ICI, on décrypte pour vous toute l'actualité RH FPT 24/7
Gagnez du temps, limitez les risques
30 ans d’expérience terrain en gestion RH
dans la Fonction Publique Territoriale
Vous cherchez une information fiable, une analyse utile et un appui concret pour prendre de bonnes décisions RH dans la fonction publique territoriale ? L'association nationale NAUDRH.COM vous aide à aller plus vite, plus sûrement et avec davantage de recul grâce à une expertise opérationnelle de terrain, une veille juridique analytique et des ressources directement utiles pour votre quotidien.
Gain de temps
Accédez plus rapidement à l’essentiel sans vous disperser.
Sécurisation
Réduisez les erreurs et fiabilisez vos décisions RH sensibles.
Appui concret
Bénéficiez d’outils, de ressources et d’un regard expert. Facilitez votre quotidien.
Une difficulté d’interprétation statutaire ? Une question complexe en gestion RH territoriale ? Des professionnels de la fonction ressources humaines, en activité et spécialisés dans la fonction publique territoriale, assurent pour vous des permanences de renseignement téléphonique 24 heures sur 24.
Selon vos besoins, nous pouvons également rédiger des expertises statutaires argumentées, avec les références législatives, réglementaires et jurisprudentielles mobilisées, puis vous les commenter directement au téléphone pour faciliter leur appropriation et leur mise en œuvre.
Le principe de l'interdiction du cumul d'activités et ses dérogations
Sources : articles L. 121-3 et L. 123-1 et suivants du code général de la fonction publique — le cadre du cumul d'activités
Synthèse opérationnelle. Le cumul d'activités des agents publics faisant l'objet de nombreuses demandes et soulevant des questions déontologiques, il est utile de consacrer un point d'ensemble à ce régime, de son principe à ses dérogations et à son contrôle. Le point de départ est un principe posé par le code général de la fonction publique : l'agent public consacre l'intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées, et ne peut, en principe, exercer à titre professionnel une activité privée lucrative, de quelque nature que ce soit. Ce principe d'exclusivité, prévu à l'article L. 121-3 du code, se justifie par la nécessité de garantir que l'agent se consacre pleinement à ses fonctions, et de prévenir les conflits d'intérêts. Toutefois, ce principe connaît des dérogations, prévues par les articles L. 123-1 et suivants du code, qui permettent aux agents, dans des conditions définies, de cumuler leur emploi public avec certaines autres activités. Ces dérogations, encadrées, visent à concilier le principe d'exclusivité avec la possibilité, pour les agents, d'exercer certaines activités complémentaires. La maîtrise de ce régime, de son principe et de ses dérogations, est essentielle. Pour les collectivités, maîtriser le principe de l'interdiction du cumul d'activités et ses dérogations, en comprendre le fondement, et gérer les demandes de cumul en conséquence sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Principe posé par le code général de la fonction publique : l'agent public consacre l'intégralité de son activité professionnelle à ses tâches, et ne peut, en principe, exercer une activité privée lucrative (article L. 121-3). Ce principe d'exclusivité garantit que l'agent se consacre à ses fonctions et prévient les conflits d'intérêts. Il connaît des dérogations (articles L. 123-1 et suivants), permettant, dans des conditions définies, de cumuler l'emploi public avec certaines activités. Ces dérogations encadrées concilient le principe d'exclusivité et l'exercice de certaines activités complémentaires. Ces règles s'appliquent aux fonctionnaires comme aux contractuels.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : maîtriser le principe de l'interdiction du cumul d'activités (article L. 121-3 du code général de la fonction publique : exclusivité, pas d'activité privée lucrative) et ses dérogations (articles L. 123-1 et suivants), en comprendre le fondement, et gérer les demandes de cumul en conséquence.
