Pascal Naud Créateur

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  • En responsabilité dans le domaine des Ressources Humaines (spécificité Public) depuis maintenant pratiquement 26 ans
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3 mars 2026 2 03 /03 /mars /2026 23:36

 

 

 

 

Le supplément familial de traitement (SFT) est un élément important de la rémunération des agents publics ayant des enfants à charge. Pourtant, dans la pratique, sa gestion soulève encore de nombreuses questions dans les collectivités territoriales.

Qui peut en bénéficier ?
Comment est-il calculé ?
Que se passe-t-il lorsque les deux parents travaillent dans la fonction publique ?
Comment gérer les situations de séparation ou de garde alternée ?

Dans cette vidéo,
www.naudrh.com propose un décryptage clair et opérationnel du SFT dans la fonction publique territoriale pour sécuriser la gestion RH dans les collectivités.

Au programme de la vidéo :
✔ Les conditions d’attribution du supplément familial de traitement
✔ La composition du SFT : part fixe et part proportionnelle
✔ Les règles lorsque les deux parents sont agents publics
✔ Les points de vigilance pour les DRH et gestionnaires RH territoriaux

Elle s’adresse particulièrement aux DRH, responsables RH, gestionnaires paie et secrétaires généraux de collectivités territoriales souhaitant maîtriser les règles statutaires applicables.

 

 

 

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3 mars 2026 2 03 /03 /mars /2026 22:49

 

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27 février 2026 5 27 /02 /février /2026 21:01

 

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La question porte sur la nature des charges sociales remboursées par la collectivité ou l'établissement d'origine à la collectivité ou l'établissement d'accueil qui prendrait en charge la rémunération d'un fonctionnaire momentanément privé d'emploi, tel que prévu par les dispositions du code général de la fonction publique (CGFP). A titre liminaire, il est à rappeler que la rémunération des fonctionnaires momentanément privés d'emploi et pris en charge est composée du traitement indiciaire ainsi que de l'indemnité de résidence et du supplément familial de traitement, s'ils remplissent les conditions pour percevoir ces deux derniers dispositifs. Elle peut aussi être composée des primes et indemnités au titre de missions instituées par une disposition législative ou réglementaire, tel que le prévoit l'article L. 542-15 du code général de la fonction publique et cela, y compris dans le cadre d'une mise à disposition (article L. 542-12 du code général de la fonction publique). Le cas échéant, lorsqu'ils réunissent les conditions, ces agents perçoivent également le complément de traitement indiciaire (décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 et décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022), l'indemnité différentielle (article 1 du décret n° 91-769 du 2 août 1991) et enfin le complément de rémunération pour les fonctionnaires mis à disposition (article 9 du décret n° 2008-580 du 18 juin 2008). A ce titre, la rémunération des fonctionnaires momentanément privés d'emploi, lesquels sont réputés toujours en activité (selon l'avis du Conseil d'Etat du 11 juillet 2011 n° 364.409), constitue ainsi un revenu d'activité qui est à ce titre soumis aux charges sociales (cotisations et contributions salariales ou patronales).

 

Ce revenu est ainsi soumis aux charges patronales dues aux différents organismes de recouvrement tels que l'union de recouvrement des cotisations de sécurité sociale et d'allocations familiales (URSSAF), France travail si l'employeur public adhère au régime d'assurance chômage et à l'organisme chargé de la gestion d'un régime obligatoire de retraite auquel le fonctionnaire est affilié, c'est à dire la caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL) pour les agents relevant régime spécial de sécurité sociale des fonctionnaires territoriaux, et l'institution de retraite complémentaire des agents non-titulaires de l'État et des collectivités publiques (IRCANTEC) pour les agents relevant du régime général de la sécurité sociale. Ce revenu est aussi assujetti aux contributions sociales salariales contribution sociale généralisée (CSG) /contribution au remboursement de la dette sociale (CRDS) conformément aux articles L. 136-1 et L. 136-1-1 du code de la sécurité sociale et l'article 14 de l'ordonnance n° 96-50 du 24 janvier 1996, et, le cas échéant, aux cotisations sociales salariales visée à l'article L. 242-1 du code de la sécurité sociale pour les agents qui relèvent du régime général de la sécurité sociale, ou aux cotisations sociales salariales prévues par les dispositions législatives ou règlementaires des agents relevant du régime spécial de la CNRACL (RAFP, CNRACL TBI, CNRACL NBI, CNRACL CTI).

 

Néanmoins, s'il est acquis que les charges sociales se composent des charges salariales et des charges patronales, il convient de retenir que les charges salariales sont supportées par l'agent. En effet, à la lecture des dispositions rappelées ci-dessus, l'assujettissement de la rémunération versée à l'agent aux différentes cotisations et contributions salariales est à la charge des bénéficiaires de cette rémunération, en l'espèce le fonctionnaire. Par conséquent, la collectivité d'accueil, investie, en lieu et place de l'autorité territoriale de la collectivité d'origine, du service de la rémunération du fonctionnaire et qui assure les actes liés à la gestion des ressources humaines de ce dernier, est chargée de précompter sur la rémunération de celui-ci la part de cotisations salariales qui sont à sa charge et verser ensuite les charges salariales précomptées ainsi que les charges patronales aux organismes de recouvrement créanciers. En ce sens, seules les charges patronales versées par la collectivité territoriale ou l'établissement public d'accueil doivent lui être remboursées par la collectivité territoriale ou l'établissement public d'origine.

 

 

 

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26 février 2026 4 26 /02 /février /2026 10:06

 

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C’est une décision importante rendue par la cour administrative d’appel de Paris le 25 février 2026 qui vient rappeler une règle fondamentale en matière de gestion RH publique : le service fait doit toujours être payé, même lorsque la situation statutaire de l’agent est irrégulière.

Dans cette affaire, un médecin recruté par une commune avait poursuivi son activité au-delà de la limite d’âge. La collectivité a donc légitimement mis fin à son engagement. Mais elle a également cessé de le rémunérer pour les derniers mois travaillés. Une erreur lourde de conséquences.

La juridiction rappelle avec force que l’irrégularité de la situation administrative ne prive pas l’agent de son droit à rémunération dès lors que le service a été effectivement accompli. En refusant de payer les vacations réalisées, la collectivité a commis une faute engageant sa responsabilité.

Résultat : condamnation à verser plus de 10 000 euros à l’agent, incluant les traitements dus et une indemnisation au titre des troubles dans ses conditions d’existence.

En revanche, la cour apporte une précision essentielle pour les pratiques RH : aucun préavis n’est dû lorsque la rupture du contrat résulte de l’atteinte de la limite d’âge, celle-ci entraînant automatiquement la fin du lien avec le service.



👉 Cet arrêt appelle plusieurs vigilances opérationnelles pour les DRH territoriaux :

-Assurer un suivi rigoureux des situations individuelles, notamment en matière de limite d’âge, pour éviter les maintiens en activité irréguliers.

-Ne jamais confondre irrégularité de la situation administrative et absence de droit à rémunération.

-Sécuriser les pratiques de fin de contrat, en distinguant clairement les cas ouvrant droit à préavis de ceux qui n’en relèvent pas.


 

🎯 En matière RH, la rigueur statutaire ne dispense jamais de respecter les principes fondamentaux du droit, au premier rang desquels figure le paiement du service fait.

 

💬 Avis www.naudrh.com
Cette décision met en lumière une erreur encore trop fréquente sur le terrain : considérer qu’une situation irrégulière permet de s’affranchir des obligations de l’employeur. En réalité, c’est souvent dans ces situations complexes que le risque juridique est le plus élevé. C’est typiquement le genre de contentieux évitable avec une veille juridique solide et une analyse opérationnelle fine.

 

CAA de PARIS, 2ème chambre, 25/02/2026, 24PA04741

 

 

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25 février 2026 3 25 /02 /février /2026 22:10

 

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25 février 2026 3 25 /02 /février /2026 09:55

 

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L'article L. 714-7 du code général de la fonction publique prévoit que l'organe délibérant d'une collectivité ou d'un établissement public mentionné à l'article 4 du même code peut décider, après avis du comité social territorial, d'instituer une prime d'intéressement tenant compte de la performance collective des services. Le décret n° 2012-624 du 3 mai 2012 pris en application de l'article 88 de la loi n° 84-53 du 26 janvier 1984 portant dispositions statutaires relatives à la fonction publique territoriale détermine les conditions d'élaboration et les modalités d'attribution de la prime d'intéressement à la performance collective des services au sein des collectivités territoriales et leurs établissements publics.

Ainsi, l'assemblée délibérante détermine les services bénéficiant de cette prime, les objectifs à atteindre et les types d'indicateurs à retenir pour une période de six ou douze mois consécutifs. Elle fixe également le montant maximal de la prime susceptible d'être attribué sur cette période aux agents du service, dans la limite du plafond annuel fixé à 600 euros par le décret n° 2012-625 du 3 mai 2012 modifié.

Par ailleurs, l'autorité territoriale détermine, après avis du comité social territorial, les résultats à atteindre et les indicateurs retenus pour la période concernée, dite "de référence". Sur cette base, elle constate à l'issue de cette période si les résultats fixés ont été atteints et, en fonction des résultats obtenus, fixe le montant de la prime pour chaque service.

La prime d'intéressement à la performance collective des services est attribuée à l'ensemble des agents des services ayant atteint les résultats fixés, quelle que soit la quotité de travail accomplie. Néanmoins, son montant reste soumis aux règles de fractionnement applicables aux agents à temps partiel, telles que prévues par l'article L. 612-5 du code général de la fonction publique et le décret n° 2004-777 du 29 juillet 2004 relatif à la mise en œuvre du temps partiel dans la fonction publique territoriale.

