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La veille du DRH territorial
Édition du jeudi 8 octobre 2026 — Le congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS), les accidents de service et les maladies professionnelles
Le congé pour invalidité temporaire imputable au service, cadre général d'un dispositif récemment actualisé
Sources : articles L. 822-18 à L. 822-25 du code général de la fonction publique ; décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ; titre VI bis du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 — le cadre du congé pour invalidité temporaire imputable au service
Synthèse opérationnelle. Le congé pour invalidité temporaire imputable au service étant un dispositif central de la protection des agents victimes d'accidents de service ou de maladies professionnelles, dont le cadre a été récemment actualisé, il est utile de consacrer un point d'ensemble à ce dispositif. Le congé pour invalidité temporaire imputable au service, désigné par le sigle CITIS, est le congé dont bénéficie le fonctionnaire placé dans l'impossibilité d'exercer ses fonctions en raison d'un accident ou d'une maladie reconnus imputables au service. Son cadre figure aux articles L. 822-18 à L. 822-25 du code général de la fonction publique et, pour la fonction publique territoriale, au titre VI bis du décret du 30 juillet 1987, dont les modalités procédurales résultent du décret du 10 avril 2019. Ce dispositif, issu de l'ordonnance du 19 janvier 2017, a unifié sous une procédure commune les anciens congés pour accident de service, accident de trajet et maladie professionnelle. Il importe de souligner que ce cadre a fait l'objet d'une actualisation récente, le décret du 29 juillet 2026 ayant modifié certaines de ses dispositions, entrées en vigueur le 4 septembre 2026. La maîtrise de ce dispositif est essentielle. Pour les collectivités, maîtriser le cadre du congé pour invalidité temporaire imputable au service, en connaître la base légale et réglementaire, et intégrer son actualisation récente sont des éléments d'une gestion rigoureuse de la santé au travail.
Point d'alerte DRH. Le congé pour invalidité temporaire imputable au service (CITIS) est le congé du fonctionnaire empêché d'exercer en raison d'un accident ou d'une maladie reconnus imputables au service (articles L. 822-18 à L. 822-25 du code général de la fonction publique, titre VI bis du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987, décret n° 2019-301 du 10 avril 2019). Issu de l'ordonnance du 19 janvier 2017, il a unifié les anciens congés pour accident de service, accident de trajet et maladie professionnelle. Son cadre a été actualisé par le décret n° 2026-705 du 29 juillet 2026, en vigueur le 4 septembre 2026.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : maîtriser le cadre du congé pour invalidité temporaire imputable au service (articles L. 822-18 à L. 822-25 du code général de la fonction publique, titre VI bis du décret n° 87-602, décret n° 2019-301 : dispositif unique pour accident de service, accident de trajet et maladie professionnelle), et intégrer l'actualisation du décret n° 2026-705 du 29 juillet 2026.
Le champ d'application : le régime spécial des fonctionnaires et l'exclusion des agents contractuels
Sources : articles L. 822-18 et suivants du code général de la fonction publique ; code de la sécurité sociale — le champ d'application du congé pour invalidité temporaire imputable au service
Synthèse opérationnelle. Le bénéfice du congé pour invalidité temporaire imputable au service obéit à des conditions de champ d'application qu'il importe de connaître précisément, car il ne concerne qu'une partie des agents territoriaux. Le congé pour invalidité temporaire imputable au service bénéficie aux fonctionnaires relevant du régime spécial de sécurité sociale, c'est-à-dire aux fonctionnaires titulaires et stagiaires affiliés à la caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales. Pour ces agents, l'accident de service ou la maladie professionnelle ouvre droit au congé pour invalidité temporaire imputable au service, dans les conditions du code général de la fonction publique. Il importe de souligner que les agents contractuels de droit public, ainsi que les fonctionnaires affiliés au régime général pour le risque accident du travail et maladie professionnelle, ne relèvent pas de ce dispositif. Pour ces agents, c'est le régime de droit commun des accidents du travail et des maladies professionnelles, prévu par le code de la sécurité sociale, qui s'applique. Il en résulte, pour une même collectivité, une dualité de régimes selon le statut de l'agent, qu'il importe de maîtriser pour appliquer la procédure appropriée. La connaissance de ce champ est essentielle. Pour les collectivités, connaître le champ d'application du congé pour invalidité temporaire imputable au service, distinguer les agents relevant du régime spécial de ceux relevant du régime général, et appliquer à chacun la procédure appropriée sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Le congé pour invalidité temporaire imputable au service bénéficie aux fonctionnaires titulaires et stagiaires relevant du régime spécial (affiliés à la caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales). Les agents contractuels de droit public et les fonctionnaires affiliés au régime général pour le risque accident du travail et maladie professionnelle en sont exclus : ils relèvent du régime de droit commun du code de la sécurité sociale. Il en résulte, dans une même collectivité, une dualité de régimes selon le statut de l'agent, qu'il faut maîtriser pour appliquer la bonne procédure.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître le champ d'application du congé pour invalidité temporaire imputable au service (fonctionnaires titulaires et stagiaires du régime spécial affiliés à la caisse nationale de retraites des agents des collectivités locales ; contractuels et affiliés au régime général exclus, relevant du code de la sécurité sociale), et appliquer à chaque agent la procédure correspondant à son statut.