Les activités librement exerçables et les activités accessoires soumises à autorisation
Sources : articles L. 123-1 à L. 123-8 et R. 123-8 et suivants du code général de la fonction publique — les catégories de cumul
Synthèse opérationnelle. Le régime du cumul d'activités distingue plusieurs catégories d'activités, selon qu'elles sont librement exerçables, soumises à déclaration, ou soumises à autorisation, distinction qu'il importe de connaître. Une première catégorie regroupe les activités librement exerçables, sans déclaration ni autorisation préalable. Il s'agit notamment de la production des œuvres de l'esprit, dans le respect des règles relatives aux droits d'auteur et à la déontologie, de la gestion de son patrimoine personnel, ou encore, pour les membres de certaines professions, de l'exercice d'activités libérales découlant de la nature de leurs fonctions. Une deuxième catégorie regroupe les activités accessoires soumises à autorisation préalable. Un agent peut être autorisé à exercer, en dehors de son service, une activité accessoire, figurant sur une liste définie par le code, telle qu'une expertise, une consultation, un enseignement, une formation, ou une activité à caractère sportif ou culturel, sous réserve que cette activité soit compatible avec ses fonctions et n'affecte pas leur exercice. L'exercice d'une telle activité suppose une autorisation préalable de l'autorité. Il importe de bien identifier la catégorie dont relève chaque activité envisagée. Pour les collectivités, distinguer les activités librement exerçables des activités accessoires soumises à autorisation, identifier la catégorie de chaque activité, et appliquer le régime correspondant sont des éléments d'une gestion rigoureuse du cumul.
Point d'alerte DRH. Le régime distingue plusieurs catégories. Les activités librement exerçables (sans déclaration ni autorisation) : production d'œuvres de l'esprit (dans le respect de la déontologie), gestion du patrimoine personnel, certaines activités libérales liées aux fonctions. Les activités accessoires soumises à autorisation préalable : expertise, consultation, enseignement, formation, activité sportive ou culturelle, figurant sur une liste du code (article R. 123-8), sous réserve de compatibilité avec les fonctions. Leur exercice suppose une autorisation préalable de l'autorité. Bien identifier la catégorie de chaque activité envisagée est nécessaire.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : distinguer les activités librement exerçables (œuvres de l'esprit, gestion du patrimoine personnel) des activités accessoires soumises à autorisation préalable (expertise, enseignement, formation, activité sportive ou culturelle, liste de l'article R. 123-8 du code général de la fonction publique), et appliquer le régime correspondant.
Les conséquences du cumul irrégulier et le reversement des sommes perçues
Sources : code général de la fonction publique ; jurisprudence administrative — les conséquences du cumul irrégulier
Synthèse opérationnelle. L'exercice d'un cumul d'activités en méconnaissance des règles applicables emporte des conséquences, qu'il importe de connaître pour mesurer l'enjeu du respect du régime. Le non-respect des règles du cumul d'activités, qu'il s'agisse de l'exercice d'une activité interdite, de l'absence de l'autorisation ou de la déclaration requise, ou du non-respect des conditions posées, expose en effet l'agent à plusieurs conséquences. En premier lieu, l'agent qui exerce une activité en méconnaissance des règles de cumul s'expose à une sanction disciplinaire, le manquement à ces règles constituant une faute. En deuxième lieu, et de manière spécifique, les sommes perçues au titre d'une activité exercée en violation des règles de cumul peuvent faire l'objet d'un reversement : l'administration peut procéder à la récupération de ces sommes, par voie de retenue sur le traitement de l'agent. Cette règle du reversement des sommes irrégulièrement perçues constitue une spécificité du régime du cumul, dont les conséquences financières pour l'agent peuvent être significatives. La jurisprudence a confirmé l'application de ces règles. Ces conséquences soulignent l'importance, pour les agents, de respecter scrupuleusement les règles de cumul, et, pour l'administration, de les contrôler. Pour les collectivités, connaître les conséquences du cumul irrégulier, notamment la sanction disciplinaire et le reversement des sommes perçues, et informer les agents de ces conséquences sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Le non-respect des règles de cumul (activité interdite, absence d'autorisation ou de déclaration, non-respect des conditions) expose l'agent à des conséquences. Une sanction disciplinaire, le manquement constituant une faute. De manière spécifique, le reversement des sommes perçues au titre d'une activité exercée en violation des règles : l'administration peut les récupérer par retenue sur le traitement. Cette règle du reversement, spécificité du régime, peut avoir des conséquences financières significatives. La jurisprudence a confirmé ces règles. D'où l'importance du respect et du contrôle.
