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La veille du DRH territorial
Édition du lundi 24 août 2026 — L'entretien professionnel annuel, au cœur de la carrière ; et l'actualité des élections professionnelles (FAQ DGCL du 17 juillet, Conseil d'État du 16 juillet 2026)
Sources : Légifrance (articles L. 521-1 à L. 521-5 du code général de la fonction publique ; décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014) — cadre de l'entretien professionnel
Synthèse opérationnelle. À la rentrée, alors que se préparent les campagnes d'entretien pour l'année écoulée, il est opportun de consacrer un point d'ensemble à l'entretien professionnel annuel, acte de gestion central de la fonction publique territoriale, au cœur de l'appréciation de la valeur professionnelle des agents. L'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux se fonde, en application de l'article L. 521-1 du code général de la fonction publique, sur une évaluation individuelle donnant lieu à un compte rendu. Pour les fonctionnaires territoriaux, cette évaluation prend la forme d'un entretien professionnel annuel, conduit par le supérieur hiérarchique direct, régi par le décret du 16 décembre 2014. L'entretien professionnel est désormais le seul mode d'évaluation des agents, ayant remplacé l'ancienne notation. Il revêt un caractère obligatoire et annuel : chaque fonctionnaire bénéficie, chaque année, d'un entretien professionnel donnant lieu à un compte rendu. Ce dispositif s'applique à l'ensemble des cadres d'emplois, y compris à des professions qui n'étaient auparavant pas concernées par la notation. L'entretien professionnel constitue un moment essentiel de la gestion des ressources humaines, à la fois pour l'agent, qui bénéficie d'un temps d'échange sur son activité et ses perspectives, et pour la collectivité, qui apprécie la valeur professionnelle de ses agents. Pour les collectivités, maîtriser le cadre de l'entretien professionnel, en respecter le caractère obligatoire et annuel, et organiser les campagnes d'entretien pour l'ensemble des agents concernés sont des obligations essentielles de la gestion des ressources humaines.
Point d'alerte DRH. L'appréciation de la valeur professionnelle des fonctionnaires territoriaux se fonde sur un entretien professionnel annuel (article L. 521-1 du code général de la fonction publique ; décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014), conduit par le supérieur hiérarchique direct et donnant lieu à un compte rendu. C'est le seul mode d'évaluation, obligatoire et annuel, ayant remplacé la notation. Il s'applique à tous les cadres d'emplois. Organiser les campagnes d'entretien pour l'ensemble des agents concernés est une obligation essentielle.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : maîtriser le cadre de l'entretien professionnel (articles L. 521-1 et suivants du code général de la fonction publique, décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014), en respecter le caractère obligatoire et annuel, et organiser les campagnes d'entretien pour l'ensemble des agents concernés.
Les bénéficiaires : titulaires et contractuels sur emploi permanent
Sources : décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 ; article 1-3 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 — champ d'application de l'entretien professionnel
Synthèse opérationnelle. L'entretien professionnel concerne un large public d'agents, dont il importe de connaître précisément le périmètre pour n'omettre aucun bénéficiaire. Sont concernés, au premier chef, les fonctionnaires territoriaux titulaires, pour lesquels l'entretien professionnel annuel est régi par le décret du 16 décembre 2014. Le dispositif s'étend également aux agents contractuels de droit public recrutés sur un emploi permanent, qu'ils soient en contrat à durée indéterminée ou en contrat à durée déterminée d'une durée supérieure à un an, y compris les agents recrutés par contrat de projet : ces agents bénéficient chaque année d'un entretien professionnel donnant lieu à un compte rendu, en application de l'article 1-3 du décret du 15 février 1988. Les fonctionnaires stagiaires, en revanche, ne sont pas concernés par l'entretien professionnel au titre de l'appréciation de la valeur professionnelle, leur situation relevant d'un régime propre lié à la période probatoire. De même, les agents contractuels dont le contrat est d'une durée plus courte ne sont pas soumis à l'obligation d'entretien, même si la collectivité conserve la faculté de les évaluer. Il importe donc, pour la collectivité, d'identifier précisément les agents relevant de l'obligation d'entretien professionnel, afin d'organiser les entretiens pour tous les bénéficiaires. Pour les collectivités, identifier précisément le champ des bénéficiaires de l'entretien professionnel, organiser les entretiens pour tous les fonctionnaires titulaires et les contractuels sur emploi permanent concernés, et n'omettre aucun agent relevant de l'obligation sont des éléments d'une gestion complète et régulière du dispositif.
