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  • En responsabilité dans le domaine des Ressources Humaines (spécificité Public) depuis maintenant pratiquement 26 ans
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NAUDRH.COM | Analyse RH territoriale

Élections professionnelles 2026 : ce que les commissions consultatives paritaires disent de notre gestion des contractuels.

Le 10 décembre 2026, les agents territoriaux renouvelleront leurs représentants du personnel. Derrière les opérations électorales, une question mérite l'attention des DRH : quelle place accordons-nous réellement aux agents contractuels dans le dialogue social et les processus de décision ?

Pascal NAUD — Président fondateur de NAUDRH.COM | Octobre 2026

 

Les élections professionnelles ont ceci de particulier qu'elles mobilisent beaucoup d'énergie administrative pour un résultat dont nous ne mesurons pas toujours suffisamment les conséquences sur la gestion quotidienne des ressources humaines. Pendant plusieurs mois, les services RH vérifient les listes électorales, préparent les opérations de vote, examinent les candidatures et s'assurent du respect d'un calendrier réglementaire exigeant. Puis vient le scrutin, la proclamation des résultats et l'installation des nouvelles instances.

L'essentiel semble alors accompli.

Pourtant, les élections ne constituent que le point de départ d'une nouvelle période de dialogue social. Leur véritable portée se mesure ensuite, dans la qualité des échanges entre l'employeur et les représentants du personnel, mais aussi dans la manière dont les instances sont associées aux décisions qui relèvent de leurs compétences.

Cette observation vaut particulièrement pour les commissions consultatives paritaires, les CCP, dont le rôle demeure parfois insuffisamment connu.

Le développement du recours aux agents contractuels a profondément modifié la composition des effectifs territoriaux. Dans de nombreuses collectivités, ces agents ne répondent plus seulement à des besoins temporaires de remplacement. Ils occupent des emplois permanents, exercent des responsabilités techniques ou administratives importantes et contribuent durablement à la continuité des services publics.

Cette évolution oblige les directions des ressources humaines à porter un regard différent sur leur représentation institutionnelle.

La CCP ne peut plus être considérée comme une instance secondaire, que l'on solliciterait occasionnellement pour satisfaire à une obligation réglementaire. Elle intervient dans des situations individuelles souvent sensibles, notamment lorsque la poursuite de la relation professionnelle est en cause.

Sa place dans le fonctionnement des collectivités mérite donc d'être réexaminée à l'occasion du renouvellement électoral de 2026.

1. Une participation électorale qui interroge la relation entre les agents et leurs représentants

Les résultats des dernières élections professionnelles témoignent d'une diminution de la participation dans la fonction publique territoriale. Celle-ci est passée de 51,8 % en 2018 à 45,6 % en 2022.

Le recul est significatif. Il serait néanmoins hasardeux d'en tirer une conclusion générale sur le désintérêt des agents pour le dialogue social.

L'abstention électorale ne possède pas une explication unique. Elle peut traduire un éloignement à l'égard des organisations syndicales, une méconnaissance du rôle des instances ou une difficulté à percevoir les effets concrets de la représentation du personnel.

Elle peut aussi résulter de contraintes matérielles, particulièrement dans les collectivités dont les agents sont répartis sur de nombreux sites.

Les personnels territoriaux n'exercent pas tous leurs fonctions dans des bureaux disposant d'un accès permanent aux outils numériques. Les agents des collèges, les personnels techniques, les agents intervenant à domicile ou ceux affectés dans des équipements éloignés des services centraux ne bénéficient pas nécessairement des mêmes conditions d'information.

Cette réalité doit être prise en considération dans l'organisation des élections.

La situation des contractuels mérite une attention particulière. Certains connaissent des parcours professionnels discontinus, alternant plusieurs engagements ou changements d'affectation. D'autres, pourtant présents depuis de nombreuses années, ne disposent pas toujours d'une connaissance précise des instances qui peuvent être consultées sur leur situation individuelle.

Le lien entre la représentation du personnel et les préoccupations professionnelles quotidiennes n'apparaît pas toujours clairement.

Il faut toutefois distinguer deux questions. Une participation électorale limitée ne rend pas, à elle seule, une instance irrégulièrement constituée. La légalité de son fonctionnement dépend du respect des dispositions électorales et réglementaires applicables.

En revanche, une mobilisation insuffisante peut affaiblir la perception de sa représentativité.

Pour les DRH, cette distinction est importante. Nous ne pouvons pas traiter la participation comme une simple donnée statistique. Elle constitue aussi un indicateur de la manière dont les agents comprennent et s'approprient le dialogue social.

2. Les difficultés de candidature révèlent des évolutions plus profondes de l'engagement professionnel

La préparation des élections professionnelles fait parfois apparaître une autre difficulté : celle de constituer des listes de candidats. Les organisations syndicales doivent trouver des agents prêts à s'engager dans un mandat, à consacrer du temps à la représentation du personnel et à participer à des instances dont les sujets peuvent être techniquement complexes.

Cet engagement suppose une disponibilité qui n'est pas toujours facile à concilier avec les contraintes professionnelles. Dans certaines collectivités, les difficultés sont accentuées par la dispersion géographique des services ou par la faible connaissance des fonctions exercées par les représentants du personnel.

Il serait excessif de considérer que ces situations caractérisent une crise générale de l'engagement syndical. Les réalités locales demeurent différentes et certaines élections continuent de susciter une mobilisation importante. Elles invitent néanmoins les employeurs à s'interroger sur les conditions concrètes d'exercice des mandats.

Lorsqu'aucune liste n'est présentée, les règles électorales prévoient des modalités particulières de désignation des représentants.

Le recours au tirage au sort peut alors devenir nécessaire. Cette procédure ne doit pas être abordée comme une simple formalité de remplacement.

Les dispositions applicables diffèrent selon qu'il s'agit du comité social territorial, d'une commission administrative paritaire ou d'une commission consultative paritaire. La FAQ officielle relative aux élections professionnelles 2026 rappelle notamment que les règles concernant le refus de nomination après tirage au sort ne sont pas identiques pour toutes les instances.

Pour les CCP, la réglementation ne prévoit pas un droit général permettant à l'agent tiré au sort de refuser librement sa nomination. La possibilité d'une démission ultérieure et les modalités de remplacement doivent être distinguées de cette question. Ces différences peuvent sembler techniques. Elles sont pourtant déterminantes pour la régularité de la constitution des instances.

L'expérience montre que les difficultés électorales naissent souvent de l'application, par habitude, d'une procédure prévue pour une autre instance. Le renouvellement de 2026 impose donc une lecture attentive des règles propres à chaque organisme consultatif.

3. Le vote électronique ne résout pas, à lui seul, la question de la participation

Le développement du vote électronique modifie les conditions d'organisation des élections professionnelles. Pour les collectivités dont les agents sont répartis sur de nombreux sites, il peut présenter des avantages importants. Il facilite certaines opérations matérielles, permet une organisation centralisée du scrutin et peut offrir davantage de souplesse aux électeurs.

Mais la dématérialisation ne garantit pas une meilleure participation. Un agent qui ne dispose pas d'un équipement adapté, qui rencontre des difficultés de connexion ou qui ne maîtrise pas suffisamment les outils numériques peut se trouver, dans les faits, éloigné du vote.

Les employeurs doivent donc apprécier l'accessibilité réelle du dispositif.

La confidentialité du scrutin, la fiabilité de l'identification des électeurs, la sécurité informatique et la possibilité de bénéficier d'une assistance appropriée constituent des exigences essentielles. Il faut également veiller à ce que l'information électorale parvienne effectivement aux agents qui n'utilisent pas quotidiennement une messagerie professionnelle.

Le vote électronique ne devrait pas être considéré comme une simple prestation informatique confiée à un opérateur extérieur.

Il engage directement la responsabilité de l'organisateur du scrutin. Pour les DRH, sa préparation suppose une coordination étroite entre les services RH, les systèmes d'information, les responsables opérationnels et les prestataires concernés. La qualité de cette organisation conditionne la confiance que les agents pourront accorder aux résultats.

4. La place croissante des contractuels oblige à reconsidérer le rôle des CCP

Le développement de l'emploi contractuel est devenu une caractéristique durable de la fonction publique territoriale. Les collectivités y recourent pour répondre à des besoins divers : remplacement d'agents absents, recrutement sur certains emplois permanents, recherche de compétences spécialisées ou difficultés à pourvoir des postes.

Cette évolution a progressivement transformé les pratiques de gestion. Dans certains services, les contractuels représentent désormais une part importante des effectifs. Ils exercent des missions comparables à celles des fonctionnaires, parfois dans des fonctions d'encadrement ou d'expertise particulièrement recherchées.

Leur situation juridique demeure pourtant distincte.

Les conditions de recrutement, la durée des engagements, les modalités de renouvellement, les garanties entourant le licenciement et les possibilités de reclassement répondent à des dispositions particulières.

Cette diversité explique l'importance de la commission consultative paritaire.

La CCP constitue l'instance de représentation compétente pour certaines questions individuelles concernant les agents contractuels de droit public. Elle est organisée selon des règles qui lui sont propres. Contrairement aux commissions administratives paritaires, elle n'est pas structurée par catégories hiérarchiques distinctes.

Son organisation peut relever du centre de gestion compétent, selon les règles applicables à la collectivité. Pour les DRH, la première exigence consiste donc à identifier précisément l'instance dont relèvent les agents et les conditions dans lesquelles elle doit être saisie. Cette question n'est pas uniquement administrative. Elle conditionne le respect des garanties reconnues aux contractuels lorsque l'employeur envisage certaines décisions susceptibles d'affecter leur situation professionnelle.

5. La CCP n'est pas une instance de validation générale des décisions RH

Une confusion persiste parfois sur la portée de la consultation de la CCP. Certains employeurs peuvent être tentés de la considérer comme une étape permettant de sécuriser globalement une décision individuelle. Or, son intervention répond à un champ de compétences précisément défini.

La CCP est consultée dans certaines procédures de licenciement, pour des sanctions disciplinaires déterminées et dans plusieurs situations particulières prévues par les textes. Elle peut également être saisie à la demande de l'agent dans les hypothèses réglementaires correspondantes.

Cela ne signifie pas que toute décision défavorable à un contractuel doit lui être soumise. Un refus de renouvellement de contrat ne relève pas systématiquement d'une consultation obligatoire.

De même, les garanties applicables à une rupture pendant la période d'essai ne sont pas identiques à celles qui entourent un licenciement intervenant ultérieurement.

La qualification de la décision est donc déterminante. Cette exigence peut paraître évidente à des DRH expérimentés. Elle devient pourtant délicate lorsque les situations professionnelles sont conflictuelles. Un responsable de service peut souhaiter mettre fin à la présence d'un agent en invoquant successivement des difficultés relationnelles, une insuffisance professionnelle ou des manquements aux consignes.

Ces motifs ne sont pas interchangeables. Une insuffisance professionnelle ne constitue pas nécessairement une faute disciplinaire. Une difficulté relationnelle ne suffit pas, par elle-même, à établir une incapacité à exercer les fonctions. Un non-renouvellement de contrat ne doit pas être utilisé pour contourner les garanties attachées à une autre procédure lorsque les circonstances révèlent une décision d'une nature différente.

La DRH doit donc commencer par qualifier les faits et déterminer le fondement juridique approprié.

La consultation de la CCP intervient ensuite, lorsqu'elle est requise. Elle ne peut pas remplacer ce travail préalable.

6. Le licenciement des contractuels exige des dossiers mieux documentés

Les procédures de licenciement constituent l'un des domaines dans lesquels la qualité de l'instruction administrative est la plus importante. Lorsqu'une collectivité envisage de licencier un agent pour insuffisance professionnelle, elle doit pouvoir démontrer que les difficultés invoquées correspondent à une incapacité suffisamment caractérisée à exercer les fonctions.

Cette appréciation suppose de connaître les missions réellement confiées à l'agent, les objectifs fixés, les moyens dont il disposait et les difficultés constatées. Elle nécessite également de distinguer les insuffisances professionnelles des désaccords personnels ou des problèmes d'organisation.

Une appréciation défavorable ne peut pas reposer uniquement sur le sentiment d'un responsable hiérarchique.

Les faits doivent être suffisamment précis pour permettre à l'administration de justifier sa décision.

Nous rencontrons parfois des situations dans lesquelles la DRH est saisie d'une demande de licenciement alors que les difficultés invoquées n'ont jamais donné lieu à une évaluation formalisée ou à des observations circonstanciées.

L'agent découvre alors, au moment où son départ est envisagé, une accumulation de reproches dont il n'avait pas nécessairement eu connaissance.

Cette manière de procéder fragilise les décisions. Elle révèle aussi une difficulté plus profonde : la gestion juridique intervient trop tard, lorsque la relation professionnelle est déjà fortement dégradée.

La préparation d'un dossier soumis à la CCP devrait au contraire s'inscrire dans une continuité de gestion. Les évaluations professionnelles, les échanges avec l'agent et les observations des responsables hiérarchiques doivent permettre de comprendre les raisons de la décision envisagée.

Il ne s'agit pas de constituer artificiellement un dossier à charge. Il s'agit de pouvoir démontrer que l'employeur a apprécié la situation de manière objective, dans le respect des garanties applicables.

7. Les agents exerçant un mandat représentatif appellent une vigilance procédurale renforcée

Les agents contractuels investis de responsabilités représentatives bénéficient de garanties particulières dans certaines procédures de licenciement. L'article 42-2 du décret du 15 février 1988 prévoit notamment, pour les agents relevant des situations qu'il énumère, une consultation de la CCP avant l'entretien préalable au licenciement.

Cette disposition mérite une attention particulière.

Elle modifie l'ordre habituel des opérations.

La collectivité ne peut donc pas se contenter de consulter l'instance à un moment qu'elle jugerait opportun. Elle doit respecter la chronologie imposée par le texte.

Les protections concernent notamment certaines situations liées à l'exercice d'un mandat représentatif, à des autorisations spéciales d'absence ou à une décharge d'activité de service. Elles peuvent également bénéficier, pendant les périodes prévues par la réglementation, à d'anciens représentants ou à des candidats non élus.

Les modifications réglementaires intervenues en 2025 rendent indispensable une vérification actualisée des dispositions applicables. Pour les DRH, cette question doit être examinée dès qu'une procédure de licenciement est envisagée. Il convient de vérifier si l'agent exerce ou a exercé des fonctions représentatives susceptibles d'ouvrir droit à une protection particulière.

Une erreur dans la chronologie de la procédure peut constituer une irrégularité sérieuse.

Il faut néanmoins éviter de considérer que toute irrégularité entraîne automatiquement l'annulation de la décision.

Depuis la jurisprudence Danthony du 23 décembre 2011, le juge administratif apprécie notamment si le vice de procédure a pu exercer une influence sur le sens de la décision ou priver l'intéressé d'une garantie. La consultation obligatoire d'une instance représentative constitue précisément une garantie dont l'omission peut avoir des conséquences importantes. La portée de l'irrégularité doit cependant être appréciée dans le cadre juridique et factuel du dossier.

8. La consultation de la CCP ne dispense jamais l'employeur de justifier le motif de sa décision

Une procédure peut être régulièrement conduite et aboutir néanmoins à une décision illégale.

Cette distinction est essentielle. La consultation de la CCP ne suffit pas à établir la réalité d'une insuffisance professionnelle, la légalité d'un motif de licenciement ou la proportionnalité d'une sanction disciplinaire.

L'instance rend un avis dans les conditions prévues par les textes. Elle ne se substitue pas à l'autorité territoriale dans l'exercice de son pouvoir de décision. La jurisprudence rappelle régulièrement que l'administration doit pouvoir établir les faits sur lesquels elle fonde ses décisions individuelles.

Dans les situations de licenciement, cette exigence est particulièrement importante. La collectivité doit pouvoir démontrer que le motif retenu correspond à la situation réelle de l'agent et que les garanties applicables ont été respectées.

Les difficultés de qualification apparaissent notamment lorsque la rupture intervient pendant ou à l'issue d'une période d'essai.

Les règles applicables doivent être appréciées au regard de la validité de cette période, des conditions contractuelles et de la nature exacte de la décision prise.

Il serait imprudent de considérer que toute rupture intervenant à proximité de la fin d'une période d'essai échappe nécessairement aux garanties applicables aux autres formes de cessation de la relation contractuelle. Pour les DRH, la prudence consiste à examiner chaque situation dans son contexte. La sécurité juridique ne résulte pas de l'application mécanique d'une procédure. Elle dépend de la cohérence entre les faits, leur qualification juridique et la décision finalement adoptée.

9. Le droit de se taire renforce les exigences de préparation des dossiers disciplinaires

Les évolutions récentes relatives au droit de se taire concernent également les procédures disciplinaires engagées à l'encontre des agents contractuels. Dans sa décision du 19 décembre 2024, n° 490157, le Conseil d'État a précisé les garanties résultant du principe selon lequel nul n'est tenu de s'accuser lui-même.

