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Le principe : l'agent consacre l'intégralité de son activité à son emploi
Sources : Légifrance (articles L. 121-3 et L. 123-1 du code général de la fonction publique) — le principe d'interdiction du cumul d'activités
Synthèse opérationnelle. Le cumul d'activités des agents publics est une question RH récurrente, sur laquelle les services de ressources humaines sont fréquemment sollicités, et qu'il est utile d'aborder dans son ensemble, en partant de son principe fondateur. Le droit de la fonction publique pose en effet un principe clair : l'agent public consacre l'intégralité de son activité professionnelle aux tâches qui lui sont confiées. Ce principe, énoncé à l'article L. 121-3 du code général de la fonction publique, vise à garantir le bon fonctionnement du service public, en s'assurant que les agents se consacrent en priorité et principalement à leurs missions. Il en découle un principe d'interdiction du cumul d'activités : l'agent public ne peut, en principe, exercer une autre activité professionnelle en parallèle de son emploi public. Ce principe connaît toutefois des dérogations, strictement encadrées, qui permettent, dans certaines conditions, l'exercice d'activités accessoires ou d'autres activités limitativement énumérées. La connaissance de ce principe et de ses dérogations est essentielle pour répondre correctement aux demandes des agents et sécuriser les autorisations délivrées. Pour les collectivités, maîtriser le principe selon lequel l'agent consacre l'intégralité de son activité à son emploi, connaître le principe d'interdiction du cumul et ses dérogations encadrées, et savoir répondre aux demandes de cumul des agents sont des éléments d'une gestion rigoureuse de cette question déontologique.
Point d'alerte DRH. Le droit de la fonction publique pose un principe : l'agent public consacre l'intégralité de son activité professionnelle à son emploi (article L. 121-3 du code général de la fonction publique), afin de garantir le bon fonctionnement du service. Il en découle un principe d'interdiction du cumul d'activités (article L. 123-1), qui connaît toutefois des dérogations strictement encadrées (activités accessoires, activités limitativement énumérées). Connaître ce principe et ses dérogations est essentiel pour sécuriser les autorisations.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : maîtriser le principe selon lequel l'agent consacre l'intégralité de son activité à son emploi (article L. 121-3 du code général de la fonction publique), connaître le principe d'interdiction du cumul et ses dérogations encadrées, et savoir répondre aux demandes de cumul des agents.
La pérennisation de la conduite de transport scolaire comme activité accessoire
Sources : Légifrance (décret n° 2026-409 du 26 mai 2026, en vigueur le 29 mai 2026, modifiant l'article R. 123-8 du code général de la fonction publique) — pérennisation d'une activité accessoire
Synthèse opérationnelle. Une évolution réglementaire récente est venue enrichir la liste des activités accessoires susceptibles d'être autorisées, en pérennisant un dispositif jusqu'alors expérimental, ce qui illustre le caractère évolutif de cette matière. Afin de faire face à la pénurie de conducteurs de véhicules de transport scolaire, un dispositif expérimental avait été ouvert, permettant à un agent public d'exercer, à titre accessoire, une activité lucrative de conduite d'un véhicule affecté aux services de transport scolaire ou assimilés. Ce dispositif, initialement expérimental et limité dans le temps, a été pérennisé par le décret du 26 mai 2026, entré en vigueur le 29 mai 2026. Cette activité de conduite de transport scolaire est désormais intégrée de façon pérenne dans la liste des activités accessoires susceptibles d'être autorisées, figurant à l'article R. 123-8 du code général de la fonction publique. L'agent souhaitant exercer cette activité doit, au préalable, adresser une demande d'autorisation de cumul à son employeur public, dans les conditions de droit commun applicables aux activités accessoires. Cette pérennisation répond à un besoin concret des territoires, en mobilisant, sous conditions, des agents publics pour assurer le transport scolaire. Pour les collectivités, prendre connaissance de la pérennisation de la conduite de transport scolaire comme activité accessoire (décret du 26 mai 2026), en informer le cas échéant les agents intéressés, et traiter les demandes d'autorisation dans les conditions de droit commun sont des éléments d'une gestion à jour des activités accessoires.
