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Livre IV du CGFP : une codification « à droit constant, sauf exceptions » qu'il faut identifier précisément
Sources : Légifrance et portail de la fonction publique (décret n° 2026-366 du 7 mai 2026, JO du 13 mai 2026 ; livre IV de la partie réglementaire du CGFP), tables de concordance DGAFP — portée exacte de la codification du livre IV
Synthèse opérationnelle. Trois jours après l'entrée en vigueur du livre IV de la partie réglementaire du code général de la fonction publique, il est essentiel d'apporter une précision importante sur la portée exacte de cette codification, souvent présentée de manière trop absolue. Contrairement à une présentation courante, la codification opérée par le décret n° 2026-366 du 7 mai 2026 n'a pas été réalisée entièrement à droit constant : si elle l'a été principalement, elle comporte des exceptions par lesquelles certaines dispositions ont été adoptées à droit non constant, c'est-à-dire en modifiant le fond des règles et non seulement leur emplacement ou leur numérotation. Cette nuance est capitale. Elle signifie que l'entrée en vigueur du livre IV ne se limite pas à un simple changement de références, comme dans une codification purement formelle, mais emporte, sur certains points ciblés, de véritables évolutions du droit applicable qu'il convient d'identifier et d'intégrer. Le décret procède également, au-delà de la création du livre IV, à des modifications des livres II et III de la partie réglementaire pour y corriger des erreurs matérielles, mettre en cohérence des formulations et introduire des liaisons entre les livres. Pour les collectivités, cela impose une vigilance accrue : il ne suffit pas de mettre à jour les références, il faut aussi repérer les dispositions modifiées sur le fond pour adapter les pratiques en conséquence. Les tables de concordance publiées par la direction générale de l'administration et de la fonction publique, disponibles sur Légifrance dans une double présentation ancienne vers nouvelle et nouvelle vers ancienne numérotation, sont à cet égard un outil précieux pour identifier les correspondances et repérer les points d'évolution.
Point d'alerte DRH. Contrairement à une présentation trop absolue, le livre IV n'a pas été codifié entièrement à droit constant : des exceptions modifient le fond du droit sur certains points ciblés. L'entrée en vigueur ne se limite donc pas à un changement de références, mais emporte de véritables évolutions à identifier et intégrer. Les tables de concordance de la DGAFP, disponibles sur Légifrance en double sens, sont l'outil pour repérer correspondances et points d'évolution.
Impact RH :RougeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : ne pas se limiter à la mise à jour des références du livre IV, mais identifier les dispositions codifiées à droit non constant qui modifient le fond du droit, en s'appuyant sur les tables de concordance de la DGAFP disponibles sur Légifrance, pour adapter les pratiques en conséquence.
491 articles en six titres : l'architecture du livre IV, avec la formation professionnelle en son cœur
Sources : Légifrance (livre IV du CGFP, décret n° 2026-366 du 7 mai 2026), portail de la fonction publique — structure et contenu du livre IV
Synthèse opérationnelle. Pour se repérer dans le livre IV et en exploiter le contenu, il est utile d'en connaître l'architecture d'ensemble, structurée autour de six titres et de près de cinq cents articles. Le livre IV, intitulé « Principes d'organisation et de gestion des ressources humaines », comporte quatre cent quatre-vingt-onze articles répartis en six titres. Le titre premier rassemble les dispositions générales, dont l'identification des emplois supérieurs des trois fonctions publiques et l'élaboration des lignes directrices de gestion, aux articles R. 412-1 et suivants. Le titre deuxième, de loin le plus volumineux avec deux cent soixante-treize articles, est consacré à la formation professionnelle tout au long de la vie, aux articles R. 420-1 et suivants : il occupe ainsi une place prépondérante dans le livre, témoignant de l'importance et de la densité du droit de la formation. Le titre troisième traite du télétravail, aux articles R. 431-1 et suivants. Les titres suivants abordent notamment la réorganisation de services, d'établissements ou de collectivités. Cette codification de la formation professionnelle permet une large fusion de dispositions auparavant éparses dans des décrets propres à chacune des trois fonctions publiques ou aux agents contractuels, simplifiant l'accès au droit tout en distinguant mieux les différents dispositifs. Pour les praticiens, se familiariser avec cette architecture est la première étape d'une bonne appropriation du livre IV : savoir où trouver les dispositions relatives à la formation, au télétravail, aux lignes directrices de gestion ou aux réorganisations dans la nouvelle numérotation permet de gagner en efficacité et en sécurité dans la mobilisation du droit applicable. La densité du titre consacré à la formation invite en particulier à une attention spécifique à ce domaine, à la fois central pour la gestion des ressources humaines et désormais rassemblé dans un corpus cohérent.
