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Jeudi 29 octobre 2026 — Édition du jour · Thème central : les commissions consultatives paritaires (CCP), l'instance statutaire des agents contractuels, à six semaines du scrutin professionnel
Élections professionnelles du 10 décembre 2026 : dernière ligne droite du rétroplanning
Sources : arrêté du 2 juillet 2025 fixant la date des élections professionnelles dans la fonction publique ; décret n° 2025-1430 ; articles L. 211-1 s. et L. 261-1 s. du code général de la fonction publique (CGFP).
Synthèse opérationnelle. Le scrutin du 10 décembre 2026 renouvelle pour quatre ans, le même jour, les trois instances de la territoriale : comité social territorial (CST), commissions administratives paritaires (CAP) des titulaires et commissions consultatives paritaires (CCP) des contractuels. Le calendrier réglementaire est désormais en phase terminale : effectifs appréciés au 1er janvier 2026, listes électorales affichées à J-60, dépôt des candidatures et professions de foi à J-42, affichage des candidatures à J-40. Le vote électronique, lorsqu'il est retenu par délibération, s'ouvre le 3 décembre à 9 h et se clôt le 10 décembre à 16 h ; le vote à l'urne a lieu le 10 décembre. Chaque employeur doit avoir arrêté la composition de ses bureaux de vote, sécurisé la liste électorale (agents présents depuis au moins trois mois), et traité les réclamations dans les délais francs. Pour les collectivités affiliées, les CAP et CCP sont organisées par le centre de gestion, mais la responsabilité de la liste électorale et de l'information des agents reste à l'employeur.
Point d'alerte DRH. Une erreur sur la liste électorale ou un défaut de publicité des candidatures est un vice susceptible d'entraîner l'annulation du scrutin pour l'instance concernée : le contrôle du juge est strict et les délais ne sont pas prorogeables.
Impact RH :OrangeUrgence :Rouge
Ce que le DRH doit faire lundi matin : figer la liste électorale et vérifier l'inscription des contractuels éligibles au vote CCP (condition d'ancienneté de trois mois), confirmer le dépôt des candidatures reçues et préparer l'information individuelle des agents sur les modalités de vote.
Statut des attachés territoriaux : un projet de décret rejeté par le CSFPT, réexamen attendu
Sources : projet de décret modifiant le décret n° 87-1099 du 30 décembre 1987 (statut particulier des attachés territoriaux) ; transposition du décret d'État n° 2026-388 du 19 mai 2026 ; avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (CSFPT) du 21 octobre 2026.
Synthèse opérationnelle. Le CSFPT a rendu le 21 octobre 2026 des avis défavorables unanimes sur le projet de décret réformant la carrière des attachés territoriaux, jugé trop restrictif par les employeurs comme par les organisations syndicales. Le texte transpose à la territoriale la réforme du corps des attachés de l'État (décret n° 2026-388 du 19 mai 2026) et prévoit, à son article 8, l'abrogation de l'article 21-1 du décret de 1987, c'est-à-dire la suppression du plafonnement d'accès au grade d'attaché hors classe. L'entrée en vigueur est visée au 1er janvier 2027. L'avis consultatif ne lie pas le Gouvernement, mais un rejet unanime pèse politiquement ; un réexamen du dossier est annoncé pour le 18 novembre. Pour les DRH, l'enjeu est la projection des promotions internes et des avancements de grade 2027 sur la filière administrative, première filière en effectifs : tant que le texte n'est pas publié, les lignes directrices de gestion doivent rester prudentes sur les ratios promus-promouvables de la catégorie A.
Point d'alerte DRH. Ne pas annoncer aux agents de calendrier d'avancement fondé sur un texte non publié : l'architecture du grade d'attaché hors classe peut encore évoluer d'ici le réexamen.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : recenser les attachés promouvables au grade hors classe et simuler deux scénarios de ratios (droit actuel / projet), sans communiquer de date tant que le décret n'est pas paru au Journal officiel.
Non-renouvellement d'un CDD : la seule volonté de « recruter le meilleur candidat » ne suffit pas
Sources : cour administrative d'appel de Bordeaux, 22 septembre 2026, n° 24BX01518 (région La Réunion) ; article 38-1 du décret n° 88-145 du 15 février 1988 ; articles L. 332-8 s. du CGFP.
