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La veille du DRH territorial
Édition du dimanche 25 octobre 2026 — Les congés pour aider un proche et le don de jours de repos : des dispositifs de solidarité au service de la conciliation
Le congé de proche aidant, un droit ouvert sans condition d'ancienneté
Sources : articles L. 634-1 à L. 634-4 du code général de la fonction publique ; décret n° 2020-1557 du 8 décembre 2020 — le cadre du congé de proche aidant
Synthèse opérationnelle. Les dispositifs permettant à un agent d'aider un proche étant de plus en plus sollicités, et parfois mal connus, il est utile de consacrer un point d'ensemble au principal d'entre eux, le congé de proche aidant. Institué dans la fonction publique par la loi de transformation du 6 août 2019, et régi par les articles L. 634-1 à L. 634-4 du code général de la fonction publique et par le décret du 8 décembre 2020, ce congé permet à un agent de cesser temporairement son activité pour s'occuper d'un proche présentant un handicap ou une perte d'autonomie et nécessitant une aide régulière. Il est ouvert aux fonctionnaires titulaires et stagiaires comme aux agents contractuels, sans condition d'ancienneté, et quelle que soit la quotité de travail. La liste des proches concernés est fixée par renvoi au code du travail et comprend notamment le conjoint, les ascendants, les descendants, l'enfant à charge, les collatéraux jusqu'au quatrième degré, ainsi que la personne âgée ou handicapée avec laquelle l'agent entretient des liens étroits et stables. Il importe de connaître ce cadre pour traiter correctement les demandes. Pour les collectivités, connaître le congé de proche aidant, identifier les bénéficiaires et les proches concernés, et traiter les demandes conformément au cadre sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Le congé de proche aidant (loi du 6 août 2019, articles L. 634-1 à L. 634-4 du code général de la fonction publique, décret n° 2020-1557 du 8 décembre 2020) permet de cesser temporairement son activité pour s'occuper d'un proche présentant un handicap ou une perte d'autonomie nécessitant une aide régulière. Il est ouvert aux titulaires, stagiaires et contractuels, sans condition d'ancienneté, quelle que soit la quotité. La liste des proches (renvoi au code du travail) comprend conjoint, ascendants, descendants, enfant à charge, collatéraux jusqu'au quatrième degré, ou personne avec laquelle l'agent a des liens étroits et stables.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître le cadre du congé de proche aidant (articles L. 634-1 à L. 634-4 du code général de la fonction publique, décret n° 2020-1557 du 8 décembre 2020), identifier les bénéficiaires (titulaires, stagiaires, contractuels sans condition d'ancienneté) et les proches concernés, et traiter les demandes conformément à ce cadre.
Le don de jours de repos, une solidarité anonyme entre collègues
Sources : loi n° 2014-459 du 9 mai 2014 ; loi n° 2018-84 du 13 février 2018 ; décret n° 2015-580 du 28 mai 2015 ; décret n° 2018-874 du 9 octobre 2018 — le don de jours de repos
Synthèse opérationnelle. Le don de jours de repos constituant un dispositif original de solidarité entre agents, il importe d'en connaître le principe et les bénéficiaires. Né dans le secteur privé avec la loi du 9 mai 2014, puis étendu aux agents publics par le décret du 28 mai 2015, le don de jours a été élargi au bénéfice des proches aidants par la loi du 13 février 2018 et le décret du 9 octobre 2018. Son principe est le suivant : un agent peut, sur sa demande, renoncer anonymement et sans contrepartie à tout ou partie de ses jours de repos non pris, affectés ou non sur un compte épargne-temps, au profit d'un collègue relevant du même employeur. Deux situations ouvrent droit à en bénéficier : d'une part, l'agent parent d'un enfant de moins de vingt ans atteint d'une maladie, d'un handicap ou victime d'un accident d'une particulière gravité nécessitant une présence soutenue et des soins contraignants ; d'autre part, l'agent aidant un proche en situation de handicap ou de perte d'autonomie d'une particulière gravité. L'agent bénéficiaire conserve sa rémunération pendant son absence. Pour les collectivités, connaître le dispositif du don de jours, en organiser la mise en œuvre, et accompagner les agents concernés sont des éléments d'une gestion rigoureuse et solidaire.