Lorsqu'un agent fait l'objet d'une procédure disciplinaire, il doit être informé de son droit de se taire avant sa première audition sur les manquements qui lui sont reprochés, dans les conditions définies par la jurisprudence.

Cette obligation ne doit pas être confondue avec les échanges ordinaires relevant de l'exercice du pouvoir hiérarchique.

Une demande d'explication, un entretien professionnel ou une enquête administrative préalable ne relèvent pas automatiquement du même régime.

La distinction dépend notamment de la nature de la démarche engagée et du moment auquel intervient l'audition.

Point de jurisprudence. Le défaut d'information sur le droit de se taire n'entraîne pas nécessairement l'annulation de toute sanction. Le juge examine notamment si la sanction repose de manière déterminante sur des déclarations recueillies alors que l'agent n'avait pas été informé de son droit.

Cette jurisprudence doit conduire les employeurs à améliorer la préparation des dossiers disciplinaires. Une sanction ne devrait jamais dépendre exclusivement des déclarations obtenues auprès de l'agent. Les faits reprochés doivent être établis par des éléments suffisamment précis et vérifiables. Lorsque la CCP intervient en matière disciplinaire, elle doit pouvoir examiner un dossier dont les fondements ne reposent pas sur des preuves juridiquement fragiles.

10. L'inaptitude physique rappelle la nécessité de distinguer les régimes applicables

Les situations d'inaptitude physique des agents contractuels présentent une difficulté particulière. Elles associent des appréciations médicales, des obligations éventuelles de reclassement et des garanties procédurales qui doivent être examinées au regard du régime juridique applicable.

La consultation de la CCP, lorsqu'elle est requise, ne remplace ni les avis médicaux nécessaires ni les démarches de reclassement prévues par les textes. L'employeur doit déterminer les obligations qui lui incombent en fonction de la situation de l'agent et du motif de la décision envisagée.

Une vigilance particulière s'impose lorsque l'inaptitude est liée à un accident du travail ou à une maladie professionnelle.

Les agents contractuels ne relèvent pas automatiquement des mêmes dispositifs statutaires que les fonctionnaires.

Le congé pour invalidité temporaire imputable au service, ou CITIS, concerne les fonctionnaires relevant des dispositions qui l'organisent. Les contractuels bénéficient de règles propres en matière de congés pour raison de santé et de protection sociale.

Ces régimes ne doivent pas être confondus.

La même exigence de précision s'applique aux obligations de reclassement. Celles-ci doivent être appréciées selon le motif de licenciement, les dispositions réglementaires applicables et les possibilités réelles dont dispose l'employeur. La CCP peut intervenir dans la procédure, mais elle ne dispense jamais l'administration de conduire les vérifications nécessaires.

Pour les DRH, ces dossiers illustrent l'importance d'une gestion individualisée, fondée sur les textes effectivement applicables à la situation de l'agent.

11. La médiation ne se substitue pas aux compétences de la commission consultative paritaire

Le développement de la médiation dans la fonction publique peut contribuer à prévenir certains différends entre les agents et leurs employeurs. Il convient cependant de distinguer les fonctions respectives de la médiation et des instances consultatives.

La CCP intervient dans les situations prévues par la réglementation pour rendre un avis sur certaines décisions individuelles. La médiation poursuit une autre finalité : permettre aux parties de rechercher une solution amiable à un différend. Ces deux mécanismes ne sont donc pas interchangeables.

Dans la fonction publique territoriale, la médiation préalable obligatoire demeure soumise aux conditions fixées par le décret du 25 mars 2022. Elle suppose notamment, pour les agents territoriaux concernés, que l'employeur ait conclu une convention avec le centre de gestion compétent. Elle ne s'applique qu'aux catégories de décisions individuelles définies par la réglementation.

Attention au champ de la MPO. Elle ne constitue pas un préalable général à toutes les contestations de licenciement, aux sanctions disciplinaires ou à l'ensemble des litiges relatifs aux contrats.

Le développement de la médiation ne dispense pas l'employeur de consulter la CCP lorsqu'une telle consultation est obligatoire. Inversement, l'existence d'une procédure devant la CCP ne signifie pas qu'une médiation serait systématiquement nécessaire.

Les DRH doivent apprécier ces dispositifs selon leurs finalités et leurs champs d'application respectifs. La médiation peut contribuer à résoudre certaines difficultés relationnelles ou certains désaccords juridiques. Elle ne peut pas remplacer les obligations de l'employeur ni les garanties procédurales prévues par les textes.

12. Le renouvellement de 2026 doit être l'occasion de réexaminer nos pratiques de gestion contractuelle

Les élections professionnelles constituent une occasion utile pour les collectivités de s'interroger sur la place accordée aux agents contractuels dans leur politique de ressources humaines. Cette réflexion ne devrait pas se limiter à leur représentation au sein des CCP.

Elle concerne aussi les conditions de recrutement, la qualité des contrats, l'évaluation professionnelle, les pratiques de renouvellement et les modalités de rupture de la relation contractuelle. Dans certaines organisations, les procédures RH demeurent largement construites autour de la carrière des fonctionnaires titulaires.

La gestion des contractuels s'est parfois développée par adaptation successive de ces procédures, sans toujours faire l'objet d'une doctrine suffisamment structurée.

Cette situation peut entraîner des pratiques hétérogènes entre les directions. Les conditions d'évaluation, les modalités d'information des agents et la préparation des décisions individuelles peuvent varier sensiblement selon les services.

La CCP constitue alors un révélateur de ces différences. Lorsqu'un dossier lui est soumis, les difficultés d'instruction deviennent visibles. Les représentants du personnel peuvent constater que certains éléments essentiels manquent, que les motifs de la décision ne sont pas suffisamment explicités ou que les étapes de la procédure n'ont pas été correctement anticipées.

Ces situations ne devraient pas être considérées uniquement comme des difficultés de fonctionnement de l'instance. Elles doivent conduire la collectivité à examiner la qualité de ses propres pratiques.

Pour les DRH, le renouvellement de 2026 pourrait ainsi être l'occasion de réinterroger les procédures de gestion contractuelle, d'harmoniser les pratiques entre les services et de renforcer l'accompagnement des responsables hiérarchiques. La prévention du contentieux commence bien avant la consultation de la CCP.

Cette réflexion ne devrait pas se limiter à leur représentation au sein des CCP. Elle concerne aussi les conditions de recrutement, la qualité des contrats, l'évaluation professionnelle, les pratiques de renouvellement et les modalités de rupture de la relation contractuelle.

13. La qualité du dialogue social dépend aussi de la manière dont l'employeur prépare ses décisions

La relation entre les directions des ressources humaines et les représentants du personnel est parfois abordée principalement sous l'angle des obligations de consultation. Cette approche est nécessaire, mais elle demeure insuffisante.

Une instance consultative ne peut fonctionner correctement que si les dossiers qui lui sont présentés permettent un examen réel des situations.

La qualité des informations transmises, la clarté des motifs invoqués et le respect des délais de communication conditionnent directement la portée des échanges.

Il ne s'agit pas de demander aux représentants du personnel de partager systématiquement les analyses de l'employeur.

Le désaccord fait partie du dialogue social. Mais il doit pouvoir porter sur des faits établis et sur des décisions dont les fondements sont clairement exposés.

Lorsqu'une CCP est saisie d'un dossier incomplet ou insuffisamment documenté, le débat risque de se déplacer vers les lacunes de la procédure plutôt que vers la question professionnelle qu'elle devait examiner. La responsabilité de la DRH consiste à éviter cette situation.

Elle suppose de travailler suffisamment en amont avec les responsables opérationnels pour que les décisions soumises à l'instance soient juridiquement qualifiées et professionnellement justifiées. Cette exigence ne remet pas en cause le pouvoir de décision de l'autorité territoriale. Elle contribue au contraire à en renforcer la légitimité.

14. Une responsabilité managériale qui ne peut pas être transférée à la DRH

La gestion des agents contractuels révèle parfois une difficulté récurrente dans les collectivités : la tendance à solliciter les services RH pour résoudre des situations professionnelles qui n'ont pas été suffisamment traitées par l'encadrement.

Un responsable de service peut demander la fin d'un contrat après plusieurs mois de difficultés, sans avoir formalisé les insuffisances constatées ni organisé les échanges nécessaires avec l'agent.

La DRH se retrouve alors chargée de préparer une décision juridiquement solide à partir d'éléments incomplets.

Cette situation est particulièrement problématique lorsque la consultation de la CCP est obligatoire. L'instance ne peut pas compenser l'absence d'évaluation professionnelle ou la faiblesse de l'instruction préalable.

Il appartient donc aux managers d'assumer leurs responsabilités dans l'organisation du travail, l'évaluation des agents et le traitement des difficultés professionnelles. La DRH apporte son expertise juridique, accompagne les procédures et veille au respect des garanties applicables.

Elle ne peut cependant pas reconstituer artificiellement, après plusieurs mois, les éléments qui auraient dû être établis au cours de la relation professionnelle.

Cette distinction est essentielle. La sécurité juridique des décisions individuelles dépend directement de la qualité de la chaîne managériale. Le renouvellement des CCP devrait aussi être l'occasion de rappeler cette responsabilité partagée.

Conclusion : les CCP méritent une autre place dans notre politique RH.

Le scrutin du 10 décembre 2026 constitue une échéance importante pour les collectivités territoriales. Il mobilise les services RH autour d'obligations électorales précises et détermine les conditions de représentation du personnel pour les quatre prochaines années.

Mais son intérêt ne se limite pas à l'organisation du vote. Le renouvellement des commissions consultatives paritaires intervient dans un contexte où les agents contractuels occupent une place durable dans le fonctionnement des services publics locaux.

Cette évolution oblige les employeurs à porter une attention renouvelée aux garanties qui leur sont reconnues et à la qualité des décisions qui affectent leur situation professionnelle. La CCP n'est pas une instance de codécision. Elle ne constitue pas davantage une protection automatique contre le contentieux.

Elle représente un espace institutionnel dans lequel certaines décisions individuelles doivent pouvoir être examinées dans des conditions juridiquement satisfaisantes. Pour les DRH, sa véritable utilité dépend donc de la qualité du travail accompli avant sa saisine.

Une procédure de licenciement ne devient pas juridiquement solide parce qu'elle a été soumise à une commission. Elle le devient lorsque les faits ont été établis, que le motif de la décision a été correctement qualifié et que les garanties applicables ont été respectées.

De la même manière, la qualité du dialogue social ne se mesure pas uniquement au nombre de réunions organisées ou d'avis rendus. Elle dépend de la capacité de l'employeur à présenter des décisions compréhensibles, à accepter la contradiction et à assumer les responsabilités qui lui reviennent.

Le renouvellement des CCP devrait ainsi nous conduire à poser une question simple : avons-nous organisé la gestion de nos agents contractuels avec le même degré d'exigence que celle de nos fonctionnaires titulaires, tout en respectant les différences de leurs régimes juridiques ?

La réponse ne se trouve pas uniquement dans les textes. Elle se trouve aussi dans nos pratiques de recrutement, d'évaluation, d'encadrement et de préparation des décisions.

C'est à cette condition que les commissions consultatives paritaires pourront exercer pleinement leur rôle, au service d'une gestion contractuelle plus cohérente, d'un dialogue social mieux compris et de décisions administratives juridiquement plus sûres.

Bibliothèque professionnelle par problèmes RH

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Références juridiques

Code général de la fonction publique ; décret n° 88-145 du 15 février 1988, notamment ses articles 13, 39-3, 39-5, 42, 42-1 et 42-2 ; décret n° 2025-695 du 24 juillet 2025 ; FAQ officielle des élections professionnelles territoriales 2026 ; Conseil d'État, Assemblée, 23 décembre 2011, n° 335033, Danthony ; Conseil d'État, 19 décembre 2024, n° 490157 ; décret n° 2022-433 du 25 mars 2022 relatif à la médiation préalable obligatoire.

Analyse éditoriale arrêtée au 29 octobre 2026.

Les règles applicables doivent être appréciées au regard de la situation de l'agent et de la version des textes en vigueur à la date de la décision.

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27 octobre 2026 2 27 /10 /octobre /2026 17:22

 

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Expertise RH territoriale · Élections professionnelles · ENSAP

Un décret ouvre l’utilisation d’ENSAP pour les élections professionnelles territoriales. Mais que change-t-il réellement pour votre collectivité ?

Publié au Journal officiel du 28 octobre 2026, le décret n° 2026-1000 du 26 octobre 2026 élargit le périmètre électoral de l’Espace numérique sécurisé des agents publics. Pour les DRH et les gestionnaires territoriaux, l’enjeu consiste à distinguer l’évolution du cadre juridique des modalités concrètes d’organisation du scrutin.

Analyse NAUDRH.COM ·

1. Ce que modifie le décret du 26 octobre 2026

Le décret n° 2026-1000 intervient sur le décret n° 2022-1446 du 21 novembre 2022, qui fixe les modalités d’utilisation du traitement automatisé de données à caractère personnel dénommé Espace numérique sécurisé des agents publics (ENSAP).

Son article 1er supprime les mots « de l’État » aux premier et neuvième alinéas du a de l’article 1er du décret de 2022. Cette modification élargit le périmètre du dispositif pour sa finalité relative aux élections des représentants du personnel.

L’objet du texte est explicite : permettre l’utilisation d’ENSAP pour la participation aux élections professionnelles dans les fonctions publiques territoriale et hospitalière. Son entrée en vigueur intervient le 29 octobre 2026, lendemain de sa publication.

Pour les employeurs territoriaux, il s’agit donc d’une évolution du cadre applicable à un outil numérique. Les conditions concrètes de mobilisation de cet outil doivent ensuite être précisées dans l’organisation du scrutin concerné.

2. ENSAP et vote électronique : la distinction à préserver

Une lecture trop rapide pourrait conduire à annoncer que les agents territoriaux voteront désormais directement sur ENSAP. Cette conclusion dépasse la portée du décret.

Le cadre antérieur prévoit notamment la participation aux élections professionnelles par la mise à disposition de la carte électorale. Un service de remise de documents électoraux et une solution permettant d’exprimer son suffrage remplissent des fonctions différentes.

La première démarche consiste à faire préciser le rôle exact d’ENSAP dans le parcours de l’électeur : services accessibles, documents mis à disposition et articulation éventuelle avec la solution de vote.

3. Les vérifications à engager dans votre collectivité

Les démarches suivantes constituent des recommandations de préparation opérationnelle. Elles ne sont pas des obligations nouvelles expressément énumérées par le décret du 26 octobre 2026.

Clarifier le dispositif applicable

Sollicitez l’autorité organisatrice du scrutin et, selon votre organisation, le centre de gestion ou le prestataire concerné. L’objectif est d’obtenir une réponse précise sur l’utilisation éventuelle d’ENSAP et sur les consignes à transmettre aux agents.

Vérifier la cohérence du parcours électeur

Identifiez les étapes successives : accès aux informations, récupération des documents ou éléments nécessaires, connexion à la solution de vote et recours à l’assistance. Chaque étape doit renvoyer vers le bon outil et le bon interlocuteur.

Anticiper les difficultés d’accès

Repérez les besoins des agents éloignés des outils numériques, sans poste informatique individuel ou absents de leur service. Préparez un accompagnement adapté au dispositif effectivement retenu, dans le respect de la confidentialité des accès personnels.

Associer les compétences RH, numériques et données personnelles

Si l’organisation des traitements ou l’information des agents doit évoluer, associez les services informatiques et le délégué à la protection des données. Vérifiez les informations diffusées, les responsabilités et les modalités d’assistance.

4. Informer les agents sans créer de confusion

Une communication électorale efficace répond à quatre questions : où se connecter, pour quelle démarche, à quel moment et auprès de qui obtenir de l’aide ?

Avant de diffuser une consigne d’activation ou de connexion à ENSAP, faites confirmer son utilité pour les agents et les scrutins concernés. Une annonce générale insuffisamment précisée risque d’ajouter une difficulté au parcours électoral.

La sécurité du scrutin passe aussi par une information que chaque agent peut comprendre et utiliser.

Pour les directions des ressources humaines, la valeur ajoutée consiste à transformer cette évolution réglementaire en consignes fiables, accessibles et adaptées à leur organisation.

Références juridiques

Décret n° 2026-1000 du 26 octobre 2026

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10 octobre 2026 6 10 /10 /octobre /2026 22:06

 

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NAUDRH.COM | JURISPRUDENCE RH FPT

Élections professionnelles 2026 : un DGS ou un DGA peut-il être candidat au CST ?

Le Conseil d'État clarifie les règles d'éligibilité aux comités sociaux territoriaux et les droits des organisations syndicales.

Conseil d'État • 9 octobre 2026 • n° 510503

Un directeur général des services peut-il représenter les agents au comité social territorial, alors même que ses fonctions le conduisent à représenter l'employeur ?