En tout état de cause, la quotité de travail à prendre en compte pour le calcul du montant de la prime est celle applicable à l'agent pendant la période de référence fixée par l'assemblée délibérante ou le conseil d'administration et donc l'année notée et non l'année de versement.

 

 

 

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24 février 2026 2 24 /02 /février /2026 07:55

 

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24 février 2026 2 24 /02 /février /2026 07:45

 

👉 Fonctionnaires CNRACL à temps complet ou temps non complet dont le temps de travail est supérieur ou égal à 28 heures hebdomadaires (régime spécial)

 

Source infographie CDG74

 

 

👉 Fonctionnaires IRCANTEC à temps non complet dont le temps de travail est inférieur à 28 heures hebdomadaires (régime général)

 

Source infographie CDG74

 

👉 Agents contractuels de droit public

Source infographie CDG74

 

 

 

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21 février 2026 6 21 /02 /février /2026 09:40

 

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Dans une décision récente du tribunal administratif de Bastia, un principe fondamental vient d’être rappelé — et trop souvent mal appliqué dans les collectivités et établissements publics.

👉 Un agent placé en CITIS (congé pour invalidité imputable au service) reste juridiquement en position d’activité.

Conséquence directe :
➡️ Il conserve non seulement son traitement
➡️ Mais aussi son régime indemnitaire… y compris la NBI, sauf cas particulier (remplacement effectif notamment)



📌 Suspendre la NBI au seul motif du CITIS ?
➡️ Illégal. Le juge sanctionne clairement cette pratique.


Mais la décision va plus loin et apporte une autre leçon essentielle pour les DRH :

👉 Le remboursement des frais médicaux liés à un accident de service n’est pas automatique.

L’agent doit démontrer :
✔️ le montant exact des dépenses restant à sa charge
✔️ leur lien direct avec l’accident

Sans preuve solide ?
➡️ Rejet de la demande.



🎯 Ce qu’il faut retenir pour sécuriser vos pratiques RH :
-Le CITIS n’interrompt pas les droits indemnitaires liés aux fonctions
-La NBI reste due tant que les fonctions sont juridiquement exercées
Les demandes indemnitaires nécessitent une traçabilité irréprochable



💡 Derrière cette décision, une réalité :
La gestion RH territoriale exige aujourd’hui une lecture fine et actualisée de la jurisprudence pour éviter les erreurs… et les contentieux.



👉 Et vous, êtes-vous certain que vos pratiques sur la NBI et le CITIS sont juridiquement sécurisées ?



💬 Avis www.naudrh.com
Cette décision vient corriger une pratique assez répandue mais juridiquement fragile : la suspension automatique de la NBI en CITIS. Elle confirme une tendance de fond du juge administratif à raisonner en termes de position statutaire réelle plutôt qu’en lecture purement administrative. Pour un DRH, c’est un signal clair : la sécurisation passe désormais par une maîtrise fine des mécanismes juridiques… et non par des réflexes de gestion simplifiés.

 

 

 

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19 février 2026 4 19 /02 /février /2026 21:14

 

 

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12 février 2026 4 12 /02 /février /2026 22:15

 

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Une décision récente du Conseil d’État rappelle une règle essentielle en matière de liquidation des pensions dans la fonction publique.

Dans sa décision n° 500616 du 11 février 2026, le Conseil d’État précise qu’un fonctionnaire radié des cadres mais temporairement maintenu en fonctions dans l’intérêt du service ne peut acquérir de nouveaux droits à pension s’il a déjà atteint le nombre de trimestres nécessaires pour bénéficier du taux plein.

En l’espèce, une professeure certifiée avait été promue au 7ᵉ échelon pendant sa période de maintien en fonctions et percevait le traitement correspondant. Elle soutenait que sa pension devait être liquidée sur la base de cet échelon, détenu depuis plus de six mois à la date de cessation effective de fonctions.

Le Conseil d’État censure le raisonnement du tribunal administratif : dès lors que l’intéressée avait déjà atteint le nombre de trimestres ouvrant droit au pourcentage maximum (75 %), la période de maintien en fonctions ne pouvait plus générer de droits nouveaux à pension.

👉 Conséquence : les services accomplis après l’atteinte du taux plein ne sont plus des « services valables pour la retraite » au sens de l’article L. 15 du code des pensions civiles et militaires.

🔎 Enjeu RH majeur pour les employeurs publics
-Vigilance sur les situations de maintien en fonctions après limite d’âge
-Anticipation des effets d’un avancement intervenant en fin de carrière
-Sécurisation des arrêtés de radiation et de liquidation

Cette décision rappelle que la logique indiciaire (échelon détenu 6 mois) ne peut s’appliquer indépendamment des règles relatives au plafond de trimestres.

Pour les DRH territoriaux, c’est un point d’alerte stratégique dans la gestion des fins de carrière et des promotions tardives.

💬 Avis
www.naudrh.com
Cette décision est particulièrement structurante pour les services RH : elle oblige à articuler finement gestion statutaire et droit à pension, et rappelle qu’une promotion en toute fin de parcours peut produire un effet financier nul sur la retraite si le taux plein est déjà atteint. C’est typiquement le genre de point qui mérite une veille juridique attentive et opérationnelle.

Décision n° 500616 11 février 2026 Conseil d'État

 

 

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9 février 2026 1 09 /02 /février /2026 15:10

 

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2 février 2026 1 02 /02 /février /2026 22:29

 

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1 février 2026 7 01 /02 /février /2026 07:43

 

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Conformément aux dispositions des 1° et 2° de l'article L. 5424-1 du code du travail, l'allocation d'aide au retour à l'emploi (ARE) est ouverte aux agents publics territoriaux (fonctionnaires et contractuels), dans les mêmes conditions que les agents du secteur privé, à savoir que l'agent a été involontairement privé d'emploi et conformément à l'article L. 5422-1, qu'il soit apte au travail et qu'il recherche un emploi qui satisfasse à des conditions d'âge et d'activité antérieure.

 

Les cas dans lesquels un agent se verrait privé de son emploi de manière involontaire sont précisés à l'article 2 du règlement général annexé à la convention relative à l'indemnisation du chômage, ainsi qu'aux articles 2 et 3 du décret n° 2020-741 du 16 juin 2020 relatif au régime particulier d'assurance chômage applicable à certains agents publics et salariés du secteur public. C'est le cas notamment pour les agents ayant fait l'objet d'un licenciement pour tout motif ou d'une radiation d'office. En effet, le juge administratif a confirmé à plusieurs reprises (CE, 25 janvier 1991, n° 97015 et CE 9 octobre 1992, n° 96359) que la révocation d'un agent était constitutive, pour ce dernier, d'une privation involontaire d'emploi et donc que le licenciement pour motif disciplinaire des fonctionnaires territoriaux ne les privait pas de l'aide au retour à l'emploi - ARE.

 

Cette allocation vise à permettre à l'agent de percevoir un moyen de subsistance en cas de perte d'emploi et dans l'attente d'un nouvel emploi. Elle doit être regardée comme un revenu d'inactivité dont la suppression ne peut pas être envisagée à titre de sanction. Il revient le cas échéant au juge pénal de prononcer les sanctions y compris financières à l'encontre des agents publics ayant commis une faute, notamment à la suite de la plainte formée par la commune victime de ces agissements.

 

 

 

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22 janvier 2026 4 22 /01 /janvier /2026 21:52

 

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Les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes persistent dans la fonction publique territoriale. Moins visibles que dans le privé, ils n’en sont pas moins bien réels… et surtout structurels.

👉 Le guide publié en janvier 2026 apporte une clé essentielle : on ne peut agir que sur ce que l’on mesure correctement.



Voici l’essentiel à retenir ⤵️

✔️ Un constat clair
Dans la FPT, l’écart de rémunération reste significatif au détriment des femmes, malgré un cadre statutaire protecteur. Il ne s’agit pas tant d’inégalités « à poste égal » que d’effets cumulés liés aux carrières, aux filières, au temps de travail et aux primes.

✔️ Mesurer autrement pour mieux comprendre
Le guide montre l’intérêt de croiser plusieurs indicateurs complémentaires : rémunération moyenne, équivalent temps plein rémunéré (ETPR) et taux horaire. Chacun raconte une histoire différente et révèle des angles morts que les analyses globales masquent trop souvent.

✔️ Des causes bien identifiées
Ségrégation professionnelle, plancher collant en catégorie C, plafond de verre pour l’accès aux postes supérieurs, inégalités d’accès aux heures supplémentaires, temps partiel subi et interruptions de carrière : les écarts sont le produit d’organisations du travail genrées, pas d’un simple hasard statistique.

✔️ Un enjeu stratégique pour les DRH territoriaux
Avec la montée en puissance de la transparence salariale et l’obligation d’agir dans le cadre des plans égalité professionnelle, ce travail d’objectivation devient un levier de pilotage RH, mais aussi un sujet de dialogue social sensible.



🎯 Message clé : rendre visibles les écarts, les expliquer pédagogiquement et agir sur les leviers RH, c’est sortir d’une égalité formelle pour aller vers une égalité réelle.



💬 Avis www.naudrh.com
C’est un guide particulièrement utile pour les responsables RH territoriaux : rigoureux, opérationnel et honnête sur les limites des indicateurs. À mes yeux, il marque un vrai tournant : l’égalité salariale n’est plus un principe abstrait, mais un sujet de gestion RH à part entière, qui oblige à regarder en face nos organisations internes.

 

Guide rémunération

 

 

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22 janvier 2026 4 22 /01 /janvier /2026 00:35

 

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La courbe ne ment pas. Derrière les lignes et les pourcentages, c’est toute la trajectoire financière des politiques RH qui se dessine.

🔎 Ce que montre clairement le graphique :

👉 Une forte accélération entre 2022 et 2023, avec un pic marqué, principalement tiré par :
-la revalorisation du point d’indice,
-les effets du GVT,
-la hausse mécanique des charges.