Point d'alerte DRH. Le don de jours de repos (loi du 9 mai 2014 étendue aux agents publics par le décret n° 2015-580 du 28 mai 2015, élargi aux proches aidants par la loi du 13 février 2018 et le décret n° 2018-874 du 9 octobre 2018) permet à un agent de renoncer anonymement et sans contrepartie à tout ou partie de ses jours de repos non pris, au profit d'un collègue du même employeur. Bénéficiaires : parent d'un enfant de moins de vingt ans gravement malade, handicapé ou accidenté ; aidant d'un proche en perte d'autonomie d'une particulière gravité ou handicapé. L'agent bénéficiaire conserve sa rémunération pendant son absence.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître le don de jours de repos (lois du 9 mai 2014 et du 13 février 2018, décrets n° 2015-580 et n° 2018-874), son principe de don anonyme et sans contrepartie au profit d'un collègue du même employeur, et ses bénéficiaires (parent d'un enfant gravement malade, aidant d'un proche), et en organiser la mise en œuvre.
Un congé de droit : l'administration ne peut le refuser si les conditions sont réunies
Sources : articles L. 634-1 à L. 634-4 du code général de la fonction publique ; décret n° 2020-1557 du 8 décembre 2020 — la nature de droit du congé de proche aidant
Synthèse opérationnelle. Le congé de proche aidant étant un congé de droit, il importe de mesurer les conséquences de cette qualification, qui encadre strictement l'employeur. À la différence des congés soumis à l'appréciation de l'autorité en fonction des nécessités du service, le congé de proche aidant est un droit : dès lors que l'agent remplit les conditions et produit les pièces justificatives requises, l'administration ne peut refuser de le lui accorder. Un refus opposé à un agent remplissant les conditions serait donc illégal et de nature à engager la responsabilité de la collectivité. Cette qualification emporte une seconde conséquence : l'agent en congé de proche aidant demeure en position d'activité et conserve ses droits. Il continue notamment d'acquérir des droits à congés annuels, et conserve les droits acquis avant le début du congé. Il importe donc de traiter les demandes avec rigueur, en vérifiant les conditions et les justificatifs, mais sans pouvoir refuser un congé dû. Pour les collectivités, retenir la nature de droit du congé de proche aidant, vérifier les conditions sans pouvoir le refuser lorsqu'elles sont réunies, et préserver les droits de l'agent sont des éléments d'une gestion rigoureuse et sécurisée.
Point d'alerte DRH. Le congé de proche aidant est un congé de droit : dès lors que l'agent remplit les conditions et produit les justificatifs, l'administration ne peut le refuser. Un refus opposé à un agent remplissant les conditions serait illégal et de nature à engager la responsabilité de la collectivité. L'agent demeure en position d'activité : il continue d'acquérir des droits à congés annuels et conserve les droits acquis avant le congé. Traiter les demandes avec rigueur (vérification des conditions et des justificatifs), sans pouvoir refuser un congé dû.
Impact RH :RougeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : retenir que le congé de proche aidant est un congé de droit, vérifier les conditions et les pièces justificatives mais ne pas pouvoir le refuser lorsqu'elles sont réunies (un refus illégal engageant la responsabilité de la collectivité), et préserver les droits de l'agent, qui demeure en position d'activité.