Point d'alerte DRH. L'entretien professionnel concerne les fonctionnaires titulaires (décret n° 2014-1526) et les contractuels de droit public sur emploi permanent en CDI ou en CDD de plus d'un an, y compris en contrat de projet (article 1-3 du décret n° 88-145 du 15 février 1988). Les fonctionnaires stagiaires ne sont pas concernés (régime propre à la période probatoire), ni les contractuels sur contrats plus courts (évaluation facultative). Identifier précisément les bénéficiaires pour n'omettre aucun agent est nécessaire.
Impact RH :RougeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : identifier précisément le champ des bénéficiaires de l'entretien professionnel (titulaires et contractuels sur emploi permanent en CDI ou CDD de plus d'un an, hors stagiaires), organiser les entretiens pour tous les agents concernés, et n'omettre aucun agent relevant de l'obligation.
Conseil d'État, 16 juillet 2026 : l'inéligibilité des emplois de direction au comité social territorial
Sources : Conseil d'État, 16 juillet 2026, n° 510507 ; FAQ 2026 de la direction générale des collectivités locales relative aux élections professionnelles (mise à jour du 17 juillet 2026) — éligibilité des emplois fonctionnels de direction
Synthèse opérationnelle. À l'approche des élections professionnelles du 10 décembre 2026, une décision récente du Conseil d'État apporte une précision importante sur l'éligibilité des agents occupant un emploi fonctionnel de direction, précision aussitôt reprise par la direction générale des collectivités locales. Par une décision du 16 juillet 2026, le Conseil d'État s'est prononcé sur la question de savoir si les agents occupant un emploi fonctionnel de directeur général des services ou de directeur général adjoint des services peuvent se porter candidats aux élections des représentants du personnel au comité social territorial. La haute juridiction a apporté une réponse de nature à clarifier la situation de ces agents, à la tête des services, au regard de la représentation du personnel. Tirant les conséquences de cette décision, la direction générale des collectivités locales a intégré, dans la mise à jour de sa foire aux questions du 17 juillet 2026, une question précisant que les agents occupant un emploi fonctionnel de direction, tels les directeurs généraux des services et directeurs généraux adjoints des services, ne peuvent se présenter aux élections des représentants du personnel au comité social territorial. Cette solution tient à la position particulière de ces agents, qui représentent l'employeur et participent à la direction des services, position peu compatible avec celle de représentant du personnel. Pour les collectivités, prendre en compte cette précision jurisprudentielle sur l'inéligibilité des emplois fonctionnels de direction au comité social territorial, en tenir compte dans la préparation des listes électorales et des candidatures, et sécuriser ainsi la régularité du scrutin sont des éléments d'une préparation avisée des élections.
Point d'alerte DRH. Par une décision du 16 juillet 2026 (n° 510507), le Conseil d'État s'est prononcé sur l'éligibilité des emplois fonctionnels de direction au comité social territorial. En conséquence, la direction générale des collectivités locales a précisé, dans la mise à jour de sa foire aux questions du 17 juillet 2026, que les agents occupant un emploi fonctionnel de directeur général des services ou de directeur général adjoint des services ne peuvent se présenter aux élections des représentants du personnel au comité social territorial, du fait de leur position de représentants de l'employeur.
Impact RH :RougeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : prendre en compte la décision du Conseil d'État du 16 juillet 2026 (n° 510507) sur l'inéligibilité des emplois fonctionnels de direction (directeurs généraux des services et adjoints) au comité social territorial, en tenir compte dans la préparation des listes et des candidatures, et sécuriser la régularité du scrutin du 10 décembre 2026.
