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Le comité social territorial, instance unique issue de la fusion du comité technique et du CHSCT
Sources : articles L. 251-1 et suivants du code général de la fonction publique ; loi n° 2019-828 du 6 août 2019 ; décret n° 2021-571 du 10 mai 2021 — le cadre du comité social territorial
Synthèse opérationnelle. Le comité social territorial constituant l'instance centrale du dialogue social dans les collectivités, dont le renouvellement interviendra avec les prochaines élections professionnelles, il est utile de consacrer un point d'ensemble à cette instance. Le comité social territorial, désigné par le sigle CST, est l'instance de dialogue social au sein de laquelle sont examinées les questions collectives intéressant les services et les agents de la collectivité. Il résulte de la loi de transformation de la fonction publique du 6 août 2019, qui a procédé à la fusion, en une instance unique, des anciens comités techniques et des anciens comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail. Cette fusion, effective depuis les élections professionnelles de décembre 2022, a visé à décloisonner l'examen des questions d'organisation et des questions de santé et de sécurité. Le cadre du comité social territorial figure au code général de la fonction publique et au décret du 10 mai 2021. Il importe de souligner que le comité social territorial est obligatoirement créé dans les collectivités et établissements employant au moins cinquante agents ; en deçà de ce seuil, apprécié au premier janvier, les agents relèvent du comité social territorial placé auprès du centre de gestion. La maîtrise de ce cadre est essentielle. Pour les collectivités, maîtriser le cadre du comité social territorial, en connaître l'origine et le seuil de création, et situer leur instance compétente sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Le comité social territorial (CST) est l'instance de dialogue social examinant les questions collectives intéressant les services et les agents (loi n° 2019-828 du 6 août 2019, décret n° 2021-571 du 10 mai 2021). Il résulte de la fusion, en une instance unique, des anciens comités techniques et comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, effective depuis les élections de décembre 2022. Il est obligatoirement créé dans les collectivités et établissements d'au moins cinquante agents ; en deçà, seuil apprécié au premier janvier, les agents relèvent du comité social territorial placé auprès du centre de gestion. Des comités communs sont possibles.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : maîtriser le cadre du comité social territorial (instance de dialogue social issue de la fusion du comité technique et du comité d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail — loi n° 2019-828, décret n° 2021-571 ; création obligatoire à partir de cinquante agents, à défaut comité placé auprès du centre de gestion), et situer l'instance compétente pour la collectivité.
La formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail
Sources : décret n° 2021-571 du 10 mai 2021 ; articles relatifs à la formation spécialisée — la formation spécialisée du comité social territorial
Synthèse opérationnelle. Au sein du comité social territorial, une formation spécialisée peut ou doit être instituée pour traiter les questions de santé, de sécurité et des conditions de travail, selon des règles qu'il importe de connaître. La formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail, qui a repris une partie des attributions des anciens comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail, est une émanation du comité social territorial. Sa création obéit à un seuil : elle est obligatoire dans les collectivités et établissements employant au moins deux cents agents, ainsi que dans chaque service départemental d'incendie et de secours, sans condition d'effectif. En deçà de deux cents agents, la formation spécialisée est facultative, mais peut être créée lorsque des risques professionnels particuliers le justifient. En outre, une formation spécialisée de site ou de service peut être créée, par délibération, pour tenir compte de risques spécifiques. En l'absence de formation spécialisée, c'est le comité social territorial lui-même qui exerce les attributions en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail. La connaissance de ces règles est essentielle pour identifier l'instance compétente. Pour les collectivités, connaître les règles de création de la formation spécialisée, apprécier leur situation au regard du seuil, et identifier l'instance compétente en matière de santé et de sécurité sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. La formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail, émanation du comité social territorial, a repris une partie des attributions des anciens comités d'hygiène et de sécurité. Elle est obligatoire à partir de deux cents agents et dans chaque service départemental d'incendie et de secours sans condition d'effectif. En deçà de deux cents agents, elle est facultative, créée si des risques particuliers le justifient ; une formation spécialisée de site ou de service est possible par délibération. En son absence, le comité social territorial exerce lui-même les attributions en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître les règles de la formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail (obligatoire à partir de deux cents agents et dans les services départementaux d'incendie et de secours, facultative en deçà en cas de risques particuliers, formation de site ou de service par délibération ; à défaut, compétence exercée par le comité social territorial), et identifier l'instance compétente.