Point d'alerte DRH. Le livre IV compte 491 articles en six titres : dispositions générales et lignes directrices de gestion (R. 412-1 et s.), formation professionnelle (R. 420-1 et s., 273 articles, la part prépondérante), télétravail (R. 431-1 et s.), et réorganisation de services. Se familiariser avec cette architecture et la nouvelle numérotation est la première étape d'une bonne appropriation, la densité du titre formation invitant à une attention spécifique à ce domaine.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : se familiariser avec l'architecture du livre IV et la nouvelle numérotation (dispositions générales et lignes directrices de gestion, formation, télétravail, réorganisation), en portant une attention spécifique au titre dense consacré à la formation professionnelle.
Codification à droit non constant : quand le changement de fond appelle une vigilance juridique renforcée
Sources : principes de codification, jurisprudence administrative, décret n° 2026-366 du 7 mai 2026 — portée juridique des dispositions codifiées à droit non constant
Synthèse opérationnelle. La distinction entre codification à droit constant et à droit non constant n'est pas seulement théorique : elle emporte des conséquences juridiques concrètes qui appellent une vigilance particulière sur les dispositions modifiées au fond. Lorsqu'une codification est réalisée à droit constant, les règles demeurant inchangées sur le fond, les pratiques et interprétations antérieures conservent leur pertinence, et la jurisprudence rendue sous l'empire des textes antérieurs demeure transposable, sous réserve du seul changement de références. Il en va différemment des dispositions codifiées à droit non constant : sur ces points, le droit ayant effectivement changé, les pratiques antérieures doivent être révisées pour se conformer aux nouvelles règles, et la jurisprudence ancienne peut ne plus être transposable, dès lors qu'elle portait sur des dispositions désormais modifiées. Cette différence impose d'identifier précisément quelles dispositions relèvent de l'une ou de l'autre catégorie. Pour les dispositions à droit constant, la continuité prévaut : il suffit d'actualiser les références. Pour les dispositions à droit non constant, une analyse spécifique s'impose : comprendre ce qui a changé, en mesurer les conséquences pratiques, adapter les procédures et les actes, et être attentif au fait que les solutions antérieures peuvent ne plus valoir. C'est là que la note explicative des changements et les tables de concordance prennent toute leur valeur, en permettant de distinguer ce qui relève de la simple recodification de ce qui constitue une évolution de fond. Pour les collectivités, cette vigilance différenciée — continuité pour le droit constant, révision pour le droit non constant — est la condition d'une adaptation juridiquement sûre à l'entrée en vigueur du livre IV, et prémunit contre le risque de perpétuer des pratiques devenues obsolètes sur les points où le droit a changé.
Point d'alerte DRH. Pour les dispositions codifiées à droit constant, la continuité prévaut et la jurisprudence antérieure reste transposable, moyennant l'actualisation des références. Pour les dispositions à droit non constant, le droit ayant changé, les pratiques antérieures doivent être révisées et la jurisprudence ancienne peut ne plus valoir. Distinguer précisément les deux catégories, à l'aide des tables de concordance, prémunit contre la perpétuation de pratiques obsolètes.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : appliquer une vigilance différenciée selon la nature des dispositions du livre IV — continuité et simple actualisation des références pour le droit constant, révision des pratiques et prudence sur la jurisprudence ancienne pour le droit non constant — afin d'éviter de perpétuer des pratiques obsolètes.
Entretien de formation et entretien professionnel désormais distingués : une nouveauté à intégrer
Sources : Légifrance (articles R. 421-4 à R. 421-7 du CGFP ; décret n° 2026-366 du 7 mai 2026), portail de la fonction publique — distinction formelle entre entretien de formation et entretien professionnel
Synthèse opérationnelle. L'illustration la plus concrète de la codification à droit non constant du livre IV, pour la fonction publique territoriale, réside dans la distinction désormais formellement établie entre l'entretien de formation et l'entretien professionnel, évolution qu'il importe d'intégrer. Jusqu'à présent, dans la fonction publique territoriale, les questions de formation étaient largement abordées dans le cadre de l'entretien professionnel annuel, sans que l'entretien de formation fasse l'objet d'une individualisation formelle. À compter du 1er août 2026, aux termes des articles R. 421-4 à R. 421-7 du code général de la fonction publique, l'entretien de formation des agents territoriaux est formellement distingué de leur entretien professionnel, à l'instar de ce qui existe déjà pour les agents de l'État et de la fonction publique hospitalière. Cette évolution, qui relève bien d'un changement de fond et non d'une simple recodification, a des implications pratiques concrètes pour les collectivités. Elle suppose de repenser l'organisation des entretiens : soit en organisant un entretien de formation distinct de l'entretien professionnel, soit en identifiant clairement, au sein d'un même temps d'échange, les deux volets et en respectant les exigences propres à chacun. Elle appelle une adaptation des supports, des trames et des procédures d'entretien, ainsi qu'une information des encadrants chargés de conduire ces entretiens. Cette distinction vise à donner à la formation une place mieux identifiée dans le dialogue entre l'agent et son encadrement, en dédiant un temps spécifique à l'examen des besoins et des projets de formation, distinct de l'évaluation de la valeur professionnelle. Pour les collectivités, intégrer cette nouveauté dans l'organisation de la prochaine campagne d'entretiens est un point d'attention concret de la mise en œuvre du livre IV.