Le compte rendu d'entretien, socle de l'avancement, de la promotion et de la rémunération
Sources : article 8 du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 ; Service Public — le compte rendu d'entretien dans les décisions de carrière
Synthèse opérationnelle. Le compte rendu de l'entretien professionnel n'est pas un document sans suite : il constitue un socle des décisions relatives à la carrière et à la rémunération de l'agent, ce qui en fait un enjeu majeur. Le compte rendu d'entretien, en formalisant l'appréciation de la valeur professionnelle de l'agent, sert de fondement à plusieurs décisions importantes. En matière d'avancement de grade, d'abord : pour l'établissement du tableau d'avancement, il est procédé à une appréciation de la valeur professionnelle du fonctionnaire, tenant compte notamment des comptes rendus d'entretiens professionnels, en application de l'article 8 du décret du 16 décembre 2014. En matière de promotion interne, ensuite, l'appréciation de la valeur professionnelle, fondée sur les comptes rendus d'entretiens, est un élément de la sélection des candidats. En matière de rémunération, également, les comptes rendus d'entretiens sont pris en compte pour la réévaluation de la rémunération, qui intervient au minimum tous les trois ans, ainsi que, le cas échéant, pour la modulation du régime indemnitaire tenant compte de l'engagement professionnel. Le compte rendu d'entretien irrigue ainsi l'ensemble de la gestion de la carrière de l'agent. Sa qualité et sa rigueur sont donc essentielles, tant pour fonder équitablement les décisions que pour les sécuriser juridiquement. Pour les collectivités, mesurer l'importance du compte rendu d'entretien comme socle des décisions de carrière et de rémunération, veiller à sa qualité et à sa rigueur, et l'utiliser effectivement pour fonder l'avancement, la promotion et la rémunération sont des éléments d'une gestion des carrières fondée sur la valeur professionnelle.
Point d'alerte DRH. Le compte rendu d'entretien est un socle des décisions de carrière : pour l'avancement de grade, l'appréciation de la valeur professionnelle tient compte des comptes rendus d'entretiens (article 8 du décret n° 2014-1526) ; il en va de même pour la promotion interne ; et les comptes rendus sont pris en compte pour la réévaluation de la rémunération (au moins tous les trois ans) et la modulation indemnitaire liée à l'engagement. Sa qualité et sa rigueur sont essentielles pour fonder équitablement et sécuriser ces décisions.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : mesurer l'importance du compte rendu d'entretien comme socle des décisions de carrière et de rémunération (avancement, promotion interne, réévaluation de la rémunération, modulation indemnitaire), veiller à sa qualité et à sa rigueur, et l'utiliser effectivement pour fonder ces décisions.
4. Santé au travail, protection sociale et absentéisme
L'entretien, moment d'attention aux conditions de travail et à la charge
Sources : décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 ; pratiques de prévention (2026) — l'entretien professionnel et les conditions de travail
Synthèse opérationnelle. Au-delà de l'évaluation, l'entretien professionnel constitue un moment privilégié d'échange sur les conditions de travail de l'agent, dimension qui rejoint les enjeux de santé et de qualité de vie au travail. L'entretien professionnel, en tant que temps d'échange entre l'agent et son supérieur hiérarchique direct, porte notamment sur les résultats professionnels au regard des objectifs, sur les objectifs pour l'année à venir, sur les besoins de formation, mais aussi, plus largement, sur la manière de servir et sur les conditions d'exercice des fonctions. Il offre ainsi l'occasion d'aborder les conditions de travail de l'agent, la charge de travail, les difficultés éventuellement rencontrées, et les moyens dont il dispose pour exercer ses missions. Cet échange peut permettre de détecter des situations de tension, de surcharge ou de mal-être, et d'y apporter des réponses. L'entretien professionnel, s'il est mené dans un esprit de dialogue et d'écoute, peut donc contribuer à la prévention des risques professionnels, notamment psychosociaux, en offrant un espace d'expression et d'identification des difficultés. Il gagne à être articulé avec les démarches de prévention et de qualité de vie au travail de la collectivité. Cette dimension, parfois négligée au profit de la seule évaluation, mérite d'être valorisée. Pour les collectivités, appréhender l'entretien professionnel comme un moment d'attention aux conditions de travail et à la charge de l'agent, l'utiliser pour détecter d'éventuelles difficultés, et l'articuler avec les démarches de prévention et de qualité de vie au travail sont des éléments d'un entretien professionnel attentif à la santé et au bien-être des agents.
Point d'alerte DRH. Au-delà de l'évaluation, l'entretien professionnel est un moment d'échange sur les conditions de travail : il porte sur les résultats, les objectifs, les besoins de formation, mais aussi la manière de servir et les conditions d'exercice. Il permet de détecter des situations de tension, de surcharge ou de mal-être, et d'y répondre. Mené dans un esprit de dialogue, il contribue à la prévention des risques psychosociaux. Il gagne à être articulé avec les démarches de prévention et de qualité de vie au travail.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : appréhender l'entretien professionnel comme un moment d'attention aux conditions de travail et à la charge de l'agent, l'utiliser pour détecter d'éventuelles difficultés (tension, surcharge, mal-être), et l'articuler avec les démarches de prévention et de qualité de vie au travail de la collectivité.