Impact RH :RougeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître les conséquences du cumul irrégulier (sanction disciplinaire pour faute, et reversement des sommes perçues au titre de l'activité irrégulière, récupérables par retenue sur traitement), et informer les agents de ces conséquences.
Le cumul pour création ou reprise d'entreprise et le temps partiel
Sources : articles L. 123-4 et suivants du code général de la fonction publique — le cumul pour création ou reprise d'entreprise
Synthèse opérationnelle. Un régime particulier permet à l'agent de cumuler son emploi avec la création ou la reprise d'une entreprise, selon des modalités spécifiques qu'il importe de connaître. L'agent public peut en effet être autorisé à cumuler son emploi avec la création ou la reprise d'une entreprise, y compris sous le régime de la micro-entreprise, ou avec l'exercice d'une activité libérale. Ce cumul obéit à des règles spécifiques. L'agent doit solliciter une autorisation auprès de son autorité. L'autorisation de cumul pour création ou reprise d'entreprise peut être accordée pour une durée déterminée : elle est, en principe, accordée pour une durée de deux à trois ans, pouvant être prolongée, dans la limite d'une durée totale de l'ordre de quatre ans. Par ailleurs, l'agent qui crée ou reprend une entreprise peut être placé, à sa demande, à temps partiel, afin de dégager le temps nécessaire à cette activité. Il importe de souligner que la demande de cumul pour création ou reprise d'entreprise est soumise à un contrôle déontologique, afin de vérifier la compatibilité de l'activité envisagée avec les fonctions de l'agent. Ce régime permet ainsi aux agents de concrétiser un projet entrepreneurial, dans un cadre encadré. Pour les collectivités, connaître le régime du cumul pour création ou reprise d'entreprise, ses durées et le recours possible au temps partiel, et appliquer le contrôle déontologique sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. L'agent peut être autorisé à cumuler son emploi avec la création ou la reprise d'une entreprise (y compris micro-entreprise) ou une activité libérale. Il sollicite une autorisation. Celle-ci est accordée pour une durée déterminée : en principe deux à trois ans, prolongeable, dans la limite d'une durée totale de l'ordre de quatre ans. L'agent peut, à sa demande, être placé à temps partiel pour dégager le temps nécessaire. La demande est soumise à un contrôle déontologique vérifiant la compatibilité avec les fonctions. Ce régime permet de concrétiser un projet entrepreneurial, dans un cadre encadré.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître le régime du cumul pour création ou reprise d'entreprise (autorisation pour une durée de deux à trois ans prolongeable dans la limite d'environ quatre ans, recours possible au temps partiel, y compris micro-entreprise), et appliquer le contrôle déontologique de compatibilité.
4. Santé au travail, protection sociale et absentéisme
La protection sociale de l'agent cumulant une activité
Sources : code de la sécurité sociale ; règles de protection sociale des pluriactifs — la protection sociale en cas de cumul
Synthèse opérationnelle. L'agent qui cumule son emploi public avec une autre activité se trouve dans une situation particulière au regard de la protection sociale, qu'il importe de connaître pour l'informer correctement. Le cumul d'une activité publique et d'une activité privée, notamment sous le régime de la micro-entreprise, place en effet l'agent dans une situation de pluriactivité, qui emporte des conséquences en matière de cotisations et de droits sociaux. S'agissant des cotisations, l'agent cotise, en principe, au titre de chacune de ses activités : il acquitte des cotisations sur son traitement, au titre de son emploi public, et des cotisations au titre de son activité privée, selon le régime applicable à celle-ci, par exemple le régime du micro-entrepreneur, assis sur le chiffre d'affaires. S'agissant des droits, l'agent pluriactif relève de règles particulières, notamment pour déterminer le régime d'affiliation pour les différents risques. Il importe que l'agent envisageant un cumul soit informé de ces conséquences en matière de protection sociale, afin qu'il puisse apprécier sa situation en connaissance de cause. Si la collectivité n'a pas à gérer la protection sociale de l'activité privée de l'agent, elle peut utilement l'informer de l'existence de ces enjeux et l'inviter à se renseigner. Pour les collectivités, connaître les enjeux de protection sociale de l'agent cumulant une activité, informer l'agent de ces conséquences, et l'inviter à se renseigner sont des éléments d'une information de qualité.
