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28 juin 2016 2 28 /06 /juin /2016 15:25

 

Trois projets de dĂ©crets,  sur la dĂ©ontologie ainsi que sur les droits et obligations des fonctionnaires,  ont Ă©tĂ© examinĂ©s par le Conseil commun de la fonction publique le 27 juin 2016. Le premier dĂ©cret fixe la liste des actes de gestion qui ne peuvent pas ĂȘtre pris Ă  l'encontre des agents contractuels "lanceurs d'alerte", le deuxiĂšme apprĂ©hende les modalitĂ©s de prise en charge au titre de la protection fonctionnelle des frais et honoraires d'avocats engagĂ©s par les agents publics et le troisiĂšme prĂ©cise la publicitĂ© Ă  donner au procĂšs-verbal de rĂ©tablissement dans les fonctions des fonctionnaires suspendus pour motif disciplinaire et qui ont bĂ©nĂ©ficiĂ© d'un non-lieu, d'un acquittement ou d'une relaxe. La loi n°2016-483 du 20 avril 2016 relative Ă  la prĂ©vention de la corruption et Ă  la transparence de la vie Ă©conomique et des procĂ©dures publiques a intĂ©grĂ© la commission de dĂ©ontologie dans le texte de loi sur les droits et obligations des fonctionnaires. La commission de dĂ©ontologie dispose dĂ©sormais de pouvoirs renforcĂ©s et ses avis lient l'employeur et s'imposent Ă  l'agent.

 

Communiqué de presse du CSFPT du 22 juin 2016

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16 avril 2016 6 16 /04 /avril /2016 01:54

 

Instauration des valeurs fondamentales d’impartialitĂ©, la probitĂ©, la dignitĂ©

 

Le titre Ier est relatif Ă  la dĂ©ontologie. Il modifie la loi n°83-634 du 13 juillet 1983 en consacrant comme valeurs fondamentales, l’impartialitĂ©, la probitĂ©, la dignitĂ© et en insĂ©rant dans les obligations du fonctionnaire le respect du principe de laĂŻcitĂ© et de neutralitĂ© (art. 1er). Les articles 2 et 4 concernent la prĂ©vention des conflits d'intĂ©rĂȘts et renforcent la protection des fonctionnaires dĂ©nonçant un crime ou un dĂ©lit. Les articles 5 et 6 dĂ©taillent le dispositif applicable aux dĂ©clarations d'intĂ©rĂȘts pour certains emplois et les peines prĂ©vues en cas de manquement Ă  cette obligation. Les articles 7 Ă  9 rassemblent les dispositions relatives au cumul d'activitĂ©s qui constituent l'article 25 septies de la loi, le troisiĂšme alinĂ©a de l'article 60 bis de la loi n°84-53 Ă©tant supprimĂ©. L'article 10 fixe les missions et la composition de la commission de dĂ©ontologie, les avis rendus liant l'administration et s'imposant Ă  l'agent sous peine de poursuites disciplinaires, de retenue sur la pension de retraite ou de la rupture du contrat de travail sans prĂ©avis ni indemnitĂ©. L'ensemble de ces dispositions est applicable aux collaborateurs de cabinet des autoritĂ©s territoriales ; le fonctionnaire placĂ© hors de son cadre d'emplois en qualitĂ© de dirigeant d'un organisme ne peut pas percevoir des indemnitĂ©s liĂ©es Ă  sa cessation de fonction lorsqu'il rĂ©intĂšgre son cadre d'emplois d'origine ; tout fonctionnaire a le droit de consulter un rĂ©fĂ©rent dĂ©ontologue ; l'obligation de dĂ©claration patrimoniale et dĂ©claration d'intĂ©rĂȘts est Ă©tendue aux directeurs, directeurs adjoints et chefs de cabinet des autoritĂ©s territoriales (art. 11).