La présomption d'imputabilité : le renversement de la charge de la preuve en faveur de l'agent
Sources : article L. 822-20 du code général de la fonction publique ; ordonnance n° 2017-53 du 19 janvier 2017 — la présomption d'imputabilité
Synthèse opérationnelle. Le congé pour invalidité temporaire imputable au service repose sur un mécanisme de présomption d'imputabilité qui constitue une innovation majeure, dont il importe de mesurer la portée pour l'instruction des dossiers. Avant l'ordonnance du 19 janvier 2017, il appartenait en principe à l'agent de démontrer le lien entre son accident ou sa maladie et le service pour en obtenir la reconnaissance. L'ordonnance a introduit une présomption d'imputabilité au service, qui opère un renversement de la charge de la preuve en faveur de l'agent. S'agissant de l'accident, est désormais présumé imputable au service l'accident survenu dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice des fonctions, sauf fait personnel de l'agent ou circonstance particulière détachant l'accident du service. S'agissant de la maladie, est présumée imputable au service la maladie désignée par les tableaux de maladies professionnelles et contractée dans les conditions de ces tableaux. Il en résulte que, lorsque les conditions de la présomption sont réunies, l'imputabilité est acquise sans que l'agent ait à la démontrer, et c'est à l'administration qu'il revient, le cas échéant, de renverser cette présomption. Cette présomption renforce les droits des agents et encadre l'appréciation de l'administration. Pour les collectivités, connaître le mécanisme de la présomption d'imputabilité, en mesurer les conditions et la portée, et instruire les dossiers en conséquence sont des éléments d'une gestion rigoureuse et sécurisée.
Point d'alerte DRH. L'ordonnance du 19 janvier 2017 a introduit une présomption d'imputabilité au service qui renverse la charge de la preuve en faveur de l'agent (article L. 822-20 du code général de la fonction publique). Est présumé imputable l'accident survenu dans le temps et le lieu du service, dans l'exercice ou à l'occasion des fonctions, sauf fait personnel ou circonstance détachant l'accident du service. Est présumée imputable la maladie désignée par les tableaux et contractée dans leurs conditions. L'imputabilité est alors acquise sans démonstration par l'agent ; il revient à l'administration de renverser, le cas échéant, cette présomption.
Impact RH :RougeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître le mécanisme de la présomption d'imputabilité (accident survenu dans le temps et le lieu du service sauf fait personnel ou circonstance détachant du service ; maladie désignée par les tableaux et contractée dans leurs conditions — article L. 822-20 du code général de la fonction publique), et instruire les dossiers en sachant que la charge de la preuve pèse, pour la renverser, sur l'administration.