Cette question, particulièrement sensible à l'approche des élections professionnelles du 10 décembre 2026, vient de recevoir une clarification du Conseil d'État.

Dans sa décision du 9 octobre 2026 (n° 510503), la Haute juridiction administrative distingue deux questions fondamentales : l'éligibilité des agents occupant un emploi fonctionnel de direction et le droit d'une organisation syndicale catégorielle de présenter des candidats.

Pour les directions des ressources humaines, les centres de gestion et les organisations syndicales, cette jurisprudence constitue un repère important pour sécuriser les listes de candidats et prévenir les contestations électorales.

L'essentiel en 30 secondes

1. DGS et DGA occupant un emploi fonctionnel : ils ne peuvent pas être candidats comme représentants du personnel au CST du centre de gestion dont relève leur collectivité, dans la situation examinée par le juge.

2. Syndicat catégoriel : un syndicat défendant les intérêts des DGS et DGA peut présenter une liste électorale. Son objet statutaire ne suffit pas à caractériser un défaut d'indépendance.

3. Appartenance syndicale : un candidat n'a pas l'obligation d'appartenir à la catégorie professionnelle défendue par le syndicat qui présente sa liste, ni de pouvoir adhérer à celui-ci.

4. Conséquence RH : l'éligibilité individuelle des candidats et la recevabilité de la liste syndicale doivent faire l'objet de vérifications distinctes.

1. À l'origine du litige : une élection contestée au CST d'un centre de gestion

Le 8 décembre 2022, les élections professionnelles organisées au sein du comité social territorial du centre de gestion de la fonction publique territoriale du Vaucluse aboutissent notamment à l'attribution d'un siège au Syndicat national des directeurs généraux des collectivités territoriales (SNDGCT).

Le syndicat CFDT Interco du Vaucluse et la Fédération Interco CFDT contestent la régularité de ces opérations électorales.

Leur argumentation soulève notamment trois difficultés juridiques :

- L'indépendance d'un syndicat dont l'objet statutaire consiste à défendre les intérêts de cadres dirigeants ayant vocation à représenter l'employeur.

- La possibilité pour des agents occupant certains emplois fonctionnels de direction de représenter le personnel.

- La régularité de candidatures présentées par un syndicat lorsque les candidats n'appartiennent pas à la catégorie professionnelle qu'il défend.

Après le rejet de leurs demandes par le tribunal administratif de Nîmes, puis par la cour administrative d'appel de Toulouse, les organisations requérantes saisissent le Conseil d'État.

Par sa décision du 9 octobre 2026, celui-ci rejette le pourvoi et précise les principes applicables.

2. DGS et DGA : une inéligibilité liée à la nature particulière de leurs fonctions

Le principal enseignement de la décision concerne la situation des agents occupant un emploi fonctionnel de directeur général ou de directeur général adjoint des services.

Le Conseil d'État considère que ces agents, lorsqu'ils exercent leurs fonctions dans une collectivité ou un établissement relevant du CST d'un centre de gestion dans les conditions prévues par l'article L. 251-5 du CGFP, ne peuvent pas être candidats aux élections des représentants du personnel au sein de ce CST.

Une distinction entre la qualité d'agent et les fonctions exercées

Un DGS ou un DGA reste un agent public. Toutefois, cette qualité ne suffit pas à lui reconnaître automatiquement la possibilité de se présenter comme représentant du personnel.

Le Conseil d'État prend en compte la position institutionnelle particulière résultant de l'emploi fonctionnel occupé.

Cette solution traduit une exigence de cohérence dans le fonctionnement de la représentation au sein du CST : les fonctions exercées pour le compte de l'employeur doivent être distinguées de celles de représentation du personnel.

À retenir pour les employeurs territoriaux

La vérification de l'éligibilité ne peut pas se limiter au grade ou à la catégorie hiérarchique. Elle doit également tenir compte de la nature de l'emploi effectivement occupé.

3. Un syndicat de DGS et DGA peut néanmoins présenter une liste

La seconde clarification apportée par le Conseil d'État est essentielle : l'inéligibilité de certains agents n'entraîne pas celle du syndicat qui défend leurs intérêts.

Les organisations requérantes soutenaient notamment que l'objet statutaire du SNDGCT était incompatible avec l'exigence d'indépendance syndicale.

Le Conseil d'État écarte cette argumentation.

L'objet catégoriel d'un syndicat ne suffit pas à écarter son indépendance

Un syndicat peut avoir pour mission de défendre les intérêts professionnels de directeurs généraux et directeurs généraux adjoints des services.

Cette seule circonstance ne démontre pas qu'il ne satisfait pas au critère d'indépendance requis pour participer aux élections professionnelles.

L'indépendance syndicale doit donc être appréciée distinctement de la situation particulière des catégories d'agents défendues.

Les candidats ne sont pas tenus d'appartenir à la catégorie défendue

Le Conseil d'État apporte également une précision déterminante : aucun des textes ou principes invoqués n'impose qu'un candidat appartienne à la catégorie professionnelle défendue par le syndicat qui présente sa liste.

Il n'est pas davantage nécessaire que ce candidat soit susceptible d'adhérer à cette organisation syndicale.

Dans cette affaire, aucun des candidats présentés par le SNDGCT n'occupait un emploi fonctionnel de DGS ou de DGA. La cour administrative d'appel avait donc pu retenir que les candidatures litigieuses ne méconnaissaient pas les règles examinées.

Trois questions juridiques distinctes

Le syndicat peut-il présenter une liste ?
Il convient de contrôler les conditions légales de recevabilité de l'organisation.

Chaque candidat est-il éligible ?
Il faut examiner individuellement sa situation et les fonctions exercées.

Le candidat doit-il pouvoir adhérer au syndicat ?
Non. Une telle exigence ne résulte pas des règles examinées par le Conseil d'État.

4. Quelle portée pour les emplois fonctionnels territoriaux ?

Une lecture trop rapide de cette décision conduirait à considérer que tous les cadres territoriaux exerçant des responsabilités hiérarchiques seraient exclus des candidatures aux CST.

Ce n'est pas la portée de la jurisprudence.

Le Conseil d'État vise expressément les agents occupant des emplois fonctionnels de directeur général ou de directeur général adjoint des services dans le périmètre des CST de centres de gestion concerné par le litige.

Ce qu'il ne faut pas déduire de la décision

- Tous les agents de catégorie A ne deviennent pas inéligibles.

- Tout encadrant ou chef de service n'est pas automatiquement assimilé à un DGS ou à un DGA sur emploi fonctionnel.

- La possibilité pour un syndicat de présenter une liste ne garantit pas l'éligibilité de chacun de ses candidats.

- La décision ne dispense pas d'examiner les dispositions réglementaires applicables au scrutin de 2026.

Vigilance pour les élections 2026

Cette décision statue sur des élections organisées en décembre 2022. Pour le renouvellement de 2026, elle doit être articulée avec les dispositions réglementaires nouvelles, notamment celles issues du décret n° 2025-1430 du 30 décembre 2025.

5. Élections professionnelles 2026 : les vérifications à effectuer par les DRH

Cette jurisprudence doit conduire les employeurs territoriaux et les centres de gestion à renforcer la sécurité juridique de la réception et du contrôle des candidatures.

Vérification n° 1 — Identifier le périmètre du CST

Il convient d'abord de déterminer si l'élection concerne le CST propre d'une collectivité ou d'un établissement, ou celui d'un centre de gestion.

Cette distinction permet d'identifier les dispositions applicables et les situations particulières susceptibles d'affecter l'éligibilité.

Vérification n° 2 — Examiner les emplois occupés

La direction des ressources humaines doit vérifier la situation juridique des agents figurant sur les listes : emploi occupé, fonctions exercées et conditions d'éligibilité prévues par les textes.

Une attention particulière doit être portée aux titulaires d'emplois fonctionnels de direction.

Vérification n° 3 — Contrôler séparément les organisations syndicales

La recevabilité d'une liste suppose d'examiner les conditions applicables à l'organisation syndicale qui la présente.

Son objet professionnel ou catégoriel ne constitue pas, à lui seul, un motif suffisant d'exclusion.

Vérification n° 4 — Formaliser les décisions

En présence d'une difficulté d'éligibilité ou de recevabilité, la collectivité ou le centre de gestion doit appliquer la procédure et les délais réglementaires pertinents.

La traçabilité des vérifications, des échanges et des décisions constitue un moyen utile de préparation à un éventuel contentieux.

Check-list opérationnelle RH
  • ☐ Identifier le CST compétent.
  • ☐ Vérifier les conditions réglementaires de 2026.
  • ☐ Identifier les candidats sur emploi fonctionnel.
  • ☐ Contrôler individuellement leur éligibilité.
  • ☐ Vérifier la recevabilité des organisations syndicales.
  • ☐ Séparer les questions relatives au syndicat et au candidat.
  • ☐ Documenter les vérifications et les décisions.
  • ☐ Respecter les procédures et délais électoraux.

6. Questions pratiques : les réponses utiles aux gestionnaires RH

Un DGS sur emploi fonctionnel peut-il être électeur au CST ?

Il convient de distinguer la qualité d'électeur de celle de candidat. La décision commentée porte sur l'éligibilité aux fonctions de représentant du personnel, et non sur une exclusion générale du corps électoral.

Un directeur de service de catégorie A est-il automatiquement inéligible ?

Non. La seule appartenance à la catégorie A ou l'exercice de fonctions d'encadrement ne permet pas de tirer cette conclusion de la décision du 9 octobre 2026.

Un syndicat de cadres dirigeants peut-il présenter des agents de catégorie B ou C ?

Le principe dégagé par le Conseil d'État est que les candidats ne sont pas tenus d'appartenir à la catégorie professionnelle défendue par le syndicat.

Leur éligibilité doit néanmoins être vérifiée au regard des règles applicables au scrutin concerné.

Une candidature irrégulière entraîne-t-elle automatiquement l'annulation du scrutin ?

La décision n° 510503 ne pose pas une règle générale d'annulation automatique. Les conséquences contentieuses d'une irrégularité doivent être appréciées dans le cadre du litige électoral, selon sa nature et les règles applicables.

7. L'analyse NAUDRH.COM : anticiper les contentieux plutôt que les subir

Cette décision illustre une difficulté récurrente de la gestion des ressources humaines territoriales : la coexistence, au sein d'une même organisation administrative, de fonctions de direction, d'intérêts professionnels et de mécanismes de représentation collective.

Le Conseil d'État apporte une clarification qui mérite d'être retenue au-delà du seul litige : la capacité d'un syndicat à participer aux élections ne se confond pas avec l'éligibilité des agents qu'il présente.

Pour les employeurs territoriaux, l'enjeu ne consiste donc pas seulement à réceptionner les candidatures dans les délais.

Il s'agit de disposer d'une méthode de vérification suffisamment rigoureuse pour identifier les difficultés avant qu'elles ne deviennent des contestations.

Cette approche permet de sécuriser les opérations électorales, de préserver les droits des organisations syndicales et de renforcer la crédibilité du dialogue social territorial.

BIBLIOTHÈQUE PROFESSIONNELLE RH FPT

Votre dossier RH ne s'arrête pas ici

Une difficulté concernant l'éligibilité au CST en révèle souvent d'autres : recevabilité des candidatures, exercice des droits syndicaux, respect des procédures électorales.

Pour approfondir ces situations, NAUDRH.COM vous propose trois ressources complémentaires, organisées par problème professionnel.

PROBLÈME RH N° 1

Comment sécuriser les listes de candidats et la procédure électorale?

Les règles applicables aux élections professionnelles 2026 ont évolué. Les délais, les procédures et certaines conditions d'éligibilité doivent être intégrés dans la préparation du scrutin.

Ressource recommandée :
Nouveautés élections professionnelles 2026 : analyse du décret n° 2025-1430 du 30 décembre 2025.

Consulter l'analyse réglementaire →

PROBLÈME RH N° 2

Comment garantir les droits des organisations syndicales pendant la campagne électorale?

Réunions d'information, affichage, diffusion de documents, accès aux outils numériques : l'employeur territorial doit concilier exercice des droits syndicaux, égalité de traitement et fonctionnement des services.

Ressource recommandée :
Droit syndical et élections professionnelles 2026 : l'essentiel du cadre légal à connaître.

Approfondir les obligations de l'employeur →

PROBLÈME RH N° 3

Comment vérifier que votre collectivité maîtrise réellement les règles du scrutin?

Avant les opérations électorales, une autoévaluation permet d'identifier les points réglementaires insuffisamment maîtrisés et de cibler les vérifications prioritaires.

Ressource recommandée :
Élections professionnelles 2026 : maîtrisez-vous vraiment les nouveautés du scrutin?

Tester votre préparation électorale →

Ces ressources prolongent trois étapes d'un même dossier RH : vérifier les candidatures, garantir les droits syndicaux et contrôler la maîtrise de la procédure.

8. Sources juridiques et références

Conseil d'État, 9 octobre 2026, n° 510503, 8e chambre jugeant seule, inédit au recueil Lebon.

Points particulièrement utiles : paragraphes 2 à 6 de la décision.

Autres références : code général de la fonction publique, notamment articles L. 211-1 et L. 251-5, cités dans la décision ; décret n° 2021-571 du 10 mai 2021 relatif aux comités sociaux territoriaux, dans sa rédaction applicable aux opérations électorales en litige.

Pour les élections de 2026 : tenir également compte du décret n° 2025-1430 du 30 décembre 2025 et des dispositions applicables à ce renouvellement.

Pascal NAUD

Président, fondateur de NAUDRH.COM
Expertise en ressources humaines et management public territorial

www.naudrh.com | naudrhexpertise@gmail.com

Article d'analyse juridique publié le 19 octobre 2026. Les situations individuelles doivent être examinées à partir des textes en vigueur et des caractéristiques du scrutin concerné.

Décision n° 510503 9 octobre 2026

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20 août 2026 4 20 /08 /août /2026 09:20

 

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Élections professionnelles du 10 décembre 2026 : le vrai enjeu sera-t-il encore de faire voter les agents publics ?

En FPT, le scrutin sera autant un test de sécurité juridique qu’un test de confiance dans le dialogue social

Scrutin national : 10 décembre 2026

Le 10 décembre 2026, les agents publics seront appelés à renouveler leurs représentants au sein des instances de dialogue social. Pour les directions des ressources humaines, l’échéance est d’abord une opération juridique et organisationnelle particulièrement exigeante. Mais réduire ce scrutin à une mécanique électorale serait passer à côté de son véritable enjeu : les agents publics croient-ils encore suffisamment à l’utilité du dialogue social pour prendre le temps de voter ?

La préparation des élections est déjà une responsabilité RH majeure

Les élections professionnelles ne commencent pas le jour du scrutin.

Pour les employeurs territoriaux, elles ont en réalité commencé depuis plusieurs mois avec la détermination des effectifs de référence, le périmètre des instances, le nombre de représentants et la préparation des données électorales.

Dans la fonction publique territoriale, les agents élisent notamment leurs représentants au Comité social territorial, aux commissions administratives paritaires et à la commission consultative paritaire.

Les collectivités et établissements employant au moins 50 agents disposent de leur propre CST et organisent directement le scrutin correspondant. Pour les collectivités de moins de 50 agents, le CST est placé auprès du centre de gestion. Les CAP et la CCP relèvent également du centre de gestion dans les situations prévues par les textes.

Cette répartition oblige les DRH à déterminer très précisément qui organise quoi.

Le premier réflexe

Une erreur de périmètre peut contaminer les listes électorales, les candidatures et, à terme, la régularité du scrutin. La sécurisation commence donc par une cartographie précise des instances et des agents concernés.

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La liste électorale est probablement le premier risque juridique

Dans beaucoup d’organisations, le scrutin est perçu comme un sujet de communication ou de logistique.

Pour une DRH, le premier sujet devrait être beaucoup plus prosaïque : la qualité des données du SIRH.

Qui est réellement électeur ? Dans quelle instance ? À quelle date la situation de l’agent doit-elle être appréciée ? Que faire d’un agent détaché, mis à disposition, en congé, en mobilité ou ayant changé d’employeur ? Qu’en est-il des contractuels dont les contrats se succèdent ?

Ces questions paraissent techniques jusqu’au moment où un agent constate qu’il ne figure pas sur la bonne liste ou qu’une organisation syndicale conteste la qualité d’électeur d’un candidat.

La publicité des listes électorales intervient soixante jours avant le scrutin. Pour le vote du 10 décembre 2026, les DRH entrent donc dans la phase où la qualité du fichier électoral devient déterminante.

Une règle simple

Un scrutin électoral fiable commence par un fichier RH fiable.

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Pourtant, le risque majeur de 2026 pourrait être l’abstention

Le recul de la participation est désormais suffisamment régulier pour ne plus pouvoir être considéré comme un accident.