Point d'alerte DRH. Le cumul d'une activité publique et d'une activité privée (notamment micro-entreprise) place l'agent en situation de pluriactivité, avec des conséquences sur les cotisations et droits sociaux. L'agent cotise, en principe, au titre de chaque activité : sur son traitement (emploi public) et au titre de son activité privée selon son régime (par exemple micro-entrepreneur, assis sur le chiffre d'affaires). Il relève de règles particulières pour l'affiliation aux différents risques. Il importe d'informer l'agent de ces conséquences. La collectivité n'a pas à gérer la protection sociale de l'activité privée, mais peut informer l'agent et l'inviter à se renseigner.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître les enjeux de protection sociale de l'agent cumulant une activité (pluriactivité, cotisations au titre de chaque activité, règles particulières d'affiliation), informer l'agent de ces conséquences, et l'inviter à se renseigner sur sa situation.
Le contrôle déontologique du cumul et le rôle du référent déontologue
Sources : articles L. 124-1 et suivants du code général de la fonction publique ; rôle de la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique — le contrôle déontologique
Synthèse opérationnelle. Le cumul d'activités, en particulier pour création ou reprise d'entreprise, est soumis à un contrôle déontologique, dont il importe de connaître les modalités pour sécuriser les autorisations. Le contrôle déontologique vise à vérifier que l'activité envisagée par l'agent ne porte pas atteinte à la dignité des fonctions, ne compromet pas le fonctionnement normal, l'indépendance ou la neutralité du service, et ne place pas l'agent en situation de conflit d'intérêts, ou de méconnaissance des règles pénales relatives à la prise illégale d'intérêts. Ce contrôle s'exerce à plusieurs niveaux. L'autorité territoriale, saisie d'une demande, examine en premier lieu la compatibilité de l'activité avec les fonctions de l'agent. En cas de doute sérieux, elle peut saisir le référent déontologue, qui l'éclaire par son avis. Pour les demandes émanant des agents occupant les emplois les plus exposés aux risques déontologiques, un contrôle renforcé est prévu, avec une transmission à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique, dans un délai déterminé. Ce contrôle déontologique sécurise les autorisations de cumul et prévient les risques. Il importe de le mettre en œuvre rigoureusement. Pour les collectivités, mettre en œuvre le contrôle déontologique des demandes de cumul, saisir le cas échéant le référent déontologue ou la Haute Autorité, et sécuriser ainsi les autorisations sont des éléments d'une gestion déontologiquement rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Le cumul, en particulier pour création ou reprise d'entreprise, est soumis à un contrôle déontologique vérifiant que l'activité ne porte pas atteinte à la dignité des fonctions, ne compromet pas le fonctionnement, l'indépendance ou la neutralité du service, et ne place pas l'agent en conflit d'intérêts ou en situation de prise illégale d'intérêts. L'autorité examine la compatibilité ; en cas de doute sérieux, elle saisit le référent déontologue. Pour les emplois les plus exposés, transmission à la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique dans un délai déterminé. Ce contrôle sécurise les autorisations.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : mettre en œuvre le contrôle déontologique des demandes de cumul (compatibilité avec les fonctions, absence de conflit d'intérêts ou de prise illégale d'intérêts), saisir le cas échéant le référent déontologue en cas de doute sérieux, ou la Haute Autorité pour la transparence de la vie publique pour les emplois les plus exposés.
La procédure de déclaration et d'autorisation et les délais
Sources : articles R. 123-9 et R. 123-10 du code général de la fonction publique — la procédure de cumul
Synthèse opérationnelle. La mise en œuvre du cumul d'activités obéit à une procédure de déclaration ou d'autorisation, assortie de délais, qu'il importe de respecter pour sécuriser la situation de l'agent et de la collectivité. Selon le type de cumul envisagé, la procédure diffère. Pour les activités soumises à déclaration, l'agent adresse à son autorité une déclaration écrite préalable, mentionnant les éléments relatifs à l'activité envisagée. Pour les activités accessoires et les cumuls soumis à autorisation, l'agent adresse à son autorité une demande d'autorisation préalable, précisant notamment la nature de l'activité, son employeur ou le cadre dans lequel elle s'exercera, sa durée, et les conditions de rémunération. L'autorité dispose alors d'un délai pour se prononcer, de l'ordre d'un mois, à l'issue duquel, en l'absence de réponse, l'autorisation peut être réputée accordée de manière implicite. Il importe pour l'autorité de respecter ce délai, et de se prononcer de manière éclairée sur les demandes, en appréciant la compatibilité de l'activité. Il importe également de conserver la trace des déclarations et des autorisations. Le respect de cette procédure sécurise la situation de l'agent et de la collectivité. Pour les collectivités, mettre en œuvre la procédure de déclaration et d'autorisation du cumul, respecter les délais et se prononcer de manière éclairée, et conserver la trace des décisions sont des éléments d'une gestion sécurisée.