Synthèse opérationnelle. Une agente contractuelle, employée sur un emploi permanent depuis 2017 après des contrats aidés, avait vu son CDD non renouvelé en 2022 au motif que le poste serait ouvert à une procédure de recrutement avec appel à candidatures. La cour annule la décision et porte l'indemnisation à 15 000 euros (plus 1 500 euros de frais). Elle rappelle qu'un contractuel n'a pas de droit au renouvellement, mais que le refus de renouveler doit reposer sur l'intérêt du service, apprécié au regard des besoins de l'administration ou de considérations tenant à la personne de l'agent (manière de servir). Or l'agente était reconnue compétente et bien intégrée : fonder le non-renouvellement sur la seule organisation d'une mise en concurrence est une erreur de droit. La cour précise aussi que la vérification de l'absence de fonctionnaire disponible n'impose pas une nouvelle mise en concurrence entre contractuels quand l'emploi occupé pouvait être renouvelé. Enfin, l'entretien préalable de l'article 38-1 (obligatoire au-delà de trois ans sur emploi permanent) avait été omis, ce qui engage à lui seul la responsabilité de la collectivité.
Point d'alerte DRH. « Ouvrir le poste pour trouver mieux » n'est pas un motif de non-renouvellement opposable ; l'absence d'entretien préalable suffit à faire condamner la collectivité, même si le fond était défendable.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : sécuriser tout non-renouvellement par un motif écrit tiré de l'intérêt du service et par la tenue effective de l'entretien préalable pour les agents de plus de trois ans, en conservant la trace de la convocation.
GIPA 2026 : aucun arrêté de reconduction paru à ce jour
Sources : décret n° 2008-539 du 6 juin 2008 relatif à l'instauration d'une garantie individuelle du pouvoir d'achat ; veille réglementaire au Journal officiel.
Synthèse opérationnelle. La garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA) compense la perte de pouvoir d'achat du traitement indiciaire brut lorsque, sur une période de référence de quatre ans, son évolution a été inférieure à celle de l'indice des prix à la consommation. Le dispositif n'est pas pérenne : il doit être reconduit chaque année par un arrêté fixant la période de référence, le taux d'inflation retenu et la valeur moyenne du point. À la date de cette édition, aucun arrêté ne fixe les paramètres applicables au titre de 2026. Tant que ce texte n'est pas publié, les services paie ne peuvent ni calculer ni verser la GIPA de l'année. Il convient donc de ne pas intégrer la GIPA dans les simulations de rémunération 2026 ni de répondre aux agents sur un montant : le versement, s'il intervient, sera rétroactif une fois l'arrêté paru. Rappel utile : la GIPA concerne surtout les agents dont la carrière a stagné sur un même échelon ou grade pendant la période de référence ; elle est imposable et soumise à cotisations dans les conditions de droit commun.
Point d'alerte DRH. En l'absence d'arrêté, tout versement anticipé serait irrégulier ; il faut aussi éviter d'annoncer aux agents un montant ou une date de paiement.
Impact RH :VertUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : mettre la veille JORF en alerte sur la GIPA, préparer le requêtage des agents potentiellement éligibles, et répondre aux sollicitations par un message neutre « dispositif non reconduit à ce stade ».
Santé au travail, protection sociale et absentéisme
Absentéisme : la réforme fait baisser le nombre d'agents absents, pas la durée des arrêts
Sources : baromètres de l'absentéisme dans la fonction publique territoriale, données 2025 publiées en 2026 (assureurs statutaires Diot-Siaci / Sofaxis) ; analyses de presse spécialisée.
Synthèse opérationnelle. Les derniers baromètres des assureurs statutaires convergent : l'absentéisme territorial se stabilise à un niveau élevé après les hausses des années précédentes, avec une légère progression tirée par le vieillissement des effectifs. L'enseignement central pour les employeurs est l'effet ambivalent de la réforme de l'indemnisation des arrêts (jour de carence, encadrement renforcé du contrôle) : elle réduit le nombre d'agents qui s'arrêtent, mais pas la durée moyenne des absences, portée par la maladie ordinaire longue, la longue maladie et l'usure professionnelle. Autrement dit, le levier financier agit sur les arrêts courts sans traiter la cause structurelle des arrêts longs. Pour le DRH, le pilotage utile n'est donc pas comptable mais préventif : identifier les unités de travail et les métiers les plus exposés via le rapport social unique et le document unique, articuler la médecine du travail, la prévention de la désinsertion professionnelle et le maintien dans l'emploi. Le sujet se traite au niveau collectif et statistique, sans situation individuelle, dans le respect du secret médical.