 

Modernisation des droits et obligations des fonctionnaires

 

Le titre II modernise les droits et obligations des fonctionnaires. L’article 20 renforce la protection fonctionnelle dont peuvent bĂ©nĂ©ficier les fonctionnaires. L’article 26 clarifie la situation de suspension du fonctionnaire faisant l’objet de poursuites pĂ©nales et prĂ©voit un mĂ©canisme de reclassement provisoire. L'article 29 ajoute un article 12 bis dans la loi n°83-634 du 11 janvier 1984 qui liste les positions des fonctionnaires qui comprennent le congĂ© parental. Lorsque le fonctionnaire est intĂ©grĂ© ou titularisĂ© dans une autre fonction publique, il est radiĂ© des cadres dans son corps ou cadre d'emplois d'origine.

 

La rĂ©partition des fonctionnaires en trois catĂ©gories hiĂ©rarchiques est intĂ©grĂ©e dans la loi n°83-634, l'article 5 de la loi n°84-53 Ă©tant abrogĂ© (art. 30). L’article 31 abroge la position hors cadre et transforme la position d’accomplissement du service militaire et des activitĂ©s dans les rĂ©serves en un congĂ© avec traitement. L'article 55 et les sections 3 et 5 du chapitre V de la loi n°84-53 sont abrogĂ©s. L'article 33 modifie les dispositions relatives Ă  la mise Ă  disposition des fonctionnaires de l'Etat. La date limite d'intĂ©gration sur leur demande des fonctionnaires de la Poste dans un corps ou cadre d'emplois est fixĂ©e au 31 dĂ©cembre 2020 (art. 34). L'article 37 fixe un dĂ©lai de trois ans pour les poursuites disciplinaires et l'article 39 insĂšre le recrutement des agents contractuels dans la loi n°83-634.

 

L'exemplarité des employeurs.

 

Le titre III est consacrĂ© Ă  l'exemplaritĂ© des employeurs. La durĂ©e d'anciennetĂ© prise en compte pour la transformation du contrat des agents contractuels en contrat Ă  durĂ©e indĂ©terminĂ©e comprend les pĂ©riodes effectuĂ©es auprĂšs de diffĂ©rents employeurs (art. 40). Le dispositif relatif Ă  l'accĂšs aux concours rĂ©servĂ©s prĂ©vu par la loi n°2012-347 du 12 mars 2012 est portĂ© de quatre Ă  six ans et dans un dĂ©lai de trois mois Ă  compter de la parution du dĂ©cret pris pour l’application de la prĂ©sente loi, l’autoritĂ© territoriale remet un rapport au comitĂ© technique sur la mise en Ɠuvre du programme pluriannuel d’accĂšs Ă  l’emploi titulaire (art. 41). L'article 42 porte la durĂ©e de validitĂ© des listes d'aptitude Ă  4 ans. L'article 44 modifie l'article 6 bis de la loi n°84-53. Cette mĂȘme loi est modifiĂ©e afin de remplacer le terme "non titulaires" par celui de "contractuels" (art. 46). Les listes de candidats aux Ă©lections professionnelles doivent permettre la paritĂ© entre les femmes et les hommes (art. 47). Le Conseil commun de la fonction publique est saisi des projets communs Ă  au moins deux des trois fonctions publiques (art. 48). L'article 51 prĂ©voit que les centres de gestion et plusieurs collectivitĂ©s ou Ă©tablissements non obligatoirement affiliĂ©s peuvent mutualiser leurs crĂ©dits de temps syndical par convention (modification de l'article 100-1 de la loi n°84-53 du 26 janvier 1984). L'article 52 fixe les modalitĂ©s de crĂ©ation des commissions consultatives paritaires compĂ©tentes Ă  l'Ă©gard des agents contractuels. Elles peuvent siĂ©ger en tant que conseil de discipline et il est créé un conseil de discipline dĂ©partemental et interdĂ©partemental de recours (modification de l'article 136 de la loi n°84-53). L’article 58 regroupe les principales dispositions relatives Ă  la carriĂšre des agents exerçant une activitĂ© syndicale (modification des articles 56 et 77 de la loi n°84-53).