Point d'alerte DRH. Le décret n° 2026-409 du 26 mai 2026 (en vigueur le 29 mai 2026) a pérennisé la possibilité, pour un agent public, d'exercer à titre accessoire la conduite d'un véhicule de transport scolaire, jusqu'alors expérimentale, pour faire face à la pénurie de conducteurs. Cette activité est intégrée à la liste des activités accessoires de l'article R. 123-8 du code général de la fonction publique. L'agent doit adresser une demande d'autorisation de cumul à son employeur, dans les conditions de droit commun.
Impact RH :RougeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : prendre connaissance de la pérennisation de la conduite de transport scolaire comme activité accessoire (décret n° 2026-409 du 26 mai 2026, article R. 123-8 du code général de la fonction publique), en informer le cas échéant les agents intéressés, et traiter les demandes d'autorisation dans les conditions de droit commun.
Le cumul irrégulier, source de reversement des sommes indûment perçues
Sources : article L. 123-1 du code général de la fonction publique ; jurisprudence administrative constante — les conséquences du cumul irrégulier
Synthèse opérationnelle. Le non-respect des règles de cumul d'activités emporte des conséquences que la jurisprudence a précisées, au premier rang desquelles le reversement des sommes indûment perçues, ce qui souligne l'importance du respect de ces règles. Lorsqu'un agent exerce une activité en méconnaissance des règles de cumul, notamment sans autorisation lorsque celle-ci est requise, ou en violation d'une interdiction, il s'expose à plusieurs conséquences. La jurisprudence administrative a de longue date consacré le principe selon lequel les sommes perçues au titre d'une activité exercée en violation des règles de cumul donnent lieu à reversement. L'agent qui a perçu une rémunération au titre d'un cumul irrégulier peut ainsi être tenu de reverser les sommes correspondantes à son administration, cette obligation de reversement constituant une conséquence directe de l'irrégularité du cumul. Cette conséquence financière, parfois lourde, s'ajoute aux éventuelles sanctions disciplinaires et pénales encourues. Elle illustre la rigueur avec laquelle les règles de cumul sont appliquées et sanctionnées. Elle justifie que les agents soient clairement informés de leurs obligations, et que les situations de cumul soient traitées avec rigueur. Pour les collectivités, prendre la mesure des conséquences du cumul irrégulier, notamment l'obligation de reversement des sommes indûment perçues, informer clairement les agents de leurs obligations en matière de cumul, et traiter les situations de cumul avec rigueur sont des éléments d'une gestion sécurisée de cette question.
Point d'alerte DRH. Le cumul irrégulier emporte des conséquences précisées par la jurisprudence. Les sommes perçues au titre d'une activité exercée en violation des règles de cumul (sans autorisation requise, ou en violation d'une interdiction) donnent lieu à reversement : l'agent peut être tenu de reverser ces sommes à son administration. Cette conséquence financière s'ajoute aux sanctions disciplinaires et pénales encourues. Elle justifie une information claire des agents et un traitement rigoureux des situations de cumul.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : prendre la mesure des conséquences du cumul irrégulier (obligation de reversement des sommes indûment perçues, sanctions disciplinaires et pénales), informer clairement les agents de leurs obligations en matière de cumul, et traiter les situations de cumul avec rigueur.
Les activités accessoires exercées hors du temps de service
Sources : décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020 ; articles R. 123-7 et R. 123-8 du code général de la fonction publique — les conditions de temps des activités accessoires
Synthèse opérationnelle. Parmi les conditions encadrant les activités accessoires figure une exigence essentielle relative au temps de travail : l'activité accessoire doit s'exercer en dehors des heures de service, ce qui préserve la primauté de l'emploi public. L'activité accessoire, susceptible d'être autorisée par dérogation au principe de non-cumul, ne peut être exercée qu'en dehors des heures de service de l'agent. Cette condition garantit que l'exercice de l'activité accessoire ne se fait pas au détriment de l'emploi public, auquel l'agent doit continuer de consacrer l'intégralité de son temps de service. L'activité accessoire vient ainsi s'ajouter à l'activité principale, sur le temps personnel de l'agent, et non s'y substituer ou l'entamer. Cette exigence temporelle est cohérente avec le principe selon lequel l'agent consacre l'intégralité de son activité professionnelle à son emploi public : l'activité accessoire est tolérée, sous conditions, précisément parce qu'elle s'exerce en dehors du temps consacré au service. Il en résulte que l'autorisation d'une activité accessoire suppose de vérifier sa compatibilité avec les obligations de service de l'agent, notamment ses horaires, afin de s'assurer qu'elle n'empiète pas sur son temps de travail. Pour les collectivités, veiller à ce que les activités accessoires autorisées s'exercent en dehors des heures de service, vérifier leur compatibilité avec les obligations de service de l'agent, et préserver ainsi la primauté de l'emploi public sont des éléments d'un encadrement rigoureux des activités accessoires.