Point d'alerte DRH. Depuis le 1er août 2026 (articles R. 421-4 à R. 421-7 du CGFP), l'entretien de formation des agents territoriaux est formellement distingué de l'entretien professionnel, à l'instar de l'État et de l'hospitalière. Cette évolution de fond suppose de repenser l'organisation des entretiens, d'adapter supports et trames, et d'informer les encadrants, en vue de la prochaine campagne. Un temps spécifique doit être dédié à l'examen des besoins et projets de formation.
Impact RH :RougeUrgence :Orange
Ce que le DRH doit faire lundi matin : intégrer la distinction formelle entre entretien de formation et entretien professionnel dans l'organisation de la prochaine campagne d'entretiens, en adaptant les supports et trames et en informant les encadrants, conformément aux articles R. 421-4 à R. 421-7 du CGFP.
4. Santé au travail, protection sociale et absentéisme
Le télétravail dans le livre IV : un cadre codifié aux enjeux de qualité de vie au travail
Sources : Légifrance (articles R. 431-1 et suivants du CGFP ; décret n° 2026-366 du 7 mai 2026 ; décret n° 2020-524 du 5 mai 2020) — codification du télétravail dans le livre IV
Synthèse opérationnelle. Le télétravail, qui constitue le titre troisième du livre IV aux articles R. 431-1 et suivants, voit son cadre intégré au code, ce qui invite à un point sur ce dispositif aux enjeux importants de qualité de vie au travail. Le télétravail est désormais une modalité installée d'organisation du travail dans la fonction publique territoriale, encadrée par des règles que le livre IV rassemble : détermination par délibération, après avis du comité social territorial, des activités éligibles et des modalités applicables ; procédure de demande et d'autorisation individuelle ; conditions matérielles et prise en charge ; garanties en matière de temps de travail, de droit à la déconnexion et d'égalité de traitement entre agents en télétravail et agents sur site. La codification de ce cadre dans le livre IV, qu'elle soit ou non à droit constant sur l'ensemble de ses dispositions, est l'occasion de rappeler les enjeux du télétravail pour la santé et la qualité de vie au travail. Le télétravail présente des atouts reconnus : réduction de la fatigue et du stress liés aux trajets, meilleure articulation des temps de vie, autonomie accrue. Il comporte aussi des points de vigilance : risque d'isolement, brouillage des frontières entre vie professionnelle et vie personnelle, difficultés d'effectivité du droit à la déconnexion, nécessité de préserver le collectif de travail. L'intégration du télétravail au code, en stabilisant son cadre, invite les collectivités à porter un regard réflexif sur leur pratique : la politique de télétravail est-elle équilibrée, garantit-elle réellement le droit à la déconnexion, prévient-elle l'isolement, préserve-t-elle la cohésion des équipes ? Pour les collectivités, l'entrée en vigueur du livre IV est une bonne occasion d'évaluer et, le cas échéant, d'ajuster leur politique de télétravail, afin qu'elle demeure un facteur de qualité de vie au travail et non une source de nouveaux risques.
Point d'alerte DRH. Le télétravail, codifié au titre III du livre IV (R. 431-1 et s.), est une modalité installée aux atouts reconnus (réduction de la fatigue des trajets, articulation des temps de vie) mais aux points de vigilance réels (isolement, droit à la déconnexion, préservation du collectif). L'entrée en vigueur du livre IV est l'occasion d'évaluer et d'ajuster la politique de télétravail de la collectivité pour qu'elle reste un facteur de qualité de vie au travail.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : profiter de la codification du télétravail dans le livre IV pour évaluer la politique de la collectivité (équilibre, droit à la déconnexion, prévention de l'isolement, préservation du collectif) et l'ajuster afin qu'elle demeure un facteur de qualité de vie au travail.