Versant 2014 2018 2022
Fonction publique de l’État 52,3 % 50,8 % 44,9 %
Fonction publique territoriale 54,9 % 51,8 % 45,6 %
Fonction publique hospitalière 50,2 % 44,2 % 37,9 %
Ensemble 52,8 % 49,8 % 43,7 %

Dans la fonction publique territoriale, moins d’un agent sur deux a donc participé au scrutin de 2022.

Juridiquement, une faible participation ne remet évidemment pas en cause la légitimité des représentants régulièrement élus.

Politiquement et socialement, la question est différente.

Lorsque moins d’un agent sur deux vote, les instances représentatives peuvent progressivement apparaître comme l’affaire d’une minorité d’agents déjà sensibilisés au dialogue social.

Le vrai danger

Moins les agents perçoivent l’utilité du CST, moins ils votent. Moins ils votent, plus les instances peuvent sembler éloignées du quotidien. Et plus cette distance augmente, plus les formes de contestation se déplacent vers d’autres espaces.

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La réforme des CAP a probablement contribué à cette perte de proximité

L’évolution du rôle des commissions administratives paritaires depuis la loi de transformation de la fonction publique a profondément modifié la relation entre les agents et leurs représentants.

Les CAP n’examinent plus de manière systématique certaines décisions de carrière qui constituaient historiquement l’un des points de contact les plus visibles entre les agents et les organisations syndicales.

Pour beaucoup d’agents, les représentants étaient identifiés à travers des sujets extrêmement concrets : avancement, mobilité, promotion ou carrière.

Lorsque ces sujets disparaissent du champ habituel des instances, l’utilité de la représentation devient mécaniquement moins perceptible.

Cela ne signifie pas que le dialogue social est devenu moins important.

Au contraire.

Le Comité social territorial intervient aujourd’hui sur des questions structurelles : organisation et fonctionnement des services, conditions de travail, politique RH, égalité professionnelle, lignes directrices de gestion, protection sociale complémentaire ou encore santé et sécurité.

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Avant de demander aux agents de voter, il faudrait peut-être leur montrer ce que produit le CST

Une campagne institutionnelle expliquant qu’« il est important de voter » ne suffira probablement pas à inverser la tendance.

Les agents sont davantage susceptibles de participer s’ils comprennent ce qui se décide réellement dans les instances.

Une collectivité qui a négocié sa protection sociale complémentaire, fait évoluer son organisation du travail, construit un plan de prévention des risques psychosociaux, revu son régime de télétravail ou travaillé sur l’égalité professionnelle dispose de sujets très concrets pour expliquer l’utilité du dialogue social.

C’est là que se situe la meilleure stratégie de mobilisation.

Le bon angle de communication

Il ne s’agit pas pour l’employeur de promouvoir une organisation syndicale. Il s’agit d’expliquer ce que fait concrètement l’instance et ce que le dialogue social a produit localement.

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Encourager la participation, oui. Orienter le vote, jamais.

Une collectivité peut informer largement les agents sur l’existence du scrutin.

Elle peut expliquer les dates, les modalités de vote, les instances renouvelées et les conditions pratiques permettant de participer.

Elle peut mettre à disposition des moyens matériels.

Elle peut rappeler l’utilité institutionnelle du CST.

Elle doit en revanche rester parfaitement neutre quant aux organisations candidates.

Cette neutralité doit imprégner toute la campagne.

L’accès aux salles, aux moyens de communication, aux espaces d’affichage et aux autres facilités accordées aux organisations syndicales doit être géré selon des règles objectives et équitables.

La meilleure protection juridique

Centraliser les demandes syndicales, appliquer des règles identiques et conserver la trace des réponses apportées permet de prévenir de nombreux contentieux électoraux.

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Le vote électronique peut faciliter le scrutin… ou éloigner certains agents

Le numérique est souvent présenté comme la solution à la baisse de participation.

L’équation n’est pourtant pas aussi simple.

Dans la fonction publique territoriale, le vote électronique n’est pas automatiquement imposé à toutes les collectivités. L’autorité organisatrice peut décider d’y recourir dans le cadre réglementaire applicable.

Lorsqu’il est retenu, la période de vote ne peut être inférieure à 72 heures ni supérieure à huit jours et doit s’achever le 10 décembre 2026.

Pour certains agents, voter depuis un téléphone ou un ordinateur facilite considérablement la participation.

Pour d’autres, le numérique crée une difficulté supplémentaire.

Un agent administratif disposant d’un poste informatique personnel toute la journée ne se trouve pas dans la même situation qu’un ATSEM, un agent d’entretien, un ripeur, un jardinier ou un agent de voirie.

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L’égalité devant le scrutin suppose une accessibilité concrète

Une collectivité qui choisit le vote électronique devrait donc se poser une question très simple : chacun de nos électeurs peut-il effectivement voter facilement, en toute confidentialité, pendant la période du scrutin ?

Si la réponse est négative pour certaines catégories professionnelles, le dispositif doit être complété.

Des postes dédiés peuvent être mis à disposition.

Des espaces garantissant la confidentialité peuvent être organisés.

Une assistance technique peut être prévue.

L’information doit être compréhensible par tous.

Les difficultés de récupération des identifiants doivent être anticipées.

Moderniser sans exclure

Le vote électronique ne doit jamais devenir une barrière numérique dissimulée derrière une apparente modernisation.

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La représentation équilibrée femmes-hommes constitue un autre point de vigilance

La composition des listes candidates doit respecter la représentation équilibrée des femmes et des hommes au regard de leur part respective dans les effectifs concernés.

C’est la raison pour laquelle le recensement effectué au 1er janvier 2026 est particulièrement important.

Les services RH doivent fournir aux organisations syndicales des données fiables permettant de déterminer les proportions applicables.

Il convient en revanche d’éviter une confusion avec certaines règles applicables aux élections professionnelles du secteur privé : la règle territoriale ne doit pas être résumée à une obligation générale d’alternance stricte des sexes sur toute la liste.

Vigilance sur les données de référence

Une erreur sur les effectifs utilisés pour déterminer la représentation femmes-hommes peut produire une irrégularité beaucoup plus tard dans le processus électoral.

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Les candidatures sont une autre zone de risque

Le dépôt des listes intervient plusieurs semaines avant le scrutin.

À partir de cette échéance, la marge de correction devient beaucoup plus réduite.

Une candidature découverte tardivement comme irrégulière, un retrait ou une modification de situation administrative peuvent alors devenir difficiles à gérer.

Les DRH ont donc intérêt à ne pas attendre le dépôt des listes pour se poser les premières questions d’éligibilité.

Une doctrine interne devrait être préparée en amont.

Elle doit permettre de traiter de manière homogène les situations atypiques et d’éviter que deux candidatures similaires reçoivent des réponses différentes selon le gestionnaire chargé du dossier.

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Les fonctions de direction méritent une vigilance particulière

La situation des cadres de direction soulève une question spécifique.

Un agent peut-il être simultanément placé très près de l’autorité territoriale, participer à la préparation de la politique RH et prétendre représenter les personnels devant cette même autorité ?

L’analyse ne doit pas être conduite à partir du seul intitulé du poste.

La réalité des fonctions exercées est déterminante.

Pour un DGS, un DGA ou un cadre occupant des responsabilités comparables, la DRH doit donc vérifier avec une vigilance particulière les conditions d’éligibilité avant d’accepter définitivement la candidature.

Un point à sécuriser avant le dépôt

Dans un domaine aussi sensible, une interprétation approximative quelques jours avant l’élection pourrait remettre en cause une partie du processus.

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Le scrutin du 10 décembre doit être préparé comme un véritable projet transversal

La responsabilité de l’élection ne peut pas reposer sur un seul gestionnaire RH.

Elle mobilise les ressources humaines, l’informatique, la communication interne, les services juridiques, les moyens généraux et parfois les prestataires chargés du vote électronique.

Une gouvernance spécifique est donc souhaitable.

À quelques mois du scrutin, la collectivité devrait disposer d’un calendrier partagé, d’un tableau de suivi des opérations, d’un responsable identifié pour chaque étape et de procédures de traitement des incidents.

Elle devrait également prévoir la manière dont seront gérées les demandes syndicales, les contestations de listes électorales, les difficultés techniques, les candidatures litigieuses et les opérations de dépouillement.

Le bon principe de pilotage

Le bon déroulement du scrutin repose moins sur la capacité à résoudre rapidement un problème que sur la capacité à l’avoir anticipé.

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Mais après toute cette sécurisation, il restera la question essentielle : pourquoi voter ?

C’est probablement sur ce point que les employeurs ont le moins de prise directe.

La collectivité ne doit évidemment pas se substituer aux organisations syndicales.

Elle peut néanmoins agir sur la qualité du dialogue social lui-même.

Un CST dont les dossiers sont communiqués suffisamment tôt, dans lequel les représentants peuvent réellement débattre et où l’administration explique les suites données aux avis sera probablement mieux compris et davantage reconnu.

À l’inverse, une instance dans laquelle les décisions apparaissent systématiquement arrêtées avant la réunion nourrit inévitablement le sentiment d’inutilité.

La participation électorale ne se construit donc pas uniquement pendant les deux mois précédant le vote.

Elle se construit pendant les quatre années du mandat.

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Le 10 décembre 2026 sera finalement un révélateur

Les employeurs publics peuvent organiser des élections juridiquement impeccables.

Les listes peuvent être parfaitement fiables.

Le système informatique peut fonctionner sans incident.

La neutralité peut être scrupuleusement respectée.

Mais si une majorité d’agents estime que les instances n’ont aucune influence sur leur quotidien professionnel, l’abstention restera élevée.

C’est pourquoi ces élections constituent un rendez-vous beaucoup plus important qu’une simple obligation réglementaire.

Elles permettront de mesurer le niveau de confiance qui subsiste dans les mécanismes institutionnels du dialogue social public.

Pour les DRH territoriaux, l’enjeu est donc double.

Il faut évidemment sécuriser le scrutin.

Mais il faut aussi contribuer, dans le strict respect de la neutralité, à redonner du sens au vote.

Car une démocratie sociale ne se mesure pas seulement au nombre de sièges attribués le soir du dépouillement.

Elle se mesure aussi au nombre d’agents qui considèrent encore que choisir leurs représentants mérite quelques minutes de leur temps.

Le 10 décembre 2026, nous saurons en partie où en est la fonction publique sur ce point.

L'auteur

Pascal NAUD
Président fondateur de NAUDRH.COM
Expert en ressources humaines territoriales, droit de la fonction publique et management public

naudrhexpertise@gmail.com

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27 juillet 2026 1 27 /07 /juillet /2026 21:44

 

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Élections professionnelles 2026

La DGCL publie huit nouvelles précisions à intégrer immédiatement dans la préparation des scrutins

Vote électronique, gestion des candidatures, composition des CST et des F3SCT, rattachement des sapeurs-pompiers volontaires contractuels : la mise à jour du 27 juillet 2026 apporte plusieurs réponses opérationnelles attendues par les employeurs territoriaux.

À quelques mois des élections professionnelles du 10 décembre 2026, la sécurisation des opérations électorales devient une priorité immédiate pour les collectivités et établissements publics territoriaux.

La Direction générale des collectivités locales a mis à jour, le 27 juillet 2026, sa foire aux questions consacrée aux élections professionnelles dans la fonction publique territoriale. Cette nouvelle version intègre huit questions-réponses supplémentaires portant sur des situations très concrètes susceptibles de se présenter avant ou pendant le scrutin.

Ces précisions ne bouleversent pas l’architecture juridique des élections professionnelles. Elles apportent toutefois des réponses indispensables sur plusieurs points jusqu’ici insuffisamment explicités : l’assistance des électeurs en situation de handicap, les difficultés d’accès au vote électronique, les changements affectant une candidature, la variation des effectifs, l’éligibilité des agents occupant un emploi fonctionnel de direction, la composition des formations spécialisées et la compétence des commissions consultatives paritaires dans les SDIS.

Ce que cette mise à jour change réellement pour les DRH territoriaux

Elle oblige à vérifier sans attendre les procédures déjà arrêtées, les décisions relatives au vote électronique, les modalités d’assistance, les calendriers de candidatures, les délibérations fixant la composition des instances et les règles de rattachement des agents concernés.

1. Une mise à jour ciblée sur les difficultés pratiques du scrutin

Les huit nouvelles questions ajoutées par la DGCL ne portent pas sur des sujets théoriques. Elles répondent à des difficultés susceptibles de surgir dans les collectivités au cours de la préparation du scrutin ou pendant la période de vote.

Deux questions concernent directement le vote électronique. Deux autres précisent la conduite à tenir lorsque la situation personnelle ou administrative d’un candidat évolue. Les quatre dernières portent sur les effectifs servant à déterminer la composition du CST, l’éligibilité des agents occupant un emploi fonctionnel, la désignation des représentants au sein des formations spécialisées et le rattachement de certains agents contractuels des SDIS.

Cette approche confirme que l’organisation des élections professionnelles ne peut pas être traitée comme une simple succession de formalités. Chaque décision doit être juridiquement fondée, matériellement applicable et suffisamment anticipée pour éviter une contestation.

2. Vote électronique : assistance, handicap et accès au système

L’assistance n’est pas réservée aux agents bénéficiant d’une RQTH

La première nouveauté concerne les électeurs qui ne sont pas en mesure d’utiliser seuls l’équipement informatique dédié au vote électronique.

La DGCL précise qu’il n’est pas nécessaire de bénéficier d’une reconnaissance de la qualité de travailleur handicapé pour pouvoir être assisté. La notion de handicap doit être appréciée de manière large au regard des difficultés concrètes rencontrées par l’électeur.

Cette approche peut notamment inclure certaines situations d’illectronisme lorsqu’elles placent réellement l’agent dans l’impossibilité de recourir seul au vote électronique à distance.

L’électeur peut choisir l’assistant qui l’accompagnera dans l’utilisation du poste dédié. La qualité d’électeur de cette personne doit toutefois être vérifiée.

Point de vigilance

La collectivité ne doit pas ajouter une condition que les textes ne prévoient pas. Exiger systématiquement une RQTH ou un justificatif médical particulier pourrait restreindre irrégulièrement le droit à l’assistance.

Le centre d’assistance devient le point de contact des électeurs

Lorsqu’un électeur ne parvient pas à accéder au système de vote électronique, il doit pouvoir contacter le centre d’assistance mis en place par l’autorité organisatrice.

Ce centre constitue le point de contact pendant toute la durée du scrutin. Il accompagne les électeurs confrontés à des difficultés de connexion ou d’utilisation de leur espace de vote.

La DGCL distingue clairement cette mission d’accompagnement de la gestion des incidents techniques. Les difficultés affectant le fonctionnement de la plateforme relèvent de la cellule de supervision technique, en lien avec le prestataire.

Les collectivités doivent donc organiser deux niveaux de réponse : une assistance facilement accessible aux électeurs et une supervision technique capable d’intervenir en cas d’incident affectant la sécurité ou la continuité du système.

Les modalités de fonctionnement et les horaires du centre d’assistance doivent être déterminés dans la décision organisant le vote électronique. Il est recommandé que ce service reste joignable sans interruption pendant toute la période de vote, y compris lorsque certains agents travaillent de nuit, le week-end ou selon des horaires atypiques.

3. Listes de candidatures : changement de genre et perte d’éligibilité

Quel document fait foi en cas de changement de genre ?

Pour apprécier la mention du sexe figurant sur les documents de candidature, l’administration doit se référer à l’état civil de la personne à la date limite de dépôt des listes.

C’est à cette date que l’autorité organisatrice contrôle la recevabilité de la liste, notamment au regard des règles de représentation équilibrée entre les femmes et les hommes.

La modification de la mention du sexe à l’état civil peut être justifiée par la décision du juge judiciaire ayant ordonné cette modification ou par un extrait d’acte de naissance rectifié.

La collectivité doit donc vérifier la situation juridique de l’intéressé au moment précis où elle exerce son contrôle. Elle ne peut se fonder sur une simple déclaration ni sur une situation qui ne serait pas encore juridiquement établie à la date limite de dépôt.

Que faire lorsqu’un candidat devient inéligible ?

L’autorité organisatrice dispose d’un délai de huit jours francs à compter de la date limite de dépôt des listes pour contrôler l’éligibilité des candidats.

Lorsqu’une inéligibilité est constatée au cours de ce contrôle, le candidat peut être remplacé dans le délai réglementaire de rectification.

La DGCL précise également qu’un candidat qui était éligible lors du dépôt de la liste mais qui devient ensuite inéligible peut encore être remplacé jusqu’au quinzième jour précédant le scrutin.

Passé ce délai, le remplacement n’est plus possible. Si un candidat devenu inéligible est néanmoins élu, il sera mis fin à son mandat selon les règles de droit commun, puis procédé à son remplacement.

