Un projet de décret élargit aux services à la personne et à l'activité de chambre d'hÎtes les activités « accessoires » auxquelles ils peuvent prétendre.
Les fonctionnaires qui souhaitent ouvrir une chambre d'hĂŽtes ou faire du dĂ©pannage informatique vont bientĂŽt officiellement pouvoir le faire. Aujourd'hui, les agents peuvent essentiellement exercer, en dehors de leurs heures de travail, une activitĂ© d'expertise, d'enseignement ou de conjoint collaborateur. Un projet de dĂ©cret, envoyĂ© au Conseil d'Etat, va Ă©largir les possibilitĂ©s. Les activitĂ©s « accessoires » susceptibles d'ĂȘtre autorisĂ©es comprendront dĂ©sormais, selon ce texte, les « activitĂ©s commerciales complĂ©mentaires Ă la mise en valeur d'un patrimoine personnel, y compris la restauration et l'hĂ©bergement ». Cela concerne, pour l'essentiel, les chambres d'hĂŽtes. Le projet de dĂ©cret ajoute Ă©galement Ă la liste des activitĂ©s possibles la « vente de biens fabriquĂ©s personnellement par l'agent » (peinture, bijoux, poteriesâŠ).
Enfin, les « services à la personne » sont totalement ouverts : du baby-sitting au dépannage informatique, en passant par l'assistance aux personnes ùgées, par exemple. Jusqu'à présent, les fonctionnaires (ce qui comprend les ouvriers des établissements industriels de l'Etat) ne pouvaient réaliser que des « travaux ménagers de peu d'importance chez des particuliers ». Et ils pouvaient fournir une « aide à domicile » mais seulement à leurs conjoints, ascendants et descendants.
Souci d'image
« On Ă©largit lĂ oĂč il y avait une limite identifiĂ©e », indique l'entourage du secrĂ©taire d'Etat aux PME, HervĂ© Novelli, qui avait annoncĂ© le principe de cette ouverture il y a quelques mois (« Les Echos » du 4 fĂ©vrier). HervĂ© Novelli, promoteur du rĂ©gime de l'autoentrepreneur qui pourra servir de cadre juridique et fiscal Ă ces nouvelles activitĂ©s, Ă©tait favorable Ă la plus grande ouverture possible. Mais Eric Woerth, ministre du Budget et de la Fonction publique, et Matignon ont aussi eu le souci de ne pas dĂ©grader l'image des fonctionnaires dans l'opinion publique, avec des agents qui dĂ©laisseraient trop leur mission pour leur activitĂ© privĂ©e. Ainsi, le cumul d'activitĂ©s restera-t-il possible « sous rĂ©serve que ces activitĂ©s ne portent pas atteinte au fonctionnement normal, Ă l'indĂ©pendance ou Ă la neutralitĂ© du service ». Et le supĂ©rieur hiĂ©rarchique de l'agent devra toujours donner son accord. La loi sur la mobilitĂ© des fonctionnaires votĂ©e cet Ă©tĂ© a aussi passĂ© de deux Ă trois ans la durĂ©e pendant laquelle les agents peuvent cumuler leur poste avec une crĂ©ation ou une reprise d'entreprise.
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