La valeur de l'avis du comité social territorial et le risque d'irrégularité en cas de défaut de consultation
Sources : décret n° 2021-571 du 10 mai 2021 ; principes du contrôle de légalité — la portée de l'avis du comité social territorial
Synthèse opérationnelle. L'avis du comité social territorial, bien que dépourvu de caractère conforme, revêt une portée juridique qu'il importe de mesurer, car l'omission d'une consultation obligatoire entache d'irrégularité la décision prise. L'avis rendu par le comité social territorial est un avis simple : il ne lie pas l'autorité territoriale, qui demeure compétente pour décider, y compris dans un sens différent de l'avis. Toutefois, cet avis est, dans les cas où la consultation est obligatoire, un préalable obligatoire à la décision. Il en résulte que l'omission de la consultation du comité social territorial, lorsqu'elle est requise, constitue un vice de procédure susceptible d'entacher d'illégalité la décision prise, et d'en permettre l'annulation par le juge. Il importe donc d'identifier précisément les cas dans lesquels la consultation est obligatoire, et de veiller à y procéder avant de décider. Il importe également de connaître une règle particulière : lorsque les représentants du personnel émettent un avis défavorable à l'unanimité sur un projet relatif à l'organisation ou au fonctionnement des services, le projet fait l'objet d'un réexamen, une nouvelle délibération de l'instance devant intervenir dans un délai compris entre huit et trente jours. La compréhension de cette portée est essentielle. Pour les collectivités, mesurer la portée de l'avis du comité social territorial, identifier les consultations obligatoires, et y procéder avant de décider sont des éléments d'une gestion rigoureuse et sécurisée.
Point d'alerte DRH. L'avis du comité social territorial est un avis simple : il ne lie pas l'autorité territoriale, qui peut décider dans un sens différent. Mais, dans les cas de consultation obligatoire, il est un préalable obligatoire à la décision : son omission constitue un vice de procédure susceptible d'entacher d'illégalité la décision et d'en permettre l'annulation par le juge. D'où la nécessité d'identifier les consultations obligatoires et d'y procéder avant de décider. Règle particulière : en cas d'avis défavorable unanime des représentants du personnel sur un projet d'organisation ou de fonctionnement des services, réexamen avec nouvelle délibération dans un délai de huit à trente jours.
Impact RH :RougeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : mesurer la portée de l'avis du comité social territorial (avis simple ne liant pas l'autorité, mais préalable obligatoire dont l'omission entache d'illégalité la décision), identifier les consultations obligatoires et y procéder avant toute décision, et connaître la règle du réexamen en cas d'avis défavorable unanime (nouvelle délibération sous huit à trente jours).