Les effets du congé : maintien du plein traitement et prise en compte comme période d'activité
Sources : articles L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique — les effets du congé pour invalidité temporaire imputable au service sur la rémunération et la carrière
Synthèse opérationnelle. Le congé pour invalidité temporaire imputable au service produit des effets protecteurs sur la rémunération et la carrière de l'agent, qu'il importe de connaître pour une gestion correcte. S'agissant de la rémunération, l'agent placé en congé pour invalidité temporaire imputable au service conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à sa reprise de fonctions ou sa mise à la retraite. À la différence du congé de maladie ordinaire, dans lequel le traitement est réduit de moitié au-delà d'une certaine durée, le congé pour invalidité temporaire imputable au service garantit le maintien du plein traitement pendant toute sa durée. L'agent conserve en outre ses droits à l'avancement. S'agissant de la carrière, la période passée en congé pour invalidité temporaire imputable au service est prise en compte comme une période d'activité, pour l'avancement et pour la retraite, de sorte que le congé n'emporte pas de perte de droits à ces titres. Il importe également de noter que les frais médicaux directement entraînés par l'accident ou la maladie sont pris en charge, point détaillé par ailleurs. Ces effets font du congé pour invalidité temporaire imputable au service un dispositif protecteur. Pour les collectivités, connaître les effets du congé sur la rémunération et la carrière, en assurer la correcte application, et maintenir les droits de l'agent sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. L'agent en congé pour invalidité temporaire imputable au service conserve l'intégralité de son traitement jusqu'à la reprise ou la mise à la retraite (articles L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique). À la différence du congé de maladie ordinaire, où le traitement est réduit au-delà d'une certaine durée, le plein traitement est ici maintenu pendant toute la durée du congé. L'agent conserve ses droits à l'avancement, et la période est prise en compte comme période d'activité pour l'avancement et la retraite. Les frais médicaux entraînés par l'accident ou la maladie sont en outre pris en charge.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître les effets du congé pour invalidité temporaire imputable au service (plein traitement maintenu pendant toute la durée, à la différence du congé de maladie ordinaire ; période comptée comme activité pour l'avancement et la retraite ; frais médicaux pris en charge — articles L. 822-21 et L. 822-22 du code général de la fonction publique), et en assurer la correcte application.
4. Santé au travail, protection sociale et absentéisme
Accident de service, accident de trajet et maladie professionnelle : trois situations, une procédure commune
Sources : articles L. 822-18 à L. 822-20 du code général de la fonction publique — les trois situations ouvrant droit au congé pour invalidité temporaire imputable au service
Synthèse opérationnelle. Le congé pour invalidité temporaire imputable au service recouvre trois situations distinctes qu'il importe de distinguer précisément, car elles obéissent à des conditions de reconnaissance différentes bien que relevant d'une procédure commune. La première situation est l'accident de service, c'est-à-dire l'accident survenu dans l'exercice ou à l'occasion de l'exercice des fonctions, sur le lieu et pendant le temps du service. La deuxième situation est l'accident de trajet, c'est-à-dire l'accident survenu pendant le trajet aller-retour entre la résidence de l'agent et son lieu de travail, ou entre son lieu de travail et le lieu où il prend habituellement ses repas, dans la mesure où ce trajet n'a pas été interrompu ou détourné pour un motif personnel. La troisième situation est la maladie professionnelle, c'est-à-dire la maladie contractée en raison de l'exposition de l'agent, dans le cadre de ses fonctions, à un risque. La reconnaissance de la maladie professionnelle s'appuie notamment sur les tableaux de maladies professionnelles. Dans ces trois situations, lorsque l'imputabilité au service est reconnue, l'agent bénéficie du congé et de ses effets protecteurs, et les frais médicaux directement entraînés sont pris en charge par la collectivité. La distinction de ces situations est essentielle. Pour les collectivités, distinguer l'accident de service, l'accident de trajet et la maladie professionnelle, en connaître les conditions de reconnaissance, et assurer la prise en charge des frais médicaux sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Le congé pour invalidité temporaire imputable au service recouvre trois situations (articles L. 822-18 à L. 822-20 du code général de la fonction publique). L'accident de service : survenu dans l'exercice ou à l'occasion des fonctions, sur le lieu et pendant le temps du service. L'accident de trajet : survenu pendant le trajet résidence-travail ou travail-lieu de repas, sans interruption ni détour pour motif personnel. La maladie professionnelle : contractée du fait de l'exposition à un risque dans les fonctions, reconnue notamment par les tableaux. Dans ces trois cas, si l'imputabilité est reconnue, l'agent bénéficie du congé et les frais médicaux sont pris en charge par la collectivité.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : distinguer les trois situations du congé pour invalidité temporaire imputable au service (accident de service, accident de trajet, maladie professionnelle — articles L. 822-18 à L. 822-20 du code général de la fonction publique), en connaître les conditions de reconnaissance, et assurer la prise en charge des frais médicaux directement entraînés.