Point d'alerte DRH. Miser sur le seul jour de carence pour contenir l'absentéisme est un contresens de gestion : les arrêts longs, les plus coûteux pour l'assurance statutaire, échappent à ce levier.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : extraire les indicateurs d'absentéisme par motif et par unité de travail du rapport social unique, et cibler avec la médecine du travail deux ou trois services où les arrêts longs se concentrent.
Sanctions disciplinaires : les erreurs de procédure qui continuent de faire annuler les décisions en 2026
Sources : synthèses de jurisprudence 2026 sur le contentieux disciplinaire territorial ; article 19 de la loi du 13 juillet 1983 (droits de la défense) codifié ; décret n° 89-677 du 18 septembre 1989 ; articles L. 530-1 s. du CGFP.
Synthèse opérationnelle. Les décisions de sanction continuent d'être annulées par le juge administratif pour des causes récurrentes et évitables, bien plus souvent que sur le fond des faits. Quatre écueils dominent. Le premier est le défaut de communication intégrale du dossier à l'agent et à son défenseur avant la décision : c'est une garantie substantielle dont l'omission vicie toute la procédure. Le deuxième est le défaut d'impartialité, lorsque l'autorité qui prononce la sanction est elle-même personnellement impliquée dans les faits ou dans le conflit. Le troisième est la disproportion manifeste entre la faute et la sanction, que le juge contrôle pleinement depuis la jurisprudence Dahan. Le quatrième tient aux irrégularités du conseil de discipline (composition, convocation, respect du contradictoire), obligatoire pour les sanctions des 2e, 3e et 4e groupes des titulaires. Le DRH doit donc traiter la sanction comme une procédure à sécuriser pas à pas, et non comme une simple décision : un dossier solidement motivé peut être annulé sur un seul vice de forme.
Point d'alerte DRH. L'autorité personnellement en cause dans le litige ne peut prononcer la sanction sans l'entacher d'un défaut d'impartialité : il faut organiser une délégation ou un examen par une autorité tierce.
Impact RH :RougeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : relire la check-list procédurale de tout dossier disciplinaire en cours (preuve de communication du dossier, impartialité de l'autorité, proportionnalité, régularité du conseil de discipline) avant toute notification.
Thème du jour — Les commissions consultatives paritaires (CCP) : l'instance individuelle des contractuels, renouvelée le 10 décembre
Sources : articles L. 272-1 et L. 272-2 du CGFP ; décret n° 2016-1858 du 23 décembre 2016 relatif aux CCP de la FPT, modifié par le décret n° 2021-1624 du 10 décembre 2021 ; décret n° 88-145 du 15 février 1988 ; loi n° 2019-828 du 6 août 2019.
Synthèse opérationnelle. La CCP est, pour les agents contractuels de droit public, l'équivalent de la CAP des titulaires : une instance consultative paritaire, compétente sur les décisions individuelles. Une CCP est mise en place dans chaque collectivité ou établissement, ou auprès du centre de gestion pour les affiliées ; elle est présidée par l'autorité territoriale, composée à parité (de 2 représentants du personnel jusqu'à 200 contractuels, à 6 au-delà de 2 000), ses représentants étant élus pour quatre ans par les seuls agents contractuels. Depuis le décret de 2021 pris dans le sillage de la loi du 6 août 2019, elle est constituée sans distinction de catégorie et recentrée sur les décisions défavorables. À l'initiative de l'administration, elle est consultée notamment sur le licenciement après la période d'essai, le licenciement pour inaptitude physique, l'impossibilité de reclassement préalable, le non-renouvellement du contrat d'un agent investi d'un mandat syndical, ou le refus réitéré d'une demande de formation. À la demande de l'agent, elle connaît du refus de temps partiel, de télétravail, de congés au titre du CET, de mobilisation du CPF, et de la révision du compte rendu d'entretien professionnel. En formation disciplinaire, elle est consultée sur les sanctions autres que celles du 1er groupe et est alors présidée par un magistrat administratif désigné par le président du tribunal administratif.