Une absence non rémunérée par l'employeur mais compensée par l'allocation journalière du proche aidant
Sources : article L. 634-3 du code général de la fonction publique ; articles L. 168-8 et suivants du code de la sécurité sociale (AJPA) — rémunération et durée du congé de proche aidant
Synthèse opérationnelle. Le congé de proche aidant emportant des effets précis sur la rémunération et la carrière, il importe d'en détailler le régime, souvent source de questions. S'agissant de la durée, le congé est accordé pour trois mois au maximum, renouvelable, dans la limite d'un an sur l'ensemble de la carrière. Il peut être pris de manière continue, fractionné par périodes d'au moins une demi-journée, ou sous la forme d'un service à temps partiel. S'agissant de la rémunération, l'employeur ne verse aucune rémunération pendant le congé. Toutefois, l'agent peut percevoir l'allocation journalière du proche aidant, versée par la caisse d'allocations familiales, dont le montant s'élève à 65,80 euros par jour, ou 32,90 euros par demi-journée, au 1er janvier 2025, dans la limite de vingt-deux allocations par mois et de deux-cent-soixante-quatre jours sur l'ensemble de la carrière. S'agissant de la carrière, le congé est assimilé à des services effectifs pour la retraite et compte dans l'ancienneté pour l'avancement et la promotion. Pour les collectivités, maîtriser la durée et les modalités du congé, informer l'agent sur l'allocation journalière, et préserver ses droits de carrière sont des éléments d'une gestion rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Durée : trois mois maximum, renouvelable, dans la limite d'un an sur la carrière ; en continu, fractionné (par demi-journées au moins) ou à temps partiel. L'employeur ne rémunère pas le congé (article L. 634-3 du code général de la fonction publique), mais l'agent peut percevoir l'allocation journalière du proche aidant, versée par la caisse d'allocations familiales : 65,80 euros par jour (32,90 euros par demi-journée) au 1er janvier 2025, dans la limite de vingt-deux allocations par mois et de deux-cent-soixante-quatre jours sur la carrière. Le congé est assimilé à des services effectifs pour la retraite et compte pour l'avancement.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : maîtriser la durée (trois mois renouvelables, plafond d'un an sur la carrière) et les modalités (continu, fractionné, temps partiel) du congé de proche aidant, informer l'agent de l'allocation journalière du proche aidant versée par la caisse d'allocations familiales (65,80 euros par jour au 1er janvier 2025), et préserver ses droits de carrière.
4. Santé au travail, protection sociale et absentéisme
Les congés voisins : solidarité familiale et présence parentale
Sources : code général de la fonction publique ; code de la sécurité sociale (AJAP et AJPP) — les congés de solidarité familiale et de présence parentale
Synthèse opérationnelle. Le congé de proche aidant s'insérant dans une famille de congés destinés à accompagner un proche, il importe de connaître les dispositifs voisins, pour orienter chaque agent vers le congé adapté à sa situation, appréhendée ici sous l'angle du dispositif. Deux congés méritent d'être distingués. Le premier est le congé de solidarité familiale, qui permet à un agent d'assister un proche souffrant d'une pathologie mettant en jeu le pronostic vital ou en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable. Accordé pour une durée limitée, renouvelable, et pouvant être fractionné ou pris à temps partiel, il n'est pas rémunéré par l'employeur, mais ouvre droit à une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie. Le second est le congé de présence parentale, qui permet à un agent de s'occuper de son enfant atteint d'une maladie, d'un handicap ou victime d'un accident grave nécessitant une présence soutenue : il ouvre une réserve de jours mobilisables sur une période de trois ans, et ouvre droit à une allocation journalière de présence parentale versée par la caisse d'allocations familiales. Pour les collectivités, connaître ces congés voisins, orienter chaque agent vers le dispositif adapté, et traiter ces situations avec attention sont des éléments d'une gestion rigoureuse et humaine.
Point d'alerte DRH. Le congé de proche aidant s'insère dans une famille de congés. Le congé de solidarité familiale permet d'assister un proche en phase avancée ou terminale d'une affection grave et incurable : durée limitée renouvelable, fractionnable ou à temps partiel, non rémunéré par l'employeur mais ouvrant droit à une allocation journalière d'accompagnement d'une personne en fin de vie. Le congé de présence parentale permet de s'occuper d'un enfant gravement malade, handicapé ou accidenté : réserve de jours mobilisables sur trois ans, ouvrant droit à une allocation journalière de présence parentale (caisse d'allocations familiales). Orienter chaque agent vers le dispositif adapté.