👉 Un ralentissement en 2024-2025, mais sans retour à la situation antérieure :
-la masse salariale reste structurellement plus élevée,
-les marges de manœuvre budgétaires demeurent sous tension.

👉 À partir de fin 2025 et en 2026, les projections traduisent :
-une reprise progressive de la dynamique,
-des intentions budgétaires prudentes, mais qui confirment que la masse salariale ne redescendra pas durablement.

👉 Les ETP jouent un rôle plus marginal que les facteurs indemnitaires et statutaires : ce n’est pas tant le volume d’emplois que le coût unitaire et les décisions nationales qui pèsent.

🎯 Message clé pour les employeurs publics
La masse salariale n’est plus une variable d’ajustement. Elle devient un objet stratégique, qui impose :
-une projection pluriannuelle fine,
-des arbitrages RH assumés,
-et un dialogue éclairé avec les élus.

💡 Anticiper, expliquer, piloter : c’est désormais le triptyque indispensable pour sécuriser les équilibres financiers tout en préservant l’attractivité de la fonction publique territoriale.

💬 Avis www.naudrh.com
Ce type de projection devrait être systématiquement partagé avec les exécutifs locaux. Tant que la masse salariale sera perçue comme un simple agrégat comptable, les décisions RH resteront défensives. Or, c’est précisément l’inverse qu’il faut faire : la penser comme un levier stratégique, lisible et assumé.

 

 

 

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14 janvier 2026 3 14 /01 /janvier /2026 23:03

 

 

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La masse salariale constitue le premier poste de dépenses des collectivités territoriales. Dans un contexte durablement marqué par l’inflation, les revalorisations successives du point d’indice, la hausse des cotisations CNRACL, l’augmentation mécanique des carrières, la montée en charge de nouvelles obligations statutaires et sociales, ainsi que les tensions persistantes sur le recrutement, les élus locaux sont confrontés à une équation budgétaire de plus en plus complexe.

La question n’est plus seulement de contenir la masse salariale, mais de parvenir à la piloter avec méthode, sans dégrader la qualité du service public, ni fragiliser le climat social. Pour les responsables des ressources humaines de la fonction publique territoriale, l’enjeu consiste à éclairer la décision politique, à objectiver les causes des surcoûts et à proposer des leviers d’action réalistes, juridiquement sécurisés et socialement soutenables.

Comprendre les causes structurelles de l’augmentation de la masse salariale

Il est essentiel de rappeler que la majorité des facteurs expliquant la hausse de la masse salariale échappent largement à la décision directe des collectivités territoriales. Ces évolutions résultent principalement de choix nationaux, de mécanismes statutaires et de dynamiques de long terme. Les identifier clairement permet de dépasser une lecture politisée du sujet et de préparer une approche fondée non sur une maîtrise illusoire, mais sur un pilotage lucide et stratégique.

Avant toute action, il est indispensable d’identifier précisément les facteurs de hausse. Les surcoûts de la masse salariale ne résultent que rarement de décisions locales isolées. Ils s’inscrivent le plus souvent dans des mécanismes nationaux et des dynamiques internes cumulatives.

Les revalorisations du point d’indice décidées par l’État produisent un impact immédiat et durable sur les budgets locaux. À cela s’ajoutent les effets du glissement vieillesse technicité, liés aux avancements d’échelon et de grade, qui génèrent une augmentation automatique de la rémunération, indépendamment de toute création de poste.

Les employeurs territoriaux doivent également absorber l’augmentation des charges sociales, la montée en puissance de la protection sociale complémentaire, l’évolution des régimes indemnitaires et l’intégration progressive de nouvelles exigences en matière de santé, de sécurité et de conditions de travail. Enfin, la tension sur le marché de l’emploi public conduit parfois à renforcer l’attractivité salariale, avec des effets d’entraînement sur l’ensemble des équipes.

Passer d’une logique de contrainte budgétaire à une logique de pilotage

Dans de nombreuses collectivités, une approche exclusivement comptable peut se traduire par des décisions rapides de gel de postes, de non-remplacement ou de réduction de moyens, prises sans analyse globale des impacts. À court terme, ces choix peuvent sembler efficaces budgétairement, mais ils conduisent souvent à une dégradation des conditions de travail, à une désorganisation des services et à une perte de sens pour les agents, avec des effets directs sur la qualité du service rendu aux usagers et sur le climat social.

Faire face aux surcoûts de la masse salariale ne signifie pas agir dans l’urgence ou se limiter à une approche purement comptable. Une gestion exclusivement budgétaire est souvent contre-productive. Elle fragilise les collectifs de travail, dégrade l’attractivité de la collectivité et peut générer, à moyen terme, des coûts indirects supérieurs aux économies initialement recherchées.

Le pilotage de la masse salariale suppose au contraire une vision pluriannuelle, cohérente avec le projet politique, l’évolution des compétences attendues et les besoins réels du service public local. Le dialogue constant entre les élus, la direction générale et la direction des ressources humaines constitue, à cet égard, un facteur déterminant de réussite.

Renforcer l’anticipation grâce à la prospective et à la GPEEC

L’un des leviers majeurs de maîtrise réside dans la qualité de l’anticipation. Une gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, adaptée aux spécificités territoriales, permet de mieux appréhender les évolutions futures de la masse salariale.

L’élaboration de scénarios prospectifs intégrant les départs à la retraite, les transformations de métiers, les besoins émergents, les possibilités de mutualisation et les choix d’externalisation ou d’internalisation offre aux élus une lecture objectivée des marges de manœuvre. Cette démarche favorise des arbitrages éclairés et limite les décisions ponctuelles dictées par l’urgence.

Optimiser l’organisation du travail sans dégrader le service public

L’organisation du travail constitue un levier essentiel, encore trop souvent sous-estimé. Une analyse fine des cycles de travail, des temps incomplets subis, de l’absentéisme et du recours aux heures supplémentaires permet d’identifier des sources de surcoûts évitables.

Il ne s’agit pas de demander davantage aux agents, mais de rechercher une meilleure adéquation entre les moyens humains et les besoins réels du service public. Une planification plus rigoureuse, une clarification des missions et une réduction des redondances contribuent à stabiliser la masse salariale, tout en améliorant la qualité du service rendu aux usagers.

Piloter le régime indemnitaire avec méthode, prudence et souci d’équité interne

Le régime indemnitaire représente aujourd’hui une part croissante de la rémunération des agents territoriaux. Il constitue à la fois un levier d’attractivité et un facteur potentiel de dérive budgétaire lorsqu’il n’est pas suffisamment structuré.

Un régime indemnitaire peu lisible, déconnecté des fonctions réellement exercées ou insuffisamment évalué génère des surcoûts difficilement maîtrisables. À l’inverse, une politique indemnitaire claire, fondée sur des critères objectifs, régulièrement réexaminée et juridiquement sécurisée, permet de concilier reconnaissance professionnelle et soutenabilité financière. Le rôle des ressources humaines est ici central pour éclairer les élus sur les impacts à moyen et long terme de chaque évolution.

Investir dans la prévention pour maîtriser durablement les coûts

Les dépenses liées à l’absentéisme, aux maladies professionnelles et à l’usure des agents pèsent durablement sur la masse salariale. Ces coûts, souvent sous-estimés, deviennent structurels lorsqu’ils ne sont pas traités en amont.

Investir dans la prévention, la qualité de vie et les conditions de travail, la formation des encadrants et l’accompagnement des parcours professionnels constitue un choix stratégique. À moyen terme, ces politiques contribuent à réduire le recours aux remplacements, à stabiliser les effectifs et à sécuriser la continuité du service public.

Faire de la masse salariale un objet de dialogue politique et social

La maîtrise des surcoûts de la masse salariale ne peut être efficace sans un dialogue social structuré et sincère. Lorsque les représentants du personnel disposent d’une information claire et partagée, ils sont davantage en mesure de comprendre les contraintes financières et de contribuer à l’élaboration de solutions équilibrées.

Pour les élus locaux, assumer politiquement les choix en matière de ressources humaines implique de dépasser une logique de court terme. La masse salariale n’est pas un coût subi, mais le reflet des priorités politiques, des ambitions de la collectivité et de la valeur accordée au service public local.

Conclusion

Faire face aux surcoûts de la masse salariale dans la fonction publique territoriale ne relève ni de solutions miracles ni de décisions brutales. Il s’agit d’un travail de fond, fondé sur l’anticipation, le pilotage stratégique, le dialogue social et la cohérence entre projet politique et stratégie RH.

Dans un contexte budgétaire durablement contraint, la capacité à maîtriser la masse salariale sans renoncer à l’humain constitue plus que jamais un marqueur de maturité du management public local. Les responsables des ressources humaines jouent, à ce titre, un rôle essentiel pour objectiver les choix, sécuriser les décisions et accompagner les élus dans une gestion responsable et durable des ressources humaines. À plus long terme, la maîtrise de la masse salariale peut ainsi devenir un véritable levier de modernisation du management public territorial, en favorisant des organisations plus agiles, plus attractives et mieux adaptées aux attentes des agents comme des usagers.

Par Pascal NAUD

Président, fondateur de www.naudrh.com

Contact naudrhexpertise@gmail.com

 

 

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14 janvier 2026 3 14 /01 /janvier /2026 07:30

 

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Dès le début de l’année 2026, une grande majorité de travailleurs français, qu’ils soient salariés du secteur privé ou agents publics, constateront une diminution sensible de leur salaire net mensuel, sans changement de leur quotité de travail ni évolution de leur situation professionnelle. Cette baisse ne résulte pas d’une décision unique clairement identifiable, mais de la combinaison de plusieurs mécanismes automatiques qui produisent un effet cumulatif. L’augmentation du coût des complémentaires santé, la remontée du taux de prélèvement à la source et la hausse continue des tarifs des transports publics constituent ainsi une triple pression directe sur le revenu disponible.

