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26 octobre 2026 1 26 /10 /octobre /2026 14:31

 

Veille juridique statutaire analytique RH FPT 24/7: cliquez sur l'image pour y accéder.

DÉCRYPTAGE JURIDIQUE RH FPT

Prévoyance obligatoire dans la fonction publique territoriale : ce que le décret du 23 octobre 2026 change pour les DRH

Le décret n° 2026-986 du 23 octobre 2026 constitue une nouvelle étape majeure de la réforme de la protection sociale complémentaire des agents territoriaux. Adhésion obligatoire, participation financière des employeurs, dispenses, commande publique, dialogue social et protection des droits des agents : les collectivités disposent désormais de règles précises pour préparer leurs futurs contrats collectifs de prévoyance.

Analyse juridique NAUDRH.COM | 26 octobre 2026 | Protection sociale complémentaire – Prévoyance – FPT

Le point essentiel

La date du 1er janvier 2029 constitue une échéance structurante, mais elle ne doit pas masquer les dispositions transitoires applicables aux conventions de participation déjà en cours. Chaque employeur doit examiner sa situation contractuelle.

1. Une nouvelle étape de la réforme de la prévoyance territoriale

Le décret n° 2026-986 du 23 octobre 2026, publié au Journal officiel du 24 octobre 2026, précise les conditions dans lesquelles les collectivités territoriales et leurs établissements publics doivent organiser la protection sociale complémentaire de leurs agents en matière de prévoyance.

Pris pour l'application de la loi n° 2025-1251 du 22 décembre 2025, ce décret traduit une évolution profonde du dispositif : la couverture de prévoyance repose sur des contrats collectifs auxquels les agents concernés sont, par principe, tenus d'adhérer.

Il ne s'agit donc pas seulement d'augmenter la participation financière de l'employeur, mais de structurer une protection collective plus homogène face aux conséquences financières de l'incapacité de travail et de l'invalidité.

Enjeu pour les collectivités

La prévoyance devient un dossier transversal associant les ressources humaines, les finances, la commande publique et le dialogue social. Sa préparation suppose de dépasser une approche strictement assurantielle.

Références : loi n° 2025-1251 du 22 décembre 2025 ; articles 1er et 23 du décret n° 2026-986.

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2. Quels agents sont concernés par l'adhésion obligatoire ?

Le décret définit les bénéficiaires actifs tenus d'adhérer au contrat collectif souscrit par leur employeur, sous réserve des dispenses légalement autorisées.

Le champ comprend notamment :

- Les fonctionnaires territoriaux titulaires.

- Les fonctionnaires stagiaires.

- Les fonctionnaires momentanément privés d'emploi rémunérés par le CNFPT ou un centre de gestion dans les conditions prévues par les textes.

- Les agents contractuels de droit public.

- Les assistants maternels et les assistants familiaux concernés.

- Les apprentis.

- Les agents relevant des contrats mentionnés à l'article L. 5134-100 du code du travail.

Cette diversité impose une identification précise des populations concernées, notamment dans les collectivités employant de nombreux agents contractuels, des apprentis ou des assistants familiaux.

Point de vigilance RH

Le seul statut de fonctionnaire titulaire ne peut pas servir de critère pour identifier les bénéficiaires. Les gestionnaires doivent examiner l'ensemble des catégories visées par le décret.

Référence : article 2 du décret n° 2026-986.

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3. Les dispenses d'adhésion sont strictement encadrées

L'adhésion obligatoire n'exclut pas certaines dispenses. Toutefois, les employeurs territoriaux ne disposent pas d'une liberté générale pour déterminer les situations ouvrant droit à une exemption.

Les trois dispenses prévues par le décret

Première situation : les agents titulaires d'un contrat de travail d'une durée inférieure à six mois.

Deuxième situation : les agents déjà couverts par un contrat individuel garantissant au moins les risques d'incapacité de travail et d'invalidité. Cette dispense est temporaire : elle prend fin à l'échéance du contrat individuel, dans la limite de douze mois.

Troisième situation : les agents à temps non complet et les apprentis dont l'adhésion au dispositif conduirait à une cotisation au moins égale à 10 % de leur rémunération brute.