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : connaître les congés voisins du congé de proche aidant (congé de solidarité familiale pour un proche en fin de vie avec allocation journalière d'accompagnement ; congé de présence parentale pour un enfant gravement malade avec réserve de jours sur trois ans et allocation journalière de présence parentale), et orienter chaque agent vers le dispositif adapté à sa situation.
Les pièces justificatives et le respect de la vie privée du proche aidé
Sources : décret n° 2020-1557 du 8 décembre 2020 ; code du travail (pièces justificatives) — le contrôle des conditions et la confidentialité
Synthèse opérationnelle. L'octroi d'un congé pour aider un proche supposant la vérification de conditions touchant à la vie privée et à la santé d'un tiers, il importe de concilier contrôle et confidentialité. Pour bénéficier du congé de proche aidant, l'agent doit produire des pièces justificatives : une déclaration sur l'honneur du lien avec la personne aidée, ou des liens étroits et stables avec elle, une déclaration relative aux congés de proche aidant déjà pris, et une décision attestant du handicap ou de la perte d'autonomie de la personne aidée, par exemple un justificatif de taux d'incapacité ou d'attribution d'une prestation liée à la dépendance. Il importe de souligner deux points. D'une part, le contrôle de la collectivité porte sur la réunion de ces conditions, et non sur l'opportunité de l'aide apportée : l'employeur n'a pas à s'immiscer dans la situation personnelle ou médicale du proche au-delà de ce que les justificatifs établissent. D'autre part, les informations relatives à la santé du proche, par nature sensibles, doivent être traitées avec la plus grande confidentialité et conservées de manière sécurisée. Pour les collectivités, vérifier les pièces justificatives, respecter la vie privée du proche aidé, et garantir la confidentialité des données sont des éléments d'une gestion rigoureuse et déontologique.
Point d'alerte DRH. Le congé de proche aidant suppose des pièces justificatives : déclaration sur l'honneur du lien (ou des liens étroits et stables), déclaration relative aux congés déjà pris, décision attestant du handicap ou de la perte d'autonomie du proche (taux d'incapacité, prestation de dépendance). Le contrôle porte sur la réunion de ces conditions, non sur l'opportunité de l'aide : ne pas s'immiscer dans la situation personnelle ou médicale du proche au-delà des justificatifs. Les données de santé du proche, sensibles, doivent être traitées avec la plus grande confidentialité et conservées de manière sécurisée.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : vérifier les pièces justificatives du congé de proche aidant (déclaration sur l'honneur du lien, congés déjà pris, décision attestant du handicap ou de la perte d'autonomie), limiter le contrôle à la réunion des conditions sans s'immiscer dans la situation du proche, et garantir la confidentialité des données de santé.
Le don de jours, un dispositif collectif à organiser avec le dialogue social
Sources : décret n° 2015-580 du 28 mai 2015 modifié ; attributions du comité social territorial — l'organisation collective du don de jours
Synthèse opérationnelle. Le don de jours de repos reposant sur une démarche collective, sa mise en œuvre gagne à s'inscrire dans le dialogue social, qu'il importe d'organiser. À la différence du congé de proche aidant, qui relève de la relation individuelle entre l'agent et l'employeur, le don de jours mobilise un collectif de travail : il suppose que des agents acceptent de renoncer à des jours de repos au profit d'un collègue. La réussite du dispositif repose donc sur son appropriation par la communauté de travail, ce qui justifie une organisation claire et une information de l'ensemble des agents. Les modalités pratiques, telles que la période de recueil des dons, le plafonnement éventuel, l'anonymat du don et l'identification du bénéficiaire sans divulgation des informations sensibles, peuvent utilement être présentées et discutées au sein du comité social territorial, compétent pour les questions d'organisation et de fonctionnement des services. Une délibération ou une procédure interne peut formaliser le dispositif. Il importe que la collectivité organise ce cadre avant qu'une situation ne se présente. Pour les collectivités, organiser le dispositif du don de jours, l'inscrire dans le dialogue social, et informer les agents sont des éléments d'une gestion rigoureuse et solidaire.