 

Pour les employeurs territoriaux et les directions des ressources humaines, cette évolution représente un enjeu majeur. Elle affecte non seulement le pouvoir d’achat réel des agents, mais aussi le climat social, l’attractivité des métiers publics et la crédibilité des politiques de rémunération.

 

La hausse durable du coût des complémentaires santé

Cette hausse n’affecte toutefois pas les agents de manière uniforme : les agents titulaires, souvent couverts par des contrats collectifs plus stabilisés, peuvent voir leur reste à charge évoluer différemment des agents contractuels, lesquels supportent plus directement les variations tarifaires et les choix de couverture individuelle.

 

Les organismes de complémentaire santé ont d’ores et déjà annoncé pour 2026 des revalorisations tarifaires significatives. Cette dynamique s’inscrit dans un mouvement structurel alimenté par l’augmentation des dépenses de soins, le vieillissement de la population, le développement de techniques médicales de plus en plus coûteuses et le transfert progressif de charges de l’assurance maladie obligatoire vers les complémentaires.

 

Dans la fonction publique territoriale, la généralisation et la montée en charge de la protection sociale complémentaire renforcent la visibilité de ces hausses. Même lorsque l’employeur participe financièrement, la part restant à la charge de l’agent augmente mécaniquement. Cette évolution se traduit très concrètement par une diminution du salaire net figurant sur la fiche de paie, sans revalorisation parallèle du traitement brut. Pour de nombreux agents, il s’agit d’une perte immédiate de revenu disponible, ressentie comme subie et difficilement compressible.

 

La remontée automatique du prélèvement à la source

Le prélèvement à la source est un mécanisme évolutif, ajusté automatiquement en fonction des revenus et de la situation fiscale déclarés l’année précédente. Une partie importante des contribuables avait toutefois bénéficié en 2024 et 2025 de dispositifs temporaires, tels que des crédits ou réductions d’impôt, des taux individualisés plus favorables ou encore des effets de lissage liés à des variations de revenus. À compter de 2026, ces mécanismes correcteurs s’atténuent ou disparaissent, entraînant une remontée du taux de prélèvement appliqué chaque mois.

 

Pour les agents et les salariés, cette évolution est souvent difficile à anticiper et à comprendre. Elle ne correspond pas nécessairement à une hausse de la pression fiscale globale, mais à un ajustement automatique du taux à la situation réelle du foyer fiscal. Le résultat est pourtant immédiat et très concret : à rémunération brute inchangée, le montant net perçu diminue, renforçant le sentiment d’une érosion continue et silencieuse du pouvoir d’achat.

 

L’alourdissement progressif des frais de transport

Parallèlement, les tarifs des transports publics poursuivent leur augmentation dans de nombreux territoires. La hausse des coûts de l’énergie, les investissements nécessaires à la modernisation des réseaux et les contraintes financières pesant sur les autorités organisatrices expliquent largement cette tendance.

 

Même si l’employeur prend en charge une part du coût des abonnements de transport, le reste à charge supporté par les agents progresse. À cette dépense s’ajoutent fréquemment des frais annexes liés aux déplacements domicile-travail ou aux contraintes professionnelles, en particulier dans les zones insuffisamment desservies par les transports collectifs. Ces charges supplémentaires, difficilement évitables, réduisent encore le revenu réellement disponible.

 

Un effet cumulatif lourd de conséquences sur le pouvoir d’achat

Ce choc financier intervient de surcroît de manière concentrée en début d’année, période traditionnellement marquée par d’autres dépenses contraintes importantes, telles que le logement, l’énergie ou certaines charges récurrentes réévaluées au 1er janvier.

 

Pris isolément, chacun de ces facteurs pourrait apparaître supportable. Toutefois, leur cumul dès les premiers mois de l’année 2026 produit un effet particulièrement perceptible sur le budget des ménages. La baisse du salaire net conjuguée à l’augmentation des dépenses contraintes entraîne une diminution tangible du niveau de vie, sans qu’aucune compensation salariale automatique ne vienne l’atténuer.

 

Dans la fonction publique territoriale, cette situation est d’autant plus sensible que les marges de manœuvre salariales demeurent limitées. Le gel ou la faible revalorisation du point d’indice, les contraintes pesant sur les régimes indemnitaires et l’intensification du travail réel accentuent le décalage entre l’engagement professionnel des agents et leur reconnaissance financière.

 

Un défi majeur pour les ressources humaines territoriales

Pour les directions des ressources humaines, cette triple baisse du salaire net constitue un risque social qu’il convient d’anticiper avec lucidité. Elle est susceptible d’alimenter un mécontentement latent, de fragiliser le dialogue social et de compliquer davantage encore les politiques de recrutement et de fidélisation. Elle interroge aussi la capacité des collectivités à maintenir l’attractivité et la soutenabilité des emplois publics dans un contexte économique contraint.

 

Conclusion

La baisse du pouvoir d’achat observée dès le début de l’année 2026 ne procède pas d’une mesure spectaculaire, mais d’un enchaînement de mécanismes automatiques qui affectent directement le salaire net des travailleurs français. En l’absence de mesures de compensation salariale ou d’accompagnement social, cette évolution risque de s’inscrire durablement et de peser sur l’équilibre social au sein des collectivités territoriales.

 

Dans ce contexte, les directions des ressources humaines ont un rôle central à jouer. Une communication interne pédagogique permettant d’expliquer les mécanismes à l’œuvre, un accompagnement social ciblé des agents les plus exposés et une réflexion renouvelée sur les leviers indemnitaires, l’action sociale ou l’organisation du travail peuvent contribuer à atténuer le ressenti de perte de pouvoir d’achat. Pour les employeurs publics, cette situation constitue ainsi non seulement un signal d’alerte, mais aussi un levier d’action pour réaffirmer la place stratégique de la politique RH au service de la cohésion sociale et de l’attractivité des collectivités territoriales.

 

Par Pascal NAUD

Président, fondateur de www.naudrh.com

Contact naudrhexpertise@gmail.com

 

 

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11 janvier 2026 7 11 /01 /janvier /2026 10:21

 

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fiche pratique les chiffres clefs de la rémunération 2026

 

 

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8 janvier 2026 4 08 /01 /janvier /2026 07:49

 

 

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Adoptée en mai 2023, la directive européenne 2023/970 constitue une avancée majeure dans la construction d’une égalité réelle de rémunération entre les femmes et les hommes. Elle fixe un cap clair aux États membres : rendre pleinement effectif le principe « à travail égal ou de valeur égale, salaire égal », en dépassant les déclarations de principe pour imposer des obligations concrètes de transparence et de correction des écarts.

En France, sa transposition est particulièrement attendue dans la fonction publique territoriale. Malgré un cadre statutaire historiquement protecteur, les écarts de rémunération entre les femmes et les hommes demeurent une réalité, souvent liée aux régimes indemnitaires, aux parcours professionnels différenciés ou à la structuration même des filières. La première réunion de travail consacrée à cette transposition, programmée le 15 janvier 2026, ouvre un cycle de débats structurant pour les employeurs publics et, en première ligne, pour les responsables des ressources humaines.

1. Une directive qui dépasse le principe pour imposer des obligations effectives

La directive européenne 2023/970 repose sur trois axes structurants indissociables : une transparence accrue des rémunérations, un droit renforcé d’accès à l’information pour les agents et la mise en place de mécanismes correcteurs obligatoires en cas d’écarts injustifiés. Elle ne se contente pas de réaffirmer un droit déjà reconnu par le droit européen et le droit national. Elle s’attaque aux mécanismes structurels qui produisent et entretiennent les inégalités de rémunération, en considérant que l’opacité salariale constitue l’un des principaux freins à l’égalité réelle.

Le texte introduit ainsi une logique de transparence renforcée à toutes les étapes de la relation professionnelle. Les employeurs sont tenus de fournir des informations claires et accessibles sur les niveaux de rémunération, tant lors du recrutement que tout au long de la carrière. Cette exigence implique une capacité accrue à expliciter les règles de fixation des rémunérations et à justifier les différences de traitement, notamment lorsqu’elles reposent sur des éléments indemnitaires ou sur des choix de gestion des carrières.

La directive renforce parallèlement les droits des agents en matière d’accès à l’information. Elle prévoit la possibilité, pour les travailleurs, d’obtenir des données sur les niveaux de rémunération moyens, ventilés par sexe, pour des emplois identiques ou de valeur égale. Cette évolution marque un changement profond de culture pour les employeurs publics, traditionnellement peu exposés à des obligations de transparence individuelle en matière salariale.

2. Des enjeux spécifiques et sensibles pour la fonction publique territoriale

Dans de nombreuses collectivités, ces écarts se matérialisent par exemple lorsqu’un poste occupé majoritairement par des femmes, relevant d’une filière administrative ou sociale, bénéficie d’un régime indemnitaire sensiblement inférieur à celui d’un poste technique ou opérationnel de niveau de responsabilité comparable. À compétences, contraintes et charge de travail équivalentes, ces différences historiques de valorisation deviennent particulièrement sensibles au regard de la notion de « valeur égale » introduite par la directive.

Dans la fonction publique territoriale, le principe d’égalité de rémunération est inscrit de longue date dans le statut général des fonctionnaires. Pour autant, la réalité des pratiques met en lumière des écarts persistants, souvent moins visibles que dans le secteur privé mais tout aussi structurants. Les régimes indemnitaires, la progression de carrière, l’accès aux postes à responsabilité ou encore la concentration des femmes dans certaines filières moins valorisées contribuent à ces différences.