Conséquence pratique

Le contrôle des candidatures ne doit pas être considéré comme achevé dès la notification de la recevabilité de la liste. Une veille doit être maintenue jusqu’à l’expiration du délai permettant encore le remplacement d’un candidat devenu inéligible.

4. Variation des effectifs et nouvelle délibération relative au CST

Une autre précision concerne les collectivités dont les effectifs ont varié de plus de 20 % entre le 1er janvier et le 30 juin 2026.

Dans cette situation, une nouvelle délibération peut être nécessaire pour adapter le nombre de représentants du personnel au comité social territorial.

La DGCL précise que cette nouvelle délibération doit être précédée de la consultation des organisations syndicales représentées au CST ou, lorsque le CST n’est pas encore installé ou ne peut être consulté, des organisations syndicales remplissant les conditions prévues par les textes.

L’enjeu ne réside donc pas uniquement dans la constatation de la variation des effectifs. La collectivité doit également respecter la procédure préalable de consultation avant de modifier la composition de l’instance.

Une délibération prise sans consultation régulière pourrait fragiliser l’ensemble du processus électoral, notamment si elle modifie le nombre de sièges à pourvoir ou la représentation équilibrée entre les femmes et les hommes.

5. Les agents occupant un emploi fonctionnel peuvent-ils être candidats au CST ?

La FAQ apporte une réponse attendue concernant les agents occupant un emploi fonctionnel de direction.

Ces agents ne sont pas exclus par principe de l’éligibilité au comité social territorial. Ils peuvent donc se présenter aux élections des représentants du personnel dès lors qu’ils remplissent les conditions générales d’éligibilité et qu’aucune disposition particulière ne les place dans une situation d’incompatibilité.

Il convient toutefois de distinguer leur position administrative de leurs fonctions effectives. La seule circonstance qu’un agent exerce des responsabilités de direction ne suffit pas, en elle-même, à lui retirer sa qualité d’électeur ou de candidat.

Cette précision invite les employeurs à ne pas écarter automatiquement une candidature au seul motif que l’agent occupe un emploi fonctionnel.

À ne pas confondre

L’exercice de fonctions de direction ne fait pas automatiquement perdre la qualité d’électeur ou l’éligibilité. L’analyse doit être conduite au regard des conditions prévues par les textes, et non à partir d’une présomption liée au niveau de responsabilité exercé.

6. F3SCT : les représentants doivent-ils être élus au CST ?

La DGCL confirme que les représentants du personnel désignés au sein d’une formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail ne doivent pas nécessairement être des membres élus du comité social territorial.

Les organisations syndicales disposent ainsi d’une marge de désignation leur permettant de choisir des agents qui ne siègent pas au CST, sous réserve que les personnes désignées remplissent les conditions requises et relèvent du périmètre concerné.

Cette règle permet notamment de mobiliser des agents disposant d’une connaissance particulière des questions de prévention, de santé au travail ou de conditions de travail.

Elle ne doit toutefois pas conduire à négliger les règles de désignation, les délais applicables et la cohérence entre la représentativité obtenue au CST et la répartition des sièges au sein de la formation spécialisée.

7. SDIS : quelle CCP pour les sapeurs-pompiers volontaires recrutés par contrat ?

La dernière question ajoutée concerne les sapeurs-pompiers volontaires recrutés par contrat à durée déterminée sur le fondement de l’article L. 333-13 du Code général de la fonction publique.

La DGCL précise que ces agents relèvent de la commission consultative paritaire instituée auprès du service départemental d’incendie et de secours.

Ils n’ont donc pas vocation à être rattachés à la commission consultative paritaire placée auprès du centre de gestion, dès lors que le SDIS dispose de sa propre instance compétente.

Cette clarification est importante pour l’établissement des listes électorales, la détermination du périmètre de la CCP et l’identification de l’autorité organisatrice compétente.

8. Les risques juridiques pour les collectivités

La plupart des nouvelles réponses de la DGCL concernent des situations pouvant affecter directement la régularité des opérations électorales.

Une assistance au vote électronique trop restrictive pourrait porter atteinte à l’égalité d’accès au scrutin. Un centre d’assistance insuffisamment organisé pourrait empêcher certains électeurs d’exercer effectivement leur droit de vote.

Une erreur dans l’appréciation de la situation d’un candidat pourrait compromettre la représentation équilibrée, entraîner l’irrégularité d’une liste ou provoquer une difficulté de remplacement après l’élection.

Une nouvelle délibération sur la composition du CST adoptée sans consultation préalable pourrait être contestée. De même, l’exclusion injustifiée d’un agent occupant un emploi fonctionnel ou le rattachement erroné d’un agent à une CCP pourraient altérer les listes électorales et les candidatures.

Le risque concret pour la collectivité

Une irrégularité affectant les électeurs, les candidatures, la composition d’une instance ou les modalités de vote peut entraîner une contestation devant le juge administratif et, selon sa gravité, compromettre la validité du scrutin.

9. Ce que le DRH doit vérifier immédiatement

Les collectivités ayant déjà arrêté leurs principales modalités d’organisation doivent désormais confronter leurs procédures à la version actualisée de la FAQ.

La vérification doit notamment porter sur les points suivants :

Vote électronique : existence d’un centre d’assistance, amplitude de ses horaires, articulation avec la cellule de supervision technique, information des électeurs et modalités d’assistance sur le poste dédié.

Candidatures : procédure de contrôle des documents, traitement des changements d’état civil, suivi de l’éligibilité des candidats et calendrier permettant leur remplacement.

Composition du CST : évolution des effectifs depuis le 1er janvier 2026, franchissement éventuel du seuil de variation de 20 %, nécessité d’une nouvelle délibération et respect de la consultation préalable.

Éligibilité : absence d’exclusion automatique des agents occupant un emploi fonctionnel de direction.

F3SCT : conformité de la procédure de désignation et vérification du périmètre des agents pouvant être désignés.

SDIS : rattachement correct des sapeurs-pompiers volontaires contractuels à la CCP compétente.

Il est également recommandé de partager ces nouvelles précisions avec les organisations syndicales dans le cadre du dialogue social préparatoire. Une information commune limite les divergences d’interprétation et permet de traiter les difficultés avant qu’elles n’affectent le déroulement du scrutin.

Une mise à jour à intégrer sans attendre

Cette nouvelle version de la FAQ constitue désormais un document de référence pour la préparation des élections professionnelles territoriales de décembre 2026.

Elle ne remplace ni le Code général de la fonction publique ni les textes réglementaires applicables. Elle apporte cependant des interprétations opérationnelles particulièrement utiles pour traiter des situations qui pourraient autrement donner lieu à des décisions divergentes entre collectivités.

À ce stade du calendrier électoral, les employeurs territoriaux ne doivent plus seulement vérifier qu’ils ont respecté les principales échéances. Ils doivent également s’assurer que leur organisation est capable de répondre aux incidents, aux évolutions individuelles et aux modifications d’effectifs susceptibles d’intervenir jusqu’au scrutin.

Ce que cette mise à jour change réellement pour les DRH territoriaux

Elle transforme plusieurs zones d’incertitude en règles de gestion directement applicables. Les collectivités doivent désormais intégrer ces réponses dans leurs décisions, leurs procédures internes, leurs supports d’information et leurs échanges avec les organisations syndicales.

Mon opinion

Cette mise à jour est particulièrement utile parce qu’elle intervient au moment où les collectivités entrent dans la phase la plus sensible de préparation des élections professionnelles. Elle ne crée pas de nouvelles obligations majeures, mais elle réduit plusieurs incertitudes susceptibles de provoquer des erreurs de procédure. Les DRH ont donc intérêt à utiliser cette FAQ comme une véritable grille de contrôle juridique et opérationnel jusqu’au 10 décembre 2026.

Par Pascal NAUD
Président fondateur de NAUDRH.COM
Expert en ressources humaines territoriales, management public et dialogue social

Contact : naudrhexpertise@gmail.com

ÉLECTIONS PROFESSIONNELLES DANS LA FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE - FAQS 27/07/2026

 

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Suite à la mise à jour de la Foire Aux Questions, ces sept nouvelles questions suivantes ont été intégrées :

Faut-il être reconnu travailleur handicapé pour se faire assister dans l’utilisation de l’équipement dédié [en matière de vote électronique] ? Comment justifier une situation de handicap ? (I. C. Vote électronique) 

Un électeur ne parvient pas à accéder au système de vote électronique. Qui doit-il contacter ? (I. C. Vote électronique)

En cas de changement de genre d’un candidat ou d’une candidate durant le processus électoral, quel document fait foi et à quel moment faut-il le transmettre pour la régularité des listes de candidats ? (I. F. Liste de candidatures)

Comment procéder lorsqu’un candidat devient inéligible après que la liste a été déclarée recevable ? (I. F. Liste de candidatures)

En cas de variation des effectifs de plus de 20 % entre le 1er janvier et le 30 juin 2026, qui doit être consulté avant l’adoption de la nouvelle délibération fixant le nombre de représentants ? (II. A. Généralités)

Les représentants du personnel désignés au sein d’une formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail (F3SCT) doivent-ils obligatoirement être des membres élus au comité social territorial (CST) ? (II. E. Les formations spécialisées)

Les sapeurs-pompiers volontaires (SPV) recrutés par contrat à durée déterminée en application de l’article L. 333-13 du Code général de la fonction publique doivent-ils être rattachés auprès de la commission consultative paritaire (CCP) du service départemental d’incendie et de secours (SDIS) ou peuvent-ils relever de la commission consultative paritaire (CCP) placée auprès du centre de gestion ? (IV. B. Les CCP dans les SDIS).

 

FAQ 2026 relative aux élections professionnelles dans la fonction publique territoriale (mise à jour le 17 juillet 2026).

 

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Un assistant de prévention peut-il être candidat aux élections professionnelles 2026  ?

Une question récurrente à l'approche des élections professionnelles

À l'approche des élections professionnelles, certaines situations particulières conduisent les services des ressources humaines à s'interroger sur l'éligibilité de certains agents exerçant des missions spécifiques au sein de la collectivité. Tel est notamment le cas des assistants de prévention dont les fonctions les amènent à intervenir dans le domaine de la santé, de la sécurité et des conditions de travail et à participer, dans certaines circonstances, aux travaux de la formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail (F3SCT).

Cette proximité avec les questions examinées par les instances de dialogue social conduit parfois à s'interroger sur l'existence d'une éventuelle incompatibilité entre les fonctions d'assistant de prévention et la qualité de candidat aux élections professionnelles.

L'analyse du cadre juridique applicable permet toutefois d'apporter une réponse claire : en l'absence de disposition contraire, un assistant de prévention peut être candidat aux élections professionnelles et exercer un mandat de représentant du personnel. Cette possibilité n'exclut cependant pas certaines précautions destinées à préserver la lisibilité du dialogue social et le bon fonctionnement des instances.


I. Les fonctions d'assistant de prévention ne font pas obstacle à une candidature aux élections professionnelles

Aucun texte ne prévoit une incompatibilité entre ces fonctions et un mandat représentatif

Le droit de participer aux élections professionnelles constitue une composante essentielle des droits syndicaux reconnus aux agents publics. Les conditions d'éligibilité sont définies par les dispositions du Code général de la fonction publique ainsi que par les textes réglementaires relatifs aux élections professionnelles.

Or, aucune disposition législative ou réglementaire ne prévoit que les assistants de prévention seraient exclus du droit de se porter candidats aux élections professionnelles. À défaut de texte instituant une incompatibilité ou une inéligibilité particulière, ces agents demeurent soumis au droit commun applicable à l'ensemble des fonctionnaires et agents publics territoriaux.

Cette absence d'interdiction revêt une importance particulière. En matière électorale, les restrictions aux droits des agents doivent être expressément prévues par les textes. Elles ne sauraient résulter d'une simple interprétation fondée sur la nature des fonctions exercées.

Les missions de l'assistant de prévention demeurent essentiellement techniques et consultatives

Cette solution s'explique également par la nature même des missions confiées aux assistants de prévention. En application du décret n° 85-603 du 10 juin 1985 relatif à l'hygiène et à la sécurité ainsi qu'à la médecine professionnelle et préventive dans la fonction publique territoriale, ces agents ont pour vocation d'assister et de conseiller l'autorité territoriale dans la mise en œuvre de la politique de prévention des risques professionnels.

Ils participent à l'identification des risques, à la sensibilisation des agents, à l'amélioration des conditions de travail et au développement d'une culture de prévention au sein de la collectivité. Pour autant, ils ne disposent d'aucun pouvoir décisionnel propre et n'exercent pas une mission de représentation de l'employeur dans le cadre du dialogue social.

Leur intervention relève donc principalement d'une expertise technique. Cette caractéristique les distingue des agents dont les fonctions pourraient être regardées comme incompatibles avec l'exercice d'un mandat représentatif en raison de leur position particulière dans l'organisation de la collectivité.

Une compatibilité largement admise dans la pratique des collectivités

Dans les collectivités territoriales, il n'est pas rare que des assistants de prévention exercent parallèlement des responsabilités syndicales ou siègent au sein des instances représentatives du personnel. Cette situation est généralement admise dès lors que les obligations attachées à chacune des fonctions exercées sont respectées.

L'expérience montre d'ailleurs que les compétences développées dans le domaine de la prévention peuvent utilement nourrir les réflexions conduites au sein des instances de dialogue social. La connaissance des organisations de travail, des risques professionnels ou encore des conditions d'exercice des missions constitue souvent un apport précieux dans l'analyse des situations soumises à l'examen des représentants du personnel.

Ainsi, ni les textes ni la pratique administrative ne permettent de considérer que les fonctions d'assistant de prévention constitueraient, par elles-mêmes, un obstacle à une candidature aux élections professionnelles.


II. La participation à la F3SCT impose néanmoins une vigilance particulière dans l'exercice des différents rôles

La présence de l'assistant de prévention à la F3SCT repose sur une logique distincte de celle du mandat électif

Les interrogations naissent souvent du fait que l'assistant de prévention peut être amené à participer aux réunions de la formation spécialisée en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail.

Toutefois, lorsqu'il intervient dans ce cadre, il ne siège pas en qualité de représentant du personnel mais en raison de l'expertise technique que lui confèrent ses missions. Sa présence vise alors à éclairer les débats, à présenter des analyses ou à apporter des éléments d'information utiles à l'instance sur les questions relevant de la prévention des risques professionnels.

Cette participation ne modifie pas son statut juridique et ne remet nullement en cause sa capacité à exercer, par ailleurs, un mandat représentatif s'il a été régulièrement élu.

Le cumul des fonctions est juridiquement possible

Aucune disposition réglementaire n'interdit à un assistant de prévention élu représentant du personnel de siéger au sein du comité social territorial ou de la formation spécialisée. Le cumul des deux qualités est donc juridiquement envisageable.

Dans une telle hypothèse, l'agent est simplement conduit à exercer successivement deux rôles distincts. D'un côté, il peut être sollicité pour apporter son expertise technique sur une question de santé ou de sécurité. De l'autre, il peut intervenir en qualité de représentant du personnel afin de défendre les intérêts collectifs des agents et d'exprimer une position dans le cadre du dialogue social.

Cette dualité de fonctions n'est pas contraire aux textes. Elle suppose toutefois que les conditions d'exercice de chacune de ces missions soient clairement identifiées par l'ensemble des participants aux travaux de l'instance.

La prévention des situations de confusion constitue le principal enjeu

En réalité, la question soulevée n'est pas tant celle de l'éligibilité que celle de la bonne articulation entre les différentes responsabilités exercées par l'agent.

Lorsque l'assistant de prévention est également représentant du personnel, il convient d'éviter toute confusion entre son rôle d'expert technique et son rôle d'élu. Cette distinction apparaît particulièrement importante lorsque l'intéressé participe à l'élaboration de documents, d'analyses ou de rapports qui seront ensuite examinés par l'instance au sein de laquelle il siège comme représentant du personnel.

Il ne s'agit pas d'une difficulté juridique susceptible d'affecter la validité de son mandat, mais plutôt d'une question de gouvernance et de transparence. Une clarification préalable des rôles exercés permet généralement d'éviter toute ambiguïté et contribue à renforcer la confiance des acteurs du dialogue social.

Conclusion

Au regard des textes actuellement en vigueur, rien ne s'oppose à ce qu'un assistant de prévention soit candidat aux élections professionnelles dans la fonction publique territoriale. Les missions qui lui sont confiées en matière de prévention des risques professionnels ne constituent ni une cause d'inéligibilité ni une incompatibilité avec l'exercice d'un mandat de représentant du personnel.

La participation de l'assistant de prévention aux travaux de la F3SCT ne conduit pas davantage à une solution différente dès lors que cette présence repose sur une mission d'expertise technique distincte du mandat représentatif éventuellement exercé.

Pour les employeurs territoriaux, l'enjeu principal réside donc moins dans la recevabilité de la candidature que dans la capacité à distinguer clairement les différentes qualités sous lesquelles l'agent intervient. Cette clarification contribue à sécuriser le fonctionnement des instances, à préserver la qualité du dialogue social et à éviter toute contestation inutile lors du déroulement des élections professionnelles.