Les délais de déclaration : obligations de l'agent et conséquences du dépassement
Sources : décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ; articles du titre VI bis du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 — les délais de déclaration de l'accident et de la maladie
Synthèse opérationnelle. La demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service est enserrée dans des délais de déclaration qu'il importe de connaître précisément, car leur respect conditionne l'instruction du dossier. S'agissant de l'accident, de service ou de trajet, l'agent, ou son représentant, doit adresser à l'administration sa déclaration dans un délai de quinze jours à compter de la date de l'accident. S'agissant de la maladie professionnelle, la déclaration doit être adressée dans un délai de deux ans à compter de la date de la première constatation médicale de la maladie, ou de la date à laquelle l'agent est informé du lien possible entre sa maladie et son activité professionnelle. Par ailleurs, lorsque l'accident ou la maladie entraîne un arrêt de travail, le certificat médical correspondant doit en principe être transmis dans les délais applicables aux arrêts de travail. Il importe de souligner que ces délais, s'ils sont dépassés, peuvent rendre la demande tardive, sous réserve des cas où le dépassement est justifié. Ces délais, ainsi que les pièces à fournir, doivent être portés à la connaissance des agents, afin de sécuriser la procédure. Pour les collectivités, connaître les délais de déclaration de l'accident et de la maladie, informer les agents de leurs obligations, et instruire les dossiers dans le respect de ces délais sont des éléments d'une gestion rigoureuse et sécurisée.
Point d'alerte DRH. La demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service est enserrée dans des délais (décret n° 2019-301 du 10 avril 2019). Accident de service ou de trajet : déclaration dans les quinze jours suivant l'accident. Maladie professionnelle : déclaration dans les deux ans suivant la première constatation médicale ou l'information du lien possible avec l'activité. L'éventuel certificat médical d'arrêt suit les délais applicables aux arrêts de travail. Un dépassement peut rendre la demande tardive, sous réserve de justification. Ces délais et les pièces à fournir doivent être portés à la connaissance des agents pour sécuriser la procédure.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître les délais de déclaration (accident de service ou de trajet : quinze jours ; maladie professionnelle : deux ans à compter de la première constatation médicale ou de l'information du lien possible — décret n° 2019-301 du 10 avril 2019), et informer les agents de leurs obligations déclaratives et des pièces à fournir.
Le conseil médical en formation plénière : sa saisine en cas de doute sur l'imputabilité
Sources : décret n° 2022-350 du 11 mars 2022 relatif aux conseils médicaux ; décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 — le rôle du conseil médical dans l'instruction du congé pour invalidité temporaire imputable au service
Synthèse opérationnelle. L'instruction de la demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service peut faire intervenir une instance médicale consultative, le conseil médical, dont il importe de connaître le rôle et les conditions de saisine. Le conseil médical, instance issue de la réforme de 2022 ayant fusionné les anciens comités médicaux et commissions de réforme, intervient, dans sa formation plénière, en matière de congé pour invalidité temporaire imputable au service. Lorsque l'imputabilité au service de l'accident ou de la maladie ne fait pas de doute, notamment lorsque la présomption d'imputabilité s'applique et que ses conditions sont réunies, l'administration peut reconnaître l'imputabilité sans consultation préalable du conseil médical. En revanche, lorsqu'un doute existe sur l'imputabilité, par exemple lorsque les conditions de la présomption ne sont pas réunies, ou lorsque l'administration envisage de renverser la présomption, la consultation du conseil médical en formation plénière est requise. Le conseil médical rend alors un avis sur l'imputabilité, qui éclaire la décision de l'administration, laquelle demeure compétente pour statuer. Il importe donc d'apprécier, pour chaque dossier, la nécessité de saisir le conseil médical. Pour les collectivités, connaître le rôle du conseil médical en matière de congé pour invalidité temporaire imputable au service, apprécier les cas de saisine obligatoire, et instruire les dossiers en conséquence sont des éléments d'une gestion rigoureuse et sécurisée.