La notion de « travail de valeur égale » constitue un enjeu central de la transposition. Les collectivités territoriales devront être en mesure de démontrer que des fonctions différentes, mais comparables en termes de compétences, de responsabilités, de contraintes et de conditions d’exercice, bénéficient d’un traitement équivalent. Cela suppose de disposer de référentiels métiers solides, partagés et régulièrement actualisés, ainsi que d’outils d’analyse fine des emplois et des fonctions.

La directive introduit également une logique de correction obligatoire. Lorsque des écarts de rémunération injustifiés sont constatés, les employeurs devront mettre en œuvre des mesures correctrices dans des délais encadrés. Pour les responsables RH territoriaux, cette exigence implique d’anticiper les impacts budgétaires, de sécuriser juridiquement les décisions prises et de conduire un dialogue social approfondi et structuré avec les représentants du personnel.

3. La réunion du 15 janvier 2026 : le lancement d’une phase préparatoire décisive pour les employeurs territoriaux

La réunion programmée le 15 janvier 2026 marque le lancement opérationnel des travaux de transposition de la directive. Elle intervient dans un contexte de fortes attentes des partenaires sociaux et de vigilance accrue des institutions européennes quant au respect des délais et de l’esprit du texte. Pour les employeurs territoriaux, ce rendez-vous constitue un signal clair : la phase de préparation entre désormais dans une séquence active et concrète.

Les débats porteront notamment sur l’articulation entre les exigences européennes et les spécificités du modèle statutaire français. La question de l’adaptation des obligations de transparence aux contraintes de la fonction publique, tout en garantissant un haut niveau de protection des agents, sera centrale. Les orientations retenues conditionneront directement les futures obligations opérationnelles des collectivités et leurs marges de manœuvre en matière de gestion des rémunérations.

Cette première réunion devra également permettre de préciser le calendrier de mise en œuvre et les modalités d’accompagnement des employeurs publics. La réussite de la transposition dépendra en grande partie de la capacité à outiller les collectivités, en particulier les plus petites, afin qu’elles puissent répondre à des exigences nouvelles sans fragiliser leur équilibre organisationnel, budgétaire et social.

Conclusion

La transposition de la directive européenne 2023/970 ouvre une nouvelle étape dans la lutte contre les inégalités de rémunération entre les femmes et les hommes. Pour la fonction publique territoriale, elle représente à la fois un défi exigeant et une opportunité structurante. Un défi, car elle impose une transparence accrue, une objectivation rigoureuse des emplois et une capacité renforcée à corriger les écarts constatés. Une opportunité, car elle peut devenir un levier de modernisation des politiques de ressources humaines et de renforcement de la confiance des agents dans l’équité des règles applicables.

La réunion du 15 janvier 2026 s’annonce ainsi comme un moment clé. À partir de cette date, les responsables RH territoriaux devront engager une réflexion stratégique et opérationnelle approfondie. La conduite de diagnostics internes sur les écarts de rémunération, la préparation d’un dialogue social structuré et anticipé, ainsi que la montée en compétence des équipes RH sur les outils d’analyse et de transparence salariale constitueront des étapes déterminantes. Anticiper, diagnostiquer et dialoguer seront les maîtres mots pour transformer cette obligation européenne en un véritable progrès social au sein des collectivités territoriales.

 

Par Pascal NAUD

Président, fondateur de www.naudrh.com

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4 janvier 2026 7 04 /01 /janvier /2026 10:06

 

 

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Pour être éligibles au financement des frais de formation, les employeurs publics locaux doivent obligatoirement déclarer leur intention de recruter des apprentis auprès du CNFPT entre le 19 janvier et le 20 mars 2026.

Dans la continuité de la campagne 2025, le CNFPT prendra en charge les frais de formation des diplômes de niveaux 3, 4 et 5 (du CAP au BTS) inscrits au référentiel des diplômes corrélés aux métiers considérés en tension. Ces critères ont été approuvés par les employeurs publics locaux réunis le 12 novembre 2024 au sein de la Coordination des employeurs territoriaux et par le conseil d’administration du CNFPT le 17 décembre 2025.

 

 

 

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1 janvier 2026 4 01 /01 /janvier /2026 08:55

 

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Un décret publié au Journal officiel le 1er janvier 2026 modifie en profondeur les paramètres des exonérations et des taux de cotisations patronales. Derrière des ajustements techniques, les impacts opérationnels sont bien réels pour les employeurs et les services RH.



L’essentiel à retenir :
 

✔️ Nouveaux seuils de rémunération
Le décret fixe précisément les plafonds de rémunération ouvrant droit aux réductions de cotisations patronales (assurance maladie et allocations familiales), en cohérence avec les lois de financement de la sécurité sociale pour 2025 et 2026.

 

✔️ Hausse de la cotisation vieillesse déplafonnée
Le taux de droit commun de la cotisation patronale d’assurance vieillesse augmente, tant au régime général que dans plusieurs régimes spéciaux.

 

✔️ Baisse concomitante du taux AT/MP
Cette hausse est compensée par une baisse du taux des cotisations accidents du travail et maladies professionnelles, afin de neutraliser partiellement l’impact global pour les employeurs.

 

✔️ Réajustement de la réduction générale (ex-“réduction Fillon”)
Les valeurs maximales des coefficients de calcul sont modifiées. Résultat : les paramétrages de paie doivent impérativement être mis à jour dès janvier 2026.

 

✔️ Application immédiate

Le décret est entré en vigueur sans délai et s’applique aux cotisations dues au titre des périodes d’activité courant à compter du 1er janvier 2026.


📌 Message clé pour les responsables RH et finances :
Ce texte confirme une tendance lourde : la stabilité apparente des exonérations masque des ajustements fins qui exigent une lecture juridique rigoureuse et une sécurisation des pratiques de paie.


 

💬 Avis www.naudrh.com
Ce texte réglementaire illustre parfaitement la complexité croissante du pilotage social : à taux presque constants, les règles changent subtilement. Sans veille juridique fiable et opérationnelle, le risque d’erreur en paie devient structurel pour les employeurs publics comme privés.

 

Décret no 2025-1446 du 31 décembre 2025 relatif aux modalités d’application de divers dispositifs d’exonérations de cotisations patronales de sécurité sociale

 

 

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31 décembre 2025 3 31 /12 /décembre /2025 08:45

 

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L’arrêté du 30 décembre 2025 fixe les taux de cotisation Accidents du travail et maladies professionnelles (AT/MP) applicables en 2026. Un texte technique…Mais aux conséquences très concrètes pour les employeurs publics et privés.

 

👉 L’essentiel à retenir :
-Un taux net moyen national fixé à 2,08 % pour 2026.
-Des taux actualisés par secteur et par niveau de risque, détaillés dans de longues annexes (industrie, BTP, services, commerce, action sociale, collectivités territoriales…).
-Des écarts importants selon l’activité réelle exercée, rappelant l’enjeu stratégique du bon classement des agents et des salariés.
-Des coûts moyens d’incapacité temporaire et permanente réévalués, servant de base à la tarification et au pilotage de la prévention.
-Pour les collectivités territoriales, un taux spécifique confirmé (1,66 %), hors secteur médico-social, avec un impact direct sur la masse salariale et la prospective budgétaire.

 

🎯 Pourquoi c’est un sujet RH majeur ?
 Parce que la tarification AT/MP ne relève pas seulement de la paie : elle est directement liée à la politique de prévention, à la sinistralité, au dialogue social et à la sécurisation juridique des pratiques RH.

 

💬 Avis www.naudrh.com 
Ce nouvel arrêté confirme une tendance de fond : la cotisation AT/MP devient de plus en plus un outil de pilotage RH et managérial, et non plus une simple ligne budgétaire. Les employeurs qui investiront réellement dans la prévention et la qualité de vie au travail seront, à terme, les mieux armés financièrement… Et humainement.

 

Arrêté du 30 décembre 2025 relatif à la tarification des risques d'accidents du travail et de maladies professionnelles pour l'année 2026

 

 

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24 décembre 2025 3 24 /12 /décembre /2025 13:50

 

 

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Une décision gouvernementale claire à effet du 1er janvier 2026

La revalorisation automatique du salaire minimum interprofessionnel de croissance (SMIC) au 1er janvier 2026 a conduit le Gouvernement à acter une mesure juridique explicite et assumée : la mobilisation du mécanisme de l’indemnité différentielle, afin de garantir qu’aucun agent public ne perçoive une rémunération inférieure au salaire minimum légal.

Cette mobilisation de l’indemnité différentielle s’inscrit dans une logique désormais récurrente, liée aux revalorisations successives du SMIC intervenues ces dernières années, auxquelles les directions des ressources humaines territoriales sont régulièrement confrontées.

La décision du Gouvernement est formalisée dans le communiqué de presse n° 227 du 23 décembre 2025, publié conjointement par la ministre de l’Action et des Comptes publics et le ministre délégué chargé de la Fonction publique et de la Réforme de l’État.

Elle concerne environ 356 000 agents publics, relevant des trois versants de la fonction publique, parmi lesquels un nombre significatif d’agents de la fonction publique territoriale.

Le nouveau niveau du SMIC au 1er janvier 2026 : rappels chiffrés

À compter du 1er janvier 2026, le SMIC est revalorisé de 1,18 %. Il s’établit désormais à :

-1 823,03 euros brut mensuels pour un emploi à temps plein,

- 12,02 euros brut de l’heure.

À titre de comparaison, le SMIC brut mensuel atteignait environ 1 801,80 euros en 2025, tandis que le minimum de traitement indiciaire brut applicable aux fonctionnaires au 31 décembre 2025 est fixé à 1 801,74 euros. Cet écart, bien que limité, suffit à rendre juridiquement nécessaire l’activation d’un mécanisme correcteur.