Point d'alerte DRH. Omettre la saisine de la CCP sur une décision qui l'exige (licenciement, sanction du 2e groupe et au-delà) est un vice de procédure qui fait tomber la décision : la CCP doit être constituée et opérationnelle dès l'installation issue du scrutin du 10 décembre.
Impact RH :RougeUrgence :Rouge
Ce que le DRH doit faire lundi matin : vérifier l'effectif de contractuels au 1er janvier 2026 pour fixer le nombre de sièges, s'assurer que les décisions individuelles en cours concernant des contractuels passeront par la CCP compétente, et prévoir la formation des nouveaux représentants après le 10 décembre.
Contractuels : cédéisation, portabilité du CDI et réévaluation triennale de la rémunération
Sources : articles L. 332-4 et L. 332-8 s. du CGFP ; décret n° 2015-1912 du 29 décembre 2015 ; analyses doctrinales sur la place des contractuels dans la FPT (environ 20 % des agents publics).
Synthèse opérationnelle. Les contractuels représentent environ un agent public sur cinq, et leur gestion devient un levier d'attractivité à part entière, sans pour autant ouvrir un « droit à la carrière » réservé aux fonctionnaires. Trois mécanismes structurent cette gestion. D'abord la cédéisation : au terme de six ans de CDD sur des fonctions relevant du même employeur, le renouvellement ne peut intervenir qu'en CDI. Ensuite la portabilité : un agent en CDI recruté par une autre collectivité peut, par décision expresse de l'autorité territoriale, conserver le bénéfice de son contrat à durée indéterminée. Enfin la réévaluation : la rémunération des agents en CDI doit être réexaminée au moins tous les trois ans, notamment au vu des résultats de l'entretien professionnel — ce qui n'est pas une revalorisation automatique mais une obligation de réexamen. La liberté encadrée de négocier la rémunération à l'embauche reste un outil précieux sur les postes en tension où le vivier de fonctionnaires est insuffisant, à condition de documenter les écarts pour prévenir tout risque d'inégalité de traitement.
Point d'alerte DRH. La réévaluation triennale des CDI est une obligation : son oubli expose à un contentieux indemnitaire, et son application mécanique sans critères objectifs à un risque d'inégalité de traitement.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : lister les CDI dont la rémunération n'a pas été réexaminée depuis trois ans et planifier les réévaluations, et tracer les décisions expresses de maintien du CDI en cas de mobilité entrante.
Encadrement supérieur : la réforme des administrateurs recompose l'architecture des carrières de direction
Sources : décrets de la réforme de l'encadrement supérieur territorial du 10 juin 2026 ; décret du 18 août 2026 fixant l'échelonnement indiciaire des élèves administrateurs territoriaux ; analyses statutaires des centres de gestion hors région-capitale.
Synthèse opérationnelle. La réforme de l'encadrement supérieur territorial, qui décline à la territoriale la réforme de l'État de 2022, redessine l'organisation des carrières de direction. Le corps des administrateurs est réarticulé autour de grades alignés sur la grille des administrateurs de l'État, avec un avancement désormais conditionné à des mobilités statutaires obligatoires : la promotion se mérite par le parcours, non par la seule ancienneté. Un régime indemnitaire propre aux emplois fonctionnels, de type RIFSEEP plafonné sur les plafonds de l'État, se substitue à des dispositifs antérieurs, avec la suppression de la prime de responsabilité et de la nouvelle bonification indiciaire pour les emplois concernés. Les emplois fonctionnels de direction des collectivités de plus de 40 000 habitants sont répartis sur quatre niveaux selon la strate de population et les responsabilités. Pour les DRH des grandes collectivités, l'enjeu est double : accompagner le reclassement des cadres en poste dans la nouvelle architecture, et intégrer la logique de mobilité obligatoire dans la gestion prévisionnelle des emplois de direction.
Point d'alerte DRH. La bascule indemnitaire (fin de la prime de responsabilité et de la NBI, nouveau plafond RIFSEEP) doit être neutralisée ou accompagnée pour les cadres en poste, sous peine de perte de rémunération mal vécue au sein de l'équipe de direction.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : cartographier les emplois fonctionnels et les administrateurs de la collectivité au regard de la nouvelle architecture, et simuler l'effet de la bascule indemnitaire poste par poste avant toute communication.