 

Mesures RH diverses

 

L'article 67 prĂ©voit l'organisation de concours sur titres pour le recrutement dans les filiĂšres sociale, mĂ©dico-sociale et mĂ©dico-technique (modification de l'article 36 de la loi n°84-53). L'article 68 modifie l'article 38 de la loi n°84-53 relatif au recrutement sans concours dans la catĂ©gorie C. Le 5° de l'article 57 de la loi 84-53 concernant le congĂ© pour maternitĂ© ou pour adoption et le congĂ© de paternitĂ© et d'accueil de l'enfant est remplacĂ©, les dispositions antĂ©rieures de cet article restant applicables aux agents bĂ©nĂ©ficiant d'un tel congĂ© au 21 avril 2016 (art. 69). En cas de naissances multiples, le congĂ© parental peut ĂȘtre prolongĂ©. L'article 72 prĂ©voit l'octroi d'un temps de crĂ©dit de temps syndical et un congĂ© de deux jours avec traitement pour suivre une formation aux reprĂ©sentants du personnel au sein des comitĂ©s d'hygiĂšne, de sĂ©curitĂ© et des conditions de travail (modifications des articles 33-1 et 57 de la loi n°84-53).

 

La limite d'Ăąge est portĂ©e Ă  titre transitoire Ă  73 ans pour les agents contractuels employĂ©s en qualitĂ© de mĂ©decin de prĂ©vention ou de mĂ©decin du travail (art. 75). A l'article 76, la commission administrative paritaire peut ĂȘtre saisie par le fonctionnaire en cas de refus opposĂ© Ă  sa demande de tĂ©lĂ©travail. L'article 80 concerne les missions des centres de gestion qui peuvent ĂȘtre gĂ©rĂ©es en commun au niveau rĂ©gional lorsqu'elles concernent les agents des catĂ©gories A et B, qui sont Ă©tendues Ă  la gestion de l'observatoire rĂ©gional de l'emploi, Ă  l'assistance juridique y compris pour la fonction de rĂ©fĂ©rent dĂ©ontologue, aux tĂąches administratives et de missions d'archivage, de numĂ©risation, de conseils en organisation et de conseil juridique. Les centres de gestion peuvent ĂȘtre informĂ©s de la fin de dĂ©tachement sur un emploi fonctionnel (art 81). L'article 83 autorise le Gouvernement Ă  prendre par ordonnances des mesures visant, notamment, Ă  favoriser la mobilitĂ© entre les fonctions publiques. L'article 84 prĂ©voit la possibilitĂ© d'instaurer dans les collectivitĂ©s, par rĂ©fĂ©rence aux services de l'Etat, le rĂ©gime indemnitaire tenant compte de l'exercice des fonctions et de l'engagement professionnel. Une prime d'intĂ©ressement peut ĂȘtre instituĂ©e dans des modalitĂ©s et des limites dĂ©finies par dĂ©cret. L'article 85 prĂ©voit des mesures destinĂ©es Ă  dĂ©velopper l'apprentissage dans les collectivitĂ©s territoriales et les Ă©tablissements publics. L'article 88 autorise le Gouvernement Ă  adopter par ordonnance la partie lĂ©gislative du code gĂ©nĂ©ral de la fonction publique. Cette ordonnance sera prise dans un dĂ©lai de douze mois Ă  compter de la publication de la prĂ©sente loi.

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9 avril 2016 6 09 /04 /avril /2016 20:32

 

[La dĂ©ontologie des fonctionnaires est l’ensemble de rĂšgles qui rĂ©git le comportement des agents publics].

 

 

Le projet de loi relatif Ă  la dĂ©ontologie et aux droits et obligations des fonctionnaires renforce significativement la place des valeurs de la fonction publique et les dispositifs applicables en matiĂšre de dĂ©ontologie. Il actualise les obligations et les garanties fondamentales accordĂ©es aux agents et inscrit dans le statut gĂ©nĂ©ral les premiers acquis de l’action du Gouvernement en faveur de l’exemplaritĂ© des employeurs publics.

 

 

*Les points non pris en compte par le projet de loi:

 

-Le texte ne rĂ©affirme pas explicitement l'obligation de rĂ©serve, qui s'applique plus ou moins sĂ©vĂšrement selon le contexte et la place de l'agent dans la hiĂ©rarchie. Ce principe jurisprudentielle continuera nĂ©anmoins Ă  s'appliquer mĂȘme en cas d'inscription dans la loi.