Sécurité juridique des actes : identifier les dispositions modifiées pour ne pas fonder un acte sur une règle obsolète
Sources : principes de sécurité juridique, décret n° 2026-366 du 7 mai 2026 — enjeux de sécurité juridique de la codification à droit non constant
Synthèse opérationnelle. La codification à droit non constant, sur les points où elle modifie le fond, soulève un enjeu de sécurité juridique spécifique : celui de ne pas fonder un acte sur une règle qui a changé, ce qui appelle une rigueur particulière. Lorsqu'une disposition a été modifiée sur le fond à l'occasion de la codification, un acte qui continuerait d'appliquer l'ancienne règle, désormais abrogée ou modifiée, serait exposé à un risque juridique réel, distinct du simple visa erroné. En effet, si le visa d'un texte abrogé n'entache pas à lui seul d'illégalité un acte dont le contenu reste conforme à la règle en vigueur, il en va différemment lorsque l'acte applique une règle de fond qui n'existe plus : dans ce cas, ce n'est pas seulement la référence qui est erronée, c'est le contenu même de l'acte qui peut être contraire au droit applicable. Cette distinction est essentielle. Pour les dispositions codifiées à droit constant, le risque se limite à l'actualisation des références, sans incidence sur la légalité au fond. Pour les dispositions codifiées à droit non constant, le risque est plus sérieux : appliquer l'ancienne règle revient à méconnaître le droit en vigueur. C'est pourquoi l'identification des dispositions modifiées au fond, comme la distinction entre entretien de formation et entretien professionnel, est un enjeu de sécurité juridique et non de simple forme. Pour les collectivités, la rigueur consiste à repérer ces évolutions, à adapter les actes et procédures concernés, et à ne pas se contenter d'une mise à jour mécanique des références qui laisserait subsister des pratiques contraires aux nouvelles règles. Cette vigilance, ciblée sur les points de changement, est la meilleure garantie de la sécurité juridique des actes pris à compter de l'entrée en vigueur du livre IV.
Point d'alerte DRH. Un acte qui applique une règle de fond modifiée par la codification, et non plus en vigueur, est exposé à un risque juridique réel, distinct du simple visa erroné : c'est le contenu même de l'acte qui peut être contraire au droit. Identifier les dispositions codifiées à droit non constant et adapter les actes et procédures concernés, plutôt qu'une mise à jour mécanique des seules références, est un enjeu de sécurité juridique.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : repérer les dispositions du livre IV modifiées au fond et adapter les actes et procédures concernés, sans se contenter d'une mise à jour mécanique des références qui laisserait subsister des pratiques contraires aux nouvelles règles, pour sécuriser juridiquement les actes.
La distinction des entretiens critiquée par les employeurs territoriaux : un point de dialogue social
Sources : avis du Conseil supérieur de la fonction publique territoriale (2025), analyses juridiques (2026) — position des employeurs territoriaux sur la distinction des entretiens
Synthèse opérationnelle. La distinction formelle entre entretien de formation et entretien professionnel, introduite par le livre IV, n'a pas fait l'unanimité, les représentants des employeurs territoriaux l'ayant critiquée, ce qui éclaire les enjeux de cette évolution pour le dialogue social local. Lors de l'examen du projet de texte, les représentants des employeurs territoriaux siégeant au Conseil supérieur de la fonction publique territoriale ont exprimé des réserves à l'égard de cette distinction, la considérant comme une source de complexité pour le management des collectivités territoriales et de leurs établissements. Cette critique traduit une préoccupation légitime : la séparation formelle des deux entretiens peut être perçue comme un alourdissement des procédures, ajoutant un temps d'échange ou des formalités supplémentaires à la charge des encadrants, déjà mobilisés par les campagnes d'entretiens professionnels. Cette réserve exprimée en amont n'a pas empêché l'adoption de la mesure, désormais en vigueur, mais elle éclaire un point de vigilance pour sa mise en œuvre : la nécessité de veiller à ce que cette distinction ne se traduise pas par une complexité excessive et un alourdissement de la charge des encadrants. Plusieurs approches sont possibles pour concilier le respect de la nouvelle exigence et la simplicité de gestion : organiser les deux entretiens dans un même temps d'échange tout en les distinguant clairement, mutualiser certaines préparations, ou outiller les encadrants pour faciliter la conduite des deux volets. La question de la mise en œuvre concrète de cette distinction gagne à être abordée dans le cadre du dialogue social local, avec les représentants du personnel, afin de définir des modalités qui respectent la nouvelle règle tout en restant praticables. Pour les collectivités, transformer une contrainte perçue en occasion de mieux structurer le dialogue sur la formation, sans alourdir excessivement les procédures, est l'enjeu d'une mise en œuvre intelligente.