Point d'alerte DRH. À la différence du congé de proche aidant (relation individuelle), le don de jours mobilise un collectif de travail : sa réussite repose sur l'appropriation par la communauté de travail, donc sur une organisation claire et une information de tous. Les modalités pratiques (période de recueil des dons, plafonnement éventuel, anonymat du don, identification du bénéficiaire sans divulgation d'informations sensibles) gagnent à être présentées au comité social territorial, compétent pour l'organisation des services. Une procédure interne peut formaliser le dispositif, à organiser avant qu'une situation ne se présente.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : organiser le dispositif du don de jours (période de recueil, plafonnement éventuel, anonymat, identification du bénéficiaire sans divulgation d'informations sensibles), le présenter au comité social territorial, et informer l'ensemble des agents, avant qu'une situation ne se présente.
Les dispositifs d'aidants, un levier d'attractivité et de fidélisation
Sources : articles L. 634-1 et suivants du code général de la fonction publique ; politiques de qualité de vie au travail — les dispositifs d'aidants et l'attractivité
Synthèse opérationnelle. Les dispositifs permettant de concilier activité professionnelle et aide à un proche constituant un enjeu croissant d'attractivité, il importe d'en mesurer la portée pour la politique de ressources humaines. Le vieillissement de la population et l'augmentation du nombre de personnes en situation de dépendance ou de handicap font que de plus en plus d'agents sont, ou seront, en situation d'aider un proche. Dans ce contexte, la capacité d'une collectivité à proposer un cadre clair et bienveillant — congé de proche aidant, don de jours, aménagements d'horaires, télétravail adapté — devient un facteur d'attractivité et de fidélisation. Un agent qui peut compter sur le soutien de son employeur dans une période difficile de sa vie personnelle est un agent dont l'engagement et la loyauté s'en trouvent renforcés, et que la collectivité évite de perdre. À l'inverse, l'absence de réponse peut conduire à des départs ou à des arrêts. Ces dispositifs s'inscrivent ainsi pleinement dans une politique de qualité de vie au travail. Pour les collectivités, valoriser les dispositifs d'aidants, les intégrer dans la politique de qualité de vie au travail, et en faire un levier d'attractivité sont des éléments d'une gestion rigoureuse et attentive.
Point d'alerte DRH. Le vieillissement de la population et la hausse du nombre de personnes dépendantes ou handicapées font que de plus en plus d'agents sont, ou seront, aidants. La capacité d'une collectivité à offrir un cadre clair et bienveillant (congé de proche aidant, don de jours, aménagements d'horaires, télétravail adapté) devient un facteur d'attractivité et de fidélisation : un agent soutenu dans une période difficile voit son engagement renforcé, là où l'absence de réponse peut conduire à des départs ou à des arrêts. Ces dispositifs relèvent pleinement de la qualité de vie au travail.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : valoriser les dispositifs d'aidants (congé de proche aidant, don de jours, aménagements d'horaires, télétravail adapté), les intégrer dans la politique de qualité de vie au travail, et en faire un levier d'attractivité et de fidélisation dans un contexte de hausse du nombre d'agents aidants.