- L'individualisation de la prime de performance collective est abandonnée

- La possibilité d'allonger de deux à trois ans la durée du contrat d'un agent territorial en cas de vacance de poste est abandonnée.

-En matiùre disciplinaire, le projet de loi n’entraüne pas de modification concernant l’exclusion temporaire de fonctions de trois jours.

- Les dispositions en vigueur pour le recrutement sans concours des agents de catĂ©gorie C sont maintenues.

- Les dispositions instaurant la possibilitĂ© d’appliquer une durĂ©e du travail infĂ©rieure Ă  35 heures sont maintenues.

- L’introduction de trois jours de carence en cas de congĂ© de maladie est abandonnĂ©e.

 

 


[Entretien] Déontologie des fonctionnaires... par Senat

 

 

*Les nouveaux droits instaurés par le projet de loi:

 

- Le projet de loi reconnaßt solennellement le rÎle du chef de service auquel il incombe de veiller au respect de ces valeurs fondamentales dans le fonctionnement quotidien des services placés sous son autorité.

-Le projet de loi introduit la prescription de l'action disciplinaire qui n'existe pas Ă  ce jour. Aucune procĂ©dure disciplinaire ne pourra ĂȘtre engagĂ©e contre un agent public au-delĂ  d’un dĂ©lai de trois ans Ă  compter du jour oĂč l’administration a eu une connaissance effective de la rĂ©alitĂ©, de la nature et de l’ampleur des faits passibles de sanction.

-Le texte instaure des rĂ©fĂ©rents dĂ©ontologue. Ils sont chargĂ©s d’aider le fonctionnaire Ă  respecter ses obligations dĂ©ontologiques en lui donnant des conseils. Tout fonctionnaire a la droit d’ĂȘtre accompagnĂ© d’un rĂ©fĂ©rent dĂ©ontologue. Ce rĂ©fĂ©rent assiste aussi les militaires et leur hiĂ©rarchie pour dĂ©terminer les conflits d’intĂ©rĂȘts.

-Une protection pour les lanceurs d’alerte est actĂ©e. Le lanceur  d’alerte est une personne qui veut mettre fin Ă  une action illĂ©gale ou irrĂ©guliĂšre en interpellant les pouvoirs en place ou en suscitant une prise de conscience. Jusqu’alors, la protection des lanceurs d’alerte dans la fonction publique ne concernait que la dĂ©nonciation des crimes et dĂ©lits, elle concerne aussi dĂ©sormais les conflits d’intĂ©rĂȘts. L’agent public ne peut pas ĂȘtre sanctionnĂ© pour avoir dĂ©noncĂ© de bonne foi un conflit d’intĂ©rĂȘts. En outre, aucune mesure qui viendrait freiner sa carriĂšre ne peut ĂȘtre prise contre lui.

- Afin de prĂ©venir les conflits d’intĂ©rĂȘts, chaque agent public qui, dans l’exercice de ses fonctions est potentiellement exposĂ© Ă  des conflits d’intĂ©rĂȘts, doit dĂ©sormais remplir une dĂ©claration exhaustive de ses intĂ©rĂȘts avant d’ĂȘtre nommĂ© Ă  un poste Ă  responsabilitĂ©. Un fonctionnaire parti travailler sous contrat comme cadre dirigeant dans un organisme public ou dans une entreprise privĂ©e bĂ©nĂ©ficiant de concours public, et qui rĂ©intĂšgre la fonction publique ne pourra bĂ©nĂ©ficier d’indemnitĂ©s autres que celles liĂ©es Ă  ses congĂ©s payĂ©s.

-Si un fonctionnaire est victime de menaces ou de violences liĂ©es Ă  sa mission, la collectivitĂ© publique doit le protĂ©ger sur le plan juridique. DĂ©sormais, cette protection peut aussi s’étendre Ă  sa famille.

- Le projet de loi prĂ©voit l’allongement de la durĂ©e de validitĂ© de la liste d’aptitude Ă  quatre ans.