Les attributions du comité social territorial : organisation, temps de travail, lignes directrices de gestion
Sources : décret n° 2021-571 du 10 mai 2021 ; articles L. 251-5 et suivants du code général de la fonction publique — les attributions du comité social territorial
Synthèse opérationnelle. Le comité social territorial est consulté sur un ensemble étendu de questions collectives, qu'il importe de connaître précisément, car nombre d'entre elles touchent à la carrière, à la rémunération et au temps de travail des agents. Le comité social territorial connaît des questions relatives à l'organisation, au fonctionnement des services et aux évolutions des administrations. Il est consulté, pour avis, sur plusieurs catégories de questions. Il en va ainsi, notamment, des projets relatifs à l'organisation et au fonctionnement des services, des lignes directrices de gestion déterminant la stratégie pluriannuelle de pilotage des ressources humaines et les orientations en matière de promotion et de valorisation des parcours, des règles relatives au temps de travail et au compte épargne-temps, des orientations en matière de politique indemnitaire, du rapport social unique, ainsi que des questions relatives à l'égalité professionnelle, à la protection sociale complémentaire, ou aux lignes directrices en matière de formation. Le comité social territorial est, par ailleurs, destinataire d'informations, telles que les bilans annuels relatifs au télétravail, à l'apprentissage, ou au plan de formation. La connaissance de ce champ est essentielle pour organiser le dialogue social. Pour les collectivités, connaître les attributions du comité social territorial, identifier les questions soumises à consultation, et organiser le dialogue social en conséquence sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Le comité social territorial connaît des questions d'organisation et de fonctionnement des services. Il est consulté pour avis, notamment, sur : les projets d'organisation et de fonctionnement des services ; les lignes directrices de gestion ; les règles de temps de travail et le compte épargne-temps ; les orientations de politique indemnitaire ; le rapport social unique ; l'égalité professionnelle ; la protection sociale complémentaire ; les lignes directrices de formation. Il est destinataire d'informations (bilans annuels télétravail, apprentissage, plan de formation). Nombre de ces questions touchent à la carrière, à la rémunération et au temps de travail des agents.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître les attributions du comité social territorial (consultation sur l'organisation et le fonctionnement des services, les lignes directrices de gestion, les règles de temps de travail et le compte épargne-temps, les orientations indemnitaires, le rapport social unique, l'égalité professionnelle, la protection sociale complémentaire), et planifier les consultations obligatoires dans le calendrier de l'instance.
4. Santé au travail, protection sociale et absentéisme
Les compétences en santé et sécurité : document unique, enquêtes, visites et droit d'alerte
Sources : décret n° 2021-571 du 10 mai 2021 (notamment article 69) ; attributions en matière de santé et de sécurité — les compétences du comité social territorial et de sa formation spécialisée en santé et sécurité
Synthèse opérationnelle. Les attributions en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail, exercées par la formation spécialisée ou, à défaut, par le comité social territorial, constituent un volet essentiel du dispositif, qu'il importe d'appréhender. L'instance compétente en matière de santé, de sécurité et des conditions de travail est consultée, notamment, sur le document unique d'évaluation des risques professionnels et sa mise à jour, sur les projets d'aménagement important modifiant les conditions de santé, de sécurité ou de travail, et sur l'introduction de nouvelles technologies lorsqu'elles ont des conséquences sur ces conditions. Elle dispose, en outre, de prérogatives propres. Elle procède à la visite régulière des services relevant de sa compétence, et peut réaliser des enquêtes, notamment à l'occasion d'accidents de service ou de maladies professionnelles. Elle est associée à la démarche de prévention des risques professionnels. Elle peut être saisie en cas de danger grave et imminent, dans le cadre du droit d'alerte. Il importe de souligner que ces attributions s'exercent à l'échelle collective, et portent sur les conditions de travail et la prévention, et non sur des situations individuelles. Pour les collectivités, associer l'instance compétente aux questions de santé et de sécurité, la consulter sur le document unique et les projets d'aménagement, et respecter ses prérogatives sont des éléments d'une gestion rigoureuse de la prévention.
Point d'alerte DRH. L'instance compétente en santé, sécurité et conditions de travail (formation spécialisée ou, à défaut, comité social territorial) est consultée notamment sur le document unique d'évaluation des risques professionnels et sa mise à jour, les projets d'aménagement important modifiant les conditions de travail, et l'introduction de nouvelles technologies (article 69 du décret du 10 mai 2021). Elle procède à des visites des services, peut réaliser des enquêtes (accidents de service, maladies professionnelles), est associée à la prévention, et peut être saisie en cas de danger grave et imminent. Attributions collectives portant sur les conditions de travail, non sur des situations individuelles.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : associer l'instance compétente en santé, sécurité et conditions de travail (formation spécialisée ou comité social territorial) aux questions de prévention, la consulter sur le document unique d'évaluation des risques professionnels et les projets d'aménagement important, et respecter ses prérogatives de visite, d'enquête et de droit d'alerte (attributions collectives, non individuelles).