Le cas des agents ayant plusieurs employeurs

Un accord collectif local valide peut également organiser une dispense pour les agents simultanément employés et rémunérés par plusieurs employeurs territoriaux.

Cette possibilité suppose notamment que l'agent justifie chaque année par écrit d'une couverture individuelle des risques d'incapacité et d'invalidité.

Ce que doit faire le service RH

Informer les agents des dispenses possibles, prévoir une procédure de justification et organiser le suivi des situations individuelles. Un agent bénéficiant d'une dispense peut à tout moment y renoncer et demander son adhésion au contrat collectif.

Références : articles 3, 4 et 5 du décret n° 2026-986.

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4. Une participation financière qui peut devenir un outil de solidarité

Le financement patronal constitue l'un des éléments centraux de la réforme.

La loi du 22 décembre 2025 prévoit une participation minimale de l'employeur au financement des garanties collectives obligatoires.

Le décret du 23 octobre 2026 précise notamment les conditions dans lesquelles les collectivités peuvent majorer leur participation au-delà de la moitié de la cotisation.

Cette majoration peut reposer sur un objectif d'intérêt social, en prenant en compte le revenu des agents et, le cas échéant, leur situation familiale.

Elle peut également tenir compte de la rémunération, notamment de l'indice ou de la catégorie de l'agent.

La participation de l'employeur ne peut toutefois dépasser le montant total de la cotisation ou de la prime. Elle vient en déduction du montant dû par l'agent.

La situation des agents multi-employeurs

Lorsqu'un agent est simultanément employé et rémunéré par plusieurs employeurs territoriaux, la participation de chacun est appréciée proportionnellement à la durée de service correspondant à l'emploi.

À ne pas confondre

Le décret ne crée pas une obligation générale de prise en charge intégrale des cotisations. Il encadre la faculté pour l'employeur de financer davantage que la participation minimale obligatoire.

Références : articles 15 et 16 du décret n° 2026-986 ; loi n° 2025-1251 du 22 décembre 2025.

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5. Le choix de l'organisme assureur : une procédure à sécuriser

Le décret impose le recours à des marchés pour la souscription des contrats collectifs de prévoyance.

Le marché est conclu pour une durée de six ans. Une prorogation maximale d'un an est possible pour des motifs d'intérêt général.

Le prix ne suffit pas pour apprécier les offres

L'analyse doit notamment porter sur le rapport entre la qualité des garanties et le tarif, la maîtrise financière du dispositif, le respect des principes de solidarité, la qualité de gestion des prestations et les actions de prévention, d'assistance et d'action sociale.

Les candidats doivent également produire des informations permettant d'apprécier l'équilibre technique et financier du dispositif sur toute la période contractuelle.

La maîtrise des évolutions tarifaires

Le décret encadre les dépassements des tarifs prévus au contrat collectif dans la limite de 15 %, pour certains changements significatifs : aggravation de la sinistralité, variation du nombre d'adhérents, évolutions démographiques ou modifications réglementaires.

Le contrat prévoit également un délai de prévenance en cas d'évolution tarifaire, qui ne peut être inférieur à six mois avant l'échéance du contrat collectif obligatoire, sauf force majeure.

Préconisation NAUDRH.COM

Construire l'analyse des offres autour du coût global et de la qualité réelle de protection. La comparaison doit notamment examiner les garanties, les exclusions, les délais de traitement, les services d'accompagnement et les conditions de suivi financier.

Références : articles 6 à 11 et 21 du décret n° 2026-986.

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6. Le dialogue social devient une composante du pilotage

La réforme donne une place structurée aux représentants des employeurs et aux organisations syndicales dans le suivi des contrats collectifs.

Le décret prévoit un comité de pilotage et de suivi paritaire dans les conditions définies par son article 13.

Ce comité réunit les représentants des employeurs et ceux des organisations syndicales représentatives. Les représentants de l'employeur disposent d'un nombre de voix égal à celui du collège syndical.

Il est consulté sur la définition des critères de sélection des candidats et des offres, leur hiérarchisation ou leur pondération. Il est également associé au suivi du contrat pendant toute son exécution.