- Il clarifie la situation des contractuels qui sont dĂ©sormais soumis aux mĂȘmes droits et obligations que les fonctionnaires. Par ailleurs, le plan de titularisation des contractuels mis en place en 2010 sera prolongĂ© jusqu’en 2018.

- Le texte Ă©tend les concours sur titres pour le recrutement des filiĂšres sociale, mĂ©dico-sociale et mĂ©dico-technique dans la fonction publique territoriale. Il modifie les conditions de reclassement des agents revenant de longue maladie ou dont l’emploi est supprimĂ© ainsi que le dispositif actuel sur le cumul d’activitĂ©s. Un agent qui souhaite crĂ©er une entreprise devra solliciter un temps partiel, mais pourra rĂ©aliser des « activitĂ©s accessoires » et crĂ©er une micro entreprise. Enfin, une reprĂ©sentation Ă©quilibrĂ©e entre les femmes et des hommes sera encouragĂ©e.

 

[Sur le portail du ministÚre de la fonction publique, un module sonorisé de 20 à 30 minutes propose aux agents, pour les sensibiliser, de tester leurs connaissances sur les enjeux de la déontologie dans la fonction publique. Cliquez ici pour y accéder ]

 

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23 août 2015 7 23 /08 /août /2015 21:27

 

La notion d’obligation de dĂ©licatesse fait partie des obligations mĂ©connues ou peu appliquĂ©es car elles sont l’expression de normes de comportement difficiles Ă  qualifier juridiquement. L’obligation de dĂ©licatesse ne figure pas explicitement dans le statut gĂ©nĂ©ral et rĂ©sulte de la jurisprudence administrative. Dans la fonction publique, cette obligation de dĂ©licatesse ne figure dans les textes statutaires que pour les magistrats. Toutefois, la notion de dĂ©licatesse tend Ă  se dĂ©velopper et la fonction publique europĂ©enne consacre cette obligation pour les diffĂ©rents agents des institutions europĂ©ennes. La dĂ©licatesse va trouver son identification dans la jurisprudence et c’est le juge qui circonscrit cette notion au fil des affaires. Il confirme ainsi le respect qui doit animer tout agent, non seulement envers ses collĂšgues mais Ă©galement envers les usagers du  service public. La violation de cette obligation est susceptible de conduire Ă  une procĂ©dure disciplinaire en cas de manquement de la part de l’agent public.

 

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4 avril 2015 6 04 /04 /avril /2015 10:15
 
Les magistrats du ministĂšre public sont rĂ©guliĂšrement saisis de demandes d’administrations publiques ou d’organismes exerçant une prĂ©rogative de puissance publique, tendant Ă  obtenir la communication d’informations relatives aux procĂ©dures pĂ©nales ou la dĂ©livrance de copies de piĂšces qui en sont issues. Ces demandes concernent, trĂšs souvent, des procĂ©dures pĂ©nales diligentĂ©es Ă  l'encontre de fonctionnaires et agents publics qui sont, par ailleurs, passibles de sanctions disciplinaires. La circulaire du 11 mars 2015, relative Ă  la communication aux administrations publiques et aux organismes exerçant une prĂ©rogative de puissance publique d’informations ou copies de piĂšces issues des procĂ©dures pĂ©nales diligentĂ©es contre des fonctionnaires et agents publics, en prĂ©cise les modalitĂ©s de communication.
 
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27 février 2015 5 27 /02 /février /2015 21:52

 

L'article 11 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983 modifiĂ©e dispose que la collectivitĂ© publique est tenue d'accorder sa protection au fonctionnaire dans la mesure oĂč une faute personnelle dĂ©tachable de l'exercice de ses fonctions ne lui est pas imputable. L'autoritĂ© territoriale est en situation de compĂ©tence liĂ©e pour inscrire la demande de protection fonctionnelle Ă  l'ordre du jour de l'organe dĂ©libĂ©rant dans la mesure oĂč ce dernier est seul compĂ©tent pour apprĂ©cier si les poursuites pĂ©nales en cause sont susceptibles d'obliger l'assemblĂ©e dĂ©libĂ©rante Ă  accorder la protection sollicitĂ©e. En consĂ©quence, la dĂ©cision octroyant la protection fonctionnelle Ă  un agent relĂšve de la compĂ©tence exclusive de l'organe dĂ©libĂ©rant.