Point d'alerte DRH. Le conseil médical, issu de la fusion de 2022 des comités médicaux et commissions de réforme, intervient en formation plénière pour le congé pour invalidité temporaire imputable au service (décret n° 2022-350 du 11 mars 2022). Lorsque l'imputabilité ne fait pas de doute, notamment quand la présomption s'applique et que ses conditions sont réunies, l'administration peut la reconnaître sans consultation préalable. En cas de doute (conditions de la présomption non réunies, ou intention de la renverser), la consultation du conseil médical en formation plénière est requise ; il rend un avis sur l'imputabilité, l'administration demeurant compétente pour statuer.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître le rôle du conseil médical en formation plénière en matière de congé pour invalidité temporaire imputable au service (décret n° 2022-350 du 11 mars 2022 : consultation non requise quand la présomption s'applique et ses conditions sont réunies ; requise en cas de doute sur l'imputabilité ou d'intention de renverser la présomption), et apprécier pour chaque dossier la nécessité de le saisir.
La compétence des gestionnaires et la sécurisation de l'instruction des dossiers
Sources : décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ; pratiques d'instruction — la montée en compétence des gestionnaires sur le congé pour invalidité temporaire imputable au service
Synthèse opérationnelle. L'instruction des demandes de congé pour invalidité temporaire imputable au service suppose une réelle compétence des gestionnaires des ressources humaines, dont il importe d'assurer la montée en qualification pour sécuriser la procédure. L'instruction d'une demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service est une procédure technique, qui suppose de maîtriser la distinction des situations, les conditions de la présomption d'imputabilité, les délais de déclaration, les cas de saisine du conseil médical, et les effets du congé. Une instruction insuffisamment maîtrisée expose la collectivité à des risques : reconnaissance ou refus mal fondés, délais d'instruction non respectés, contentieux. Il importe donc d'assurer la compétence des gestionnaires en charge de ces dossiers, par la formation, la documentation, et l'appui des ressources disponibles. Les centres de gestion apportent, à cet égard, un appui aux collectivités affiliées, notamment par des conseils, des modèles de procédure, et l'intervention des conseils médicaux qu'ils organisent. Il importe également de formaliser des procédures internes claires, précisant les étapes, les pièces, et les délais. La sécurisation de l'instruction prévient les risques. Pour les collectivités, assurer la compétence des gestionnaires en matière de congé pour invalidité temporaire imputable au service, s'appuyer sur les ressources disponibles, et formaliser des procédures internes claires sont des éléments d'une gestion rigoureuse et sécurisée.
Point d'alerte DRH. L'instruction d'une demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service est technique : distinction des situations, conditions de la présomption, délais de déclaration, saisine du conseil médical, effets du congé. Une instruction mal maîtrisée expose à des risques (reconnaissance ou refus mal fondés, délais non respectés, contentieux). Il faut assurer la compétence des gestionnaires (formation, documentation), s'appuyer sur l'appui des centres de gestion aux collectivités affiliées (conseils, modèles, conseils médicaux organisés), et formaliser des procédures internes claires précisant étapes, pièces et délais.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : assurer la compétence des gestionnaires en matière de congé pour invalidité temporaire imputable au service (formation, documentation sur les situations, la présomption, les délais et la saisine du conseil médical), s'appuyer sur l'appui des centres de gestion, et formaliser des procédures internes claires précisant étapes, pièces et délais.