 

Un principe juridique constant : l’obligation pour l’employeur territorial de garantir une rémunération au moins égale au SMIC

Le droit applicable à la fonction publique est constant sur ce point : aucun agent public ne peut percevoir une rémunération brute inférieure au SMIC. Ce principe découle des règles générales applicables à la fonction publique et a été confirmé de longue date par la jurisprudence du Conseil d’État, notamment dans l’arrêt CE, 23 avril 1982, Ville de Toulouse.

Lorsque le SMIC est supérieur au traitement indiciaire brut, l’administration est tenue de compléter la rémunération de l’agent par le versement d’une indemnité différentielle, en application du décret n° 91-769 du 2 août 1991, afin de porter la rémunération globale au niveau légal.

L’activation effective de l’indemnité différentielle au 1er janvier 2026

Conformément au communiqué gouvernemental du 23 décembre 2025, le mécanisme de l’indemnité différentielle est pleinement mobilisé à compter du 1er janvier 2026.

Cette indemnité bénéficie aux agents dont l’indice majoré est inférieur à 371. À titre d’illustration officielle, un agent positionné à l’indice majoré 366 percevra un gain mensuel brut de 21,23 euros, indemnité différentielle incluse.

Il s’agit d’un dispositif automatique, déclenché dès lors que le traitement indiciaire brut est inférieur au niveau du SMIC.

Les agents de la fonction publique territoriale principalement concernés

Dans la fonction publique territoriale, cette situation concerne en priorité :

-les agents de catégorie C, positionnés sur les premiers indices majorés,

- les agents exerçant à temps non complet, pour lesquels la rémunération est proratisée,

- certains agents contractuels lorsque leur rémunération de référence est indexée sur le minimum de traitement.

Ces profils sont largement représentés dans les filières technique, administrative, sociale et médico-sociale.

 

Les conséquences opérationnelles pour les directions des ressources humaines territoriales

Au-delà de l’enjeu de conformité juridique, une erreur de paramétrage ou une mauvaise anticipation expose l’employeur territorial à des rappels de rémunération, à des contentieux individuels, voire à des observations dans le cadre de contrôles internes ou externes, renforçant ainsi la portée opérationnelle du dispositif.

Pour les directions des ressources humaines, la mobilisation de l’indemnité différentielle implique une vigilance accrue en matière de gestion de la paie et de sécurisation juridique.

Les paramétrages de paie doivent permettre d’identifier automatiquement les situations dans lesquelles le traitement indiciaire brut est inférieur au SMIC et de déclencher le versement de l’indemnité différentielle correspondante.

À titre d’exemple, un agent de catégorie C à temps non complet, positionné à l’indice majoré 366, peut voir sa rémunération indiciaire brute devenir inférieure au SMIC après proratisation. L’indemnité différentielle permet alors de compléter automatiquement sa rémunération afin d’atteindre le seuil légal, sans modification de l’indice détenu.

Les employeurs territoriaux doivent également sécuriser les situations individuelles, tant pour les fonctionnaires que pour les agents contractuels, en veillant à la conformité des arrêtés, des contrats et des bulletins de paie.

Une mesure juridiquement indispensable, révélatrice d’une fragilité structurelle

Si l’indemnité différentielle constitue un outil juridique indispensable pour garantir le respect du SMIC, son activation récurrente met en lumière une fragilité structurelle persistante des grilles indiciaires, particulièrement marquée pour la catégorie C.

En l’absence de revalorisation structurelle des premiers niveaux de rémunération, le risque de décrochage entre le SMIC et le traitement indiciaire est appelé à se reproduire à chaque nouvelle hausse du salaire minimum.

 

Conclusion : une obligation juridique assumée et un enjeu stratégique pour la FPT à moyen terme

La revalorisation du SMIC au 1er janvier 2026 conduit l’État à mobiliser explicitement le mécanisme de l’indemnité différentielle afin de garantir le respect du minimum légal pour environ 356 000 agents publics, dont de nombreux agents territoriaux.

Pour les responsables des ressources humaines de la fonction publique territoriale, cette décision constitue un enjeu opérationnel majeur en matière de paie et de gestion statutaire. Elle confirme le rôle central de l’indemnité différentielle comme instrument de conformité juridique, tout en soulignant la nécessité d’une réflexion de fond sur l’évolution des grilles indiciaires afin de renforcer durablement l’attractivité et la soutenabilité des rémunérations territoriales.

 

Par Pascal NAUD

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18 décembre 2025 4 18 /12 /décembre /2025 22:40

 

 

À partir du 1er janvier 2026, le gouvernement mettra en œuvre une mesure clé pour garantir la revalorisation salariale des agents publics rémunérés en dessous du SMIC. En effet, afin de respecter le principe fondamental du droit du travail, la rémunération des agents publics ne pourra être inférieure au salaire minimum de croissance (SMIC), et le dispositif de l’indemnité différentielle viendra compenser les écarts pour les agents dont les traitements sont actuellement insuffisants.

Contexte : une revalorisation cruciale du SMIC en 2026

Le SMIC brut horaire sera revalorisé de 1,18% dès le 1er janvier 2026, portant son montant à 12,02 euros contre 11,88 euros en 2025. Cette augmentation résulte des prévisions d’évolution des prix à la consommation et des salaires horaires dans le secteur privé, ajustant ainsi le SMIC à la hausse. Cela se traduit par un montant mensuel brut de 1 823,03 euros pour un travail de 35 heures par semaine, soit une augmentation par rapport aux 1 801,80 euros en 2025.

En revanche, dans la fonction publique, le traitement minimum de base indiciaire des agents au barème IM 366 reste actuellement à 1 801,74 euros brut mensuels pour un temps complet. Cet écart de rémunération, bien que modeste, nécessite une révision afin d’assurer que les agents publics soient rémunérés à hauteur du SMIC.

Le principe fondamental du SMIC dans la Fonction Publique

Il est important de rappeler que, selon le principe général du droit, aucun salarié, qu’il soit du secteur privé ou public, ne peut être rémunéré en dessous du SMIC. Ce principe est d’autant plus pertinent dans la fonction publique territoriale, où les traitements des agents sont souvent fixés sur des grilles indiciaires. En cas de non-revalorisation du traitement de base indiciaire, une indemnité différentielle doit être versée afin de compenser l’écart avec le SMIC.

Les agents concernés par l’indemnité différentielle

L’indemnité différentielle s’appliquera aux agents publics dont la rémunération reste inférieure au montant du SMIC brut mensuel, même après la revalorisation prévue. Les agents concernés sont principalement ceux relevant des catégories C1 et C2, avec des échelons spécifiques. Plus précisément :

- Les agents de catégorie C1, échelons 1 à 5

- Les agents de catégorie C2, échelons 1 à 3

Ces agents, rémunérés selon les échelles IM 366 à IM 370, sont directement touchés par cette mesure. Selon le décret n°91-769 du 2 août 1991, si leur traitement de base ne parvient pas à atteindre le montant du SMIC, une indemnité différentielle sera obligatoirement versée pour combler cette différence.

Le décret n° 2025-1228 du 17 décembre 2025 : une application légale du relèvement du SMIC

Le décret n°2025-1228, publié le 17 décembre 2025, officialise le relèvement du SMIC et précise les modalités de mise en œuvre de l'indemnité différentielle. Cette mesure prendra effet dès le 1er janvier 2026 et s'appliquera aux agents publics dont la rémunération est inférieure à celle du SMIC, même après la hausse. Le rôle des responsables RH dans la mise en œuvre de cette mesure sera crucial, notamment pour identifier les agents concernés et procéder au versement de l'indemnité différentielle.

Pourquoi cette mobilisation est-elle nécessaire ?

Cette mesure vise avant tout à garantir l'équité salariale dans la fonction publique territoriale. L'indemnité différentielle permet de préserver le pouvoir d’achat des agents publics dont les salaires sont insuffisants par rapport au SMIC. Cette initiative vise également à réduire les écarts entre les rémunérations des agents publics et du secteur privé, en renforçant ainsi le principe d'égalité salariale entre les différents secteurs d’activité.

Responsabilités des Ressources Humaines dans la mise en oeuvre

Les responsables RH des collectivités territoriales doivent prendre dès à présent les mesures nécessaires pour assurer la conformité de leur gestion des rémunérations avec cette nouvelle réglementation. Cela comprend :

1. L’identification des agents concernés par l’indemnité différentielle, notamment ceux relevant des catégories C1 et C2, échelons 1 à 5, IM 366 à IM 370.

2. L’ajustement des traitements ou, si nécessaire, le versement de l’indemnité différentielle pour garantir que la rémunération des agents ne soit pas inférieure au montant du SMIC.

3. La vérification de la conformité des salaires avant la date limite du 1er janvier 2026, afin d’éviter tout risque juridique.

 

Conclusion : une avancée vers plus d'équité salariale dans la Fonction Publique

La mise en œuvre de l’indemnité différentielle dès janvier 2026 est une avancée importante dans la lutte pour l’égalité salariale au sein de la fonction publique territoriale. Cette mesure permettra de corriger l'écart salarial entre le traitement des agents publics et le SMIC, tout en assurant que ces derniers ne soient pas désavantagés par une rémunération insuffisante. Les responsables des ressources humaines devront être réactifs et rigoureux dans l’application de cette réforme, afin de garantir son efficacité et sa conformité légale.

Par Pascal NAUD

Président, fondateur de www.naudrh.com

Contact naudrhexpertise@gmail.com

 

 

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15 décembre 2025 1 15 /12 /décembre /2025 23:43

 

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Fiche pratique SMIC 2026

 

 

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14 décembre 2025 7 14 /12 /décembre /2025 11:44

 

 

 

 

La gestion des rémunérations dans la fonction publique territoriale (FPT) se trouve une nouvelle fois confrontée à une réalité difficile en 2026, marquée par le maintien du gel du point d'indice et l'absence probable de la GIPA. Ces deux mesures, qui impactent directement le pouvoir d'achat des agents publics, s’inscrivent dans un contexte économique et budgétaire contraint. Ces choix soulèvent des questions légitimes quant aux raisons qui les sous-tendent et à leurs conséquences sur les ressources humaines des collectivités.