Cette organisation confère au dialogue social une dimension opérationnelle dans la sélection et la surveillance du dispositif de prévoyance.

Point d'attention

Il convient de distinguer le comité de pilotage et de suivi paritaire, prévu par le décret, des compétences propres du comité social territorial et des règles relatives à la négociation collective.

Références : articles 13 et 14 du décret n° 2026-986.

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7. Des garanties renforcées pour protéger les droits des agents

Le décret contient plusieurs dispositions essentielles pour éviter que les agents ne soient privés de leurs droits lors d'une évolution de leur situation administrative ou contractuelle.

Le passage à demi-traitement n'est pas une condition d'ouverture des garanties

Le contrat collectif ne peut pas prévoir que le passage à demi-traitement constitue une condition d'acquisition des garanties mentionnées à l'article L. 827-11 du CGFP.

Les prestations doivent être préservées après la cessation du contrat

Lorsque l'incapacité initiale de travail à l'origine du congé pour raison de santé débute pendant l'exécution du contrat collectif, elle constitue le fait générateur du droit aux prestations.

Une résiliation ou un non-renouvellement du marché, ou encore une cessation ultérieure de l'adhésion, ne remet pas en cause les droits ainsi ouverts, y compris lorsque le premier versement intervient après la cessation de l'adhésion.

La solidarité tarifaire est encadrée

Le taux de cotisation doit être identique pour tous les bénéficiaires actifs et exprimé en pourcentage de la rémunération.

Le montant de la cotisation ne peut être conditionné à l'âge ou à l'état de santé de l'agent.

Le cas particulier des agents en arrêt de travail lors de la bascule

Le décret prévoit également, sous les conditions de l'article 5 de la loi du 22 décembre 2025, une participation versée directement et mensuellement à certains agents en arrêt de travail à la date de prise d'effet du contrat collectif obligatoire, et bénéficiant d'un contrat individuel de prévoyance.

La priorité pour les gestionnaires RH

Identifier et documenter les situations d'arrêt de travail lors du changement de contrat. Cette étape est essentielle pour prévenir les contestations relatives à l'organisme responsable du versement des prestations.

Références : articles 18 à 20

 

EXPERTISE JURIDIQUE RH TERRITORIALE

Prévoyance des agents territoriaux : 90 % de la rémunération nette garantie, mais à quelles conditions ?

Le décret n° 2026-987 du 23 octobre 2026, publié au Journal officiel du 24 octobre 2026, précise les garanties minimales de protection sociale complémentaire en matière de prévoyance dans la fonction publique territoriale.

Maintien de rémunération en cas de maladie, invalidité, temps partiel thérapeutique, prise en compte du régime indemnitaire : ce texte contient des dispositions directement opérationnelles pour les directions des ressources humaines.

NAUDRH.COM | Analyse juridique | 26 octobre 2026 | Protection sociale complémentaire FPT

À retenir immédiatement

La garantie de 90 % de rémunération nette ne signifie pas que l'assureur verse automatiquement 90 % du salaire. Le montant de son intervention dépend notamment des droits statutaires, des prestations de sécurité sociale et de la situation de l'agent.

1. Un nouveau socle de garanties pour la prévoyance territoriale

Après la publication du décret n° 2026-986 du 23 octobre 2026 relatif aux modalités d'organisation et de financement des contrats collectifs de prévoyance, le décret n° 2026-987 du même jour en précise les garanties minimales.

Les deux textes sont complémentaires. Le premier définit notamment les modalités de souscription, les bénéficiaires, les dispenses et le financement des contrats collectifs. Le second détermine les garanties minimales de protection que ces contrats doivent procurer.

Le décret n° 2026-987 porte principalement sur deux risques : l'incapacité temporaire de travail et l'invalidité.

Il distingue les fonctionnaires affiliés à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) des agents relevant du régime général de la sécurité sociale.

Enjeu pour les employeurs

Le choix d'un assureur ne peut plus être apprécié uniquement au regard de son tarif. La conformité des garanties minimales, leurs conditions d'ouverture et leur articulation avec les droits statutaires deviennent des paramètres déterminants.