Point d'alerte DRH. La procédure diffère selon le cumul. Pour les activités soumises à déclaration : l'agent adresse une déclaration écrite préalable. Pour les activités accessoires et cumuls soumis à autorisation : une demande d'autorisation préalable précisant la nature de l'activité, l'employeur ou le cadre, la durée, la rémunération. L'autorité dispose d'un délai (de l'ordre d'un mois) pour se prononcer ; à défaut de réponse, l'autorisation peut être réputée accordée implicitement. Respecter ce délai, se prononcer de manière éclairée, et conserver la trace des déclarations et autorisations sont nécessaires.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : mettre en œuvre la procédure de déclaration (activités soumises à déclaration) et d'autorisation préalable (activités accessoires, cumuls soumis à autorisation) du cumul, respecter le délai de réponse (de l'ordre d'un mois, silence valant autorisation implicite), se prononcer de manière éclairée, et conserver la trace des décisions.
Le régime assoupli du cumul pour les agents à temps non complet
Sources : articles L. 123-1 et suivants du code général de la fonction publique ; règles applicables aux agents à temps non complet — le cumul des agents à temps non complet
Synthèse opérationnelle. Les agents à temps non complet bénéficient d'un régime assoupli de cumul d'activités, tenant compte de la nature de leur emploi, qu'il importe de connaître. Les agents occupant un emploi à temps non complet, c'est-à-dire un emploi dont la durée de travail est inférieure à un temps complet, se trouvent en effet dans une situation particulière : leur emploi public ne mobilisant qu'une partie de leur temps de travail, il est logique qu'ils puissent, plus facilement, exercer une autre activité. Ainsi, les agents occupant un ou plusieurs emplois à temps non complet, dont la durée totale n'excède pas un certain seuil, de l'ordre de soixante-dix pour cent d'un temps complet, bénéficient d'un régime assoupli : ils peuvent exercer une activité privée lucrative, y compris la création d'une entreprise, sur simple déclaration à leur autorité, sans avoir à solliciter une autorisation préalable. Ce régime allégé tient compte de la nature de leur emploi, qui ne les occupe pas à temps plein. L'autorité peut néanmoins, si elle estime que l'activité déclarée porte atteinte au fonctionnement du service ou est incompatible avec les fonctions, s'y opposer. Ce régime particulier facilite le cumul pour ces agents. Pour les collectivités, connaître le régime assoupli de cumul des agents à temps non complet sous un certain seuil, appliquer le régime de simple déclaration, et exercer le cas échéant un droit d'opposition sont des éléments d'une gestion adaptée.
Point d'alerte DRH. Les agents à temps non complet bénéficient d'un régime assoupli. Occupant un emploi dont la durée est inférieure à un temps complet, il est logique qu'ils puissent plus facilement exercer une autre activité. Les agents occupant un ou plusieurs emplois à temps non complet dont la durée totale n'excède pas un seuil (de l'ordre de soixante-dix pour cent d'un temps complet) peuvent exercer une activité privée lucrative, y compris créer une entreprise, sur simple déclaration, sans autorisation préalable. L'autorité peut néanmoins s'opposer si l'activité porte atteinte au service ou est incompatible avec les fonctions.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître le régime assoupli de cumul des agents à temps non complet (durée totale n'excédant pas un seuil de l'ordre de soixante-dix pour cent d'un temps complet : activité privée lucrative, y compris création d'entreprise, sur simple déclaration), appliquer ce régime, et exercer le cas échéant un droit d'opposition.