Point d'alerte DRH. L'activité accessoire ne peut être exercée qu'en dehors des heures de service de l'agent (décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020). Cette condition garantit que l'activité accessoire ne se fait pas au détriment de l'emploi public, auquel l'agent doit consacrer l'intégralité de son temps de service. L'autorisation suppose donc de vérifier la compatibilité de l'activité avec les obligations de service de l'agent, notamment ses horaires, afin qu'elle n'empiète pas sur son temps de travail.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : veiller à ce que les activités accessoires autorisées s'exercent en dehors des heures de service, vérifier leur compatibilité avec les obligations de service de l'agent (notamment ses horaires), et préserver ainsi la primauté de l'emploi public.
4. Santé au travail, protection sociale et absentéisme
Le cumul d'activités et la vigilance sur la charge de travail globale
Sources : article L. 121-3 du code général de la fonction publique ; pratiques de prévention (2026) — cumul d'activités et charge de travail
Synthèse opérationnelle. Si le cumul d'activités relève avant tout de la déontologie, il comporte aussi une dimension de santé au travail, liée à la charge de travail globale de l'agent, qu'il importe de ne pas négliger. L'agent qui exerce une activité accessoire en plus de son emploi public cumule, par définition, des activités qui, ensemble, représentent une charge de travail globale supérieure à celle de son seul emploi principal. Si cette activité accessoire s'exerce en dehors des heures de service, elle mobilise néanmoins du temps et de l'énergie sur le temps personnel de l'agent, temps normalement consacré au repos et à la récupération. Un cumul d'activités important ou mal maîtrisé pourrait ainsi peser sur l'équilibre de vie de l'agent, sur son repos, et, à terme, sur sa santé et sa capacité à exercer pleinement ses fonctions. Sans qu'il appartienne à l'employeur de contrôler la vie personnelle de l'agent, cette dimension mérite d'être gardée à l'esprit, notamment lorsque l'autorisation d'une activité accessoire est examinée : il peut être pertinent de s'assurer que le cumul envisagé reste raisonnable et compatible avec le bon exercice des fonctions et la préservation de la santé de l'agent. Cette vigilance rejoint la logique de préservation du bon fonctionnement du service. Pour les collectivités, garder à l'esprit la dimension de charge de travail globale liée au cumul d'activités, veiller à ce que le cumul reste compatible avec le bon exercice des fonctions et la santé de l'agent, et prendre en compte cette dimension dans l'examen des demandes sont des éléments d'une gestion attentive du cumul.
Point d'alerte DRH. Le cumul d'activités comporte une dimension de santé au travail. L'agent qui exerce une activité accessoire cumule une charge de travail globale supérieure à celle de son seul emploi ; même exercée hors service, elle mobilise du temps normalement consacré au repos. Un cumul important ou mal maîtrisé peut peser sur l'équilibre de vie, le repos et, à terme, la santé de l'agent. Sans contrôler sa vie personnelle, il peut être pertinent de s'assurer que le cumul reste raisonnable et compatible avec le bon exercice des fonctions.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : garder à l'esprit la dimension de charge de travail globale liée au cumul d'activités, veiller à ce que le cumul reste compatible avec le bon exercice des fonctions et la santé de l'agent, et prendre en compte cette dimension dans l'examen des demandes d'autorisation.