Point d'alerte DRH. Les employeurs territoriaux au Conseil supérieur de la fonction publique territoriale ont critiqué la distinction des entretiens, y voyant une source de complexité managériale. Cette réserve n'a pas empêché l'adoption, mais éclaire un point de vigilance : veiller à ce que la distinction n'alourdisse pas excessivement la charge des encadrants. Organiser les deux volets dans un même temps tout en les distinguant, et en discuter en dialogue social local, permet une mise en œuvre praticable.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : aborder en dialogue social local les modalités concrètes de la distinction entre entretien de formation et entretien professionnel, pour définir une organisation qui respecte la nouvelle règle sans alourdir excessivement la charge des encadrants.
Faire de l'entretien de formation individualisé un vrai levier de développement des compétences
Sources : articles R. 421-4 à R. 421-7 du CGFP, analyses sur la gestion des compétences (2026) — enjeux de l'entretien de formation pour le développement des compétences
Synthèse opérationnelle. Au-delà de la contrainte procédurale qu'elle représente, l'individualisation de l'entretien de formation offre une opportunité de renforcer la place de la formation dans la gestion des compétences, qu'il convient de saisir. La distinction formelle de l'entretien de formation traduit une volonté de donner à la formation un temps dédié dans le dialogue entre l'agent et son encadrement, distinct de l'évaluation de la valeur professionnelle qui structure l'entretien professionnel. Cette séparation, si elle est mise en œuvre de manière constructive, peut être un levier de valorisation de la formation. En effet, lorsque la formation est abordée comme un point parmi d'autres de l'entretien professionnel, souvent en fin d'échange et après l'évaluation, elle risque d'être traitée de manière expéditive, réduite à la formulation de quelques souhaits sans réelle réflexion sur les besoins et les projets. Un temps dédié à la formation permet au contraire d'approfondir cette dimension : identifier les besoins de développement des compétences au regard de l'évolution du poste et des projets de l'agent, construire un parcours de formation cohérent, articuler les souhaits de l'agent avec les besoins du service, et faire de la formation un véritable outil de développement professionnel et de gestion prévisionnelle des compétences. Dans un contexte où l'adaptation des compétences est un enjeu stratégique — transitions numérique et écologique, évolution des métiers, maintien de l'employabilité —, cette valorisation de la formation est particulièrement opportune. Pour les collectivités, plutôt que de subir la distinction des entretiens comme une contrainte, l'enjeu est d'en faire une occasion de mieux structurer la réflexion sur la formation et le développement des compétences, en dotant les encadrants d'outils et de repères pour conduire un entretien de formation utile, et en articulant ces entretiens avec la politique de formation et la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences de la collectivité.
Point d'alerte DRH. L'individualisation de l'entretien de formation est une opportunité : un temps dédié permet d'approfondir les besoins de compétences, de construire un parcours cohérent et d'articuler souhaits de l'agent et besoins du service, là où la formation traitée en fin d'entretien professionnel était souvent expédiée. Doter les encadrants d'outils pour conduire un entretien de formation utile et l'articuler avec la gestion prévisionnelle des compétences valorise cette réforme.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : faire de l'entretien de formation individualisé un levier de développement des compétences, en dotant les encadrants d'outils pour le conduire utilement et en l'articulant avec la politique de formation et la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences.
Accompagner les encadrants dans la conduite des nouveaux entretiens
Sources : analyses professionnelles (2026), articles R. 421-4 à R. 421-7 du CGFP — accompagnement de l'encadrement dans la conduite des entretiens
Synthèse opérationnelle. La mise en œuvre de la distinction entre entretien de formation et entretien professionnel repose largement sur l'encadrement de proximité, dont l'accompagnement est déterminant pour la réussite de cette évolution. Les encadrants sont en effet les acteurs de terrain de la conduite des entretiens : c'est à eux qu'il revient de mener, avec chaque agent de leur équipe, l'entretien professionnel d'évaluation et, désormais, l'entretien de formation distinct. La réussite de cette nouvelle organisation dépend donc largement de leur préparation et de leur outillage. Plusieurs conditions y concourent. Une information claire, d'abord, sur la nouvelle exigence de distinction, ses raisons et ses modalités, afin que les encadrants comprennent ce qui est attendu d'eux. Un outillage adapté, ensuite : trames d'entretien distinctes ou clairement structurées en deux volets, guides de conduite, repères sur les objectifs propres à chaque entretien. Une formation, le cas échéant, à la conduite de l'entretien de formation, qui suppose des compétences spécifiques : savoir explorer les besoins de compétences, connaître les dispositifs de formation mobilisables, aider l'agent à construire un projet. Un accompagnement, enfin, dans la mise en œuvre, avec un appui des services de ressources humaines disponible pour répondre aux questions et lever les difficultés. Au-delà de l'aspect procédural, il importe que les encadrants perçoivent l'entretien de formation non comme une formalité supplémentaire mais comme un temps utile de dialogue avec leurs agents sur leur développement professionnel. Pour les collectivités, investir dans l'accompagnement des encadrants — information, outillage, formation, appui — est la condition d'une mise en œuvre réussie de cette évolution, qui transforme une contrainte réglementaire en pratique managériale de qualité au service du développement des agents.