Le cumul d'emplois publics et le plafond de la durée de travail
Sources : code général de la fonction publique ; règles de cumul d'emplois publics — le cumul d'emplois publics
Synthèse opérationnelle. Le cumul de plusieurs emplois publics, distinct du cumul avec une activité privée, obéit à des règles propres, notamment un plafond de durée de travail, qu'il importe de connaître. Un agent public peut, dans certaines conditions, occuper simultanément plusieurs emplois publics, notamment plusieurs emplois à temps non complet auprès de différentes collectivités. Ce cumul d'emplois publics obéit à des règles spécifiques. En premier lieu, il suppose, en principe, l'accord des employeurs concernés : l'agent qui occupe déjà un emploi public et souhaite en occuper un autre doit obtenir l'autorisation de son employeur. En deuxième lieu, et de manière importante, le cumul d'emplois publics est encadré par un plafond de durée totale de travail : la durée totale de travail résultant du cumul de plusieurs emplois publics ne peut excéder un certain plafond, correspondant à un pourcentage d'un temps complet, de l'ordre de cent quinze pour cent. Ce plafond vise à garantir que le cumul d'emplois ne conduise pas à une durée de travail excessive, préjudiciable à la santé de l'agent et à la qualité du service. Il importe de veiller au respect de ce plafond lors des recrutements d'agents déjà employés par ailleurs. Pour les collectivités, connaître les règles du cumul d'emplois publics, veiller à l'accord des employeurs et au respect du plafond de durée totale de travail, et sécuriser ainsi ces situations sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Un agent peut, sous conditions, occuper simultanément plusieurs emplois publics, notamment plusieurs emplois à temps non complet auprès de différentes collectivités. Ce cumul suppose, en principe, l'accord des employeurs concernés. De manière importante, il est encadré par un plafond de durée totale de travail : celle-ci ne peut excéder un plafond de l'ordre de cent quinze pour cent d'un temps complet. Ce plafond évite une durée de travail excessive, préjudiciable à la santé et au service. Il importe de veiller au respect de ce plafond lors des recrutements d'agents déjà employés par ailleurs.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître les règles du cumul d'emplois publics (accord des employeurs, plafond de durée totale de travail de l'ordre de cent quinze pour cent d'un temps complet), et veiller au respect de ce plafond lors des recrutements d'agents déjà employés par ailleurs.
Le cumul d'activités, entre complément de revenu et maîtrise des risques
Sources : enjeux du cumul d'activités ; gestion des ressources humaines — la dimension du cumul d'activités
Synthèse opérationnelle. Le cumul d'activités comporte des enjeux, tant pour les agents, en termes de complément de revenu, que pour les collectivités, en termes de maîtrise des risques, qu'il importe d'appréhender. Pour les agents, le cumul d'activités représente, dans un contexte de contraintes sur le pouvoir d'achat, une possibilité d'améliorer leurs revenus, en exerçant une activité complémentaire, ou de concrétiser un projet personnel ou entrepreneurial. Cette possibilité, encadrée, peut contribuer à l'attractivité et à la satisfaction des agents. Pour les collectivités, le cumul d'activités soulève des enjeux de maîtrise des risques. Il importe en effet de veiller à ce que le cumul ne porte pas atteinte à l'exercice des fonctions de l'agent, à sa disponibilité, et à la qualité du service, ni ne crée de situation de conflit d'intérêts. Une gestion rigoureuse du cumul, par l'application du régime, le contrôle des demandes, et le suivi des situations, permet de concilier la possibilité offerte aux agents et la maîtrise des risques pour la collectivité. Il importe d'appréhender ces enjeux dans une approche équilibrée, ni trop restrictive, ni trop permissive. Pour les collectivités, appréhender les enjeux du cumul d'activités, pour les agents et pour la collectivité, concilier la possibilité offerte aux agents et la maîtrise des risques, et adopter une approche équilibrée sont des éléments d'une gestion avisée.