Le champ du comité social territorial et sa distinction d'avec les instances traitant des situations individuelles
Sources : décret n° 2021-571 du 10 mai 2021 ; articles relatifs aux commissions administratives paritaires — la distinction du comité social territorial et des instances compétentes pour les situations individuelles
Synthèse opérationnelle. Le comité social territorial a un champ de compétence déterminé, portant sur les questions collectives, qu'il importe de distinguer de celui des instances traitant des situations individuelles, sous peine d'erreurs de procédure engageant la régularité des décisions. Le comité social territorial connaît des questions collectives, intéressant l'organisation, le fonctionnement des services, et les conditions de travail de l'ensemble ou d'une partie des agents. Il n'est, en revanche, pas compétent pour l'examen des situations individuelles des agents. Ces situations individuelles relèvent d'autres instances. Ainsi, les questions individuelles relatives à la carrière de certains fonctionnaires relèvent des commissions administratives paritaires, et les questions disciplinaires relèvent, selon le cas, du conseil de discipline. Il importe donc de ne pas confondre les compétences de ces instances, et de saisir, pour chaque question, l'instance appropriée. Une confusion, telle que la saisine du comité social territorial sur une question relevant d'une autre instance, ou l'inverse, est source d'irrégularité. La bonne articulation des instances est une exigence de sécurité juridique, dont le respect engage la régularité des décisions et, partant, la responsabilité de la collectivité. Pour les collectivités, distinguer le champ du comité social territorial de celui des instances traitant des situations individuelles, saisir l'instance appropriée, et prévenir ainsi les irrégularités sont des éléments d'une gestion rigoureuse et sécurisée.
Point d'alerte DRH. Le comité social territorial connaît des questions collectives (organisation, fonctionnement des services, conditions de travail), mais n'est pas compétent pour les situations individuelles des agents. Celles-ci relèvent d'autres instances : les questions individuelles de carrière de certains fonctionnaires relèvent des commissions administratives paritaires ; les questions disciplinaires relèvent, selon le cas, du conseil de discipline. Ne pas confondre ces compétences : saisir, pour chaque question, l'instance appropriée. Une confusion (saisine du comité social territorial sur une question relevant d'une autre instance, ou l'inverse) est source d'irrégularité engageant la responsabilité de la collectivité.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : distinguer le champ du comité social territorial (questions collectives) de celui des instances traitant des situations individuelles (commissions administratives paritaires pour la carrière, conseil de discipline pour le disciplinaire), et saisir pour chaque question l'instance appropriée afin de prévenir les irrégularités de procédure.
La composition et la présidence : collèges, représentants et mandats
Sources : décret n° 2021-571 du 10 mai 2021 ; règles de composition du comité social territorial — la composition et la présidence du comité social territorial
Synthèse opérationnelle. La composition du comité social territorial obéit à des règles qu'il importe de connaître, car elles déterminent la représentation des agents et les modalités de rendu de l'avis. Le comité social territorial comprend deux collèges : un collège des représentants de la collectivité, et un collège des représentants du personnel. Il importe de souligner que le paritarisme numérique n'est plus imposé, mais que le nombre de représentants de la collectivité ne peut excéder celui des représentants du personnel. Le nombre de représentants du personnel titulaires est fixé en fonction de l'effectif : de trois à cinq pour les collectivités de cinquante à moins de deux cents agents, de quatre à six de deux cents à moins de mille agents, de cinq à huit de mille à moins de deux mille agents, et de sept à quinze à partir de deux mille agents. Les représentants du personnel sont élus pour un mandat de quatre ans, au scrutin de liste. Les représentants de la collectivité sont désignés par l'autorité territoriale. La présidence du comité social territorial est assurée par l'autorité territoriale, ou son représentant. Lorsque le comité est placé auprès du centre de gestion, il est présidé par le président de ce centre. La connaissance de ces règles est essentielle. Pour les collectivités, connaître la composition et la présidence du comité social territorial, en respecter les règles, et préparer la désignation de leurs représentants sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Le comité social territorial comprend un collège des représentants de la collectivité et un collège des représentants du personnel. Le paritarisme numérique n'est plus imposé, mais le collège employeur ne peut excéder le collège du personnel. Représentants du personnel titulaires selon l'effectif : trois à cinq (cinquante à moins de deux cents agents), quatre à six (deux cents à moins de mille), cinq à huit (mille à moins de deux mille), sept à quinze (deux mille et plus). Mandat de quatre ans, scrutin de liste. Représentants de la collectivité désignés par l'autorité territoriale, qui préside (ou le président du centre de gestion si le comité y est placé).