Pourquoi ce gel du point d’indice et cette absence de GIPA en 2026 ?

Les décisions prises par le gouvernement ne sont pas anodines et se situent dans un cadre financier très tendu. La fonction publique territoriale, comme l'ensemble de la fonction publique, a dû faire face à un contexte budgétaire difficile. Le gel du point d'indice, prolongé depuis 2024, et la suspension de la GIPA en 2026 sont avant tout des choix économiques dictés par la nécessité de maîtriser les dépenses publiques. Dans un environnement où les finances publiques restent sous haute surveillance, le gouvernement a choisi de restreindre les augmentations salariales générales. L’objectif est de contenir la croissance de la masse salariale, une priorité pour garantir l’équilibre des comptes publics.

Des choix largement influencés par des contraintes budgétaires

Il est indéniable que les raisons principales de ces décisions sont budgétaires. La France fait face à un déficit public qui ne cesse de croître, avec des besoins de financement à la fois pour les investissements à long terme et pour le maintien de services publics essentiels. Dans cette optique, toute augmentation significative des dépenses, y compris les revalorisations salariales des fonctionnaires, a été perçue comme une dépense difficilement soutenable dans l’immédiat. Ce contexte a conduit à une restriction des moyens disponibles pour les revalorisations salariales.

En parallèle, la hausse des cotisations employeurs territoriaux, décidée en janvier 2025, a également contribué à cet état de fait. Le gouvernement a pris la décision d'augmenter de 12 points les cotisations versées par les employeurs publics territoriaux à la Caisse nationale de retraite des agents des collectivités locales (CNRACL). Cette mesure vise à assurer la pérennité du système de retraite des fonctionnaires territoriaux, mais elle a des répercussions importantes sur les budgets des collectivités. Cette hausse des charges a donc réduit les marges financières des employeurs territoriaux, ce qui les a conduits à redoubler de prudence quant à toute revalorisation salariale supplémentaire.

L’impact de ces choix sur les agents publics

Pour les agents de la fonction publique territoriale, ces décisions ont des conséquences directes sur leur pouvoir d’achat. Le gel du point d’indice, qui dure désormais depuis plusieurs années, signifie qu'ils ne bénéficieront pas des augmentations salariales mécaniques qui avaient parfois lieu dans le passé. Cette situation se traduit par une érosion progressive de leur pouvoir d'achat, particulièrement en période d'inflation. La GIPA, qui permettait de compenser cet écart en cas de faible revalorisation, ne sera pas mise en place en 2026, laissant ainsi les agents sans recours direct face à l'inflation.

Cette absence de revalorisation salariale aura des conséquences importantes sur l’attractivité des métiers dans la fonction publique territoriale. Les collectivités, déjà confrontées à des difficultés de recrutement, risquent de rencontrer encore plus de challenges pour attirer et retenir des talents dans un environnement compétitif.

L’avenir des rémunérations dans la fonction publique territoriale : repenser les leviers

Dans ce contexte, il est devenu impératif de repenser les leviers de rémunération et de valorisation des agents publics. La politique salariale ne peut plus reposer exclusivement sur l'augmentation du point d'indice ou des mécanismes comme la GIPA, qui sont devenus de moins en moins viables dans un contexte budgétaire contraint. Les responsables RH territoriaux devront désormais explorer d'autres pistes pour valoriser les parcours professionnels, améliorer les conditions de travail, et renforcer les dispositifs de reconnaissance pour les agents publics.

Conclusion : des choix budgétaires qui façonnent l’avenir des RH territoriales

Le gel du point d’indice et la non-reconduction de la GIPA pour 2026 sont avant tout des décisions dictées par une stratégie budgétaire nationale visant à maintenir les finances publiques sous contrôle. Ces mesures, bien que difficiles pour les agents, révèlent également la nécessité de repenser la gestion des ressources humaines dans un cadre budgétaire de plus en plus restreint. Pour les responsables RH de la fonction publique territoriale, ces évolutions doivent être anticipées avec des solutions innovantes en matière de gestion des carrières, d’accompagnement des agents et de reconnaissance de leur travail.

 

Avis www.naudrh.com :

Il est clair que la fonction publique territoriale traverse une période particulièrement difficile. Ce gel prolongé du point d'indice, associé à l'absence de GIPA, fragilise le pouvoir d’achat des agents et pourrait avoir des effets délétères sur leur motivation et leur engagement. Cela souligne la nécessité de réinventer la gestion des ressources humaines dans un environnement plus complexe, où l’équilibre financier reste la priorité, mais où il ne faut pas négliger le bien-être des agents et leur valorisation au sein des collectivités.

 

Par Pascal NAUD

Président, fondateur de www.naudrh.com

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12 décembre 2025 5 12 /12 /décembre /2025 16:00

 

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3 décembre 2025 3 03 /12 /décembre /2025 17:30

 

 

 

🔎 L’essentiel à retenir (CAA de Toulouse, 2 décembre 2025)

Un agent territorial contestait l’attribution d’un complément indemnitaire annuel (CIA) fixé à 0 €, estimant qu’il s’agissait d’une sanction disciplinaire déguisée, donc illégale.

La Cour administrative d’appel de Toulouse rejette cet argument et confirme la légalité de la décision de l’employeur public.


Pourquoi ?
Parce que le CIA, dans le cadre du RIFSEEP, est directement lié à l’engagement professionnel et à la manière de servir. Il peut donc légalement être fixé entre 0 et 100 %, dès lors que l’appréciation repose sur des éléments objectifs.

Dans cette affaire, l’autorité territoriale s’est fondée sur :
-une période de suspension,
-des rappels à l’ordre,
-un avertissement disciplinaire distinct et ultérieur.

👉 La cour rappelle un principe fondamental :
la modulation indemnitaire n’est pas une sanction disciplinaire, même lorsqu’elle entraîne une baisse de rémunération, à condition qu’elle ne vise pas à punir mais à apprécier la manière de servir.

⚖️ Message clé pour les employeurs publics
✔️ Un CIA à taux nul est juridiquement possible
✔️ Il ne constitue pas une sanction déguisée en soi
✔️ Il doit être motivé, cohérent et distinct de toute procédure disciplinaire
Cette décision sécurise les pratiques RH, mais rappelle aussi l’importance d’une traçabilité irréprochable de l’évaluation professionnelle.

💬 Avis
www.naudrh.Com
Cette décision clarifie une zone de flou fréquente en RH territoriales. Le CIA n’est pas un droit automatique mais un levier managérial, à manier avec rigueur et méthode. Bien utilisé, il protège juridiquement l’employeur ; mal documenté, il l’expose inutilement.

 

CAA de TOULOUSE, 2ème chambre, 02/12/2025, 24TL00489

 

 

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3 décembre 2025 3 03 /12 /décembre /2025 17:16
Attribution rétroactive d’une NBI : est-ce possible et sur quelle période ?

 

La NBI : un droit statutaire à verser dès que les conditions sont remplies

La Nouvelle Bonification Indiciaire (NBI) est un avantage indiciaire accordé aux fonctionnaires occupant certains emplois comportant des responsabilités ou sujétions particulières, listés par les textes réglementaires. Il s’agit d’un droit statutaire pour tout agent qui remplit les conditions d’attribution : la collectivité est obligée de la verser dès lors que l’agent occupe effectivement un poste ouvrant droit à NBI. Aucune délibération spécifique n’est nécessaire pour verser la NBI, car ce versement résulte directement de la réglementation en vigueur. Si un agent remplit les critères et qu’aucune NBI ne lui a été versée, cela constitue une omission que l’administration doit corriger en versant les rappels correspondants en tenant compte des fonctions exercées sur la période concernée.

Peut-on attribuer la NBI de façon rétroactive ?

Oui. Si l’administration a omis de verser la NBI alors que l’agent y avait droit, il est tout à fait possible – et même nécessaire – de l’attribuer rétroactivement. La jurisprudence administrative confirme d’ailleurs que l’agent est fondé à réclamer le versement rétroactif de la NBI non perçue, puisque celle-ci est un droit acquis dès lors que les conditions étaient réunies. Par exemple, la Cour administrative d’appel de Douai a jugé en 2005 qu’un refus de versement de la NBI à un agent remplissant les fonctions y ouvrant droit devait donner lieu au rappel des sommes dues sur la période concernée. En pratique, cela signifie que si un agent a occupé un poste éligible à la NBI mais n’a pas touché cette bonification en son temps, l’autorité territoriale peut (et doit) prendre un arrêté attributif de NBI avec effet rétroactif à la date à laquelle l’agent a commencé à remplir les fonctions ouvrant droit, puis procéder aux paiements des arriérés correspondants.

Attention : pour que ce versement rétroactif soit légal, il faut que l’emploi de l’agent ait bien été éligible à la NBI pendant la période passée en question. Le Conseil d’État a jugé que l’octroi rétroactif d’une NBI n’est possible que si l’emploi figure déjà dans un texte réglementaire existant prévoyant cette NBI. En d’autres termes, on ne peut pas créer un droit à NBI de façon rétroactive si la bonification n’était pas prévue par les textes à l’époque considérée. Mais si la réglementation prévoyait bien la NBI pour les fonctions exercées par l’agent durant ces années, l’oubli de versement peut être rectifié a posteriori.