Plafonnement des recettes du CNFPT : une ponction qui menace la formation des agents
Sources : loi de finances pour 2026 ; motion du conseil d'administration du CNFPT ; position de la coordination des employeurs territoriaux et des organisations syndicales ; vœu du CSFPT du 21 octobre 2026.
Synthèse opérationnelle. Les recettes du CNFPT, qui proviennent intégralement de la cotisation obligatoire des collectivités (0,9 % de la masse salariale, soit un rendement de l'ordre de 440 M€), ont été plafonnées à environ 397 M€, l'État récupérant l'excédent. L'établissement chiffre la ponction à près de 45 M€, soit environ 10 % de son budget. Son conseil d'administration a voté à l'unanimité une motion demandant la suppression du mécanisme ; la coordination des employeurs territoriaux dénonce une « ponction unilatérale » et les six organisations syndicales représentatives un « hold-up ». Le CSFPT a adopté dans le même sens un vœu le 21 octobre 2026. L'impact est directement RH : le CNFPT alerte sur une remise en cause possible du remboursement des frais de déplacement en formation (au détriment des petites communes et des territoires ruraux), sur la formation des policiers municipaux et des sapeurs-pompiers, et sur l'apprentissage, déjà fragilisé par le désengagement de l'État et de France compétences. Le débat se prolonge dans la discussion du projet de loi de finances pour 2027.
Point d'alerte DRH. Un recul du financement du CNFPT peut renchérir pour la collectivité le coût réel de la formation (frais de déplacement, places contingentées) : à anticiper dans le plan de formation et le budget 2027.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : sécuriser les départs en formation prioritaires (intégration, professionnalisation, préparations concours) avant tout resserrement, et chiffrer le reste à charge potentiel des frais de déplacement dans le budget formation 2027.
Baromètre HoRHizons 2026 : des collectivités sous contraintes exogènes à la veille des scrutins
Sources : baromètre HoRHizons 2026, Coordination des employeurs territoriaux (AMF, CNFPT, FNCDG, Départements de France, Régions de France), publié le 4 février 2026 ; 1 006 collectivités interrogées d'octobre à décembre 2025.
Synthèse opérationnelle. Le baromètre HoRHizons 2026 décrit des employeurs territoriaux lucides mais contraints. Les trois premières difficultés citées sont exogènes : un calendrier réglementaire complexe et instable (66,7 %), l'insuffisance des ressources financières (64,4 %) et la tension sur les métiers et les recrutements (61,5 %). Les dépenses de personnel des communes et intercommunalités ont progressé de 3,4 % en moyenne annuelle sur le mandat, sous l'effet de la hausse du SMIC, des revalorisations indiciaires et de la cotisation CNRACL (appelée à grimper de douze points d'ici 2028). Face à cela, 54 % des collectivités n'envisagent pas de recruter, 58 % ont redéfini leurs besoins ou différé des recrutements et 46,5 % ont adopté de nouveaux modes de gestion (mutualisation, externalisation). Les tensions de recrutement se concentrent sur les services techniques (40,2 %), l'administration générale (17,2 %), l'enfance-éducation-jeunesse (16 %) et la petite enfance (10,6 %). Malgré tout, 83,3 % des répondants estiment avoir mis en œuvre la stratégie RH définie en début de mandat.
Point d'alerte DRH. L'instabilité normative est désormais perçue comme le premier frein RH, devant l'argent : le pilotage 2027 devra absorber à la fois la hausse mécanique de la masse salariale (CNRACL) et un flux réglementaire soutenu.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : intégrer dès maintenant la trajectoire de hausse de la cotisation CNRACL dans la prospective de masse salariale, et prioriser le plan de recrutement sur les familles de métiers les plus en tension.
11 informations sélectionnées aujourd'hui, réparties sur 10 rubriques. Le fil conducteur : à six semaines du scrutin professionnel du 10 décembre 2026, la gestion des agents contractuels et de leur instance dédiée, la CCP, structure l'actualité RH.
Top 5 à retenir :
CCP (thème du jour) — instance individuelle des contractuels à constituer dès l'installation post-scrutin ; saisine obligatoire sur licenciements et sanctions au-delà du 1er groupe.
Élections professionnelles du 10 décembre — rétroplanning en phase terminale ; toute erreur sur la liste électorale ou la publicité des candidatures est un vice d'annulation.