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître la composition et la présidence du comité social territorial (deux collèges, paritarisme numérique non imposé mais collège employeur ne pouvant excéder le collège du personnel, nombre de représentants selon l'effectif, mandat de quatre ans au scrutin de liste, présidence par l'autorité territoriale), et préparer la désignation des représentants de la collectivité.
Le renouvellement du comité social territorial aux élections professionnelles du 10 décembre 2026
Sources : code général de la fonction publique ; organisation des élections professionnelles — le renouvellement du comité social territorial
Synthèse opérationnelle. Le comité social territorial sera renouvelé à l'occasion des prochaines élections professionnelles, échéance majeure qu'il importe de préparer, tant pour la régularité du scrutin que pour la représentativité du dialogue social. Les représentants du personnel au comité social territorial sont élus au scrutin de liste, pour un mandat de quatre ans, à l'occasion des élections professionnelles organisées simultanément dans l'ensemble de la fonction publique. Le prochain scrutin est fixé au 10 décembre 2026 ; il renouvellera les comités sociaux territoriaux, ainsi que les commissions administratives paritaires et les commissions consultatives paritaires. L'organisation de ce scrutin suppose une préparation rigoureuse : établissement des listes électorales, détermination du nombre de représentants à élire au regard de l'effectif, information des agents, réception et contrôle des candidatures présentées par les organisations syndicales, organisation matérielle du vote, le cas échéant par voie électronique. Il importe de souligner que la participation à ce scrutin constitue un enjeu, tant pour la légitimité des représentants élus que pour la vitalité du dialogue social au sein de la collectivité. Pour les collectivités, préparer le renouvellement du comité social territorial, organiser le scrutin du 10 décembre 2026 avec rigueur, et favoriser la participation sont des éléments d'une gestion rigoureuse et d'un dialogue social de qualité.
Point d'alerte DRH. Les représentants du personnel au comité social territorial sont élus au scrutin de liste, pour quatre ans, lors des élections professionnelles organisées dans toute la fonction publique. Le prochain scrutin, fixé au 10 décembre 2026, renouvellera les comités sociaux territoriaux, les commissions administratives paritaires et les commissions consultatives paritaires. Préparation rigoureuse requise : listes électorales, nombre de représentants à élire selon l'effectif, information des agents, contrôle des candidatures syndicales, organisation matérielle du vote, le cas échéant électronique. La participation est un enjeu de légitimité et de vitalité du dialogue social.
Impact RH :RougeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : préparer le renouvellement du comité social territorial au scrutin du 10 décembre 2026 (listes électorales, détermination du nombre de représentants selon l'effectif, information des agents, contrôle des candidatures, organisation matérielle du vote le cas échéant électronique), et mettre en œuvre les actions favorisant la participation.