Par Pascal NAUD

Président, fondateur de www.naudrh.com

Expert en ressources humaines territoriales, dialogue social et management public.

Contact : naudrhexpertise@gmail.com

 

 

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31 mai 2026 7 31 /05 /mai /2026 20:42

 

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À six mois du scrutin du 10 décembre 2026, les employeurs territoriaux disposent désormais d'un document de référence particulièrement utile pour sécuriser l'organisation des élections professionnelles.

Cette FAQ de la DGCL apporte des réponses concrètes à de nombreuses questions que se posent actuellement les DRH, DGS et responsables du dialogue social :

✅ Vote électronique et conditions de mise en œuvre
✅ Vote par correspondance
✅ Composition des CST, CAP et CCP
✅ Représentation équilibrée femmes-hommes
✅ Situations particulières des EPIC, SDIS, GIP et GCSMS
✅ Conditions d'éligibilité et d'inscription sur les listes électorales
✅ Tirage au sort en l'absence de candidatures

Plusieurs messages méritent une attention particulière.

D'abord, la DGCL rappelle l'importance d'anticiper très tôt les opérations électorales. Certaines délibérations devront être prises plusieurs mois avant le scrutin et conditionneront la validité de la procédure.

Ensuite, le recours au vote électronique apparaît désormais comme une solution pleinement intégrée au dispositif électoral, mais il implique des obligations renforcées en matière de protection des données personnelles, d'expertise indépendante du système et d'information des électeurs.

Enfin, la FAQ sécurise juridiquement de nombreuses situations complexes qui génèrent régulièrement des interrogations dans les collectivités : agents contractuels, apprentis, établissements publics, CST communs ou encore modalités de constitution des listes syndicales.

👉 Notre analyse : les élections professionnelles 2026 ne seront pas une simple reconduction du scrutin précédent. Les évolutions réglementaires et les précisions apportées par la DGCL imposent aux employeurs territoriaux de lancer dès maintenant leur préparation afin de limiter les risques de contestation.

Les collectivités qui anticiperont dès ce printemps la cartographie de leurs effectifs, la composition de leurs instances et leur stratégie de vote disposeront d'un avantage considérable à l'approche du scrutin.

💬 Avis
www.naudrh.com
Cette FAQ constitue probablement le document opérationnel le plus important publié à ce stade pour préparer les élections professionnelles 2026. Je recommande à chaque DRH territorial de l'étudier dès maintenant et d'en faire un outil de pilotage de son rétroplanning électoral.

 

 

FAQ Elections Professionnelles 2026

 

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6 avril 2026 1 06 /04 /avril /2026 19:14

 

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À quelques mois d’un rendez-vous majeur pour les employeurs publics locaux, une réalité s’impose : l’improvisation n’a plus sa place en matière de dialogue social territorial.

Anticiper, sécuriser, structurer… voilà ce qui fera la différence entre une élection maîtrisée et une procédure à risque.

👉 Bonne nouvelle : le livre blanc “Tout savoir des élections professionnelles 2026” est désormais disponible en téléchargement dans notre communauté des praticiens RH FPT.

Et ce n’est pas un simple document théorique.

📚 La bibliothèque documentaire “Élections professionnelles 2026”, mise à jour et enrichie en avril 2026 dans la communauté des praticiens RH FPT
, vous donne accès à un ensemble de ressources opérationnelles directement exploitables :

✔️ Un livre blanc complet pour comprendre les enjeux, le cadre juridique et les points de vigilance
✔️ Une note de synthèse pour piloter efficacement votre calendrier électoral
✔️ Un tableau de correspondances juridiques pour sécuriser chaque décision
✔️ Une annexe technique dédiée au vote électronique, devenue incontournable

Ces ressources ont été conçues pour répondre à une réalité terrain :
👉 fiabiliser vos effectifs
👉 sécuriser vos actes
👉 anticiper les risques contentieux
👉 et piloter sereinement le renouvellement des instances
En clair : moins d’incertitudes, plus de maîtrise.




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12 mars 2026 4 12 /03 /mars /2026 19:52

 

www.naudrh.Com vous propose une vidéo qui détaille les règles relatives au droit syndical au sein de la fonction publique territoriale lors des élections professionnelles de 2026. Elle précise les obligations des collectivités concernant l'affichage et la distribution de documents, tout en encadrant l'organisation des réunions d'information syndicale pour les agents. La vidéo définit également les modalités d'accès aux technologies de l'information et les conditions spécifiques de la propagande électorale avant le scrutin. L'objectif est de garantir un équilibre entre l'exercice des libertés syndicales et le maintien du bon fonctionnement des services publics. Ces directives assurent ainsi la transparence et l'équité entre les différentes organisations candidates durant la période de campagne.

 

 

 

 

 

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L’essentiel du droit syndical pendant les élections professionnelles 2026

 

 

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12 mars 2026 4 12 /03 /mars /2026 00:48

 

 

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Vous pensez maîtriser les élections professionnelles ?

 

👉 Cette FAQ juridique révèle surtout une chose :
les erreurs les plus fréquentes sont techniques… et souvent invisibles.

 

📌 Exemple concret tiré de la pratique :

 

Un agent contractuel devient stagiaire au 1er janvier 2026


Il n’est ni en CAP, ni en CCP… mais bien comptabilisé au CST

 

Un apprenti ?


Exclu des CCP, mais intégré au CST si son contrat est suffisamment ancien

 

Un vote blanc ?

 Juridiquement considéré comme nul (et non comptabilisé dans les suffrages exprimés)

 

Le dépouillement ?


Obligatoirement immédiat, impossible de le différer pour des raisons d’organisation

 

Les listes d’émargement ?

 

 Non communicables, au nom du respect de la vie privée

 

💡 Ce que montre clairement cette FAQ

 

👉 Les élections professionnelles ne sont pas complexes…
elles sont exigeantes dans le détail.

 

Et ce sont précisément ces détails qui sécurisent (ou fragilisent) :


✔ La validité du scrutin


✔ La légitimité des représentants


✔ Le dialogue social pour les années à venir

 

 

 

 

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31 janvier 2026 6 31 /01 /janvier /2026 18:15

 

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Peut-on contester une élection au CST au motif que des directeurs généraux ou DGA figurent sur une liste syndicale ?
👉 La CAA de Bordeaux répond clairement : NON.



Dans un arrêt du 6 novembre 2025, la cour valide les élections professionnelles du CDG de la Gironde et rappelle plusieurs principes essentiels pour les employeurs territoriaux 👇



- le vote électronique est juridiquement sécurisé dès lors que l’information des agents est établie
- une organisation syndicale peut légitimement représenter une catégorie d’agents, sans représenter l’ensemble des personnels
- les DGS et DGA, même sur emplois fonctionnels, peuvent siéger au CST d’un centre de gestion comme représentants du personnel
- la baisse de participation ne suffit pas, à elle seule, à remettre en cause la sincérité du scrutin



💡 À l’approche des élections professionnelles 2026, cet arrêt constitue un repère précieux pour anticiper les contentieux et sécuriser les listes candidates.



📌 DRH, DGS, responsables du dialogue social : avez-vous intégré ces enseignements dans votre stratégie électorale ?



💬 Avis www.naudrh.com
Cet arrêt met fin à certaines lectures excessivement restrictives du principe d’indépendance syndicale et apporte une vraie sécurité juridique aux employeurs comme aux organisations syndicales, surtout à un an des élections professionnelles. À mon sens, c’est une décision de référence à intégrer sans tarder dans toute préparation électorale sérieuse en 2026.

 

 

 

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27 janvier 2026 2 27 /01 /janvier /2026 23:41

 

Le 10 décembre 2026, plus de 5,7 millions d’agents publics voteront pour renouveler les CST, CAP et CCP. Mais derrière cette date se cache une réforme profonde du cadre juridique des élections professionnelles dans la fonction publique territoriale.



📌 Deux textes ont tout changé :
-le décret de 6 novembre 2024, qui fait du vote électronique la règle par défaut,
-le décret du 30 décembre 2025, qui revoit en profondeur les délais et le calendrier électoral.

 

 

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👉 Conséquence directe pour les responsables RH :
on ne peut plus organiser les élections de 2026 avec les réflexes de 2022.


Dans sa nouvelle vidéo, www.naudrh.com fais le point de manière claire et opérationnelle sur :
✔️ le basculement vers le vote électronique par internet
✔️ les nouvelles obligations de sécurité (audit indépendant, cellule de supervision)
✔️ le nouveau rétro-planning électoral (candidatures avancées à mi-octobre 2026)
✔️ les exigences renforcées de transparence des résultats
✔️ les points de vigilance à anticiper dès janvier 2026



🎯 Objectif : sécuriser juridiquement la procédure, éviter les contentieux et préserver un dialogue social de qualité.



📺 👇

 

 

 

 

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26 janvier 2026 1 26 /01 /janvier /2026 11:15

 

 

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Une question stratégique pour les DRH territoriaux

La relation entre les agents publics et leurs représentants du personnel constitue un pilier essentiel du dialogue social territorial. Longtemps décrite comme marquée par la défiance, la distance, voire l’indifférence, cette relation connaît-elle aujourd’hui une évolution plus positive qu’on ne le pense communément ?

La dernière étude de la DARES – enquête Reponse 2023, publiée en janvier 2026 pour le secteur privé, apporte des enseignements particulièrement éclairants à cet égard. Bien qu’elle ne porte pas directement sur la fonction publique territoriale, elle met en lumière des tendances lourdes qui interrogent utilement les pratiques, les perceptions et les leviers d’action des employeurs publics locaux.

Pour les responsables des ressources humaines territoriales, l’enjeu est clair : comprendre ces évolutions afin d’anticiper les dynamiques du dialogue social, dans un contexte marqué notamment par la préparation des élections professionnelles de 2026.

 

Ce que révèle l’enquête Reponse 2023 : un regard salarié en amélioration nette

L’enquête Reponse 2023 met en évidence une amélioration sensible du regard porté par les salariés du secteur privé sur leurs représentants du personnel entre 2017 et 2023. En 2023, 51 % des salariés estiment que les représentants du personnel traduisent bien leurs aspirations, contre 46 % six ans plus tôt. Cette progression de cinq points, dans un laps de temps relativement court, est loin d’être anodine.

Dans le même mouvement, 41 % des salariés considèrent désormais que les syndicats jouent un rôle irremplaçable dans leur représentation, contre 37 % en 2017. Les perceptions négatives reculent parallèlement : moins de salariés estiment que les syndicats privilégient leurs mots d’ordre au détriment des intérêts des salariés ou qu’ils entravent le fonctionnement des organisations.

Ces résultats invitent à nuancer fortement l’idée d’une défiance généralisée et durable des salariés à l’égard de leurs représentants. Ils constituent, à ce titre, un point d’appui intéressant pour interroger les dynamiques à l’œuvre dans la fonction publique territoriale, où les logiques de représentation et de dialogue social obéissent à des cadres spécifiques mais comparables. Le regard porté sur la représentation collective apparaît plus équilibré, voire plus favorable qu’auparavant.

 

La présence effective de représentants : un facteur déterminant de reconnaissance

Un enseignement central de l’enquête concerne l’impact direct de la présence effective d’instances représentatives du personnel sur la perception des salariés. Ceux qui travaillent dans des structures dotées de représentants syndicaux ou d’instances élues portent un regard significativement plus positif sur leurs représentants que ceux exerçant dans des établissements dépourvus de toute représentation.

Ainsi, dans les établissements sans représentants, seuls 23 % des salariés estiment que leurs aspirations sont correctement traduites, contre près de 60 % lorsque des délégués syndicaux sont présents. Cette donnée revêt une importance particulière pour la fonction publique territoriale, où l’implantation syndicale et la visibilité des représentants varient fortement selon la taille, la structuration et l’histoire sociale des collectivités.

La légitimité des représentants ne repose donc pas uniquement sur leur statut institutionnel, mais également sur leur capacité à être identifiés, accessibles et actifs dans le quotidien professionnel des agents. Dans une collectivité territoriale, cela se traduit concrètement par leur présence régulière sur le terrain, leur participation effective aux travaux du comité social territorial (CST), ainsi que par une communication lisible et régulière auprès des agents sur les sujets débattus et les avancées obtenues.

 

Des enseignements transposables à la fonction publique territoriale

Bien que l’enquête Reponse concerne le secteur privé, plusieurs de ses enseignements trouvent un écho direct dans la fonction publique territoriale.

Les collectivités de grande taille, à l’instar des grandes entreprises, disposent généralement d’instances de dialogue social plus structurées, plus visibles et plus professionnalisées. Or l’étude montre que plus la taille de la structure est importante, plus le regard porté sur les représentants est favorable.

À l’inverse, dans les petites collectivités, où les instances peuvent être perçues comme formelles, peu outillées ou éloignées des préoccupations opérationnelles, le sentiment d’utilité de la représentation apparaît plus fragile. Pour les DRH territoriaux, cette réalité appelle une attention particulière à l’animation du dialogue social, y compris – et peut-être surtout – dans les structures de taille modeste.

 

Une évolution du rapport à la représentation collective

L’enquête met également en évidence une évolution intéressante du rapport des salariés à la représentation collective. Ceux-ci se déclarent à la fois davantage capables de défendre directement leurs intérêts et, dans le même temps, plus enclins à reconnaître le rôle des représentants du personnel. Cette apparente contradiction traduit en réalité une transformation des attentes.

Les représentants ne sont plus seulement attendus comme des porte-voix revendicatifs, mais comme de véritables acteurs de régulation, capables d’influencer les décisions, de négocier dans un cadre réaliste et de produire des résultats concrets et visibles.

Cette évolution fait écho aux attentes exprimées par de nombreux agents publics territoriaux, de plus en plus attentifs à la qualité du dialogue, à la transparence des processus décisionnels et à l’engagement réel des acteurs du dialogue social.

 

Le regard des directions : un constat largement positif

Autre point saillant de l’enquête Reponse 2023 : les représentants de la direction portent eux aussi un regard globalement positif sur les représentants du personnel. Dans près de 80 % des établissements, les directions estiment que les représentants traduisent correctement les aspirations des salariés.

Cette convergence de perception entre salariés et directions constitue un signal fort. Elle suggère que le dialogue social, lorsqu’il est structuré, régulier et outillé, peut devenir un véritable levier de pilotage des organisations, y compris dans des contextes budgétaires et organisationnels contraints.

Pour la fonction publique territoriale, cette donnée conforte l’idée que les représentants du personnel ne doivent pas être appréhendés comme des obstacles à l’action managériale, mais comme des partenaires à part entière de la conduite du changement.

 

Quels enseignements opérationnels pour les DRH territoriaux ?

1. Ce que ces évolutions changent concrètement pour les pratiques RH

Pour les directions des ressources humaines territoriales, l’évolution du regard des agents sur leurs représentants implique d’abord un ajustement des pratiques professionnelles. La qualité du dialogue social devient un objet de gestion à part entière, qui suppose d’investir dans l’animation des instances, la préparation des séances du comité social territorial, la circulation de l’information et le suivi des engagements pris.

Cette évolution invite également à accorder une attention accrue à la formation des représentants du personnel, à la sécurisation juridique des procédures de consultation et à la lisibilité des décisions RH. Un dialogue social perçu comme utile et crédible repose largement sur la capacité de l’employeur à produire des échanges structurés, transparents et compréhensibles par les agents.

2. Ce qu’elles impliquent en termes de posture managériale et de pilotage social

Au-delà des outils et des procédures, ces évolutions interrogent la posture même des employeurs territoriaux et de l’encadrement. Les enseignements de l’enquête Reponse 2023 invitent les responsables des ressources humaines à dépasser certaines représentations héritées du passé. Oui, le regard des agents sur leurs représentants évolue. Oui, cette évolution est globalement plus positive qu’on ne le croit souvent.

Pour autant, cette dynamique n’est ni automatique ni acquise. Elle suppose des représentants formés, visibles et légitimes, mais aussi des employeurs publics capables de reconnaître pleinement leur rôle, d’investir dans la qualité du dialogue social et de créer les conditions d’une confiance durable.

À l’approche des échéances électorales professionnelles de 2026, cette réflexion revêt une dimension éminemment stratégique. Le regard que portent les agents sur leurs représentants constitue aussi, indirectement, un indicateur de la maturité sociale de la collectivité elle-même.

 

Conclusion

L’étude de la DARES – enquête Reponse 2023 invite à nuancer les discours pessimistes sur la représentation collective. Le regard des salariés évolue, lentement mais sûrement, vers une reconnaissance accrue de l’utilité des représentants du personnel.

Pour la fonction publique territoriale, ces résultats constituent une véritable opportunité : celle de repenser le dialogue social non comme une contrainte administrative ou relationnelle, mais comme un levier de performance publique, de sécurisation des décisions et de qualité de vie au travail.