Non-renouvellement de CDD (CAA Bordeaux, 22 septembre 2026) — la volonté de « recruter le meilleur candidat » n'est pas un motif ; entretien préalable obligatoire au-delà de trois ans.
Sanctions disciplinaires — les annulations 2026 tiennent au défaut de communication du dossier, au défaut d'impartialité et à la disproportion, plus qu'au fond.
Plafonnement du CNFPT — environ 45 M€ ponctionnés ; menace directe sur la formation, l'apprentissage et le remboursement des frais de déplacement.
Alertes rouges (3) : saisine obligatoire des CCP (vice de procédure sur licenciements et sanctions) ; sécurité juridique du scrutin du 10 décembre ; risque d'annulation des sanctions disciplinaires pour vice de forme.
Actions à 7 jours : figer la liste électorale et vérifier l'inscription des contractuels au vote CCP ; sécuriser les non-renouvellements en cours (motif écrit + entretien préalable) ; passer en revue la check-list procédurale des dossiers disciplinaires ; mettre la veille JORF en alerte sur la GIPA et le décret attachés.
Signal faible développé. Le scrutin du 10 décembre sera d'abord un test de vitalité du dialogue social : la participation est en érosion et le renouvellement des candidatures militantes se fait plus difficile. Mais il porte un enjeu propre, souvent sous-estimé : la représentation des contractuels. Alors qu'ils forment désormais près d'un agent public sur cinq, et une part croissante des recrutements sur les métiers en tension, ils votent pour une instance — la CCP — longtemps perçue comme secondaire au regard de la CAP des titulaires. Or la CCP concentre précisément les décisions les plus lourdes pour ces agents les plus exposés : licenciements, non-renouvellements, sanctions, inaptitude. Une faible participation des contractuels affaiblirait la légitimité de l'instance au moment même où le contentieux de leurs décisions individuelles se densifie, comme l'illustre l'arrêt de la CAA de Bordeaux. Le DRH a tout intérêt à traiter la CCP non comme une formalité électorale de plus, mais comme l'outil de sécurisation juridique d'une population salariée qui pèse de plus en plus dans l'effectif territorial.
Tableau de synthèse
Rubrique
Information
Date
Impact
Urgence
Action immédiate
Textes
Élections professionnelles du 10 décembre (CST/CAP/CCP)
10 déc. 2026
â Orange
â Rouge
Figer la liste électorale, vérifier l'inscription des contractuels
Textes
Projet de décret attachés territoriaux (avis défavorable CSFPT du 21 octobre)
Réexamen 18 nov. 2026
â Orange
â Vert
Simuler les ratios d'avancement sans communiquer de date
Jurisprudence
Non-renouvellement de CDD annulé (CAA Bordeaux n° 24BX01518)
22 sept. 2026
â Orange
â Orange
Motiver par l'intérêt du service + entretien préalable
Rémunération
GIPA 2026 non reconduite à ce jour
Au 29 oct. 2026
â Vert
â Orange
Veille JORF, aucun versement anticipé
Santé
Absentéisme : baisse du nombre d'absents, pas de la durée
Données 2025 / 2026
â Orange
â Orange
Cibler les arrêts longs avec la médecine du travail
Discipline
Annulations de sanctions pour vices de procédure
Jurisprudence 2026
â Rouge
â Orange
Relire la check-list procédurale avant notification
Dialogue social
CCP : instance individuelle des contractuels (thème du jour)
Renouvelée 10 déc. 2026
â Rouge
â Rouge
Fixer les sièges (effectif au 1er janv. 2026), sécuriser les saisines
Recrutement
Contractuels : cédéisation, portabilité et réévaluation triennale du CDI
Cadre en vigueur
â Orange
â Vert
Planifier les réévaluations de CDI de plus de trois ans
Management
Réforme de l'encadrement supérieur (administrateurs)
Décrets 2026
â Orange
â Vert
Cartographier les emplois fonctionnels, simuler la bascule indemnitaire
Finances
Plafonnement des recettes du CNFPT (~45 M€)
LFI 2026 / PLF 2027
â Orange
â Orange
Sécuriser les formations prioritaires, chiffrer le reste à charge
Rapports
Baromètre HoRHizons 2026 (contraintes exogènes)
4 févr. 2026
â Vert
â Vert
Intégrer la hausse CNRACL dans la prospective de masse salariale
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