Le fonctionnement du comité : réunions, convocation, quorum et suites données
Sources : décret n° 2021-571 du 10 mai 2021 ; règles de fonctionnement du comité social territorial — le fonctionnement du comité social territorial
Synthèse opérationnelle. Le fonctionnement du comité social territorial obéit à des règles de procédure qu'il importe de respecter, car elles conditionnent la régularité des avis et, partant, des décisions qui s'y rattachent. Le comité social territorial se réunit au moins deux fois par an, sur convocation de son président, à son initiative ou à la demande écrite de la moitié des représentants du personnel titulaires, une telle demande devant être satisfaite dans un délai de deux mois. L'ordre du jour est adressé aux membres au moins quinze jours avant la séance, ce délai pouvant être réduit à huit jours en cas d'urgence. La tenue de la séance suppose la réunion d'un quorum, apprécié au regard de la présence de la moitié des représentants du personnel. L'avis du comité est rendu, et, en cas de partage, il est réputé donné. Le procès-verbal de la séance, établi par le secrétaire, est transmis dans un délai de quinze jours, puis approuvé lors de la séance suivante. Il importe de souligner que l'autorité territoriale informe, dans un délai de deux mois, les membres du comité des suites données aux avis et propositions. Un règlement intérieur précise les modalités de fonctionnement. Pour les collectivités, respecter les règles de fonctionnement du comité social territorial, assurer la régularité des convocations et des séances, et informer des suites données sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Le comité social territorial se réunit au moins deux fois par an, sur convocation du président, à son initiative ou à la demande écrite de la moitié des représentants du personnel titulaires (à satisfaire sous deux mois). Ordre du jour adressé au moins quinze jours avant (huit jours en cas d'urgence). Quorum apprécié au regard de la présence de la moitié des représentants du personnel. Avis rendu, réputé donné en cas de partage. Procès-verbal transmis sous quinze jours, approuvé à la séance suivante. L'autorité territoriale informe sous deux mois des suites données aux avis. Un règlement intérieur précise les modalités.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : respecter les règles de fonctionnement du comité social territorial (au moins deux réunions par an, ordre du jour envoyé quinze jours avant, quorum des représentants du personnel, procès-verbal sous quinze jours, information des suites données sous deux mois), et vérifier que le règlement intérieur de l'instance est à jour.
Les moyens du dialogue social et leur dimension budgétaire
Sources : décret n° 2021-571 du 10 mai 2021 ; règles relatives aux moyens des représentants du personnel — la dimension budgétaire du dialogue social
Synthèse opérationnelle. Le fonctionnement du comité social territorial et l'exercice des mandats de représentation emportent une dimension budgétaire, qu'il importe d'appréhender pour l'intégrer à la gestion. L'exercice des fonctions de représentant du personnel au comité social territorial ouvre droit à des moyens, qui ont un coût pour la collectivité. Les représentants du personnel bénéficient, pour participer aux réunions de l'instance et des groupes de travail, d'autorisations d'absence, ainsi que, le cas échéant, du temps nécessaire à la préparation et au compte rendu des travaux. Ces absences, assimilées à du service accompli, doivent être organisées et, le cas échéant, compensées au sein des services. Par ailleurs, l'organisation des réunions, la logistique du dialogue social, et l'organisation des élections professionnelles, représentent un coût. Il importe de souligner que ces moyens, loin de constituer une simple charge, sont la condition d'un dialogue social de qualité, lequel contribue à prévenir les conflits et à accompagner les évolutions des services. Au-delà, les décisions soumises au comité, en matière d'organisation ou de temps de travail notamment, ont elles-mêmes des incidences financières. Pour les directions des ressources humaines et financières, appréhender les moyens du dialogue social, les intégrer à la gestion, et mesurer les incidences financières des décisions soumises au comité sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. L'exercice des mandats de représentant du personnel ouvre droit à des moyens ayant un coût : autorisations d'absence pour participer aux réunions de l'instance et des groupes de travail, et temps de préparation et de compte rendu, assimilés à du service accompli, à organiser et compenser au sein des services. L'organisation des réunions, la logistique du dialogue social et les élections professionnelles représentent un coût. Ces moyens sont la condition d'un dialogue social de qualité, qui prévient les conflits. Les décisions soumises au comité (organisation, temps de travail) ont elles-mêmes des incidences financières.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : appréhender les moyens du dialogue social (autorisations d'absence des représentants, temps de préparation et de compte rendu assimilés à du service accompli, coût des réunions et des élections), les intégrer à l'organisation des services, et mesurer les incidences financières des décisions soumises au comité social territorial.