Pour les DRH territoriaux, l’enjeu n’est donc plus seulement d’organiser le dialogue social, mais de lui donner du sens, de la lisibilité et de la crédibilité dans la durée.

 

Par Pascal NAUD

Président, fondateur de www.naudrh.com

Contact naudrhexpertise@gmail.com

Etude Dares sur la perception des salariés sur leurs représentants syndicaux

 

 

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26 janvier 2026 1 26 /01 /janvier /2026 11:08

 

 

 

Les élections professionnelles 2026 constituent un moment stratégique majeur pour les employeurs territoriaux. Elles engagent la légalité du dialogue social, la crédibilité de l’employeur et la sécurité juridique des décisions RH pour plusieurs années. Pour accompagner les responsables RH dans cette phase sensible, www.naudrh.com propose un pack “Élections professionnelles 2026” (en complément des abonnements de niveau 1 et 2 proposés par wwwnaudrh.com), conçu comme un outil de sécurisation opérationnelle, avec assistance opérationnelle 24/7, et adapté aux réalités du terrain.



🎯 Ce pack comprend notamment :
-une veille juridique ciblée Élections professionnelles 2026,
-des documents opérationnels prêts à l’emploi,
-des modèles et check-lists de sécurisation,
-une visioconférence dédiée pour décrypter les points de vigilance et les nouveautés du scrutin 2026,
-la vérification des propositions RH des prestataires de vote électronique (conformité juridique, cohérence des procédures, zones de risque).



👉 L’objectif n’est pas d’ajouter de la complexité, mais de réduire l’incertitude, d’anticiper les difficultés et de sécuriser chaque étape du processus électoral.

Ce pack s’adresse aux responsables des ressources humaines qui souhaitent :
-garder la maîtrise de l’organisation des élections,
-fiabiliser leurs choix,
-disposer de repères clairs face aux prestataires,
l-imiter les risques de contestation et de contentieux.



📩 Contact / demande de devis :
👉 naudrhexpertise@gmail.com



🎯 Vérifiez que maitrisez vraiment les nouveautés du scrutin 2026 à partir de ce lien urlr.me/H5aGDh

 

 

 

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24 janvier 2026 6 24 /01 /janvier /2026 10:46

 

Le compte à rebours est lancé pour le 10 décembre 2026. Mais attention : ne recyclez pas vos anciennes procédures !

 

Entre le décret du 6 novembre 2024 (généralisation du vote électronique) et celui du 30 décembre 2025 (nouveaux délais de recours), les règles du jeu ont profondément changé.

 

💡 Savez-vous que :

❌ Le délai de recours n'est plus de 5 jours.

❌ Le vote à l'urne est devenu l'exception.

❌ Les mentions obligatoires sur vos PV ont évolué.

Pour vous aider à faire le point (sans stress), www.naudrh.com a conçu le "Défi Expert élections professionnelles 2026".

 

🎯 Le principe est simple :

✅ 20 questions pointues sur la nouvelle réglementation.

✅ Une correction détaillée et argumentée à chaque étape.

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22 janvier 2026 4 22 /01 /janvier /2026 23:27

 

 

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À quelques mois des élections professionnelles de 2026, l’anticipation n’est plus une option. Elle devient un enjeu stratégique majeur pour sécuriser le dialogue social et éviter les erreurs à fort risque juridique dans la fonction publique territoriale.

 

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2 janvier 2026 5 02 /01 /janvier /2026 22:56

 

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Quelles sont les nouveautés pour vos instances ?

Le décret n°2025-1430 modifie les règles des élections professionnelles et la composition des instances (CST, CAP). Sélectionnez un thème pour voir les impacts concrets.

Note : Ces dispositions s'appliquent pour le prochain renouvellement général en décembre 2026, sauf la composition (immédiat).
Outil généré à titre informatif - www.naudrh.com
 

 

 

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2 janvier 2026 5 02 /01 /janvier /2026 09:41

 

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Cet article a pour objectif de porter à votre connaissance une analyse synthétique et opérationnelle du décret n° 2025-1430 du 30 décembre 2025. Ce nouveau texte réglementaire poursuit une finalité claire, énoncée dans son objet officiel : « simplifier et d’harmoniser certaines règles relatives à l’organisation des élections professionnelles et à la composition des instances de dialogue social dans la fonction publique ». S’adressant directement aux responsables des ressources humaines ainsi qu’aux représentants des organisations syndicales des trois versants de la fonction publique, le décret modifie de manière substantielle plusieurs aspects clés du cadre démocratique interne. Pour tous les acteurs impliqués, maîtriser ces nouvelles dispositions n'est pas un simple exercice de conformité ; c'est un impératif stratégique pour sécuriser leurs droits et garantir la légitimité du dialogue social pour le prochain cycle électoral. Cette analyse abordera successivement le calendrier d'application, les modifications des procédures électorales, les nouvelles règles de composition des instances, et enfin une synthèse des impacts pratiques.
 
 
1. Contexte général et calendrier d'application
La maîtrise du calendrier de mise en œuvre du décret est une étape stratégique pour garantir la conformité des futures opérations et la sécurité juridique des instances. Le texte prévoit une entrée en vigueur différenciée pour ses deux chapitres principaux, ce qui impose une attention particulière dans la planification des actions à mener par les administrations et les organisations syndicales.
Le calendrier d'application se décline comme suit :
• Dispositions relatives aux élections professionnelles (Chapitre Ier) : l'ensemble des mesures électorales, détaillées dans les articles 1 à 35, ne sont pas d'application immédiate. Elles s'appliqueront « en vue du prochain renouvellement général des instances de dialogue social » (Article 47). Cela implique un audit immédiat des protocoles électoraux existants, la mise à jour des logiciels de planification et le développement de nouveaux supports de formation destinés tant aux agents administratifs en charge des élections qu'aux représentants syndicaux.
• Dispositions relatives à la composition des instances (Chapitre II) : les ajustements concernant la composition et le fonctionnement des instances, précisés dans les articles 36 à 44, entrent en vigueur « le lendemain du jour de sa publication ». Leur application est donc immédiate et concerne toutes les situations qui pourraient survenir, comme une réorganisation ministérielle ou une vacance de siège au sein d'une instance.
La suite de cet article détaille la nature de ces changements, en commençant par l'analyse des nouvelles procédures électorales.
 
 
2. Harmonisation des procédures électorales (impact du chapitre Ier)
Le Chapitre Ier du décret constitue le cœur de la réforme en matière électorale. Prises dans leur ensemble, ces réformes représentent un effort concerté pour réduire les contentieux juridiques et sécuriser le processus électoral. En standardisant les délais, en renforçant la présence syndicale et en augmentant la transparence, le décret vise à rendre les résultats moins contestables. Ces changements, qui unifient les règles entre Comités Sociaux, CAP et CCP, affectent directement le déroulement des scrutins, depuis la phase préparatoire jusqu'à la proclamation des résultats.
 
2.1. Standardisation et allongement des délais clés
L'une des évolutions les plus structurantes du décret est l'harmonisation de plusieurs délais procéduraux autour d'une nouvelle norme de huit jours. Cet allongement vise à donner plus de temps aux parties prenantes pour examiner les listes et formuler d'éventuelles contestations, renforçant ainsi la robustesse du processus.

 

2.2. Renforcement des droits des organisations syndicales
Le décret introduit une prérogative nouvelle pour les organisations syndicales, leur permettant de mieux sécuriser leur représentation et leur surveillance des opérations de vote. Il est désormais possible de désigner des suppléants pour des fonctions clés, évitant ainsi toute rupture de présence en cas d'empêchement du titulaire.
• Délégué suppléant : chaque organisation syndicale peut maintenant désigner un délégué suppléant pour le contrôle des opérations électorales (Art. 9, 22, 33).
• Assesseur suppléant : de même, la désignation d'un assesseur suppléant au sein du bureau de vote est désormais autorisée pour chaque organisation candidate (Art. 11, 23).
 
2.3. Amélioration de la transparence du dépouillement et des résultats
Afin de garantir une transparence accrue et une lecture plus fine des résultats électoraux, le décret mandate désormais deux nouvelles inclusions dans les procès-verbaux. Cette obligation est appliquée de manière systématique à toutes les instances par le biais des modifications apportées aux articles 13, 14, 15, 24, 25, 26, 30 et 34.
Les deux nouvelles mentions obligatoires sont :
• Le nombre de votes blancs.
• La répartition des sièges entre les listes ou candidatures.
 
2.4. Autres modifications procédurales notables
D'autres ajustements viennent compléter la réforme électorale :
• Décision sur la recevabilité des candidatures : l'administration a désormais l'obligation de notifier sa décision sur la recevabilité des candidatures « au plus tard le jour suivant la date limite de dépôt des candidatures » (Art. 5), offrant une meilleure visibilité aux organisations syndicales.
• Inéligibilité aux comités sociaux territoriaux : les agents titulaires d’un emploi fonctionnel de direction deviennent inéligibles au sein des comités sociaux territoriaux de leur collectivité ou établissement d'affectation (Art. 3).
• Simplification des textes : le décret supprime les mentions "postérieur et", "postérieure à cette clôture et" ou "postérieure à celle-ci et" dans plusieurs articles (Art. 2, 17, 18, 28, 31), levant ainsi toute ambiguïté sur le point de départ d'un délai, qui commence désormais sans équivoque le jour suivant l'événement déclencheur.
Ces évolutions des procédures électorales seront complétées par les nouvelles règles de composition des instances, qui sont, elles, d'application immédiate.
 
 
3. Nouvelles règles relatives à la composition des instances (impact du Chapitre II)
Le Chapitre II du décret introduit une série d'ajustements pragmatiques visant à garantir la continuité et la légitimité du dialogue social. Ces mesures, d'application immédiate, apportent des solutions concrètes en cas de réorganisation administrative ou de carence de candidatures pour siéger dans les instances.
 
3.1. Gestion des évolutions de périmètre ministériel
L'article 36 du décret clarifie la procédure à suivre en cas de modification du périmètre d'un ou plusieurs ministères, une situation qui pouvait jusqu'alors créer une incertitude juridique.
• Règle par défaut : en cas de changement de périmètre, le principe est de procéder à de nouvelles élections pour les comités sociaux d'administration concernés, afin de garantir une représentativité alignée sur la nouvelle structure.
• Exception : le décret introduit une souplesse importante. Un arrêté ministériel peut décider de maintenir les comités existants jusqu'au prochain renouvellement général. Cette dérogation est conditionnée au fait que « l'intérêt du service le justifie » et que l'évolution du périmètre ne modifie pas « de manière significative la représentativité » des instances. Cette exception offre une flexibilité opérationnelle cruciale pour l'administration, mais exige également une vigilance accrue de la part des syndicats, qui doivent être prêts à contester toute décision de maintien qui leur semblerait nuire de manière significative à la représentativité.
 
3.2. Instauration du tirage au sort comme mécanisme de désignation
Pour répondre aux difficultés rencontrées dans certaines instances peinant à trouver des candidats ou des volontaires, le décret instaure une procédure harmonisée de tirage au sort. Ce mécanisme de dernier recours permet d'assurer la complétude des instances et la continuité de leur fonctionnement.
Le tirage au sort est désormais prévu dans les cas suivants :
• Désignation de représentants de l'administration au sein de certains Comités Sociaux, en l'absence de volontaires (Art. 38).
• Désignation de représentants du personnel en cas de vacance de siège au sein de certains Comités Sociaux, si les mécanismes de remplacement habituels sont épuisés (Art. 39, 40).
• Désignation de représentants du personnel au sein des Commissions Administratives Paritaires (CAP) en cas de carence de candidats sur les listes électorales (Art. 42, 43, 44).
Cette introduction systématique d'un mécanisme de dernier recours constitue une évolution pragmatique significative, conçue pour prévenir la paralysie des organes de dialogue social due à un manque de candidats – un problème récurrent dans certains secteurs.
Ces ajustements apportent des réponses opérationnelles à des situations complexes. La section finale traduit l'ensemble de ces évolutions réglementaires en implications concrètes pour les acteurs du dialogue social.
 
 
4. Synthèse des impacts et points de vigilance
Cette dernière section de l'article a pour but de traduire les dispositions techniques du décret en une feuille de route opérationnelle pour les directions des ressources humaines et les organisations syndicales. Anticiper ces changements est la clé pour garantir une application correcte des nouvelles règles et préparer sereinement les prochaines échéances.
 
4.1. Pour les directions des ressources humaines
• Auditer et refondre immédiatement les calendriers électoraux pour y intégrer les nouveaux délais de 8 jours, en identifiant les points de friction potentiels avec les processus internes existants.
• Sécuriser juridiquement les procès-verbaux en révisant les modèles pour y inclure obligatoirement les mentions relatives aux votes blancs et à la répartition des sièges, sous peine d'irrégularité.
• Opérationnaliser les procédures de tirage au sort en les intégrant dans les guides de gestion des instances pour disposer d'un cadre d'action clair et incontestable en cas de carence.
• Piloter stratégiquement les réorganisations administratives en évaluant de manière proactive leur impact sur la représentativité des comités sociaux afin d'arbitrer entre le maintien des instances et l'organisation de nouvelles élections.
 
4.2. Pour les organisations syndicales
• Systématiser la désignation de délégués et assesseurs suppléants afin de garantir une présence et une surveillance continues des opérations électorales, renforçant ainsi la régularité du scrutin.
• Exploiter stratégiquement l'allongement des délais pour professionnaliser la vérification des listes électorales et des candidatures, et pour mieux étayer la construction de potentiels recours juridiques.
• Contrôler rigoureusement la complétude des procès-verbaux de résultats, en s'assurant que les mentions obligatoires sur les votes blancs et la répartition des sièges y figurent, car elles constituent des éléments d'analyse essentiels du scrutin.
 
 
Conclusion
En définitive, le décret n° 2025-1430 du 30 décembre 2025 poursuit un double objectif de rationalisation et de clarification des règles du jeu démocratique au sein de la fonction publique. En harmonisant les délais, en renforçant la transparence et en apportant des solutions pragmatiques aux situations de blocage, il vise à consolider la légitimité des instances de dialogue social. Il appartient désormais à l'ensemble des acteurs, administrations comme organisations syndicales, de s'approprier pleinement ces nouvelles dispositions pour garantir la pleine réussite du prochain cycle électoral et la vitalité du dialogue social.

 

 

Par Pascal NAUD

Président, fondateur de www.naudrh.com

Contact naudrhexpertise@gmail.com

 

 

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17 novembre 2025 1 17 /11 /novembre /2025 15:20

 

 

 

 

La gestion des ressources humaines dans la fonction publique territoriale connaît des évolutions marquantes, notamment avec les projets de décrets inscrits à l'ordre du jour du Conseil Supérieur de la Fonction Publique Territoriale (CSFPT) du 12 novembre 2025. Parmi les propositions figurant dans ces textes, l'une suscite particulièrement l'attention : celle interdisant aux agents occupant des emplois fonctionnels d’être élus au Comité Social Territorial (CST) lors des élections professionnelles prévues pour 2026. Cette mesure soulève des interrogations, tant sur la séparation des pouvoirs dans la gestion des collectivités que sur la représentativité des agents au sein des instances paritaires. Pour les responsables des ressources humaines de la fonction publique territoriale, il est primordial de comprendre les implications de cette mesure.

1. Contexte des élections professionnelles et des emplois fonctionnels

Les élections professionnelles dans la fonction publique territoriale sont des moments déterminants dans la vie des collectivités, permettant de désigner les représentants des agents au sein des instances telles que le Comité Social Territorial (CST). Créé par la loi de transformation de la fonction publique de 2019, le CST regroupe plusieurs anciennes instances représentatives et a pour mission d’améliorer la qualité de vie au travail, de participer à l’amélioration des conditions de travail et de défendre les intérêts des agents territoriaux.

Les emplois fonctionnels, quant à eux, désignent les postes occupés par des agents publics exerçant des responsabilités de direction ou de gestion dans les collectivités. Ces agents, souvent à la tête de services stratégiques, ont un statut particulier qui reflète leur rôle crucial dans le fonctionnement des administrations publiques locales. Ils sont au carrefour des décisions politiques et administratives et sont donc perçus comme des éléments clés dans la gestion des collectivités.

2. Le premier projet de décret : l’interdiction d’être élu au CST pour les agents occupant un emploi fonctionnel

Le premier projet de décret, inscrit à l'ordre du jour du CSFPT, envisage d'empêcher les agents occupant un emploi fonctionnel de se présenter ou d'être élus au Comité Social Territorial. Cette mesure repose sur l’idée que ces agents, du fait de leur position de pouvoir et de gestion au sein des collectivités, pourraient entrer en conflit d’intérêts en étant appelés à représenter les personnels au sein de l'instance paritaire.