La prévention des conflits d'intérêts et de la prise illégale d'intérêts
Sources : articles L. 121-5 et L. 123-7 du code général de la fonction publique ; article 432-12 du code pénal — les exigences déontologiques du cumul
Synthèse opérationnelle. Le cumul d'activités est étroitement encadré par des exigences déontologiques, au premier rang desquelles la prévention des conflits d'intérêts et de la prise illégale d'intérêts, qui constituent le cœur du contrôle exercé sur les demandes de cumul. L'encadrement du cumul d'activités a précisément pour objet de vérifier que les activités exercées respecteront les obligations déontologiques applicables aux agents publics. L'activité accessoire ne doit pas porter atteinte au fonctionnement normal, à l'indépendance ou à la neutralité du service. Surtout, elle ne doit pas placer l'agent en situation de conflit d'intérêts, au sens de l'article L. 121-5 du code général de la fonction publique, ni, plus gravement, en situation de prise illégale d'intérêts, au sens de l'article 432-12 du code pénal. Ces exigences sont au cœur du contrôle exercé lors de l'examen des demandes d'autorisation de cumul : il s'agit de s'assurer que l'activité envisagée est compatible avec les fonctions de l'agent et ne crée pas de situation à risque déontologique ou pénal. Les activités doivent en outre être compatibles avec les autres obligations déontologiques, telles que la dignité, l'impartialité, l'intégrité et la probité. Le contrôle déontologique du cumul est ainsi une responsabilité importante de l'autorité territoriale. Pour les collectivités, exercer un contrôle déontologique rigoureux des demandes de cumul, prévenir les situations de conflit d'intérêts et de prise illégale d'intérêts, et veiller au respect des obligations déontologiques sont des éléments d'une gestion sécurisée du cumul d'activités.
Point d'alerte DRH. Le cumul est encadré par des exigences déontologiques. L'activité accessoire ne doit pas porter atteinte au fonctionnement normal, à l'indépendance ou à la neutralité du service, ni placer l'agent en situation de conflit d'intérêts (article L. 121-5 du code général de la fonction publique) ou de prise illégale d'intérêts (article 432-12 du code pénal). Ces exigences sont au cœur du contrôle des demandes d'autorisation. Les activités doivent aussi respecter la dignité, l'impartialité, l'intégrité et la probité.
Impact RH :RougeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : exercer un contrôle déontologique rigoureux des demandes de cumul, prévenir les situations de conflit d'intérêts (article L. 121-5 du code général de la fonction publique) et de prise illégale d'intérêts (article 432-12 du code pénal), et veiller au respect des obligations de dignité, d'impartialité, d'intégrité et de probité.
L'information des agents sur leurs droits et obligations en matière de cumul
Sources : articles L. 123-2 et suivants du code général de la fonction publique ; pratiques d'information (2026) — l'information des agents sur le cumul
Synthèse opérationnelle. Une bonne gestion du cumul d'activités suppose une information claire des agents sur leurs droits et obligations en la matière, gage de prévention des irrégularités et de sécurisation des situations. Les règles du cumul d'activités, faites d'un principe d'interdiction assorti de dérogations encadrées, sont d'une certaine complexité, et les agents n'en ont pas toujours une connaissance précise. Or, un cumul exercé dans l'ignorance des règles, sans l'autorisation requise, expose l'agent à des conséquences sérieuses. Il est donc dans l'intérêt de tous, agents comme collectivité, que les agents soient clairement informés de leurs droits et obligations en matière de cumul : principe de non-cumul, possibilités de dérogation, activités susceptibles d'être autorisées, procédure d'autorisation à respecter, et conséquences du non-respect des règles. Cette information peut passer par différents canaux, tels que des notes d'information, des guides pratiques, ou une information au moment de la prise de fonctions. Certains éléments d'information font d'ailleurs l'objet d'obligations spécifiques, notamment s'agissant de certaines activités soumises à déclaration, pour lesquelles l'autorité doit informer les agents de la possibilité et fournir un modèle de déclaration. Une bonne information prévient les irrégularités involontaires et facilite le traitement des situations de cumul. Pour les collectivités, informer clairement les agents de leurs droits et obligations en matière de cumul d'activités, mettre à disposition des supports d'information adaptés, et prévenir ainsi les irrégularités involontaires sont des éléments d'une gestion préventive et transparente du cumul.