Piloter le congé de proche aidant : délais, modalités et continuité du service
Sources : décret n° 2020-1557 du 8 décembre 2020 ; code du travail (délais) — la gestion du congé de proche aidant
Synthèse opérationnelle. La gestion concrète du congé de proche aidant appelant plusieurs points de vigilance, il est utile d'en rappeler les étapes. S'agissant des délais, la demande doit en principe être adressée par écrit à l'autorité territoriale au moins un mois avant le début du congé, et au moins quinze jours avant le terme en cas de renouvellement. Toutefois, en cas d'urgence — dégradation soudaine de l'état de santé du proche, situation de crise nécessitant une action urgente, ou cessation brutale de l'hébergement en établissement — le congé peut débuter sans délai, le justificatif étant transmis dans les huit jours. La modification des dates ou des modalités suppose un préavis de quarante-huit heures. S'agissant de la continuité du service, le caractère éventuellement imprévisible et fractionné du congé suppose une organisation souple : identification des missions à assurer, recours éventuel à un remplacement, et préparation du retour de l'agent. Un dialogue avec l'agent facilite la conciliation entre sa situation personnelle et les besoins du service. Pour les collectivités, respecter les délais et les cas d'urgence, organiser la continuité du service, et préparer le retour de l'agent sont des éléments d'une gestion rigoureuse et organisée.
Point d'alerte DRH. Délais : demande écrite au moins un mois avant le début du congé, quinze jours avant le terme en cas de renouvellement. En cas d'urgence (dégradation soudaine de l'état de santé, crise nécessitant une action urgente, cessation brutale d'hébergement en établissement), le congé débute sans délai, le justificatif étant transmis sous huit jours. La modification des dates ou modalités suppose un préavis de quarante-huit heures. Le caractère parfois imprévisible et fractionné du congé suppose une organisation souple du service (missions à assurer, remplacement éventuel, préparation du retour).
Impact RH :OrangeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : respecter les délais du congé de proche aidant (demande un mois avant, renouvellement quinze jours avant, urgence sans délai avec justificatif sous huit jours, modification avec préavis de quarante-huit heures), et organiser la continuité du service (missions à assurer, remplacement éventuel, préparation du retour de l'agent).
Un coût direct limité pour l'employeur, mais une organisation à prévoir
Sources : article L. 634-3 du code général de la fonction publique ; décret n° 2015-580 du 28 mai 2015 modifié — la dimension financière des dispositifs d'aidants
Synthèse opérationnelle. Les dispositifs d'aide à un proche présentant une dimension financière particulière, il importe de l'appréhender précisément. S'agissant du congé de proche aidant, l'employeur ne verse aucune rémunération pendant le congé : la charge est reportée sur l'allocation journalière du proche aidant, financée par la branche famille de la sécurité sociale, de sorte que le coût direct pour la collectivité est limité. Le coût réel tient donc principalement à l'organisation du service et, le cas échéant, au remplacement de l'agent absent. S'agissant du don de jours de repos, le dispositif présente la particularité d'être, pour l'essentiel, neutre financièrement pour l'employeur : les jours dont bénéficie l'agent aidé sont des jours donnés par ses collègues, de sorte que la collectivité rémunère une absence couverte par des jours déjà acquis, sans charge supplémentaire au titre de ces jours. Il importe toutefois d'intégrer ces dispositifs dans la gestion prévisionnelle, afin d'anticiper les absences et leur remplacement. Pour les directions des ressources humaines et financières, mesurer le coût réel limité de ces dispositifs, anticiper l'organisation et le remplacement, et les intégrer dans la gestion prévisionnelle sont des éléments d'une gestion financière rigoureuse.
Point d'alerte DRH. Congé de proche aidant : l'employeur ne verse aucune rémunération (article L. 634-3 du code général de la fonction publique), la charge étant reportée sur l'allocation journalière du proche aidant financée par la sécurité sociale ; le coût direct pour la collectivité est limité, l'essentiel tenant à l'organisation et au remplacement. Don de jours : dispositif pour l'essentiel neutre financièrement, les jours bénéficiant à l'agent aidé étant donnés par ses collègues, donc déjà acquis, sans charge supplémentaire à ce titre. Intégrer ces dispositifs dans la gestion prévisionnelle (anticipation des absences et du remplacement).