Références : articles 1 à 3 du décret n° 2026-987.

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2. La garantie de 90 % de la rémunération nette : ce qu'elle signifie réellement

Le décret fixe un objectif de couverture de 90 % de la rémunération nette de référence dans les situations d'incapacité temporaire de travail prévues par ses articles 2 et 3.

Cette rémunération comprend notamment le traitement indiciaire, la nouvelle bonification indiciaire lorsqu'elle est applicable, ainsi que le régime indemnitaire.

L'organisme complémentaire intervient après prise en compte des sommes versées au titre des garanties statutaires et, pour les agents du régime général, des indemnités journalières de sécurité sociale perçues.

Un exemple de compréhension

Pour une rémunération nette de référence de 2 000 euros, 90 % représentent 1 800 euros.

Cette somme constitue le niveau de rémunération garantie dans les conditions du contrat et du décret, et non nécessairement le montant de l'indemnité versée par l'assureur.

Si les prestations statutaires et sociales déjà perçues sont prises en compte, l'organisme complémentaire intervient pour compléter la couverture à hauteur du niveau garanti, dans les conditions prévues.

Erreur d'interprétation à éviter

Il serait juridiquement inexact d'affirmer que tous les agents malades percevront automatiquement 90 % de leur rémunération en toutes circonstances. Le texte définit des situations et des conditions précises d'indemnisation.

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3. Fonctionnaires CNRACL : quelles garanties en cas de maladie ?

Pour les fonctionnaires territoriaux affiliés à la CNRACL, le décret prévoit des indemnités journalières complémentaires destinées à garantir 90 % de la rémunération nette de référence, après déduction des garanties statutaires versées par l'employeur.

Ces prestations interviennent notamment à compter du passage à demi-traitement et jusqu'à épuisement des droits aux congés de maladie visés par le décret.

Le dispositif couvre également certaines situations de disponibilité d'office et de maintien à demi-traitement dans l'attente de l'avis du conseil médical.

Les régularisations rétroactives

Le décret prend en compte les difficultés susceptibles de survenir lorsqu'une situation administrative est régularisée rétroactivement.

Un rétablissement rétroactif à plein traitement ou un placement rétroactif dans une autre position statutaire peut entraîner le remboursement des prestations complémentaires concernées.

Conséquence pratique

Les services RH devront renforcer le suivi des dossiers de maladie et la coordination avec l'organisme assureur, particulièrement lorsqu'une décision du conseil médical entraîne une modification rétroactive de la situation administrative.

Référence : article 2, I, du décret n° 2026-987.

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4. Agents du régime général : une couverture adaptée à leurs droits

Les fonctionnaires territoriaux affiliés au régime général et les agents contractuels relèvent de dispositions distinctes de celles applicables aux fonctionnaires CNRACL.

La garantie minimale d'incapacité temporaire de travail tient compte des prestations statutaires et des indemnités journalières de sécurité sociale.

Le décret prévoit notamment des règles particulières pour les agents contractuels de droit public bénéficiant d'un congé de maladie ou de grave maladie.

Il prend également en considération les agents contractuels de droit privé et les contractuels de droit public ne bénéficiant pas ou plus des congés mentionnés par le texte.

Pour ces situations, la rémunération de référence doit être déterminée selon les règles particulières prévues à l'article 3.

Point de vigilance pour les DRH

Les contrats d'assurance doivent tenir compte de la diversité des situations statutaires. Un dispositif conçu exclusivement autour des droits des fonctionnaires titulaires risquerait de ne pas répondre à l'ensemble des exigences réglementaires.

Référence : article 3, I, du décret n° 2026-987.

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5. Temps partiel thérapeutique : une garantie spécifique à examiner

Le décret prévoit expressément, pour les agents relevant du régime général, des indemnités journalières complémentaires en lien avec le temps partiel pour motif thérapeutique.

La garantie se réfère à 90 % de la rémunération nette comprenant le traitement indiciaire, le cas échéant la nouvelle bonification indiciaire, et le régime indemnitaire avant l'octroi du temps partiel pour motif thérapeutique.