Point d'alerte DRH. La distinction des entretiens repose sur les encadrants de proximité, dont l'accompagnement est déterminant : information claire sur la nouvelle exigence, outillage adapté (trames distinctes, guides), formation à la conduite de l'entretien de formation, et appui des ressources humaines. L'enjeu est que les encadrants perçoivent l'entretien de formation comme un temps utile de dialogue sur le développement professionnel, non comme une formalité supplémentaire.
Impact RH :OrangeUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : accompagner les encadrants dans la conduite des nouveaux entretiens (information, trames adaptées, formation à l'entretien de formation, appui des ressources humaines), pour transformer la contrainte réglementaire en pratique managériale de qualité au service du développement des agents.
L'investissement dans la formation : un enjeu budgétaire au service de l'adaptation des compétences
Sources : analyses budgétaires (2026), livre IV du CGFP — dimension budgétaire de la politique de formation
Synthèse opérationnelle. La place prépondérante de la formation dans le livre IV invite à porter attention à la dimension budgétaire de la politique de formation, investissement stratégique dont l'importance mérite d'être soulignée. La formation professionnelle représente pour les collectivités un poste de dépense composé notamment de la cotisation au Centre national de la fonction publique territoriale, qui assure une part importante de la formation des agents territoriaux, ainsi que des dépenses propres de formation, du coût des remplacements pendant les absences en formation, et des frais annexes. Ces dépenses, dans un contexte budgétaire contraint, peuvent être perçues comme une charge, et la formation est parfois une variable d'ajustement en période de tension budgétaire. Cette approche est pourtant à courte vue. La formation est un investissement dans le capital humain de la collectivité, dont le rendement, quoique différé et diffus, est réel : des agents formés sont mieux à même d'exercer leurs missions, de s'adapter aux évolutions, d'assurer la qualité du service ; la formation soutient les mobilités et les reconversions, prévient l'obsolescence des compétences, et contribue à l'engagement et à la fidélisation des agents. Dans un contexte de transformation rapide des métiers et des attentes, sous l'effet des transitions numérique et écologique et de l'évolution des services publics, l'adaptation des compétences par la formation devient un enjeu stratégique, dont le sous-investissement se paierait à terme par un décalage entre les compétences disponibles et les besoins. Pour les directions générales et financières, considérer la formation non comme une charge à comprimer mais comme un investissement stratégique à préserver, voire à renforcer, et arbitrer en conséquence, est une approche à la fois économiquement pertinente et porteuse d'avenir. La valorisation de la formation opérée par le livre IV est une occasion de réaffirmer cette dimension d'investissement.
Point d'alerte DRH. La formation (cotisation au CNFPT, dépenses propres, remplacements) est parfois une variable d'ajustement budgétaire, approche à courte vue. C'est un investissement dans le capital humain au rendement réel quoique différé : adaptation aux évolutions, soutien aux mobilités, prévention de l'obsolescence des compétences, engagement et fidélisation. Dans un contexte de transformation rapide des métiers, préserver voire renforcer l'investissement formation est économiquement pertinent et porteur d'avenir.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : défendre l'investissement dans la formation comme un enjeu stratégique d'adaptation des compétences, et non comme une charge à comprimer, en mettant en regard son coût et son rendement en termes d'adaptation, de mobilité et de fidélisation, à l'occasion de la valorisation opérée par le livre IV.