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : mesurer le coût direct limité des dispositifs d'aidants (congé de proche aidant non rémunéré par l'employeur, allocation à la charge de la sécurité sociale ; don de jours pour l'essentiel neutre financièrement), anticiper l'organisation et le remplacement, et les intégrer dans la gestion prévisionnelle.
La montée des agents aidants, un enjeu de ressources humaines qui s'affirme
Sources : études sur les aidants ; politiques de qualité de vie au travail — les enjeux de fond des dispositifs d'aidants
Synthèse opérationnelle. Au-delà de leur régime, les dispositifs d'aide à un proche révèlent un enjeu de fond qu'il est éclairant de mettre en perspective : la montée en puissance de la situation d'aidant parmi les agents, et son incidence croissante sur la gestion des ressources humaines. Les évolutions démographiques, au premier rang desquelles le vieillissement de la population et l'augmentation du nombre de personnes en perte d'autonomie, conduisent à ce qu'une part croissante des actifs, et donc des agents territoriaux, exercent un rôle d'aidant auprès d'un proche, souvent de manière invisible. Cette réalité emporte des conséquences concrètes pour les employeurs : risque d'épuisement, d'absentéisme, voire de départ des agents concernés lorsqu'ils ne trouvent pas de solution de conciliation. Les dispositifs juridiques, congé de proche aidant et don de jours en tête, constituent une première réponse, mais leur efficacité dépend de leur connaissance par les agents et de l'attention que les collectivités y portent. Le signal de fond à suivre est la montée de cet enjeu et le développement de politiques dédiées aux aidants. Pour les collectivités, mesurer l'ampleur du phénomène des agents aidants, faire connaître les dispositifs, et développer une politique de soutien sont des éléments d'une veille prospective.
Point d'alerte DRH. Le vieillissement de la population et la hausse du nombre de personnes en perte d'autonomie conduisent à ce qu'une part croissante des agents soient aidants d'un proche, souvent de manière invisible. Conséquences pour les employeurs : risque d'épuisement, d'absentéisme, voire de départ faute de solution de conciliation. Les dispositifs (congé de proche aidant, don de jours) sont une première réponse, mais leur efficacité dépend de leur connaissance par les agents et de l'attention des collectivités. Signal de fond : la montée de cet enjeu et le développement de politiques dédiées aux aidants.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : mesurer l'ampleur du phénomène des agents aidants (vieillissement, perte d'autonomie), faire connaître les dispositifs (congé de proche aidant, don de jours), et développer une politique de soutien aux aidants dans le cadre de la qualité de vie au travail.
11 informations analysées et retenues sur les 10 rubriques de veille, consacrées aux congés pour aider un proche et au don de jours de repos, à partir de sources officielles (articles L. 634-1 à L. 634-4 du code général de la fonction publique, décret n° 2020-1557 du 8 décembre 2020, lois du 9 mai 2014 et du 13 février 2018, décrets n° 2015-580 et n° 2018-874 relatifs au don de jours) et des analyses spécialisées, sous l'angle du dispositif.
Les 5 informations les plus importantes du jour
Le congé de proche aidant : un congé de droit, ouvert sans condition d'ancienneté, pour s'occuper d'un proche handicapé ou en perte d'autonomie.
Un congé de droit : l'administration ne peut le refuser si les conditions sont réunies, l'agent restant en position d'activité.
La rémunération : absence non rémunérée par l'employeur, mais allocation journalière du proche aidant versée par la caisse d'allocations familiales.
Le don de jours : une solidarité anonyme et sans contrepartie entre collègues, au profit d'un agent aidant.
Un levier d'attractivité : des dispositifs de conciliation qui renforcent la fidélisation dans un contexte de hausse du nombre d'aidants.
Alertes rouges à traiter en priorité
Congé de droit : ne pas refuser le congé de proche aidant lorsque les conditions sont réunies, un refus illégal engageant la responsabilité de la collectivité.