Point d'alerte DRH. Les règles du cumul, faites d'un principe d'interdiction assorti de dérogations encadrées, sont complexes, et les agents n'en ont pas toujours une connaissance précise. Un cumul exercé sans l'autorisation requise expose l'agent à des conséquences sérieuses. Informer clairement les agents de leurs droits et obligations (principe, dérogations, procédure, conséquences) prévient les irrégularités involontaires. Certaines activités soumises à déclaration imposent d'ailleurs à l'autorité d'informer les agents et de fournir un modèle de déclaration.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : informer clairement les agents de leurs droits et obligations en matière de cumul d'activités (principe, dérogations, procédure d'autorisation, conséquences), mettre à disposition des supports d'information adaptés, et prévenir ainsi les irrégularités involontaires.
Le cumul, levier d'attractivité et de souplesse pour les agents à temps non complet
Sources : articles L. 123-2 et suivants du code général de la fonction publique ; régime des agents à temps non complet — le cumul et les agents à temps non complet
Synthèse opérationnelle. Le cumul d'activités, souvent envisagé sous l'angle du contrôle, comporte aussi une dimension d'attractivité et de souplesse, particulièrement pour les agents à temps non complet, fréquents dans les petites collectivités. Les agents occupant un emploi à temps non complet, dont la durée de service est réduite, peuvent en effet avoir besoin, ou le souhait, d'exercer une autre activité en complément, pour des raisons notamment de niveau de revenu. Le droit du cumul prévoit, pour ces agents, des possibilités adaptées : ainsi, les agents occupant un emploi dont la durée de service hebdomadaire n'excède pas un certain seuil peuvent, sous réserve d'une déclaration à l'autorité territoriale, exercer une activité privée lucrative, dans des conditions assouplies par rapport aux agents à temps complet. Cette souplesse tient compte de la situation particulière des agents à temps non complet, pour lesquels l'emploi public ne représente qu'une partie de l'activité. Le cumul peut ainsi constituer un facteur d'attractivité de ces emplois, en permettant aux agents de compléter leur activité et leur revenu. Il constitue une réponse à la réalité de ces emplois, nombreux notamment dans les petites collectivités. Une gestion éclairée du cumul pour ces agents participe de l'attractivité de ces postes. Pour les collectivités, connaître les possibilités de cumul adaptées aux agents à temps non complet, en faire un facteur d'attractivité de ces emplois, et gérer les déclarations et autorisations correspondantes avec souplesse et rigueur sont des éléments d'une gestion éclairée du cumul pour ces agents.
Point d'alerte DRH. Le cumul comporte une dimension d'attractivité, notamment pour les agents à temps non complet, fréquents dans les petites collectivités. Les agents dont la durée de service hebdomadaire n'excède pas un certain seuil peuvent, sous réserve d'une déclaration à l'autorité territoriale, exercer une activité privée lucrative dans des conditions assouplies. Cette souplesse tient compte de leur situation particulière et peut constituer un facteur d'attractivité de ces emplois, en permettant de compléter activité et revenu.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître les possibilités de cumul adaptées aux agents à temps non complet (régime déclaratif sous seuil de durée de service), en faire un facteur d'attractivité de ces emplois, et gérer les déclarations et autorisations correspondantes avec souplesse et rigueur.