L'objectivité de l'évaluation et la prévention de la discrimination
Sources : article 4 du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 ; principes d'égalité de traitement — objectivité et impartialité de l'évaluation
Synthèse opérationnelle. L'entretien professionnel, en tant qu'acte d'évaluation, doit être conduit avec objectivité et impartialité, dans le respect de l'égalité de traitement et à l'abri de toute discrimination, exigences déontologiques essentielles. L'appréciation de la valeur professionnelle porte sur des critères déterminés, fixés par l'autorité territoriale après avis du comité social territorial, et tenant notamment aux résultats professionnels obtenus au regard des objectifs, aux compétences professionnelles et techniques, aux qualités relationnelles, et à la capacité d'encadrement ou d'expertise. Cette appréciation doit se fonder sur ces critères objectifs, appliqués de manière équitable, et non sur des considérations étrangères à la valeur professionnelle. L'objectivité de l'évaluation est une exigence de justice à l'égard des agents, et une condition de la légitimité et de l'acceptation de l'évaluation. Elle implique de proscrire toute forme de discrimination, directe ou indirecte, et tout parti pris étranger à la valeur professionnelle. Une évaluation entachée de partialité, de discrimination ou d'erreur manifeste d'appréciation pourrait être contestée par l'agent et censurée par le juge. L'exigence d'objectivité et d'impartialité, qui s'impose à l'évaluateur, est ainsi à la fois une garantie pour l'agent et une condition de sécurité juridique pour la collectivité. Pour les collectivités, veiller à l'objectivité et à l'impartialité de l'évaluation, fonder l'appréciation sur les seuls critères professionnels fixés après avis du comité social territorial, prévenir toute discrimination, et sensibiliser les évaluateurs à ces exigences sont des éléments d'une évaluation juste, équitable et sécurisée.
Point d'alerte DRH. L'évaluation doit être objective et impartiale, à l'abri de toute discrimination. L'appréciation porte sur des critères fixés par l'autorité territoriale après avis du comité social territorial (résultats au regard des objectifs, compétences, qualités relationnelles, capacité d'encadrement ou d'expertise), appliqués équitablement, et non sur des considérations étrangères à la valeur professionnelle. Une évaluation entachée de partialité, de discrimination ou d'erreur manifeste peut être censurée par le juge. Sensibiliser les évaluateurs est essentiel.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : veiller à l'objectivité et à l'impartialité de l'évaluation, fonder l'appréciation sur les seuls critères professionnels fixés après avis du comité social territorial, prévenir toute discrimination, et sensibiliser les évaluateurs à ces exigences pour une évaluation juste et sécurisée.
La mise à jour du 17 juillet 2026 de la FAQ élections professionnelles de la DGCL
Sources : direction générale des collectivités locales, FAQ 2026 relative aux élections professionnelles dans la fonction publique territoriale (mise à jour du 17 juillet 2026) — précisions sur l'organisation du scrutin
Synthèse opérationnelle. Alors que la préparation des élections professionnelles s'intensifie à la rentrée, la direction générale des collectivités locales a actualisé, le 17 juillet 2026, sa foire aux questions consacrée à l'organisation du scrutin, apportant des précisions concrètes attendues par les collectivités et les centres de gestion. Cette mise à jour ne modifie pas les règles juridiques applicables, mais répond à plusieurs situations pratiques rencontrées dans la préparation des élections. Huit nouvelles questions y ont été intégrées, chacune identifiable par un astérisque. Plusieurs précisions méritent l'attention. En matière de vote électronique, la foire aux questions confirme qu'il n'est pas nécessaire d'être reconnu travailleur handicapé pour bénéficier d'une assistance lors de l'utilisation de l'équipement dédié au vote. S'agissant de l'éligibilité, elle précise, tirant les conséquences de la décision du Conseil d'État du 16 juillet 2026, que les agents occupant un emploi fonctionnel de direction ne peuvent se présenter aux élections au comité social territorial. Elle apporte également des précisions sur le rattachement des sapeurs-pompiers volontaires recrutés par contrat, sur la consultation requise en cas de variation des effectifs de plus de 20 % entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, et sur la composition des formations spécialisées en santé, sécurité et conditions de travail. Pour les collectivités, prendre connaissance de la mise à jour du 17 juillet 2026 de la foire aux questions de la direction générale des collectivités locales, intégrer ces précisions dans la préparation du scrutin, et s'y référer pour sécuriser l'organisation des élections sont des éléments d'une préparation à jour.