Confidentialité : traiter les données de santé du proche aidé avec la plus grande confidentialité et de manière sécurisée.
Organisation du don de jours : formaliser le dispositif avant qu'une situation ne se présente.
Scrutin professionnel : préparer les élections du 10 décembre 2026.
Autorisations spéciales d'absence : anticiper la mise en conformité avant le 1er janvier 2027 (décret n° 2026-604).
Actions recommandées dans les 7 jours
Vérifier la procédure interne de traitement des demandes de congé de proche aidant (délais, justificatifs).
Formaliser le dispositif du don de jours de repos et l'articuler avec le dialogue social.
Informer les agents de l'existence des congés d'aidants et de l'allocation journalière du proche aidant.
Distinguer le congé de proche aidant, le congé de solidarité familiale et le congé de présence parentale.
Garantir la confidentialité des données de santé des proches aidés.
Intégrer ces dispositifs dans la politique de qualité de vie au travail et la gestion prévisionnelle.
Signal faible RH à surveiller
La montée en puissance de la situation d'aidant parmi les agents territoriaux, souvent invisible, et son incidence croissante sur l'absentéisme, l'épuisement et la fidélisation, à mesure que le vieillissement de la population accroît le nombre de proches à accompagner. Les dispositifs d'aide à un proche, dont cette édition a détaillé le régime, sont révélateurs d'un enjeu de fond qui dépasse leurs seuls aspects techniques : la montée en puissance de la situation d'aidant parmi les agents, et son incidence croissante sur la gestion des ressources humaines. Les évolutions démographiques, au premier rang desquelles le vieillissement de la population et l'augmentation du nombre de personnes en perte d'autonomie ou en situation de handicap, conduisent à ce qu'une part croissante des actifs, et donc des agents territoriaux, exercent, souvent de manière invisible et sans le dire, un rôle d'aidant auprès d'un proche. Cette réalité emporte des conséquences concrètes et parfois lourdes pour les employeurs : risque d'épuisement des agents concernés, absentéisme accru, difficultés de concentration, voire départ lorsque la conciliation entre l'activité professionnelle et l'aide apportée devient impossible. Les dispositifs juridiques, le congé de proche aidant et le don de jours en tête, constituent une première réponse, mais leur efficacité dépend étroitement de leur connaissance par les agents et de l'attention que les collectivités y portent. Le signal de fond à suivre est le développement de véritables politiques de soutien aux aidants.
Tableau de synthèse final
Rubrique
Information
Date
Impact
Urgence
Action immédiate
Textes
Le congé de proche aidant, un droit
2026
â Orange
â Vert
Connaître le cadre
Textes
Le don de jours de repos entre collègues
2026
â Orange
â Vert
Organiser le dispositif
Jurisprudence
Un congé de droit, non refusable
2026
â Rouge
â Orange
Ne pas refuser à tort
Rémunération
Absence non rémunérée et allocation (AJPA)
2026
â Orange
â Orange
Informer sur l'allocation
Santé
Solidarité familiale et présence parentale
2026
â Orange
â Orange
Orienter vers le bon congé
Discipline
Pièces justificatives et confidentialité
2026
â Orange
â Vert
Respecter la vie privée
Dialogue social
Le don de jours, dispositif collectif
2026
â Vert
â Vert
Associer le CST
Recrutement
Dispositifs d'aidants et attractivité
2026
â Orange
â Vert
Valoriser la QVT
Management
Délais, modalités et continuité du service
2026
â Orange
â Orange
Respecter les délais
Finances
Coût direct limité, organisation à prévoir
2026
â Vert
â Vert
Anticiper le remplacement
Rapports
La montée des agents aidants
2026
â Vert
â Vert
Développer une politique
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Actualités statutaires, jurisprudences et textes officiels analysés pour les DRH territoriaux : la veille juridique RH FPT indispensable pour toutes les collectivités territoriales.
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