La procédure d'autorisation : demande écrite et réponse sous un mois
Sources : articles R. 123-9 et suivants du code général de la fonction publique — la procédure d'autorisation du cumul
Synthèse opérationnelle. La gestion du cumul d'activités repose sur une procédure d'autorisation précise, dont la maîtrise est essentielle pour traiter correctement les demandes des agents et sécuriser les décisions. La procédure applicable à l'autorisation d'une activité accessoire est encadrée par le code général de la fonction publique. L'agent qui souhaite exercer une activité accessoire doit adresser une demande écrite d'autorisation à l'autorité hiérarchique dont il relève, préalablement au début de l'activité envisagée. Cette demande doit comporter un certain nombre d'informations, notamment l'identité de l'employeur ou la nature de l'organisme pour le compte duquel l'activité sera exercée, ainsi que la nature, la durée, la périodicité et les conditions de rémunération de cette activité. L'autorité dispose d'un délai pour se prononcer, de l'ordre d'un mois ; il importe de noter qu'en l'absence de décision expresse écrite dans ce délai, la demande d'autorisation est réputée rejetée. La décision, qui peut comporter des réserves ou être assortie de conditions, voire être refusée, est versée au dossier de l'agent. En cas de changement substantiel dans les conditions d'exercice ou de rémunération de l'activité, une nouvelle demande d'autorisation est nécessaire. La maîtrise de cette procédure est essentielle pour traiter correctement les demandes. Pour les collectivités, maîtriser la procédure d'autorisation du cumul, traiter les demandes dans les délais requis en veillant aux conséquences du silence, verser les décisions au dossier, et exiger une nouvelle demande en cas de changement substantiel sont des éléments d'une gestion rigoureuse du cumul.
Point d'alerte DRH. L'autorisation d'activité accessoire suit une procédure précise (articles R. 123-9 et suivants du code général de la fonction publique) : demande écrite préalable de l'agent, comportant l'identité de l'employeur, la nature, la durée, la périodicité et la rémunération de l'activité. L'autorité se prononce sous un délai de l'ordre d'un mois ; en l'absence de décision expresse écrite, la demande est réputée rejetée. La décision, éventuellement assortie de réserves, est versée au dossier. Un changement substantiel impose une nouvelle demande.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : maîtriser la procédure d'autorisation du cumul (articles R. 123-9 et suivants du code général de la fonction publique), traiter les demandes dans les délais en veillant aux conséquences du silence (rejet implicite), verser les décisions au dossier, et exiger une nouvelle demande en cas de changement substantiel.
Le cumul de rémunérations publiques et son encadrement
Sources : articles L. 123-2 et suivants du code général de la fonction publique ; règles de cumul de rémunérations — l'encadrement du cumul de rémunérations publiques
Synthèse opérationnelle. Le cumul d'activités comporte un volet financier spécifique, relatif au cumul de rémunérations, notamment publiques, dont l'encadrement mérite d'être connu des directions des ressources humaines et financières. Lorsqu'un agent exerce plusieurs activités publiques, par exemple auprès de plusieurs employeurs publics, la question se pose du cumul des rémunérations correspondantes. Ce cumul de rémunérations publiques est encadré, afin d'éviter des rémunérations cumulées excessives au titre d'activités publiques. Par ailleurs, certaines activités accessoires exercées au profit d'une personne publique, telles que des activités d'enseignement, de formation ou de participation à des jurys, donnent lieu à rémunération selon des modalités encadrées, parfois plafonnées. Il importe, pour les collectivités concernées, de veiller au respect des règles d'encadrement du cumul de rémunérations, et de s'assurer que les rémunérations versées au titre d'activités accessoires respectent les modalités et les éventuels plafonds applicables. Cette vigilance participe de la régularité de la dépense publique et de la prévention des situations de cumul de rémunérations excessif. Elle rejoint les enjeux de bonne gestion des deniers publics. Pour les directions des ressources humaines et financières, connaître les règles d'encadrement du cumul de rémunérations publiques, veiller au respect des modalités et plafonds applicables aux rémunérations d'activités accessoires, et prévenir les situations de cumul excessif sont des éléments d'une gestion financière régulière du cumul.
Point d'alerte DRH. Le cumul comporte un volet financier. Lorsqu'un agent exerce plusieurs activités publiques (par exemple auprès de plusieurs employeurs publics), le cumul des rémunérations correspondantes est encadré, pour éviter des rémunérations cumulées excessives. Certaines activités accessoires au profit d'une personne publique (enseignement, formation, jurys) sont rémunérées selon des modalités encadrées, parfois plafonnées. Veiller au respect de ces règles participe de la régularité de la dépense publique.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître les règles d'encadrement du cumul de rémunérations publiques, veiller au respect des modalités et plafonds applicables aux rémunérations d'activités accessoires (enseignement, formation, jurys), et prévenir les situations de cumul de rémunérations excessif.