Point d'alerte DRH. La direction générale des collectivités locales a actualisé le 17 juillet 2026 sa foire aux questions sur les élections professionnelles, avec huit nouvelles questions (marquées d'un astérisque). Sans modifier le cadre juridique, elle précise notamment : l'assistance au vote électronique sans condition de reconnaissance de travailleur handicapé ; l'inéligibilité des emplois fonctionnels de direction au comité social territorial (suite à la décision du Conseil d'État du 16 juillet 2026) ; le rattachement des sapeurs-pompiers volontaires contractuels ; et la consultation en cas de variation des effectifs de plus de 20 %.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : prendre connaissance de la mise à jour du 17 juillet 2026 de la foire aux questions de la direction générale des collectivités locales sur les élections professionnelles, intégrer ces précisions (vote électronique, éligibilité des emplois de direction, sapeurs-pompiers volontaires, variation des effectifs) dans la préparation du scrutin, et s'y référer pour sécuriser l'organisation des élections.
L'entretien, levier de développement des compétences et de la formation
Sources : décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 ; articles L. 521-1 et suivants du code général de la fonction publique — l'entretien professionnel et le développement des compétences
Synthèse opérationnelle. L'entretien professionnel constitue un levier essentiel de développement des compétences et de construction des parcours de formation, dimension prospective qui dépasse la seule évaluation rétrospective. Au-delà de l'appréciation des résultats de l'année écoulée, l'entretien professionnel est en effet tourné vers l'avenir : il permet de fixer les objectifs pour l'année à venir, d'identifier les besoins de formation de l'agent, et d'envisager ses perspectives d'évolution professionnelle. L'entretien est ainsi l'occasion d'un dialogue sur les compétences de l'agent, celles qu'il maîtrise et celles qu'il gagnerait à développer, en lien avec les besoins du service et ses aspirations. Il constitue un moment privilégié pour construire, avec l'agent, son parcours de formation, en identifiant les formations utiles à son poste actuel, à son évolution, ou à un projet de mobilité. À cet égard, lors de son entretien professionnel annuel, le fonctionnaire reçoit une information sur l'ouverture et l'utilisation de ses droits au titre du compte personnel de formation. L'entretien professionnel s'inscrit ainsi dans une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, en articulant l'évaluation, le développement des compétences et la formation. Pour les collectivités, utiliser l'entretien professionnel comme un levier de développement des compétences, y identifier les besoins de formation et les perspectives d'évolution, informer l'agent sur ses droits à la formation, et articuler l'entretien avec la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences sont des éléments d'un entretien professionnel tourné vers l'avenir et le développement des agents.
Point d'alerte DRH. L'entretien professionnel est tourné vers l'avenir : il fixe les objectifs à venir, identifie les besoins de formation, et envisage les perspectives d'évolution. C'est un moment privilégié pour construire le parcours de formation de l'agent, en lien avec les besoins du service et ses aspirations. Lors de l'entretien, le fonctionnaire reçoit une information sur ses droits au titre du compte personnel de formation. L'entretien s'inscrit dans une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : utiliser l'entretien professionnel comme un levier de développement des compétences, y identifier les besoins de formation et les perspectives d'évolution, informer l'agent sur ses droits au titre du compte personnel de formation, et articuler l'entretien avec la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
Le supérieur hiérarchique direct, acteur central de l'entretien
Sources : article 2 du décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 ; guides des centres de gestion (2026) — la conduite de l'entretien professionnel
Synthèse opérationnelle. L'entretien professionnel est conduit par le supérieur hiérarchique direct de l'agent, ce qui confère à l'encadrement de proximité un rôle central, appelant préparation et professionnalisation. L'entretien professionnel est obligatoirement mené par le supérieur hiérarchique direct de chaque agent, indépendamment de son grade ou de sa catégorie. Ce niveau de proximité se justifie : le supérieur hiérarchique direct est le mieux à même de connaître la manière de servir de l'agent, ses résultats, ses compétences et ses conditions de travail. L'organigramme fonctionnel des services permet de déterminer, pour chaque agent, quel est son supérieur hiérarchique direct. Ce rôle confère à l'encadrement de proximité une responsabilité importante dans l'évaluation, qui suppose des compétences spécifiques : conduite d'entretien, appréciation objective, formulation d'objectifs, dialogue et écoute. La qualité de l'entretien professionnel dépend largement de la manière dont il est préparé et conduit par l'encadrant. Il importe donc d'accompagner et de professionnaliser les encadrants dans cette mission, par la formation, la mise à disposition d'outils et de repères, et l'appui de la direction des ressources humaines. Un entretien bien préparé et bien conduit est à la fois plus juste, plus utile et mieux accepté. Pour les collectivités, reconnaître le rôle central du supérieur hiérarchique direct dans l'entretien professionnel, accompagner et former les encadrants à cette mission, leur fournir les outils et repères nécessaires, et veiller à la qualité de la préparation et de la conduite des entretiens sont des éléments d'un dispositif d'évaluation de qualité.