Point d'alerte DRH. Pour les agents, le cumul représente, dans un contexte de contraintes sur le pouvoir d'achat, une possibilité d'améliorer leurs revenus ou de concrétiser un projet entrepreneurial, pouvant contribuer à l'attractivité et à la satisfaction. Pour les collectivités, il soulève des enjeux de maîtrise des risques : veiller à ce que le cumul ne porte pas atteinte à l'exercice des fonctions, à la disponibilité et à la qualité du service, ni ne crée de conflit d'intérêts. Une gestion rigoureuse (application du régime, contrôle, suivi) concilie la possibilité offerte et la maîtrise des risques, dans une approche équilibrée.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : appréhender les enjeux du cumul d'activités (complément de revenu et attractivité pour les agents, maîtrise des risques pour la collectivité), concilier la possibilité offerte aux agents et la préservation des fonctions et du service, et adopter une approche équilibrée, ni trop restrictive ni trop permissive.
Le cumul d'activités, révélateur des évolutions du rapport au travail et de la porosité public-privé
Sources : analyses prospectives (2026) ; évolutions du rapport au travail — les enjeux de fond du cumul d'activités
Synthèse opérationnelle. Au-delà de son régime, le cumul d'activités est révélateur d'évolutions de fond qu'il est éclairant de mettre en perspective : les évolutions du rapport au travail et la porosité croissante entre les secteurs public et privé. Le développement des demandes de cumul d'activités, et notamment de création de micro-entreprises, traduit en effet des évolutions sociétales et du rapport au travail. Une première évolution tient à l'aspiration d'un nombre croissant d'actifs, y compris d'agents publics, à diversifier leurs activités, à exercer plusieurs métiers, ou à développer un projet personnel en parallèle de leur emploi principal, dans une logique de pluriactivité choisie. Une deuxième évolution tient à la recherche de compléments de revenus, dans un contexte de contraintes sur le pouvoir d'achat. Une troisième évolution tient à la porosité croissante entre les secteurs public et privé, les parcours professionnels étant de moins en moins linéaires et cantonnés à un seul secteur. Ces évolutions interrogent le principe traditionnel d'exclusivité de l'agent public, et conduisent à un assouplissement progressif, quoique encadré, des règles de cumul. Le signal de fond à suivre est cette évolution du rapport au travail et de la place du cumul, qui appelle les collectivités à adapter leur approche. Pour les collectivités, appréhender les évolutions du rapport au travail et de la porosité public-privé révélées par le cumul, adapter leur approche à ces évolutions, et concilier exclusivité et ouverture sont des éléments d'une gestion lucide et moderne.
Point d'alerte DRH. Le développement des demandes de cumul, notamment de micro-entreprises, traduit des évolutions du rapport au travail. L'aspiration d'actifs, y compris agents publics, à diversifier leurs activités et développer un projet personnel, dans une pluriactivité choisie. La recherche de compléments de revenus, dans un contexte de contraintes sur le pouvoir d'achat. La porosité croissante entre public et privé, les parcours étant de moins en moins linéaires. Ces évolutions interrogent le principe d'exclusivité de l'agent public et conduisent à un assouplissement encadré des règles. Un signal de fond appelant à adapter l'approche.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : appréhender les évolutions du rapport au travail et de la porosité public-privé révélées par le cumul d'activités (pluriactivité choisie, compléments de revenus, parcours non linéaires), adapter l'approche de la collectivité à ces évolutions, et concilier le principe d'exclusivité et l'ouverture.
11 informations analysées et retenues sur les 10 rubriques de veille, consacrées au cumul d'activités et au cumul d'emplois des agents publics territoriaux, à partir de sources officielles (articles L. 121-3, L. 123-1 et suivants et R. 123-8 et suivants du code général de la fonction publique, Service Public, portail de la fonction publique) et des analyses spécialisées.
Les 5 informations les plus importantes du jour
Le principe d'exclusivité : l'agent consacre l'intégralité de son activité à ses fonctions, avec des dérogations encadrées (article L. 121-3 du code général de la fonction publique).
Les activités accessoires : soumises à autorisation préalable, selon une liste définie.
La création d'entreprise : autorisation de trois ans renouvelable, avec contrôle déontologique.
Le régime assoupli : simple déclaration pour les agents à temps non complet sous un certain seuil.
Le cumul irrégulier : sanction disciplinaire et reversement des sommes perçues.
Alertes rouges à traiter en priorité
Cumul d'activités : contrôler les demandes de cumul, appliquer le contrôle déontologique, et veiller au respect des règles pour prévenir les cumuls irréguliers et les conflits d'intérêts.