Sources: Questions Ă©crites SĂ©nat, des 17 avril et 31 juillet 2014, n° 11224 et 12789

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3 février 2015 2 03 /02 /février /2015 18:33

 

Le décret n° 2015-181 du 16 février 2015 prévoit une extension du code de déontologie des agents de police municipale aux directeurs de police municipale. Le texte réglementaire actualise le code de déontologie des agents de police municipale, figurant dans le chapitre V du titre Ier du livre V du code de la sécurité intérieure (art. R. 515-1 à R. 515-21), afin de prévoir son application expresse, outre aux agents de police municipale et aux chefs de service de police municipale, aux membres du cadre d'emplois des directeurs de police municipale, régis par le statut particulier créé par le décret n° 2006-1392 du 17 novembre 2006. Il ajoute par ailleurs les convictions syndicales parmi celles devant faire l'objet d'un respect absolu de la part des policiers municipaux. Une proposition de loi visant à rendre obligatoire le port d’une arme dans l’exercice de sa fonction pour tout policier municipal est également à l'étude. Il y est proposé la création d’un nouvel article du code des communes relatif au port d’armes de 4e et 6e catégories assorti d’un décret précisant les types d’armes autorisées, les conditions de leur utilisation ainsi que la formation nécessaire à leur maniement.

 

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20 juin 2011 1 20 /06 /juin /2011 10:07

Tout fonctionnaire, quel que soit son niveau hiĂ©rarchique, est responsable de l’exĂ©cution des tĂąches qui lui sont confiĂ©es. Il se soit de se conformer aux instructions de son supĂ©rieur, sauf si l’ordre donnĂ© est manifestement illĂ©gal et de nature Ă  compromettre gravement un intĂ©rĂȘt public, c’est Ă  dire en pratique constitutif d’une infraction pĂ©nale (article 28 de la loi n° 83-634 du 13 juillet 1983). Le sentiment d’une inaptitude physique ne permet pas Ă  l’agent de s’affranchir de cette obligation (source CAA Lyon n° 08LY01969 – 4 juin 2010)

 

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15 juin 2011 3 15 /06 /juin /2011 13:44

 

L'existence d'une plainte pĂ©nale pour harcĂšlement moral ne constitue pas, par elle-mĂȘme, la preuve des agissements de harcĂšlement susceptibles de justifier le bĂ©nĂ©fice de la protection fonctionnelle. Un professeur des universitĂ©s en odontologie avait introduit une plainte pĂ©nale pour harcĂšlement moral contre quatre de ses collĂšgues universitaires (dont le doyen de la facultĂ© de chirurgie dentaire). Elle avait demandĂ© Ă  son administration la prise en charge des frais qu'elle devait exposer dans ce cadre, ce qui lui avait Ă©tĂ© refusĂ© par le prĂ©sident de l'universitĂ©. La requĂ©rante soutenait que la plainte qu'elle avait dĂ©posĂ©e (en novembre 2009) avec constitution de partie civile, dĂ©montrait la rĂ©alitĂ© des faits de harcĂšlement qu'elle dĂ©nonçait. La haute juridiction a notamment constatĂ© que de graves dissensions Ă©taient apparues depuis 2005 entre l'agent et plusieurs de ses collĂšgues et que l'intĂ©ressĂ©e avait refusĂ© l'intervention d'une commission de conciliation destinĂ©e Ă  chercher un terrain d'entente entre collĂšgues sur des problĂšmes tant hospitaliers qu'universitaires. Le Conseil d'Etat a considĂ©rĂ© que l'existence de la seule plainte ne constituait pas, par elle-mĂȘme, la preuve des agissements de harcĂšlement moral susceptibles de justifier le bĂ©nĂ©fice de la protection fonctionnelle Ă  l'Ă©gard de l'agent. (CE 4 avril 2011 - n° 334402).