Point d'alerte DRH. L'entretien est obligatoirement conduit par le supérieur hiérarchique direct de l'agent, indépendamment du grade : ce niveau de proximité garantit la meilleure connaissance de la manière de servir. Ce rôle confère à l'encadrement une responsabilité importante, supposant des compétences spécifiques (conduite d'entretien, appréciation objective, formulation d'objectifs, écoute). La qualité de l'entretien dépend de sa préparation et de sa conduite : accompagner et former les encadrants à cette mission est essentiel.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : reconnaître le rôle central du supérieur hiérarchique direct dans l'entretien professionnel, accompagner et former les encadrants à cette mission, leur fournir les outils et repères nécessaires, et veiller à la qualité de la préparation et de la conduite des entretiens.
L'entretien professionnel, articulé avec la modulation indemnitaire
Sources : décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 (RIFSEEP) ; décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014 — l'entretien professionnel et le régime indemnitaire
Synthèse opérationnelle. L'entretien professionnel entretient un lien avec le régime indemnitaire, notamment à travers la part liée à l'engagement professionnel, ce qui lui confère une portée financière à ne pas négliger. Le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel comporte, à côté de la part principale liée aux fonctions, une part liée à l'engagement professionnel et à la manière de servir. Cette seconde part, facultative dans son versement individuel, peut être modulée pour tenir compte de l'engagement et de la manière de servir de l'agent, tels qu'appréciés notamment lors de l'entretien professionnel. Le compte rendu d'entretien, en appréciant la valeur professionnelle et la manière de servir, peut ainsi fournir un fondement à la modulation de cette part indemnitaire. Il importe toutefois de rappeler que cette modulation doit reposer sur des critères objectifs et prédéfinis, et s'exercer dans le cadre des délibérations de la collectivité. Le lien entre l'entretien professionnel et le régime indemnitaire renforce l'importance de l'entretien et de son compte rendu, qui peuvent avoir une incidence sur la rémunération de l'agent. Il appelle une articulation cohérente entre l'évaluation et la politique indemnitaire de la collectivité. Pour les directions des ressources humaines et financières, prendre en compte le lien entre l'entretien professionnel et la modulation indemnitaire, veiller à ce que cette modulation repose sur des critères objectifs et sur l'appréciation portée lors de l'entretien, et articuler cohéremment l'évaluation et la politique indemnitaire sont des éléments d'une gestion maîtrisée de ce lien.
Point d'alerte DRH. L'entretien professionnel est lié au régime indemnitaire via la part liée à l'engagement professionnel et à la manière de servir. Cette part peut être modulée selon l'engagement de l'agent, apprécié notamment lors de l'entretien : le compte rendu peut fonder cette modulation. Celle-ci doit reposer sur des critères objectifs et prédéfinis, dans le cadre des délibérations. Ce lien renforce l'importance de l'entretien, dont le compte rendu peut avoir une incidence sur la rémunération. Une articulation cohérente est nécessaire.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : prendre en compte le lien entre l'entretien professionnel et la modulation de la part indemnitaire liée à l'engagement, veiller à ce que cette modulation repose sur des critères objectifs et sur l'appréciation portée lors de l'entretien, et articuler cohéremment l'évaluation et la politique indemnitaire de la collectivité.