Les délais d'instruction de l'autorité territoriale et le congé provisoire
Sources : décret n° 2019-301 du 10 avril 2019 ; articles du titre VI bis du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987 — les délais d'instruction et le congé pour invalidité temporaire imputable au service provisoire
Synthèse opérationnelle. L'instruction de la demande de congé pour invalidité temporaire imputable au service par l'autorité territoriale est elle-même enserrée dans des délais, et peut donner lieu à un placement provisoire, dispositifs qu'il importe de connaître pour organiser la procédure. À compter de la réception de la demande complète, l'autorité territoriale dispose d'un délai pour se prononcer sur l'imputabilité : ce délai est, en principe, d'un mois pour un accident de service ou de trajet, et de deux mois pour une maladie professionnelle. Lorsqu'une enquête administrative ou un examen médical est nécessaire, ce délai peut être prolongé, dans la limite de trois mois. Il importe de souligner que, afin de ne pas laisser l'agent sans ressources pendant l'instruction, l'autorité territoriale peut le placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire, pour la durée de l'instruction. Si l'imputabilité est ensuite reconnue, le congé est confirmé ; si elle est refusée, la situation de l'agent est régularisée, le cas échéant par un placement en congé de maladie. L'organisation de l'instruction dans ces délais, et le recours au placement provisoire, sécurisent la procédure et la situation de l'agent. Pour les collectivités, connaître les délais d'instruction de l'autorité territoriale, recourir si nécessaire au congé provisoire, et organiser l'instruction en conséquence sont des éléments d'une gestion rigoureuse et sécurisée.
Point d'alerte DRH. À réception de la demande complète, l'autorité territoriale dispose, pour se prononcer sur l'imputabilité, d'un mois pour un accident de service ou de trajet et de deux mois pour une maladie professionnelle, prolongeables jusqu'à trois mois en cas d'enquête ou d'examen médical (décret n° 2019-301 du 10 avril 2019). Pour ne pas laisser l'agent sans ressources, l'autorité peut le placer en congé pour invalidité temporaire imputable au service à titre provisoire pendant l'instruction : si l'imputabilité est reconnue, le congé est confirmé ; sinon, la situation est régularisée, le cas échéant par un congé de maladie.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître les délais d'instruction de l'autorité territoriale (un mois pour un accident de service ou de trajet, deux mois pour une maladie professionnelle, prolongeables jusqu'à trois mois en cas d'enquête ou d'examen — décret n° 2019-301 du 10 avril 2019), et recourir si nécessaire au placement provisoire en congé pour ne pas laisser l'agent sans ressources pendant l'instruction.
La prise en charge financière par la collectivité et l'enjeu de l'assurance statutaire
Sources : articles L. 822-21 et suivants du code général de la fonction publique ; pratiques d'assurance statutaire — la dimension financière du congé pour invalidité temporaire imputable au service
Synthèse opérationnelle. Le congé pour invalidité temporaire imputable au service comporte une dimension financière significative pour la collectivité, qu'il importe d'appréhender pour en maîtriser le coût. La collectivité employeur supporte en effet directement le coût du congé pour invalidité temporaire imputable au service, pour les agents relevant du régime spécial. Ce coût comprend, d'une part, le maintien du plein traitement de l'agent pendant toute la durée du congé, sans la réduction applicable au congé de maladie ordinaire. Il comprend, d'autre part, la prise en charge des frais médicaux, chirurgicaux, pharmaceutiques et accessoires directement entraînés par l'accident ou la maladie, jusqu'à la guérison ou la consolidation. À la différence du régime général, dans lequel ces risques sont couverts par les cotisations versées à la sécurité sociale, le régime spécial fait peser directement cette charge sur l'employeur. C'est la raison pour laquelle de nombreuses collectivités souscrivent une assurance statutaire, qui couvre, moyennant cotisation, tout ou partie des charges liées, notamment, aux accidents de service et aux maladies professionnelles. La maîtrise de ce coût et la question de sa couverture sont des enjeux financiers. Pour les directions des ressources humaines et financières, appréhender le coût du congé pour invalidité temporaire imputable au service, en connaître la charge directe pour la collectivité, et apprécier l'opportunité d'une assurance statutaire sont des éléments d'une gestion financière rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Pour les agents du régime spécial, la collectivité supporte directement le coût du congé pour invalidité temporaire imputable au service : maintien du plein traitement pendant toute la durée (sans la réduction du congé de maladie ordinaire) et prise en charge des frais médicaux, chirurgicaux, pharmaceutiques et accessoires jusqu'à la guérison ou la consolidation (articles L. 822-21 et suivants du code général de la fonction publique). À la différence du régime général couvert par cotisations, cette charge pèse directement sur l'employeur, d'où le recours fréquent à une assurance statutaire couvrant, moyennant cotisation, tout ou partie de ces charges.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : appréhender le coût du congé pour invalidité temporaire imputable au service pour la collectivité (plein traitement maintenu et frais médicaux à sa charge directe pour les agents du régime spécial), et apprécier, avec la direction financière, l'opportunité et l'étendue d'une assurance statutaire couvrant ces charges.
