sa gestion. Ces atouts sont réels et rejoignent des aspirations légitimes à plus d'autonomie et d'adaptation locale. Mais cette méthode comporte aussi des ambivalences profondes qu'il importe de percevoir avec lucidité. La première est que la simplification par la responsabilisation locale peut, en réalité, déplacer la complexité plutôt que la supprimer. Ce qui est simplifié au niveau national — une règle uniforme en moins — se traduit par une charge nouvelle pour les collectivités, qui doivent désormais s'emparer de la question, délibérer, consulter le comité social territorial, arbitrer, et assumer des choix qui étaient auparavant tranchés, ou inexistants. Pour une petite collectivité aux moyens limités, cette responsabilité nouvelle peut représenter une charge et une source d'incertitude, loin de la simplification annoncée. La deuxième ambivalence est que cette méthode conduit à une différenciation territoriale des droits des agents. Selon que leur collectivité a ou non fixé un plafond de jours indemnisables, et selon le niveau de ce plafond, les agents se trouveront dans des situations différentes d'une collectivité à l'autre. Cette différenciation, inhérente à la logique de responsabilisation locale, interroge sur l'égalité de traitement des agents de la fonction publique territoriale, dont les droits varieront désormais selon les choix de leur employeur. La troisième ambivalence, plus délicate encore, est que cette méthode peut, dans certains cas, transférer aux collectivités la responsabilité de mesures restrictives. En conférant aux employeurs locaux la faculté de plafonner un droit — ici l'indemnisation des jours épargnés —, l'État leur transfère le soin, et la responsabilité politique, de décider d'éventuelles restrictions. La collectivité qui fixera un plafond assumera, face à ses agents et à leurs représentants, la responsabilité de cette restriction, quand l'État, lui, aura seulement ouvert une faculté. Cette dimension n'a pas échappé aux organisations syndicales, attentives à ce que la faculté de plafonnement ne devienne pas un outil de restriction déguisée d'un droit existant. Ces ambivalences ne condamnent pas la méthode, mais appellent à l'apprécier avec lucidité, au-delà du discours de simplification. La responsabilisation locale est une réalité ambivalente : elle offre des marges de manœuvre et une adaptation aux contextes, mais elle déplace la complexité, différencie les droits, et peut transférer la responsabilité de choix difficiles. Pour les collectivités, l'enjeu est de saisir les opportunités qu'offre cette méthode — adaptation locale, marges de manœuvre nouvelles — tout en percevant ses implications, et d'exercer les facultés nouvelles avec discernement, dans le dialogue social, et dans le souci d'un équilibre entre la maîtrise de leurs contraintes et le respect des droits de leurs agents. Cette évolution vers une fonction publique territoriale où la norme nationale se fait davantage cadre, et où les choix se déplacent vers l'échelon local, dessine un paysage où les employeurs territoriaux voient croître à la fois leur autonomie et leur responsabilité — un mouvement de fond dont le compte épargne-temps n'est qu'une illustration, mais qui engage plus largement la conception même de la gestion des ressources humaines territoriale et la place respective de la règle nationale et de la décision locale dans la définition des droits des agents.

Tableau de synthèse final

Rubrique Information Date Impact Urgence Action immédiate
Textes Le compte épargne-temps dans la FPT : dispositif bien établi 26 août 2004 Orange Vert Maîtriser le cadre du dispositif
Textes Décret n° 2025-1135 : faculté de plafonner les jours indemnisables 26 nov. 2025 Rouge Orange Examiner l'opportunité d'un plafond
Jurisprudence La sécurisation de la délibération instituant les options constant Orange Vert Sécuriser les délibérations
Rémunération Les trois options au-delà du seuil de 15 jours 2026 Orange Vert Maîtriser et faire connaître les options
Santé Conservation des droits et utilisation de plein droit 2026 Orange Vert Appliquer les règles protectrices
Discipline L'obligation d'information annuelle sur les droits épargnés 2026 Vert Vert Organiser une information fiable
Dialogue social Le comité social territorial, consulté sur les options 2026 Vert Vert Dialoguer sur un éventuel plafonnement
Recrutement La portabilité du compte épargne-temps, atout pour la mobilité 2026 Vert Vert Appliquer la portabilité, informer
Management Un révélateur des difficultés de prise de congés 2026 Vert Vert Analyser les données comme indicateur
Finances La provision pour compte épargne-temps, engagement à anticiper 2026 Vert Vert Mesurer et anticiper l'engagement
Rapports La simplification par la responsabilisation locale 2026 Vert Vert Exercer les facultés avec discernement
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