Le législateur a souhaité favoriser la situation des agents désirant créer leur propre entreprise. Des conditions particuliÚres leur sont octroyées au titre du cumul d'activités :
1. La création ou la reprise d'une entreprise
Les fonctionnaires ou agents non titulaires de droit public sont autorisés à créer ou reprendre une entreprise industrielle, commerciale, artisanale ou agricole, quelle qu'en soit la forme juridique. L'interdiction de participer à l'organe de direction d'une société ou d'une association ne s'applique pas dans ce cas de figure.
a - Durée de l'autorisation :
Sauf dĂ©cision expresse Ă©crite contraire, la dĂ©rogation Ă l'interdiction d'exercer une activitĂ© privĂ©e, est ouverte pendant une durĂ©e maximale d'un an Ă compter de la crĂ©ation ou de la reprise de l'entreprise. Elle peut ĂȘtre prolongĂ©e pour une durĂ©e maximale d'un an, aprĂšs dĂ©pĂŽt d'une nouvelle dĂ©claration un mois au moins avant le terme de la premiĂšre pĂ©riode. Le renouvellement de la dĂ©claration ne donne pas lieu Ă nouvelle saisine de la commission de dĂ©ontologie.
b - Déclaration écrite préalable
Une dĂ©claration Ă©crite prĂ©alable doit ĂȘtre dĂ©posĂ©e auprĂšs de l'employeur, 2 mois au moins avant la date de crĂ©ation ou de reprise de l'entreprise. Elle doit mentionner la forme et l'objet social de l'entreprise, son secteur, sa branche d'activitĂ©s ainsi que, le cas Ă©chĂ©ant, la nature et le montant des subventions publiques dont l'entreprise bĂ©nĂ©ficie.
c - Saisine de la commission de déontologie
L'employeur saisit la commission de déontologie dans un délai de 15 jours à compter de la réception de la demande de l'agent. La commission rend son avis dans un délai d'un mois. Il est transmis à l'autorité compétente, qui en informe l'intéressé (Article 11 du décret du 2 mai 2007)
A noter : L'octroi d'une disponibilitĂ© pour crĂ©er ou reprendre une entreprise au sens de l'article L351- 24 du code du travail, n'est plus soumis Ă l'obligation d'avoir accompli au moins 3 annĂ©es de services effectifs dans l'administration. Il n'est plus exigĂ© d'anciennetĂ©. Cette mise en disponibilitĂ© ne peut excĂ©der 2 annĂ©es. Elle doit ĂȘtre compatible avec les nĂ©cessitĂ©s du service et obtenir un avis prĂ©alable auprĂšs de la CAP. De mĂȘme, pendant une durĂ©e d'un an, les agents souhaitant crĂ©er ou reprendre une entreprise peuvent solliciter un temps partiel de droit, renouvelable une fois.
2. L'exercice de la fonction de dirigeant d'une société ou d'une association
Le dirigeant d'une société ou d'une association ne satisfaisant pas aux conditions fixées au b du 1°du 7 de l'article 261 du code général des impÎts, lauréat d'un concours ou recruté en qualité d'agent non titulaire de droit public, peut continuer à exercer son activité privée lucrative. S'il est recruté en qualité de fonctionnaire, il doit transmettre sa déclaration préalable à l'autorité employeur dÚs sa nomination stagiaire. S'il est recruté comme agent non titulaire de droit public, il doit transmettre sa déclaration à l'autorité employeur préalablement à la signature de son contrat.
a - Saisine de la commission de déontologie :
L'employeur doit saisir la commission de déontologie dans un délai de 15 jours à compter de la date à laquelle il est informé du projet de l'intéressé. La commission rend son avis dans un délai d'un mois. Il est transmis à l'autorité compétente, qui en informe l'intéressé.
b - Durée de l'autorisation :
Sauf dĂ©cision Ă©crite contraire, le cumul d'activitĂ©s est possible pendant une durĂ©e maximale d'un an Ă compter du recrutement de l'intĂ©ressĂ©. Elle peut ĂȘtre prolongĂ©e pour une durĂ©e maximale d'un an, aprĂšs dĂ©pĂŽt d'une nouvelle dĂ©claration un mois au moins avant le terme de la premiĂšre pĂ©riode. Le renouvellement de la dĂ©claration ne donne pas lieu Ă nouvelle saisine de la commission de dĂ©ontologie (Article 12 du dĂ©cret du 2 mai 2007)
3. RÎle de la commission de déontologie
La commission de déontologie contrÎle la compatibilité des projets de création et de reprise d'une entreprise ainsi que des projets de poursuite d'une activité au sein d'une entreprise ou d'une association au regard des dispositions de l'article 432-12 du code pénal. Elle examine également si l'activité envisagée ne porte pas atteinte à la dignité des fonctions publiques exercées par l'agent ou risque de compromettre ou de mettre en cause le fonctionnement normal,l'indépendance ou la neutralité du service dans lequel il est employé (Article 13 du décret du 2 mai 2007)
4. Pouvoir d'appréciation de l'employeur
L'employeur public se prononce sur la dĂ©claration de cumul d'activitĂ©s au vu de l'avis rendu par la commission de dĂ©ontologie. Il dispose d'un pouvoir d'apprĂ©ciation sur la compatibilitĂ© du cumul d'activitĂ©s envisagĂ© au regard des obligations de service qui s'imposent Ă l'agent. De mĂȘme, il peut Ă tout moment s'opposer au cumul d'activitĂ©s qui contrevient ou ne satisfait plus aux critĂšres de compatibilitĂ© Ă©noncĂ©s ci-dessus (Article 14 du dĂ©cret du 2 mai 2007)
Source CDG35