 

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4 juin 2008 3 04 /06 /juin /2008 16:21


La jurisprudence Ă©tend l'obligation de rĂ©serve au comportement gĂ©nĂ©ral des fonctionnaires, qu'ils agissent Ă  l'intĂ©rieur ou en dehors du service. Dans le cas particulier d’un blog, qui peut ĂȘtre dĂ©fini comme un journal personnel sur Internet, la publicitĂ© des propos ne fait aucun doute. Tout dĂ©pend alors du contenu du blog. Dans ses Ă©crits, le fonctionnaire auteur du blog doit observer un comportement empreint de dignitĂ©, ce qui, a priori, n'est pas incompatible avec le respect de sa libertĂ© d'expression. En tout Ă©tat de cause, il appartient Ă  l'autoritĂ© hiĂ©rarchique, dont dĂ©pend l'agent, d'apprĂ©cier si un manquement Ă  l'obligation de rĂ©serve a Ă©tĂ© commis et, le cas Ă©chĂ©ant, d'engager une procĂ©dure disciplinaire.

 
La nature des fonctions exercĂ©es par l'agent et son rang dans la hiĂ©rarchie, ainsi que le contexte dans lequel l'agent s'est exprimĂ© et la publicitĂ© des propos figurent dans les critĂšres pris en compte pour apprĂ©cier le manquement Ă  l’obligation de rĂ©serve (RĂ©ponse ministĂ©rielle n° 1709, JO SĂ©nat du 17 avril 2008).


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27 décembre 2007 4 27 /12 /décembre /2007 14:52


Aucune disposition du statut des fonctionnaires ne fait obligation à un fonctionnaire territorial, condamné par une juridiction répressive à une peine d’emprisonnement avec sursis, d’en informer la collectivité territoriale qui l’emploie.


En revanche, le ministère de la justice a rappelé à plusieurs reprises l’obligation qui pèse sur les parquets d’aviser les différentes administrations des poursuites pénales engagées et des condamnations définitives prononcées à l’encontre des agents. Par ailleurs, le code de procédure pénale prévoit expressément que si le juge d’instruction rend une ordonnance de mise sous contrôle judiciaire avec l’obligation pour l’agent de ne pas se livrer à certaines activités professionnelles ou sociales, il doit en avertir l’employeur ou l’autorité hiérarchique (art. R. 18). Enfin, la copie de décisions pénales définitives peut être communiquée au tiers (art. 155 et 156 du code de procédure pénale).

 Source QE 3078 du 16.10.2007 - JO AN du 16.10.2007


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22 novembre 2007 4 22 /11 /novembre /2007 18:34


Si aucune disposition du statut des fonctionnaires ne fait obligation à un fonctionnaire territorial condamné par une juridiction répressive à une peine d'emprisonnement avec sursis d'en avertir son employeur, le code de procédure pénale prévoit à l'article R. 18 que l'agent doit avertir son supérieur hiérarchique ou la collectivité lorsque le juge d'instruction rend une ordonnance de mise sous contrôle judiciaire avec obligation de ne pas se livrer à certaines activités professionnelles ou sociales (question écrite n°3078 du 14 août 2007, J.O. A.N).


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25 mai 2007 5 25 /05 /mai /2007 23:00

Rappel : la mise à disposition est la situation du fonctionnaire qui demeure dans son cadre d'emplois ou corps d'origine, est réputé y occuper un emploi, continue à percevoir la rémunération correspondante, mais qui exerce ses fonctions hors du service où il a vocation à servir.

Le régime de la mise à disposition des agents territoriaux a fait l'objet de plusieurs modifications dans le cadre des lois des 2 et 19 février 2007.

Les principales nouveautés introduites dans le régime de la mise à disposition tendent vers une simplification de celle-ci, et visent à en faire un véritable outil de mobilité des fonctionnaires.

La mise à disposition comme moyen de mobilité

Il est désormais possible de mettre à disposition des fonctionnaires auprès d'une des deux autres fonctions publiques ou auprès des organismes contribuant à une politique publique de l'Etat, des collectivités territoriales et de leurs établissements publics administratifs (pour les seules missions de service public confiées à ces organismes), ou encore des organisations internationales intergouvernementales et des Etats étrangers.