Le cumul d'activités, révélateur des tensions entre statut et évolutions du travail
Sources : analyses prospectives (2026) ; articles L. 121-3 et L. 123-1 et suivants du code général de la fonction publique — les enjeux de fond du cumul d'activités
Synthèse opérationnelle. Au-delà de ses règles techniques, le cumul d'activités constitue un révélateur intéressant des tensions entre le modèle statutaire traditionnel et les évolutions contemporaines du rapport au travail, perspective qu'il est éclairant de mettre en lumière. Le principe selon lequel l'agent public consacre l'intégralité de son activité à son emploi traduit une conception exigeante du service public, fondée sur un engagement plein et entier de l'agent au service de l'intérêt général. Or, cette conception se trouve confrontée à des évolutions du rapport au travail : aspiration à la pluriactivité, développement de l'entrepreneuriat et des activités indépendantes, recherche de compléments de revenu dans un contexte de contraintes sur le pouvoir d'achat, et diversification des parcours. Ces évolutions se traduisent par une demande croissante de possibilités de cumul, à laquelle le droit répond par un encadrement qui s'est progressivement assoupli, tout en maintenant des garde-fous déontologiques. La pérennisation récente d'activités accessoires, comme la conduite de transport scolaire, illustre cette ouverture mesurée, souvent motivée par des besoins concrets des territoires. Le signal de fond à suivre est cette tension entre un modèle statutaire d'engagement exclusif et les aspirations à la pluriactivité, qui pourrait conduire à de nouvelles évolutions du droit du cumul, dans un équilibre à préserver entre souplesse et exigences du service public. Pour les collectivités, appréhender le cumul d'activités comme un révélateur des évolutions du rapport au travail, accompagner ces évolutions dans le respect des exigences déontologiques, et suivre les évolutions du droit du cumul sont des éléments d'une compréhension approfondie de cet enjeu.
Point d'alerte DRH. Au-delà de sa technique, le cumul révèle une tension de fond : entre le modèle statutaire d'engagement exclusif au service (l'agent consacre l'intégralité de son activité à son emploi) et les évolutions du rapport au travail (aspiration à la pluriactivité, entrepreneuriat, compléments de revenu, diversification des parcours). Le droit y répond par un encadrement progressivement assoupli, tout en maintenant des garde-fous déontologiques. La pérennisation d'activités comme la conduite de transport scolaire illustre cette ouverture mesurée.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : appréhender le cumul d'activités comme un révélateur des évolutions du rapport au travail, accompagner ces évolutions dans le respect des exigences déontologiques du service public, et suivre les évolutions du droit du cumul.
11 informations analysées et retenues sur les 10 rubriques de veille, consacrées au cumul d'activités des agents territoriaux dans la fonction publique territoriale, à partir de sources officielles (Légifrance, code général de la fonction publique, décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020, décret n° 2026-409 du 26 mai 2026, portail de la fonction publique) et des analyses spécialisées.
Les 5 informations les plus importantes du jour
Le principe de non-cumul : l'agent consacre l'intégralité de son activité à son emploi (article L. 121-3 du CGFP), sous réserve de dérogations encadrées.
La pérennisation de la conduite de transport scolaire : le décret n° 2026-409 du 26 mai 2026 l'intègre aux activités accessoires (article R. 123-8 du CGFP).
Les exigences déontologiques : prévention des conflits d'intérêts (article L. 121-5) et de la prise illégale d'intérêts (article 432-12 du code pénal).
La procédure d'autorisation : demande écrite préalable, réponse sous un mois, silence valant rejet, décision versée au dossier.
Les conséquences du cumul irrégulier : reversement des sommes indûment perçues, sanctions disciplinaires et pénales.
Alertes rouges à traiter en priorité
Cumul d'activités : exercer un contrôle déontologique rigoureux des demandes (conflit d'intérêts, prise illégale d'intérêts) et respecter la procédure d'autorisation.
Arrêts de travail au 1er septembre 2026 : finaliser l'adaptation des procédures de gestion des congés de maladie (décret n° 2026-705).