Arrêts de travail : les nouvelles règles s'appliquent depuis le 1er septembre 2026 (décret n° 2026-705).
Autorisations spéciales d'absence : anticiper la mise en conformité avant le 1er janvier 2027 (décret n° 2026-604).
Lignes directrices de gestion : anticiper leur renouvellement avant le 31 décembre 2026.
Élections professionnelles : poursuivre la préparation du scrutin du 10 décembre 2026.
Actions recommandées dans les 7 jours
Vérifier les procédures internes de traitement des demandes de cumul d'activités.
S'assurer du respect des délais de réponse aux demandes d'autorisation.
Appliquer le contrôle déontologique aux demandes de cumul pour création ou reprise d'entreprise.
Veiller au respect du plafond de durée de travail en cas de cumul d'emplois publics.
Informer les agents de leurs droits et obligations en matière de cumul.
Poursuivre les chantiers en cours (autorisations spéciales d'absence, lignes directrices de gestion, élections professionnelles).
Signal faible RH à surveiller
Les évolutions du rapport au travail et la porosité croissante entre les secteurs public et privé, dont le développement des demandes de cumul d'activités est un révélateur. Le cumul d'activités des agents publics, dont cette édition a détaillé le régime, est révélateur d'évolutions de fond qui dépassent ses seuls aspects techniques : les profondes évolutions du rapport au travail et la porosité croissante entre les secteurs public et privé. Le développement sensible des demandes de cumul d'activités, et tout particulièrement des créations de micro-entreprises par des agents publics, traduit en effet plusieurs évolutions sociétales marquantes. Une première évolution tient à l'aspiration d'un nombre croissant d'actifs, parmi lesquels les agents publics, à diversifier leurs activités professionnelles, à exercer plusieurs métiers, ou à développer un projet personnel ou entrepreneurial en parallèle de leur emploi principal, dans une logique de pluriactivité de plus en plus souvent choisie. Une deuxième évolution tient à la recherche de compléments de revenus, dans un contexte persistant de fortes contraintes sur le pouvoir d'achat. Une troisième évolution, plus structurelle, tient à la porosité croissante entre les secteurs public et privé, les parcours professionnels étant de moins en moins linéaires et de moins en moins cantonnés à un seul et unique secteur tout au long d'une carrière. Ces évolutions convergentes interrogent en profondeur le principe traditionnel d'exclusivité de l'agent public, et conduisent à un assouplissement progressif, quoique toujours encadré, des règles de cumul. Le signal de fond à suivre est cette évolution du rapport au travail.
Tableau de synthèse final
Rubrique
Information
Date
Impact
Urgence
Action immédiate
Textes
Le principe d'interdiction et ses dérogations
2026
â Orange
â Vert
Maîtriser le régime
Textes
Activités libres et activités accessoires
2026
â Orange
â Vert
Identifier la catégorie
Jurisprudence
Les conséquences du cumul irrégulier
2026
â Rouge
â Orange
Prévenir les cumuls irréguliers
Rémunération
Le cumul pour création ou reprise d'entreprise
2026
â Orange
â Vert
Appliquer le contrôle déontologique
Santé
La protection sociale en cas de cumul
2026
â Vert
â Vert
Informer l'agent
Discipline
Le contrôle déontologique du cumul
2026
â Orange
â Vert
Saisir le référent déontologue
Dialogue social
La procédure et les délais
2026
â Orange
â Vert
Respecter les délais
Recrutement
Le régime assoupli des agents à temps non complet
2026
â Vert
â Vert
Appliquer la simple déclaration
Management
Le cumul d'emplois publics et le plafond
2026
â Orange
â Vert
Respecter le plafond de 115 %
Finances
Entre complément de revenu et maîtrise des risques
2026
â Vert
â Vert
Adopter une approche équilibrée
Rapports
Rapport au travail et porosité public-privé
2026
â Vert
â Vert
Adapter l'approche
Recevez cette veille automatiquement dans votre boîte mail
Actualités statutaires, jurisprudences et textes officiels analysés pour les DRH territoriaux : la veille juridique RH FPT indispensable pour toutes les collectivités territoriales.