La qualité du dialogue social et l'enjeu de la participation aux élections
Sources : analyses sur le dialogue social territorial ; données de participation aux élections professionnelles — les enjeux de fond du comité social territorial
Synthèse opérationnelle. Au-delà de son régime, le comité social territorial révèle des enjeux de fond qu'il est éclairant de mettre en perspective : la qualité effective du dialogue social et la participation des agents aux élections professionnelles, à la veille d'un renouvellement. Un premier enjeu tient à la qualité effective du dialogue social. La fusion des anciennes instances en un comité social territorial unique, et la réduction corrélative du nombre de représentants du personnel, ont fait craindre un affaiblissement du traitement des questions de santé et de sécurité, dont la technicité et la charge sont réelles. La vigilance porte sur la capacité du comité, et de sa formation spécialisée, à traiter ces questions avec l'attention requise, et sur la réalité d'un dialogue social substantiel, au-delà du respect formel des consultations obligatoires. Un second enjeu tient à la participation aux élections professionnelles. La participation à ces scrutins, observée à la baisse dans la fonction publique, conditionne la légitimité des représentants et la vitalité du dialogue social ; sa mobilisation, à l'approche du scrutin du 10 décembre 2026, constitue un enjeu pour les collectivités comme pour les organisations syndicales. Le signal de fond à suivre est cette double exigence, de qualité du dialogue et de participation. Pour les collectivités, veiller à la qualité du dialogue social, favoriser la participation aux élections, et en faire un levier sont des éléments d'une veille prospective.
Point d'alerte DRH. Premier enjeu : la qualité effective du dialogue social. La fusion des anciennes instances et la réduction du nombre de représentants ont fait craindre un affaiblissement du traitement des questions de santé et de sécurité, dont la charge est réelle ; la vigilance porte sur un dialogue substantiel au-delà du respect formel des consultations. Second enjeu : la participation aux élections professionnelles, observée à la baisse dans la fonction publique, qui conditionne la légitimité des représentants et la vitalité du dialogue social, et dont la mobilisation à l'approche du 10 décembre 2026 est un enjeu pour les collectivités et les organisations syndicales.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : veiller à la qualité effective du dialogue social au sein du comité social territorial et de sa formation spécialisée (traitement substantiel des questions de santé et de sécurité, au-delà du respect formel des consultations), et déployer les actions favorisant la participation aux élections professionnelles du 10 décembre 2026.
11 informations analysées et retenues sur les 10 rubriques de veille, consacrées au comité social territorial, à sa composition, à ses attributions et à sa formation spécialisée dans la fonction publique territoriale, à partir de sources officielles (articles L. 251-1 et suivants du code général de la fonction publique, loi n° 2019-828 du 6 août 2019, décret n° 2021-571 du 10 mai 2021, documentation de la direction générale des collectivités locales et des centres de gestion) et des analyses spécialisées.
Les 5 informations les plus importantes du jour
Une instance unique : le comité social territorial a fusionné le comité technique et le comité d'hygiène et de sécurité, obligatoire à partir de cinquante agents (décret n° 2021-571).
La formation spécialisée : obligatoire à partir de deux cents agents pour la santé, la sécurité et les conditions de travail.
La valeur de l'avis : avis simple mais préalable obligatoire, dont l'omission entache d'illégalité la décision.
Le champ : questions collectives (organisation, lignes directrices de gestion, temps de travail, rapport social unique), à distinguer des situations individuelles.
Le renouvellement : élections professionnelles du 10 décembre 2026.
Alertes rouges à traiter en priorité
Consultations obligatoires : identifier les cas de consultation obligatoire du comité social territorial et y procéder avant toute décision, son omission entachant d'illégalité la décision.