Les montants correspondant aux garanties statutaires et aux indemnités journalières de sécurité sociale sont déduits.

Pourquoi cette disposition est importante

Le temps partiel thérapeutique permet d'organiser la reprise ou le maintien dans l'emploi d'un agent dont l'état de santé nécessite une activité réduite.

Mais ses conséquences financières varient selon le statut et le régime de protection sociale de l'intéressé.

La garantie prévue par le décret nécessite donc une attention particulière dans le traitement des dossiers individuels.

Préconisation RH

Avant la mise en œuvre du nouveau contrat, vérifier précisément la couverture prévue pour les agents en temps partiel thérapeutique et son articulation avec les prestations statutaires et de sécurité sociale. Ne pas transposer automatiquement cette disposition aux fonctionnaires CNRACL.

Référence : article 3, I, 3°, du décret n° 2026-987.

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6. Invalidité : des garanties différentes selon le régime d'affiliation

Pour les fonctionnaires CNRACL

Les fonctionnaires mis à la retraite pour invalidité avant l'âge légal de référence peuvent bénéficier d'une rente complémentaire.

Lorsque le taux d'invalidité atteint au moins 50 %, la rente garantit 90 % de la rémunération nette de référence, sous réserve des règles de coordination et de plafonnement prévues par le texte.

Pour un taux d'invalidité inférieur à 50 %, le montant est déterminé selon une formule proportionnelle :

M = R × I / 50 %

M : montant de la rente calculée
R : rente prévue pour une invalidité d'au moins 50 %
I : taux d'invalidité

Pour les agents relevant du régime général

La rente est soumise à des conditions spécifiques, notamment une invalidité réduisant d'au moins deux tiers la capacité de travail ou de gain, avec classement en deuxième ou troisième catégorie.

Le décret vise également certaines situations d'accident du travail ou de maladie professionnelle avec un taux d'incapacité au moins égal à 66 %.

Revalorisation et plafonnement

Le texte prévoit une réévaluation des rentes au 1er juillet de chaque année, selon les modalités qu'il définit.

Le montant de la rente augmenté des autres prestations ou indemnités ne peut excéder 90 % de la rémunération nette de référence revalorisée.

Attention au calcul

Le taux de 90 % doit être apprécié en tenant compte des autres prestations et indemnités prises en considération par le décret. Il ne s'agit pas d'un versement complémentaire systématique égal à 90 % de la rémunération.

Références : articles 2, II, et 3, II, du décret n° 2026-987.

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7. Les collectivités doivent-elles adopter une nouvelle délibération ?

Le décret prévoit expressément que les collectivités territoriales et leurs établissements publics qui participent au financement de garanties de prévoyance conformes à ses dispositions ne sont pas tenus de délibérer de nouveau.

Cette disposition permet d'éviter des procédures administratives inutiles lorsque les garanties respectent déjà les exigences réglementaires.

Elle ne dispense toutefois pas l'employeur de vérifier effectivement cette conformité.

La bonne méthode

Réaliser un audit des garanties existantes, conserver une trace de cette vérification et identifier les éventuelles modifications qui pourraient nécessiter de nouvelles décisions.

Référence : article 4 du décret n° 2026-987.

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8. Une entrée en vigueur qui dépend des conventions existantes

Le décret distingue deux situations.

Absence de convention de participation en cours

Lorsqu'aucune convention de participation n'est en cours à la date de publication du décret, les nouvelles dispositions s'appliquent à compter du 1er janvier 2029.

Convention de participation déjà en cours

Lorsqu'une convention est en cours à la date de publication du décret, les nouvelles dispositions s'appliquent au terme de cette convention, ou au 1er janvier 2029 si son terme est postérieur.

Ainsi, l'existence d'une convention ne permet pas de différer automatiquement l'application des nouvelles règles au-delà du 1er janvier 2029.

À vérifier immédiatement

Chaque employeur doit identifier la date d'échéance de sa convention, les modalités de renouvellement et les conséquences de la réforme sur sa programmation contractuelle.

Référence : article 8 du décret n° 2026-987.