Index de l'égalité professionnelle : publier l'index avant l'échéance du 30 septembre 2026.
Élections professionnelles : poursuivre la préparation du scrutin du 10 décembre 2026.
Entretien professionnel : conduire la campagne d'entretiens de la rentrée pour tous les agents concernés.
Actions recommandées dans les 7 jours
Vérifier la maîtrise, par les services, de la procédure d'autorisation du cumul et des délais applicables.
Informer les agents de leurs droits et obligations en matière de cumul d'activités.
Prendre en compte la pérennisation de la conduite de transport scolaire comme activité accessoire.
Veiller au contrôle déontologique des demandes de cumul (conflits d'intérêts, prise illégale d'intérêts).
Finaliser l'adaptation des procédures de gestion des arrêts de travail avant le 1er septembre 2026.
Poursuivre les chantiers de la rentrée (index égalité avant le 30 septembre, élections professionnelles, entretien professionnel).
Signal faible RH à surveiller
Le cumul d'activités, révélateur des tensions entre le modèle statutaire d'engagement exclusif et les aspirations contemporaines à la pluriactivité. Le cumul d'activités des agents publics, dont cette édition a détaillé le régime, constitue un révélateur intéressant d'une tension de fond qui traverse la fonction publique : celle entre le modèle statutaire traditionnel, fondé sur un engagement exclusif de l'agent au service de l'intérêt général, et les évolutions contemporaines du rapport au travail. Le principe selon lequel l'agent public consacre l'intégralité de son activité professionnelle à son emploi traduit une conception exigeante du service public, celle d'un agent pleinement et principalement dédié à ses missions. Or, cette conception se trouve aujourd'hui confrontée à des évolutions profondes du rapport au travail : aspiration croissante à la pluriactivité et à la diversification des parcours, développement de l'entrepreneuriat et des activités indépendantes, recherche de compléments de revenu dans un contexte de contraintes sur le pouvoir d'achat, et quête de sens et d'épanouissement à travers des activités multiples. Ces évolutions se traduisent par une demande croissante de possibilités de cumul, à laquelle le droit répond par un encadrement progressivement assoupli, tout en maintenant des garde-fous déontologiques essentiels. La pérennisation récente de certaines activités accessoires, comme la conduite de transport scolaire, motivée par des besoins concrets des territoires, illustre cette ouverture mesurée. Le signal de fond à suivre est cette tension durable entre un modèle d'engagement exclusif et les aspirations à la pluriactivité, qui pourrait conduire à de nouvelles évolutions du droit du cumul, dans un équilibre toujours délicat à préserver entre la souplesse attendue par les agents et les exigences propres du service public.
Tableau de synthèse final
Rubrique
Information
Date
Impact
Urgence
Action immédiate
Textes
Le principe : intégralité de l'activité à l'emploi
2026
Orange
Vert
Maîtriser le principe et ses dérogations
Textes
Pérennisation de la conduite de transport scolaire
26 mai 2026
Rouge
Orange
Prendre en compte le décret 2026-409
Jurisprudence
Le cumul irrégulier et le reversement des sommes
2026
Orange
Vert
Informer et traiter avec rigueur
Rémunération
Les activités accessoires hors temps de service
2026
Orange
Vert
Vérifier la compatibilité horaire
Santé
La vigilance sur la charge de travail globale
2026
Vert
Vert
Veiller à un cumul raisonnable
Discipline
Conflits d'intérêts et prise illégale d'intérêts
2026
Rouge
Orange
Contrôle déontologique rigoureux
Dialogue social
L'information des agents sur le cumul
2026
Vert
Vert
Informer et outiller les agents
Recrutement
Le cumul, levier pour les temps non complets
2026
Vert
Vert
En faire un facteur d'attractivité
Management
La procédure : demande écrite, réponse sous un mois
2026
Orange
Vert
Respecter la procédure et les délais
Finances
Le cumul de rémunérations publiques encadré
2026
Vert
Vert
Veiller aux plafonds applicables
Rapports
Révélateur des tensions statut / travail
2026
Vert
Vert
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