La mise à disposition " inter fonctions publiques " constitue ainsi la principale novation, de nature à faciliter les mobilités entre l'Etat, les collectivités territoriales et les institutions hospitalières.

La loi permet par ailleurs de recourir à la mise à disposition auprès d'une collectivité territoriale, contre remboursement, de personnels de droit privé lorsque des fonctions exercées au sein de cette collectivité nécessitent une qualification technique spécialisée.

Des conditions de mise à dispositions simplifiées

La définition du statut du fonctionnaire mis à disposition n'est pas modifiée.

En revanche, trois conditions de mise en oeuvre de la mise à disposition ont été supprimées : les nécessités de service, l'exercice de fonctions d'un niveau hiérarchique comparable à celui des fonctions d'origine et l'absence d'emploi budgétaire correspondant aux fonctions et permettant la nomination ou le détachement d'un fonctionnaire.

La procédure de mise à disposition quant à elle reste inchangée, même si l'obligation de signer une convention de mise à disposition est désormais inscrite dans la loi.

 

La loi du 2 février 2007 met en exergue quatre points essentiels de procédure :

1) La mise à disposition ne peut avoir lieu qu'avec l'accord du fonctionnaire (sauf dans le cas de l'article L5211-4-1 CGCT que nous verrons plus loin),

 

2) La mise à disposition donne lieu à l'établissement d'une convention entre l'administration d'origine et l'organisme d'accueil,

 

3) L'organe délibérant doit être informé préalablement à la date d'effet de la mise à disposition,

 

4)La mise à disposition est prononcée par arrêté de l'autorité territoriale, après avis de la commission administrative paritaire.

La mise à disposition entre un EPCI et une commune membre

L'article L. 5211-4-1 CGCT prévoit la mutualisation des services entre un établissement public de coopération intercommunale et les communes qui en sont membres.

Le régime de la mise à disposition individuelle des personnels ne s'applique pas dans le cas du transfert de service de l'article L5211-4-1 CGCT.

Les agents affectés au sein de ces services ou parties de services sont mis à disposition de la collectivité ou de l'EPCI de plein droit.

Le principe du remboursement de la mise à disposition

La loi affirme l'obligation de remboursement par l'organisme d'accueil des charges inhérentes aux personnels mis à disposition.

 

Elle prévoit néanmoins des dérogations à cette obligation dans les cas de mise à disposition auprès d'un établissement public administratif dont la collectivité d'emploi du fonctionnaire est membre ou qui lui est rattaché, auprès du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale, auprès d'une organisation internationale intergouvernementale ou auprès d'un Etat étranger.

 

La possibilité pour l'organe délibérant de décider de la gratuité de la mise à disposition ou du remboursement partiel des charges est supprimée. Seule la loi peut décider des cas de gratuité.

 

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24 mai 2007 4 24 /05 /mai /2007 23:00

 

Dans un arrêt du 26 janvier 2007, le Conseil d'Etat rappelle que, dans le cas où un fonctionnaire fait l'objet de poursuites pénales à l'occasion de faits qui ont le caractère d'une faute personnelle, il ne peut bénéficier de la protection de la collectivité publique.

 

La collectivité n'est tenue de couvrir ses agents des condamnations civiles prononcées contre lui, que dans la mesure où une faute détachable de l'exercice de ses fonctions n'est pas imputable au fonctionnaire. Ainsi, la faute personnelle détachable du service prive le fonctionnaire du droit à la protection de l'administration prévue par les dispositions de l'article 11 de la loi du 13 juillet 1983 en cas de plainte en diffamation déposée à son encontre. (C.E. n° 285156 du 26/01/2007, Mr. M)

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6 mai 2007 7 06 /05 /mai /2007 23:00

A priori, cela n’est pas possible. En effet, même avec la norme ISO 9001 seul le prénom de l’agent doit apparaître. Cliquez sur les liens suivants si vous souhaitez consulter des articles liés à cette question.
 
 
 
Merci à Sébastien Chiovetta

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