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9. Les cinq actions prioritaires pour les DRH territoriaux

Action 1 – Auditer les garanties actuelles

Comparer les contrats en cours avec les exigences minimales des articles 2 et 3 du décret, en distinguant incapacité temporaire et invalidité.

Action 2 – Cartographier les populations couvertes

Identifier les agents CNRACL, les fonctionnaires du régime général, les contractuels de droit public et les autres agents concernés.

Action 3 – Sécuriser les situations particulières

Examiner les arrêts maladie prolongés, les disponibilités d'office, les attentes d'avis du conseil médical, les temps partiels thérapeutiques et les situations d'invalidité.

Action 4 – Préparer les clauses contractuelles

Vérifier les conditions d'ouverture des droits, les modalités de calcul, les règles de coordination des prestations, les régularisations rétroactives et les conditions de revalorisation.

Action 5 – Anticiper le budget et le dialogue social

Évaluer les conséquences financières des garanties minimales et intégrer les échéances contractuelles dans la programmation RH.

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10. Tableau de synthèse du décret n° 2026-987

Question RH Règle essentielle Vigilance
Incapacité temporaire Garantie minimale de 90 % de la rémunération nette dans les situations prévues. Déduire les prestations prises en compte par le décret.
Fonctionnaires CNRACL Couverture notamment à compter du demi-traitement et dans certaines situations d'attente ou de disponibilité. Suivre les décisions statutaires rétroactives.
Régime général Garanties adaptées aux indemnités journalières et aux situations des agents. Distinguer fonctionnaires et contractuels.
Temps partiel thérapeutique Garantie spécifique mentionnée pour les agents du régime général. Prendre en compte la rémunération antérieure.
Invalidité Rentes selon des conditions et seuils propres à chaque régime. Vérifier le plafonnement global à 90 %.
Délibération Pas de nouvelle délibération exigée si les garanties financées sont conformes. Documenter la conformité.
Calendrier Application suivant les règles transitoires de l'article 8. Identifier les conventions en cours.

11. Notre analyse : la vraie difficulté sera l'application aux dossiers individuels

Le décret n° 2026-987 apporte une précision attendue sur le niveau minimal de protection des agents territoriaux face aux risques d'incapacité temporaire de travail et d'invalidité.

Il constitue une étape importante dans la construction d'une protection sociale complémentaire collective plus homogène.

Pour autant, le taux de garantie de 90 % ne doit pas masquer la complexité technique de son application.

Les difficultés apparaîtront notamment dans l'articulation entre les droits statutaires, les indemnités journalières de sécurité sociale et les prestations de l'organisme complémentaire.

Elles pourront également concerner les changements de situation administrative, les régularisations rétroactives et les procédures d'invalidité.

Notre recommandation

Construire une matrice de conformité des garanties minimales par catégorie d'agents et par situation de gestion. Cette démarche permettra de mieux sécuriser les futurs contrats, d'informer les agents et d'anticiper les difficultés d'indemnisation.

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Références juridiques

Décret n° 2026-987 du 23 octobre 2026 relatif à la protection sociale complémentaire en matière de couverture du risque prévoyance des agents publics territoriaux.

Consulter le décret n° 2026-987 sur Légifrance

Décret n° 2026-986 du 23 octobre 2026 relatif à la protection sociale complémentaire en matière de prévoyance des agents des collectivités territoriales et de leurs établissements publics.

Consulter le décret n° 2026-986 sur Légifrance

Loi n° 2025-1251 du 22 décembre 2025 relative à la protection sociale complémentaire des agents publics territoriaux.

Code général de la fonction publique : notamment les articles L. 827-6 et L. 827-11.

Analyse établie à partir des textes publiés au Journal officiel du 24 octobre 2026. Les préconisations opérationnelles sont distinctes des obligations juridiques.

Pascal NAUD
Président fondateur de NAUDRH.COM
Expertise juridique et gestion des ressources humaines dans la fonction publique territoriale

naudrhexpertise@gmail.com

www.naudrh.com

Mots-clés : prévoyance fonction publique territoriale, décret 2026-987, PSC 2029, maintien de rémunération, CNRACL, invalidité, temps partiel thérapeutique, protection sociale complémentaire, garanties minimales, DRH territorial.

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