L'objectif derrière cette proposition est de garantir une séparation claire entre la direction et la représentation des agents. En effet, les agents occupant des emplois fonctionnels sont en charge de mettre en œuvre les décisions des collectivités, y compris celles qui concernent la gestion des ressources humaines. Leur présence au CST pourrait nuire à l’indépendance et à la transparence des échanges au sein de cette instance, d’où la justification de leur exclusion.

Cependant, cette mesure suscite des interrogations sur son impact réel sur la représentation des agents. En excluant ces postes stratégiques, ne risque-t-on pas de créer un fossé entre les représentants élus et ceux qui ont une vue d’ensemble des enjeux organisationnels et de gestion des collectivités ?

3. Les conséquences de cette exclusion pour les élus en fonction

L'adoption de cette mesure pourrait avoir des conséquences profondes sur les élections professionnelles et la composition des instances représentatives. Les agents occupant des emplois fonctionnels ne pourraient plus être élus au CST, ce qui pourrait modifier en profondeur l’équilibre des pouvoirs et la nature de la représentation des personnels.

L’absence de ces agents, qui occupent souvent des rôles clés dans la gestion des collectivités, pourrait limiter la capacité du CST à défendre efficacement les intérêts des agents. En effet, ces derniers jouent un rôle essentiel dans la prise de décision, notamment en ce qui concerne la gestion des carrières et des conditions de travail. Leur exclusion pourrait créer une rupture entre la direction et les agents, affaiblissant ainsi la légitimité des représentants élus.

Cette mesure interroge aussi sur le profil des élus qui occuperaient ces sièges. Si les emplois fonctionnels sont exclus, les agents concernés pourront-ils toujours être réellement représentatifs de l’ensemble du personnel ? Les cadres intermédiaires et les agents d'exécution auront-ils voix au chapitre dans un contexte où les postes stratégiques seront absents du processus de décision ?

4. Le deuxième projet de décret : des ajustements réglementaires pour la fonction publique territoriale

Le deuxième projet de décret inscrit à l’ordre du jour du CSFPT aborde des ajustements réglementaires relatifs à la fonction publique territoriale, en particulier concernant les dispositions du livre IV du Code général de la fonction publique. Bien que ce texte ne précise pas encore l'ensemble des modifications envisagées, il semble qu’il s’agisse de clarifications sur l’organisation des comités et sur la gestion des ressources humaines dans les collectivités territoriales.

Il est fort probable que ce texte vise à renforcer la transparence et l'équité dans les élections professionnelles, tout en prenant en compte les spécificités de la fonction publique territoriale. Ces réformes devraient permettre de mieux encadrer la composition des instances paritaires et d’assurer que les représentants élus soient à même de défendre les intérêts des agents dans un environnement toujours plus complexe.

5. Conclusion : une révision du cadre de représentation des agents s’avère nécessaire

Les projets de décrets inscrits à l’ordre du jour du CSFPT du 12 novembre 2025 apportent des changements importants pour les élections professionnelles de 2026, notamment l’interdiction d’élire des agents occupant un emploi fonctionnel au sein du Comité Social Territorial. Bien que cette mesure vise à garantir une séparation des pouvoirs et à éviter les conflits d’intérêts, elle soulève de nombreuses questions quant à la représentativité des agents et l’équilibre des pouvoirs dans les collectivités territoriales.

L’objectif de garantir une représentation indépendante et transparente des agents au sein du CST est légitime, mais il est essentiel de veiller à ce que cette réforme ne nuise pas à l’équilibre des forces au sein des instances représentatives. Une réflexion plus approfondie sur la composition et les rôles des différents acteurs au sein des comités pourrait permettre de trouver un compromis qui préserve la transparence tout en maintenant une représentation véritablement inclusive et représentative des différents corps de métiers dans la fonction publique territoriale.

Avis www.naudrh.com : bien que la volonté de prévenir les conflits d'intérêts dans les élections professionnelles soit louable, il est crucial de trouver un équilibre afin que la réforme ne prive pas la fonction publique territoriale d'une représentation complète et cohérente. L'exclusion des agents occupant des emplois fonctionnels pourrait affaiblir la capacité du CST à défendre les intérêts des agents de manière effective, et il sera nécessaire de poursuivre la réflexion sur cette question pour préserver la représentativité et l'efficacité des instances paritaires.

 

Par Pascal NAUD

Président, fondateur de www.naudrh.com

Contact naudrhexpertise@gmail.com

Elections professionnelles 2026: l'exclusion des emplois fonctionnels de la composition du CST le rendra-t-il réellement représentatif de l’ensemble des agents ?
Une fois le vote validé, il n'est plus modifiable.
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11 novembre 2025 2 11 /11 /novembre /2025 09:50

 

 

 

 

 

 

Le décret n°2024-1038 du 6 novembre 2024 marque un tournant important dans la gestion des élections professionnelles dans la fonction publique territoriale. Désormais, le vote électronique par internet devient la modalité par défaut pour l’ensemble des élections professionnelles. Cette évolution vise à moderniser le processus électoral, tout en simplifiant et en rendant plus accessible la participation des agents. Toutefois, bien que cette réforme soit un pas vers la digitalisation, elle soulève des interrogations quant à son caractère obligatoire et son application dans les collectivités territoriales.

Le principe du vote électronique par défaut : un pas vers la modernisation

Avec la promulgation du décret n°2024-1038, le vote électronique est désormais la modalité privilégiée pour organiser les élections professionnelles dans la fonction publique. Cela signifie qu’à partir de 2026, sauf décision contraire, toutes les élections professionnelles devront être organisées par voie électronique. Cette réforme s’inscrit dans un mouvement plus large de modernisation de l’administration publique, visant à simplifier les démarches électorales et à faciliter la participation des agents. En effet, l’objectif est d'aligner les pratiques du secteur public avec celles du secteur privé, qui utilise depuis plusieurs années cette méthode pour ses élections.

La règle est simple : sauf exception, le vote électronique est la norme. Toutefois, la loi laisse une certaine flexibilité aux collectivités territoriales, qui peuvent encore choisir d’organiser des élections à l’urne ou par correspondance, mais uniquement si cette décision est prise après consultation des organisations syndicales et si elle est dûment motivée.

La non-obligation du vote électronique : une option encadrée

Bien que le vote électronique soit désormais considéré comme la modalité de vote par défaut, il n’est pas strictement obligatoire pour toutes les collectivités territoriales. Cela signifie qu’une collectivité ou un établissement public peut décider de maintenir un mode de scrutin traditionnel, comme le vote à l’urne ou par correspondance. Cependant, cette décision ne peut être prise de manière arbitraire : elle doit être fondée sur des arguments solides et validée après une consultation préalable des syndicats représentatifs.

Cette consultation a pour but de garantir que les différents acteurs du dialogue social aient leur mot à dire sur la méthode de vote. Les syndicats peuvent exprimer leurs préférences ou leurs réserves sur le recours au vote électronique, mais c’est à l’autorité organisatrice que revient la décision finale. Si celle-ci choisit de ne pas appliquer le vote électronique, la collectivité doit motiver sa décision de manière claire et transparente. En l’absence de décision contraire, le vote électronique s’applique de façon automatique, sans qu’il soit nécessaire de recourir à une délibération de l’assemblée délibérante.

Le processus de consultation et la justification de la décision

Le processus de consultation des syndicats est un élément clé de cette réforme. Il permet d'assurer que les syndicats et les agents sont impliqués dans le choix du mode de scrutin, renforçant ainsi la transparence et la légitimité de la décision. Cette consultation doit être menée de manière sérieuse et dans un climat de dialogue, afin de recueillir les avis et les préoccupations des parties prenantes. Si le choix se porte sur un autre mode de vote que le vote électronique, il doit être fondé sur des arguments précis, qui justifient la préférence pour un mode traditionnel.

L’objectif de cette démarche est de maintenir un équilibre entre la modernisation du processus électoral et le respect des principes de concertation et de dialogue social. La motivation de la décision est donc essentielle pour garantir que le choix de la méthode de vote repose sur des critères objectifs et transparents.

Les avantages du vote électronique

Le vote électronique présente plusieurs avantages majeurs. Il simplifie l’organisation des élections, réduit les coûts logistiques et permet une plus grande accessibilité pour les agents. En permettant un vote à distance, il favorise la participation des agents qui, pour des raisons géographiques, professionnelles ou personnelles, rencontreraient des difficultés à se rendre physiquement dans un bureau de vote.

De plus, le vote électronique a l’avantage de renforcer la confidentialité et la sécurité du processus électoral, en évitant certains risques inhérents aux méthodes traditionnelles, telles que la manipulation des urnes ou la perte de bulletins de vote. Il permet également un comptage des voix plus rapide et plus fiable, contribuant ainsi à une gestion plus efficace des élections. Le recours à la plateforme numérique permet par ailleurs de simplifier le processus de vérification de l’identité des électeurs et d’assurer une meilleure traçabilité des votes.

Les défis à surmonter

Malgré ses avantages, le vote électronique soulève aussi plusieurs défis, notamment en matière de sécurité et de protection des données. La question de la fraude électorale, du piratage et du respect du secret du vote demeure une préoccupation majeure pour certains syndicats et agents. Il est impératif que les collectivités territoriales et les établissements publics mettent en place des systèmes sécurisés, garantissant l’intégrité du processus électoral.

En outre, la mise en œuvre du vote électronique nécessite un investissement en termes d’infrastructure et de formation. Les collectivités devront s'assurer que la plateforme de vote est accessible, intuitive et sécurisée. De même, les agents devront être formés à l’utilisation de cette nouvelle méthode de vote, afin d’éviter toute confusion ou difficulté pendant les élections.

Les responsabilités des responsables RH

Pour les responsables des ressources humaines dans la fonction publique territoriale, la mise en place du vote électronique implique de nouvelles responsabilités. Ils devront veiller à ce que le processus de consultation des syndicats soit mené dans le respect des règles et à ce que la décision de recourir ou non au vote électronique soit bien motivée. Ils devront également organiser la communication autour des élections, en veillant à ce que tous les agents soient informés des modalités de participation.

Les responsables RH devront également accompagner la transition vers le vote électronique, en garantissant la formation des agents et en assurant le suivi technique du processus électoral. Cette transition numérique doit être soigneusement planifiée pour éviter tout dysfonctionnement et garantir la transparence du processus électoral.

Conclusion

Le décret n°2024-1038 marque une avancée importante dans la modernisation des élections professionnelles dans la fonction publique territoriale. En faisant du vote électronique la modalité par défaut, la réforme permet de répondre aux enjeux contemporains de digitalisation, tout en facilitant la participation des agents aux élections. Cependant, bien que le vote électronique soit la norme, il n’est pas obligatoire. Les collectivités territoriales peuvent encore organiser des élections à l’urne ou par correspondance, mais cette décision doit être motivée et validée après consultation des syndicats.

Pour les responsables RH, cette réforme implique de nouvelles responsabilités, tant en termes de gestion du dialogue social que d’organisation technique. Ils devront s’assurer que la transition vers le vote électronique se fait dans les meilleures conditions, tout en veillant à garantir la transparence, la sécurité et la participation des agents.

 

Pour aller plus loin sur ce sujet ➡️ Le livre blanc sur les élections professionnelles 2026 de www.naudrh.com vous accompagne dans cette démarche essentielle.

 

Par Pascal NAUD

Président www.naudrh.com

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19 octobre 2025 7 19 /10 /octobre /2025 09:38

 

 

 

 

Lors de son assemblée du 13 octobre 2025, le Conseil commun de la fonction publique s'est également penché sur un projet de décret simplifiant l'organisation des élections professionnelles dans la fonction publique. Les dispositions, qui s'appliqueront au scrutin de décembre 2026, portent notamment sur le délai de contrôle de l'éligibilité des candidats et le contenu des procès-verbaux d'élection.

À noter que des dispositions du projet de décret - qui n'étaient pas soumises à l'avis du CCFP - ont pour objet de compléter le code général de la fonction publique, afin de prévoir l'inéligibilité des agents occupant des emplois fonctionnels de direction aux élections des représentants du personnel au sein des comités sociaux territoriaux (CST) de la fonction publique territoriale. La modification vise à prendre en compte une décision du Conseil d'État de janvier 2021, qui avait souligné « la nature particulière » des fonctions de ces agents, qui les conduisent à « représenter la collectivité ou l'établissement employeur ».

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4 juillet 2025 5 04 /07 /juillet /2025 14:25

 

 

 

 

Par arrêté en date du 2 juillet 2025, le Premier ministre a fixé la date du prochain renouvellement général des instances de dialogue social, dans les trois versants de la fonction publique, au 10 décembre 2026.

📲 Les opérations de vote électronique par internet, qui ont lieu sur une période de 8 jours dans la fonction publique de l’État, se dérouleront du 3 au 10 décembre 2026.


La  DGAFP  et l’ensemble des autorités administratives en charge de l’organisation de ces élections professionnelles en lien étroit avec les organisations syndicales, travaillent activement à la préparation des futures opérations électorales qui concernent les 5,7 millions d’agents publics.

 

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1 mai 2025 4 01 /05 /mai /2025 14:09

 

 

La préparation des élections professionnelles dans la fonction publique entre dans une nouvelle ère avec la généralisation du vote électronique pour 2026.

✅ Sécurisation renforcée : authentification forte, respect du RGPD, expertises indépendantes et procédures certifiées.
✅ Accessibilité totale : outils adaptés pour garantir la participation des personnes en situation de handicap.
✅ Outils pratiques : guides actualisés, séminaires de formation et assistance technique multi-niveaux.
✅ Décret du 19 novembre 2024 : des règles claires pour garantir la transparence et la sincérité des scrutins.

📢 La DGAFP explore également une solution souveraine pour un contrôle encore plus maîtrisé des opérations de vote.

Employeurs publics, acteurs RH, prestataires : soyons mobilisés pour faire de ces élections un succès démocratique et numérique !

Avis
www.naudrh.com: la modernisation engagée est ambitieuse et très structurée, mais elle demandera une rigueur extrême dans l’exécution, notamment pour garantir la confiance des électeurs dans la solution électronique. L'attention portée à l'accessibilité et à la souveraineté numérique est particulièrement pertinente dans le contexte actuel.

 

 

 

 

Vote électronique - élections professionnelles 2026

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11 avril 2025 5 11 /04 /avril /2025 06:59

 

 

 

Les élections professionnelles de 2026 dans la fonction publique territoriale s'annoncent sous de nouvelles modalités, avec un décret révisé visant à sécuriser les scrutins et à intégrer le vote électronique (VE) de manière plus systématique, tout en tenant compte des spécificités du versant territorial.

 

📌 Points clés à retenir :

 

1.Vote électronique : maintien de sa faculté, mais avec des exigences accrues pour garantir la sécurité et l’intégrité du processus.

 

2.Accompagnement des agents : la prise en compte des besoins spécifiques, notamment pour les personnes en situation de handicap, reste une priorité.

 

3.Calendrier ajusté : les élections municipales de mars 2026 influenceront l’organisation des élections professionnelles, avec un calendrier plus flexible.

 

4.Outils pratiques : mise à disposition de CCTP-type et d’une FAQ pour faciliter la préparation des employeurs.

 

💡 Préparez-vous dès maintenant : des groupes de travail se réuniront dès 2025 pour garantir une bonne organisation et des échanges fluides entre les acteurs du secteur. Des bonnes pratiques et des retours d’expérience enrichiront ce processus.

Powerpoint élections professionnelles 2026

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3 avril 2025 4 03 /04 /avril /2025 22:26

 

 

 

Dans le cadre des prochaines élections professionnelles dans la fonction publique territoriale, prévues fin 2026, la DGCL met à disposition des collectivités deux cahiers des clauses techniques particulières (CCTP-types) pour faciliter le recours au vote électronique sécurisé.

📌 Le premier CCTP-type concerne la mise en œuvre de la solution numérique de vote.


📌 Le second CCTP-type porte sur l’expertise indépendante, indispensable pour garantir le respect du cadre réglementaire.

➡️ Ces outils pratiques, adaptables selon les besoins locaux, s’inscrivent dans les nouvelles dispositions issues de la codification du code général de la fonction publique (articles R.211-503 à R.211-584).

🛠️ Ils ont été présentés lors du premier groupe de travail national réunissant les acteurs institutionnels, syndicaux et territoriaux.

💬 Avis
www.naudrh.com : ces CCTP-types sont une initiative utile pour homogénéiser les pratiques tout en laissant une marge d’adaptation locale. Une étape nécessaire pour garantir à la fois la modernisation et la sécurité des scrutins dans la FPT. Nous recommandons vivement aux directions RH de s’en emparer dès maintenant pour anticiper 2026 sereinement.

 

ELECTIONS PROFESSIONNELLES FONCTION PUBLIQUE TERRITORIALE 2026 Mise à dispositions des collectivités territoriales de cahiers des clauses techniques particulières-type pour le recours au vote électronique

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