Élections professionnelles : préparer le renouvellement du comité social territorial au scrutin du 10 décembre 2026.
Protection des données (rapport social unique) : publier des données agrégées et non nominatives, limiter l'accès à la base aux personnes habilitées.
Attestation d'employeur (chômage) : la délivrer sans délai et avec exactitude à chaque fin de relation de travail.
Autorisations spéciales d'absence : anticiper la mise en conformité avant le 1er janvier 2027 (décret n° 2026-604).
Actions recommandées dans les 7 jours
Identifier les consultations obligatoires du comité social territorial et les planifier dans son calendrier.
Vérifier que le règlement intérieur du comité social territorial est à jour.
Préparer le renouvellement du comité social territorial aux élections du 10 décembre 2026.
Associer la formation spécialisée aux questions de santé et de sécurité, notamment au document unique.
Vérifier le respect des délais de convocation, de procès-verbal et d'information des suites données.
Poursuivre les chantiers en cours (autorisations spéciales d'absence, lignes directrices de gestion, rapport social unique).
Signal faible RH à surveiller
La qualité effective du dialogue social au sein du comité social territorial unifié, et la participation des agents aux élections professionnelles, à la veille du renouvellement du 10 décembre 2026. Le comité social territorial, dont cette édition a détaillé le régime, est révélateur d'enjeux de fond qui dépassent ses seuls aspects techniques. Un premier enjeu tient à la qualité effective du dialogue social. La fusion des anciens comités techniques et comités d'hygiène, de sécurité et des conditions de travail en une instance unique, et la réduction corrélative du nombre de représentants du personnel au sein des instances locales, ont fait craindre, notamment aux organisations syndicales, un affaiblissement du traitement des questions de santé et de sécurité, dont la technicité et la charge de travail sont réelles. La vigilance porte ainsi sur la capacité effective du comité, et de sa formation spécialisée lorsqu'elle existe, à traiter ces questions avec toute l'attention requise, et plus largement sur la réalité d'un dialogue social substantiel, au-delà du simple respect formel des consultations obligatoires. Un second enjeu, étroitement lié, tient à la participation des agents aux élections professionnelles. Cette participation, que l'on observe orientée à la baisse dans l'ensemble de la fonction publique, conditionne pourtant directement la légitimité des représentants élus et la vitalité du dialogue social. Sa mobilisation, à l'approche du scrutin du 10 décembre 2026, constitue un enjeu majeur, pour les collectivités comme pour les organisations syndicales. Le signal de fond à suivre est cette double exigence, de qualité du dialogue et de participation.
Tableau de synthèse final
Rubrique
Information
Date
Impact
Urgence
Action immédiate
Textes
Une instance unique issue de la fusion CT/CHSCT
2021-2026
â Orange
â Orange
Situer l'instance compétente
Textes
La formation spécialisée (seuil 200 agents)
2026
â Orange
â Vert
Apprécier le seuil
Jurisprudence
Valeur de l'avis et défaut de consultation
2026
â Rouge
â Orange
Consulter avant de décider
Rémunération
Les attributions du comité
2026
â Orange
â Orange
Planifier les consultations
Santé
Document unique, enquêtes et droit d'alerte
2026
â Orange
â Vert
Associer la formation spécialisée
Discipline
Distinction d'avec les situations individuelles
2026
â Orange
â Vert
Saisir l'instance appropriée
Dialogue social
Composition, collèges et présidence
2026
â Orange
â Vert
Préparer les désignations
Recrutement
Renouvellement au scrutin du 10 décembre 2026
2026
â Rouge
â Orange
Préparer le scrutin
Management
Réunions, quorum et suites données
2026
â Orange
â Orange
Respecter la procédure
Finances
Les moyens du dialogue social
2026
â Vert
â Vert
Intégrer à la gestion
Rapports
Qualité du dialogue et participation
2026
â Vert
â Vert
Favoriser la participation
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