Les suites du congé et la judiciarisation croissante de l'imputabilité
Sources : articles L. 822-21 et suivants du code général de la fonction publique ; analyses sur la sinistralité et le contentieux de l'imputabilité — les suites du congé pour invalidité temporaire imputable au service
Synthèse opérationnelle. Au-delà de son régime, le congé pour invalidité temporaire imputable au service soulève la question de ses suites et révèle un signal de fond qu'il est éclairant de mettre en perspective : la judiciarisation croissante de l'imputabilité et l'enjeu de la prévention de la sinistralité. S'agissant des suites, le congé pour invalidité temporaire imputable au service prend fin par la reprise des fonctions de l'agent, lorsque son état le permet, à la guérison ou à la consolidation. Il peut aussi donner lieu à une rechute, nouvelle manifestation de l'accident ou de la maladie après la reprise, elle-même susceptible d'être reconnue imputable. Lorsque l'agent conserve des séquelles, une allocation temporaire d'invalidité peut lui être attribuée, et, en cas d'invalidité l'empêchant définitivement d'exercer, une mise à la retraite pour invalidité peut intervenir. S'agissant du signal de fond, il importe de souligner la judiciarisation croissante de la reconnaissance de l'imputabilité : la présomption d'imputabilité, qui renforce les droits des agents, s'accompagne d'un contentieux nourri sur ses conditions et sur les décisions de refus ou de renversement. Cette évolution invite les collectivités à sécuriser leurs décisions, mais aussi, en amont, à renforcer la prévention des accidents et des maladies professionnelles. Pour les collectivités, connaître les suites du congé, suivre la judiciarisation de l'imputabilité, et renforcer la prévention de la sinistralité sont des éléments d'une veille prospective.
Point d'alerte DRH. Le congé pour invalidité temporaire imputable au service prend fin par la reprise des fonctions, à la guérison ou à la consolidation. Il peut donner lieu à une rechute, elle-même susceptible d'être reconnue imputable. En cas de séquelles, une allocation temporaire d'invalidité peut être attribuée ; en cas d'invalidité empêchant définitivement l'exercice, une retraite pour invalidité peut intervenir. Signal de fond : la judiciarisation croissante de l'imputabilité, la présomption s'accompagnant d'un contentieux nourri, invite à sécuriser les décisions et, en amont, à renforcer la prévention de la sinistralité.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître les suites du congé pour invalidité temporaire imputable au service (reprise, rechute, allocation temporaire d'invalidité en cas de séquelles, retraite pour invalidité en cas d'invalidité définitive), suivre la judiciarisation de l'imputabilité, et renforcer en amont la prévention des accidents et des maladies professionnelles.
11 informations analysées et retenues sur les 10 rubriques de veille, consacrées au congé pour invalidité temporaire imputable au service, aux accidents de service et aux maladies professionnelles dans la fonction publique territoriale, à partir de sources officielles (articles L. 822-18 à L. 822-25 du code général de la fonction publique, titre VI bis du décret n° 87-602 du 30 juillet 1987, décret n° 2019-301 du 10 avril 2019, décret n° 2022-350 du 11 mars 2022, décret n° 2026-705 du 29 juillet 2026) et des analyses spécialisées.
Les 5 informations les plus importantes du jour
Un dispositif unique récemment actualisé : le congé pour invalidité temporaire imputable au service couvre accident de service, accident de trajet et maladie professionnelle (cadre actualisé par le décret n° 2026-705 du 29 juillet 2026).
La présomption d'imputabilité : renversement de la charge de la preuve en faveur de l'agent (article L. 822-20 du code général de la fonction publique).
Les effets protecteurs : plein traitement maintenu, frais médicaux pris en charge, période comptée comme activité.
Les délais de déclaration : quinze jours pour l'accident, deux ans pour la maladie professionnelle.
Les délais d'instruction et le congé provisoire : un mois (accident), deux mois (maladie), prolongeables jusqu'à trois mois.