La codification, entre simplification affichée et complexité réelle de la transition
Sources : analyses sur la codification (2026), décret n° 2026-366 du 7 mai 2026 — tension entre objectif de simplification et complexité de mise en œuvre
Synthèse opérationnelle. L'entrée en vigueur du livre IV, et particulièrement la nuance entre codification à droit constant et à droit non constant, révèle une tension inhérente à l'entreprise de codification, entre l'objectif de simplification qu'elle poursuit et la complexité qu'elle génère dans sa phase de transition, tension qui mérite une réflexion. La codification poursuit un objectif louable et incontestable : rassembler dans un code unique et cohérent des règles auparavant éparses dans une multitude de textes, améliorer l'accessibilité et la lisibilité du droit, faciliter son appropriation. À terme, cet objectif est atteint : un droit codifié est plus accessible qu'un droit dispersé. Mais le chemin vers cette simplification finale passe par une phase de transition qui, elle, est source de complexité. Cette complexité transitoire prend plusieurs formes. Il y a d'abord le coût d'apprentissage : les praticiens doivent se réapproprier une nouvelle architecture, de nouvelles références, abandonner des repères anciens et bien ancrés. Il y a ensuite la subtilité de la distinction entre droit constant et droit non constant, qui exige une analyse fine pour repérer ce qui a changé sur le fond parmi ce qui n'a fait que changer de place. Il y a enfin la coexistence, pendant une période, d'un droit en cours de codification, certains livres étant codifiés et d'autres non, ce qui complexifie temporairement le paysage. Le signal faible à suivre est cette tension entre la simplification affichée comme objectif de la codification et la complexité réelle qu'elle génère dans sa mise en œuvre, tension qui invite à ne pas sous-estimer l'effort d'accompagnement nécessaire. La codification n'est pas neutre en termes de charge pour les services : elle requiert un investissement en temps, en veille et en formation pour être bien absorbée. Pour les collectivités, cet enseignement invite à aborder la codification avec réalisme : reconnaître ses bénéfices à terme, mais aussi le coût de sa transition, et se doter des moyens de l'accompagner — veille, formation, outils. La réussite de la codification, du point de vue des praticiens, se joue moins dans l'élégance du code final que dans la qualité de l'accompagnement de la transition, souvent sous-estimé au profit de la seule communication sur la simplification. Anticiper la préparation du livre V, consacré à la carrière et au parcours professionnel, dont les travaux sont engagés, participe de cette approche réaliste et anticipatrice.
Point d'alerte DRH. La codification vise la simplification à terme, mais sa transition génère une complexité réelle : coût d'apprentissage, subtilité de la distinction droit constant/non constant, coexistence de livres codifiés et non codifiés. Cet effort d'accompagnement ne doit pas être sous-estimé : la réussite se joue moins dans l'élégance du code final que dans la qualité de l'accompagnement de la transition. Anticiper la préparation du livre V (carrière et parcours) participe de cette approche réaliste.
Impact RH :VertUrgence :Vert
Ce que le DRH doit faire lundi matin : aborder la codification avec réalisme, en reconnaissant ses bénéfices à terme mais aussi le coût de sa transition, et en se dotant des moyens de l'accompagner (veille, formation, outils), tout en anticipant la préparation du livre V consacré à la carrière et au parcours professionnel.
11 informations analysées et retenues sur les 10 rubriques de veille, consacrées à la portée exacte de la codification du livre IV du CGFP et à l'individualisation de l'entretien de formation, à partir de sources officielles (Légifrance, portail de la fonction publique, tables de concordance DGAFP) et des analyses juridiques spécialisées.
Les 5 informations les plus importantes du jour
Le livre IV n'est pas entièrement à droit constant : des exceptions modifient le fond du droit, à identifier via les tables de concordance de la DGAFP.
Entretien de formation distingué de l'entretien professionnel : nouveauté de fond pour la FPT depuis le 1er août (articles R. 421-4 à R. 421-7 du CGFP).
491 articles en six titres : avec la formation professionnelle en son cœur (273 articles).
Une mesure critiquée par les employeurs territoriaux : au Conseil supérieur de la fonction publique territoriale, comme source de complexité managériale.
Vigilance juridique différenciée : continuité pour le droit constant, révision des pratiques pour le droit non constant.
Alertes rouges à traiter en priorité
Entretien de formation distinct : intégrer la nouveauté dans l'organisation de la prochaine campagne d'entretiens.
Livre IV à droit non constant : identifier les dispositions modifiées au fond au-delà de la simple mise à jour des références.
Congés de santé (décret n° 2026-705) : nouvelle procédure de temps partiel thérapeutique depuis le 1er août, plafonnement des arrêts au 1er septembre.
Retraite des parents : informer les agents concernés, notamment les femmes affiliées à la CNRACL.
Mobilisation du 29 septembre et index égalité (30 septembre) : anticiper dès la rentrée.
Actions recommandées dans les 7 jours
Identifier les dispositions du livre IV codifiées à droit non constant à l'aide des tables de concordance de la DGAFP.
Intégrer la distinction des entretiens dans l'organisation de la prochaine campagne.
Adapter supports, trames et procédures d'entretien, et informer les encadrants.
Se familiariser avec l'architecture et la nouvelle numérotation du livre IV.
Évaluer et ajuster la politique de télétravail à l'occasion de sa codification.
Défendre l'investissement dans la formation comme enjeu stratégique.