L'entretien professionnel, entre acte de gestion et outil de reconnaissance
Sources : analyses prospectives (2026) ; articles L. 521-1 et suivants du code général de la fonction publique — les enjeux de fond de l'entretien professionnel
Synthèse opérationnelle. Au-delà de sa dimension procédurale, l'entretien professionnel soulève un enjeu de fond qu'il est éclairant de mettre en perspective : celui de son sens et de sa capacité à être un véritable outil de reconnaissance et de dialogue, plutôt qu'une formalité administrative. L'entretien peut en effet être pratiqué de deux manières très différentes. Réduit à une formalité, rempli hâtivement pour satisfaire à l'obligation, il perd une grande partie de son utilité et peut même nourrir la démotivation, en donnant le sentiment d'un exercice vide de sens. Pris au sérieux, comme un véritable temps d'échange, de reconnaissance et de dialogue, il devient un outil précieux de management, de motivation et de développement des agents. L'enjeu de fond est donc celui de la qualité et du sens de l'entretien. Un entretien de qualité suppose du temps, de la préparation, une écoute réelle, une appréciation juste et argumentée, et un dialogue authentique sur les résultats, les difficultés, les perspectives et les aspirations de l'agent. Il suppose aussi que l'entretien ait des suites concrètes, en matière de formation, d'évolution ou de reconnaissance, faute de quoi il perd sa crédibilité. Le signal de fond à suivre est cette exigence de faire de l'entretien un moment utile et reconnu, au service de la reconnaissance des agents et de la qualité du management, dans un contexte où la reconnaissance au travail est un enjeu majeur de motivation et de fidélisation. Pour les collectivités, veiller à faire de l'entretien un moment de qualité et de sens, y consacrer le temps nécessaire, lui donner des suites concrètes, et en faire un véritable outil de reconnaissance sont des éléments d'une gestion attentive à la motivation des agents.
Point d'alerte DRH. Au-delà de la procédure, l'enjeu de fond est le sens de l'entretien professionnel. Réduit à une formalité remplie hâtivement, il perd son utilité et peut nourrir la démotivation. Pris au sérieux comme un temps d'échange, de reconnaissance et de dialogue, il devient un outil précieux de management et de motivation. Un entretien de qualité suppose du temps, de la préparation, une écoute réelle, une appréciation argumentée, et des suites concrètes (formation, évolution, reconnaissance), dans un contexte où la reconnaissance au travail est un enjeu majeur.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : veiller à faire de l'entretien professionnel un moment de qualité et de sens, y consacrer le temps et la préparation nécessaires, lui donner des suites concrètes (formation, évolution, reconnaissance), et en faire un véritable outil de reconnaissance et de dialogue au service de la motivation des agents.
11 informations analysées et retenues sur les 10 rubriques de veille, consacrées à l'entretien professionnel annuel dans la fonction publique territoriale et à l'actualité des élections professionnelles du 10 décembre 2026 (décision du Conseil d'État du 16 juillet 2026 et mise à jour du 17 juillet 2026 de la foire aux questions de la direction générale des collectivités locales), à partir de sources officielles (Légifrance, code général de la fonction publique, décret n° 2014-1526 du 16 décembre 2014, direction générale des collectivités locales, Service Public) et des analyses spécialisées.
Les 5 informations les plus importantes du jour
L'entretien professionnel annuel, obligation légale : seul mode d'évaluation, conduit par le supérieur hiérarchique direct (articles L. 521-1 et suivants du CGFP, décret n° 2014-1526).
Conseil d'État, 16 juillet 2026 (n° 510507) : les emplois fonctionnels de direction (DGS, DGAS) sont inéligibles aux élections au comité social territorial.
Le compte rendu, socle de la carrière : il fonde l'avancement, la promotion interne et la réévaluation de la rémunération (article 8 du décret n° 2014-1526).
FAQ élections professionnelles actualisée le 17 juillet 2026 : huit nouvelles questions de la DGCL (vote électronique, éligibilité, sapeurs-pompiers volontaires, effectifs).
Un levier de compétences et de formation : objectifs à venir, besoins de formation, information sur le compte personnel de formation.
Alertes rouges à traiter en priorité
Entretien professionnel : organiser systématiquement les entretiens de tous les agents concernés, sous peine de faute engageant la responsabilité de la collectivité.