Alertes rouges à traiter en priorité
Présomption d'imputabilité : instruire les dossiers en sachant que, lorsque ses conditions sont réunies, la charge de renverser la présomption pèse sur l'administration.
Congé pour invalidité temporaire imputable au service : intégrer l'actualisation du décret n° 2026-705 du 29 juillet 2026, en vigueur depuis le 4 septembre 2026.
Arrêts de travail : les nouvelles règles s'appliquent depuis le 1er septembre 2026 (décret n° 2026-705).
Autorisations spéciales d'absence : anticiper la mise en conformité avant le 1er janvier 2027 (décret n° 2026-604).
Élections professionnelles : poursuivre la préparation du scrutin du 10 décembre 2026.
Actions recommandées dans les 7 jours
Vérifier la maîtrise, par les gestionnaires, de la procédure du congé pour invalidité temporaire imputable au service.
Formaliser une procédure interne précisant les situations, les délais de déclaration et d'instruction, et les pièces.
Informer les agents de leurs obligations déclaratives (quinze jours pour l'accident, deux ans pour la maladie).
Apprécier, pour les dossiers en cours, la nécessité de saisir le conseil médical en formation plénière.
Apprécier, avec la direction financière, l'opportunité et l'étendue de l'assurance statutaire.
Poursuivre les chantiers en cours (autorisations spéciales d'absence, lignes directrices de gestion, élections professionnelles).
Signal faible RH à surveiller
La judiciarisation croissante de la reconnaissance de l'imputabilité au service, corollaire de la présomption d'imputabilité, et l'enjeu renouvelé de la prévention de la sinistralité. Le congé pour invalidité temporaire imputable au service, dont cette édition a détaillé le régime, est révélateur d'un enjeu de fond qui dépasse ses seuls aspects techniques : la judiciarisation croissante de la reconnaissance de l'imputabilité au service. L'introduction, par l'ordonnance du 19 janvier 2017, d'une présomption d'imputabilité opérant un renversement de la charge de la preuve en faveur de l'agent a sensiblement renforcé les droits des agents victimes d'accidents de service et de maladies professionnelles. Mais cette avancée s'accompagne d'un contentieux nourri, portant tant sur la réunion des conditions de la présomption que sur les décisions par lesquelles l'administration refuse l'imputabilité ou entend renverser la présomption. Les collectivités sont ainsi confrontées à un double impératif : sécuriser rigoureusement leurs décisions en matière d'imputabilité, en motivant soigneusement les refus et en respectant les procédures, notamment la consultation du conseil médical ; et, en amont, renforcer la prévention des accidents et des maladies professionnelles, seule à même de réduire durablement la sinistralité et, avec elle, le coût humain, financier et contentieux de l'imputabilité. Le signal de fond à suivre est cette articulation entre sécurisation juridique des décisions et renforcement de la prévention.
Tableau de synthèse final
Rubrique
Information
Date
Impact
Urgence
Action immédiate
Textes
Le cadre général du congé, récemment actualisé
2017-2026
â Orange
â Orange
Maîtriser le cadre
Textes
Le champ : régime spécial et exclusion des contractuels
2026
â Orange
â Orange
Appliquer la bonne procédure
Jurisprudence
La présomption d'imputabilité
2017-2026
â Rouge
â Orange
Instruire selon la présomption
Rémunération
Plein traitement et période d'activité
2026
â Orange
â Vert
Maintenir le plein traitement
Santé
Accident de service, de trajet, maladie professionnelle
2026
â Orange
â Orange
Distinguer les trois situations
Discipline
Les délais de déclaration
2026
â Orange
â Orange
Informer les agents
Dialogue social
Le conseil médical en formation plénière
2022-2026
â Orange
â Vert
Apprécier la saisine
Recrutement
La compétence des gestionnaires
2026
â Orange
â Vert
Former et outiller
Management
Délais d'instruction et congé provisoire
2026
â Orange
â Orange
Organiser l'instruction
Finances
Prise en charge directe et assurance statutaire
2026
â Orange
â Vert
Apprécier l'assurance
Rapports
Suites du congé et judiciarisation de l'imputabilité
2026
â Vert
â Vert
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