Signal faible RH à surveiller
La codification, entre simplification affichée et complexité réelle de la transition, ou le coût sous-estimé de l'accompagnement du changement juridique. L'entrée en vigueur du livre IV du code général de la fonction publique, et la nuance essentielle entre codification à droit constant et à droit non constant qu'elle a révélée, met en lumière une tension de fond qui traverse l'ensemble de l'entreprise de codification et, plus largement, de production du droit : l'écart entre la simplification affichée comme objectif et la complexité réelle générée par la transition. La codification se présente, à juste titre, comme une œuvre de simplification et de clarification. Rassembler dans un code unique et cohérent des règles auparavant dispersées dans une multitude de décrets épars, souvent anciens et plusieurs fois modifiés, améliore incontestablement l'accessibilité et la lisibilité du droit. Cet objectif est légitime et le résultat, à terme, bénéfique : un praticien qui dispose d'un code structuré accède plus facilement au droit applicable qu'un praticien contraint de naviguer entre des dizaines de textes non coordonnés. Mais cette simplification finale a un coût de transition que la communication institutionnelle, centrée sur les bénéfices, tend à passer sous silence. Ce coût prend plusieurs formes. Il y a le coût d'apprentissage, bien réel, que représente la réappropriation d'une nouvelle architecture et de nouvelles références par des praticiens qui avaient construit leurs repères sur les anciens textes. Il y a la subtilité redoutable de la distinction entre ce qui a été codifié à droit constant, et ne change donc que de place, et ce qui l'a été à droit non constant, et change sur le fond : cette distinction, cruciale pour la sécurité juridique, exige une analyse fine que le discours général sur la codification à droit constant tend à masquer, au risque de laisser croire que rien ne change alors que certaines règles évoluent. Il y a enfin la complexité transitoire d'un droit en cours de codification par étapes, où coexistent des livres codifiés et des textes non encore codifiés, brouillant temporairement le paysage. Le signal faible à suivre est cette tension, et plus précisément le risque que le coût de la transition soit systématiquement sous-estimé au profit de la seule mise en avant des bénéfices finaux. Ce risque n'est pas propre à la codification : il caractérise plus largement une manière de conduire le changement juridique et réglementaire, où l'attention se porte sur la vertu de la réforme et son résultat escompté, en négligeant l'accompagnement de la transition et la charge qu'elle représente pour ceux qui doivent l'absorber. Or, du point de vue des praticiens de terrain, c'est précisément la qualité de cet accompagnement qui détermine la réussite ou l'échec concret d'une réforme. Une codification élégante mais mal accompagnée peut générer, dans sa phase de mise en œuvre, des erreurs, des insécurités et une charge mal anticipée, qui en compromettent les bénéfices. Pour les collectivités, l'enseignement est double. Il invite d'abord à aborder la codification et, plus largement, les réformes juridiques avec réalisme, en se dotant des moyens d'en accompagner la transition : veille, formation, outils, temps dédié. Il invite ensuite, plus fondamentalement, à porter une attention constante à cette dimension souvent négligée de la conduite du changement qu'est l'accompagnement de ceux qui doivent le mettre en œuvre. La valeur d'une réforme ne réside pas seulement dans son contenu, mais dans la manière dont elle est accompagnée sur le terrain. À l'heure où les réformes se succèdent à un rythme soutenu et où la codification se poursuit avec la préparation du livre V consacré à la carrière et au parcours professionnel, cette attention à l'accompagnement de la transition, et cette lucidité sur le coût réel du changement derrière la simplification affichée, sont des conditions de la réussite que les collectivités ont intérêt à cultiver.
Tableau de synthèse final
Rubrique
Information
Date
Impact
Urgence
Action immédiate
Textes
Livre IV : une codification « à droit constant, sauf exceptions »
1er août 2026
Rouge
Orange
Identifier les dispositions à droit non constant
Textes
491 articles en six titres, la formation en son cœur
1er août 2026
Vert
Vert
Se familiariser avec l'architecture
Jurisprudence
Droit non constant : vigilance juridique renforcée
2026
Orange
Vert
Vigilance différenciée selon les dispositions
Rémunération
Entretien de formation et entretien professionnel distingués
1er août 2026
Rouge
Orange
Intégrer à la prochaine campagne d'entretiens
Santé
Le télétravail codifié dans le livre IV
1er août 2026
Vert
Vert
Évaluer la politique de télétravail
Discipline
Sécurité juridique : ne pas fonder un acte sur une règle obsolète
2026
Orange
Vert
Adapter les actes aux règles modifiées
Dialogue social
La distinction des entretiens critiquée par les employeurs
2025
Vert
Vert
Aborder les modalités en dialogue local
Recrutement
L'entretien de formation, levier de développement des compétences
2026
Vert
Vert
Outiller les encadrants pour cet entretien
Management
Accompagner les encadrants dans les nouveaux entretiens
2026
Orange
Vert
Information, trames, formation, appui
Finances
L'investissement dans la formation, enjeu stratégique
2026
Vert
Vert
Défendre l'investissement formation
Rapports
La codification, entre simplification affichée et complexité réelle
2026
Vert
Vert
Accompagner la transition avec réalisme
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