Bénéficiaires : identifier précisément les agents concernés (titulaires et contractuels sur emploi permanent), sans omission.
Congés de santé (décret n° 2026-705) : nouvelles règles des arrêts de travail applicables dès le 1er septembre 2026.
Élections professionnelles du 10 décembre 2026 : intégrer la mise à jour du 17 juillet de la FAQ de la direction générale des collectivités locales et l'inéligibilité des emplois de direction au comité social territorial (Conseil d'État, 16 juillet 2026).
Promotion interne : vérifier l'existence des lignes directrices de gestion et intégrer l'assouplissement du dispositif.
Actions recommandées dans les 7 jours
Préparer et planifier la campagne d'entretiens professionnels pour l'ensemble des agents concernés.
Vérifier que les critères d'évaluation ont bien été fixés après avis du comité social territorial.
Accompagner et outiller les encadrants dans la conduite des entretiens.
Veiller à l'objectivité de l'évaluation et informer les agents de leurs voies de recours.
Anticiper l'entrée en vigueur, au 1er septembre 2026, des nouvelles règles des arrêts de travail (décret n° 2026-705).
Poursuivre les chantiers de la rentrée (élections professionnelles, promotion interne, rupture conventionnelle, encadrement supérieur).
Signal faible RH à surveiller
L'entretien professionnel, entre acte de gestion obligatoire et véritable outil de reconnaissance et de dialogue. L'entretien professionnel annuel, dont cette édition a détaillé le régime, soulève un enjeu de fond qui dépasse sa seule dimension procédurale : celui de son sens et de sa capacité à être un véritable outil de reconnaissance et de dialogue, plutôt qu'une simple formalité administrative. L'entretien peut en effet être pratiqué de deux manières très différentes. Réduit à une formalité, rempli hâtivement pour satisfaire à l'obligation, il perd une grande partie de son utilité et peut même nourrir la démotivation, en donnant le sentiment d'un exercice vide de sens. Pris au sérieux, comme un véritable temps d'échange, de reconnaissance et de dialogue, il devient un outil précieux de management, de motivation et de développement des agents. L'enjeu de fond est donc celui de la qualité et du sens de l'entretien. Un entretien de qualité suppose du temps, de la préparation, une écoute réelle, une appréciation juste et argumentée, et un dialogue authentique sur les résultats, les difficultés et les aspirations de l'agent. Il suppose aussi que l'entretien ait des suites concrètes, en matière de formation, d'évolution ou de reconnaissance, faute de quoi il perd sa crédibilité aux yeux des agents. Le signal de fond à suivre est cette exigence de faire de l'entretien un moment utile et reconnu, dans un contexte où la reconnaissance au travail est un enjeu majeur de motivation et de fidélisation, particulièrement dans une fonction publique territoriale confrontée à des difficultés d'attractivité. Pour les collectivités, l'enjeu est de ne pas réduire l'entretien à une contrainte réglementaire, mais d'en faire un moment fort de la relation managériale et de la reconnaissance, révélateur de la considération portée aux agents et à leur contribution au service public local.
Les bénéficiaires : titulaires et contractuels permanents
2026
Rouge
Vert
Identifier tous les bénéficiaires
Jurisprudence
Conseil d'État : inéligibilité des emplois de direction au CST
16 juil. 2026
Rouge
Orange
Écarter les DGS/DGAS des candidatures CST
Rémunération
Le compte rendu, socle de carrière et de rémunération
2026
Orange
Vert
Veiller à la qualité du compte rendu
Santé
L'entretien, attention aux conditions de travail
2026
Vert
Vert
Détecter les difficultés
Discipline
L'objectivité de l'évaluation et la non-discrimination
2026
Orange
Vert
Garantir l'impartialité
Dialogue social
Mise à jour du 17 juillet de la FAQ élections de la DGCL
17 juil. 2026
Orange
Orange
Intégrer les précisions de la FAQ
Recrutement
L'entretien, levier de compétences et de formation
2026
Vert
Vert
Identifier les besoins de formation
Management
Le supérieur hiérarchique direct, acteur central
2026
Vert
Vert
Former et outiller les encadrants
Finances
L'entretien articulé avec la modulation indemnitaire
2026
Vert
Vert
Articuler évaluation et indemnitaire
Rapports
Entre acte de gestion et outil de reconnaissance
2026
Vert
Vert
Donner du sens à l'entretien
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