La limite de la rétroactivité : la prescription quadriennale

Bien que l’on puisse attribuer la NBI rétroactivement, la période de rappel des sommes dues est juridiquement encadrée par la prescription quadriennale. La prescription quadriennale (issue de la loi n° 68-1250 du 31 décembre 1968) est la règle selon laquelle les créances financières sur une personne publique sont éteintes au bout de quatre ans si elles n’ont pas été réclamées. Concrètement, lorsqu’une collectivité découvre (ou qu’un agent réclame) un oubli de versement de la NBI, le rappel de traitement ne pourra couvrir que les 4 dernières années antérieures à la demande, plus l’année en cours.

En application de cette règle, si par exemple un agent occupait depuis 10 ans un emploi ouvrant droit à une NBI sans l’avoir perçue, il ne pourra obtenir un rappel que sur les quatre années antérieures à sa demande (les années plus anciennes sont prescrites). L’article 1 de la loi du 31 décembre 1968 dispose en effet que « sont prescrites… toutes créances qui n'ont pas été payées dans un délai de quatre ans à partir du premier jour de l'année suivant celle au cours de laquelle les droits ont été acquis ». Autrement dit, les droits à NBI non versés au-delà de 4 ans rétroactivement deviennent juridiquement irrécouvrables par l’agent en l’absence de réclamation dans les délais.

Résumé de la règle : oui, on peut attribuer et verser rétroactivement une NBI omise, mais seulement jusqu’à 4 ans en arrière (en plus de l’année en cours), conformément à la prescription quadriennale. Passé ce délai, la collectivité n’est plus tenue de verser les arriérés et peut légalement opposer la prescription pour les périodes plus anciennes.

Démarches et conseils pratiques

Pour obtenir la NBI rétroactive, l’agent concerné a tout intérêt à présenter une demande écrite motivée dès qu’il constate l’oubli, en rappelant qu’il occupe un poste éligible à la NBI depuis telle date et en joignant si possible les références réglementaires correspondantes. De son côté, l’administration employeur, une fois informée ou consciente de l’oubli, doit sécuriser juridiquement la situation en prenant un arrêté attributif de NBI mentionnant explicitement la date d’effet rétroactive (par exemple : « à compter du… »), puis en procédant aux rappels de salaire dus. Ces rappels feront l’objet de fiches de paie distinctes, avec mention des cotisations sociales applicables sur la période concernée, conformément aux règles de paie (les taux de cotisation et la valeur du point d’indice à appliquer pour chaque année de rappel seront ceux en vigueur sur les périodes travaillées correspondantes).

Il est également utile de distinguer cette situation (oubli de versement d’un droit) de l’hypothèse inverse où un agent aurait perçu la NBI à tort. Dans ce dernier cas, la règle de prescription n’est pas la même : l’administration ne peut réclamer le remboursement d’un trop-perçu de NBI que dans un délai de 2 ans à partir de la découverte de l’erreur (prescription biennale prévue par l’article 37-1 de la loi n° 2000-321 du 12 avril 2000). Cette asymétrie vise à protéger les agents, en limitant la durée de récupération des indues, alors que les rappels en leur faveur bénéficient d’un délai un peu plus long (4 ans).

En résumé, oui, il est tout à fait possible d’attribuer rétroactivement une NBI non versée, à condition que l’agent ait effectivement occupé un emploi éligible pendant la période considérée. L’agent est en droit de demander les rappels correspondants, et la collectivité doit y procéder de manière sécurisée. Cependant, cette rétroactivité est limitée par la prescription quadriennale : on ne peut remonter que 4 ans en arrière au maximum (plus l’éventuelle fraction de l’année en cours) pour verser les arriérés dus. Au-delà de ce délai de 4 ans, même si l’agent remplissait les conditions depuis une date plus lointaine, les sommes non réclamées sont juridiquement prescrites et ne pourront plus être versées.

Ainsi, pour éviter toute perte de droit, il est recommandé aux agents de vérifier régulièrement leur situation indemnitaire et de signaler sans tarder toute NBI oubliée. De même, les services RH des collectivités ont tout intérêt à contrôler périodiquement que tous les agents éligibles perçoivent bien leur NBI, afin de corriger les éventuels oublis dans les délais et d’assurer la sécurité juridique de la rémunération de leurs agents.

 

Par Pascal NAUD

Président, fondateur de www.naudrh.com

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Etude NBI - octobre 2025

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30 novembre 2025 7 30 /11 /novembre /2025 10:31

 

 

 

 

Une nouvelle décision du Tribunal administratif de Rouen vient éclairer un point crucial : la NBI, une fois accordée, ne peut pas être retirée rétroactivement lorsque le délai de 4 mois est dépassé, même si l’agent ne remplit plus les conditions.

Dans cette affaire, une agente placée en disponibilité d’office — donc sans exercice effectif des fonctions — pouvait bien sûr voir sa NBI supprimée pour l’avenir. Mais la collectivité avait choisi d’en retirer le bénéfice avec effet rétroactif, ce qui constitue une violation directe des règles du CRPA.

👉 Le tribunal annule donc la décision uniquement pour sa portée rétroactive, rappelant l’importance de sécuriser les actes RH et de maîtriser la distinction entre :
-retrait d’un acte créateur de droit (strictement encadré) ;
-abrogation pour l’avenir (possible en cas de condition non remplie).

Une jurisprudence à connaître absolument pour éviter des contentieux évitables et sécuriser la gestion de la NBI et, plus largement, des avantages liés aux fonctions.

💬 Avis
www.naudrh.com
Cette décision illustre parfaitement la finesse juridique nécessaire en gestion statutaire : une simple confusion entre retrait et abrogation peut conduire à des annulations contentieuses. C’est typiquement le genre de problématique que beaucoup de collectivités sous-estiment alors qu’elle touche directement la sécurité juridique des pratiques RH.

 

Tribunal administratif de Rouen, 4ème Chambre, 21 novembre 2025, 2400528

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27 novembre 2025 4 27 /11 /novembre /2025 15:20

 

 

 

 

Le Tribunal administratif d’Orléans vient de rendre une décision éclairante : le Complément indemnitaire annuel (CIA) n’est jamais un droit acquis, ni un montant automatique. Il est d’abord et avant tout lié à l’exercice effectif des fonctions et à la manière de servir.

Dans cette affaire, une agente n’ayant travaillé que trois mois en 2022 en raison d’un congé de longue maladie contestait un CIA fixé à 450 €, inférieur au taux moyen de son grade. Le juge rappelle que le CIA est une indemnité annuelle, modulable, non reconductible, et qu’aucun fonctionnaire ne peut exiger qu’il corresponde au taux moyen fixé par les circulaires ministérielles.

Surtout, les agents en congé de longue maladie ne conservent pas les indemnités attachées aux fonctions actives, sauf maladie imputable au service.

La décision valide ainsi l’appréciation de l’administration, qui avait recalculé le CIA en cohérence avec la réalité du service fait. Une précision utile pour les services RH qui doivent régulièrement expliquer ces règles parfois mal comprises.

🎯 Avis
www.naudrh.com
Cette décision constitue une clarification bienvenue pour les praticiens RH : elle rappelle la nature profondément non automatique, annuelle et contextuelle du CIA. Elle offre aussi un appui solide pour sécuriser les pratiques RIFSEEP, souvent sources d’incompréhension chez les agents. Une jurisprudence à intégrer dès maintenant dans vos argumentaires RH et vos formations internes.

 

Tribunal Administratif d'Orléans n° 2401302 du 27 novembre 2025

 

 

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24 novembre 2025 1 24 /11 /novembre /2025 16:50

 

 

Deux sœurs d’un agent décédé en activité se prévalaient d’un acte de notoriété, établi à leur demande, attestant l’absence de descendants, de père et mère, de conjoint survivant, d’autres frères et sœurs, vivants ou représentés ayant droit à une réserve légale dans la succession de l’agent défunt.

Cet acte de notoriété mentionnait, en outre, que les intéressées acceptaient purement et simplement la succession de l’agent défunt. À ce titre, elles estimaient avoir la qualité d’ayants droit au sens des dispositions de l’article 10-1 du décret n° 2002-634 du 29 avril 2002 portant création du compte épargne-temps dans la fonction publique de l'État et dans la magistrature.

Il peut d’abord être souligné que si les dispositions de l’article 10-1 du décret du 29 avril 2002 prévoient en effet que : "En cas de décès de l'agent, les droits acquis au titre de son compte épargne-temps bénéficient à ses ayants droit ", ni le décret précité ni la jurisprudence ne définissent les conditions d’application de cet article 10-1 et, notamment, la détermination des bénéficiaires de l’indemnisation des jours épargnés sur le CET en cas de décès de l’agent.

Dès lors, il est envisageable de se référer, par analogie, aux textes relatifs au capital décès. L’article L. 828-1 du code général de la fonction publique prévoit bien que : "Le décès en service du fonctionnaire ouvre droit au profit de ses ayants droit au paiement d'un capital décès". Mais l’article 15 du décret n° 2024-555 du 17 juin 2024 relatif aux garanties en matière de risque décès des agents publics de l'État, des militaires et des ouvriers de l'État, définit la liste des ayants droits du fonctionnaire décédé pouvant prétendre au paiement d’un capital décès, excluant les frères et sœurs du bénéfice d’un tel versement.

Sur le fondement de l'article D. 712-20 du code de la sécurité sociale, qui a été repris à l’article 15 du décret du 17 juin 2024, il a été expressément jugé que la sœur d'un fonctionnaire décédé ne constituait pas un ayant droit pouvant prétendre au versement du capital décès, d'une pension de réversion ou d'une rente d'invalidité (cf. CAA Nantes, 30 avril 2019, n° 17NT02078).

L'on doit toutefois relever que le mécanisme du capital décès et celui du compte épargne-temps répondent à des logiques, des fondements et des régimes juridiques distincts, tant dans la nature des droits qu’ils confèrent que dans les modalités de leur mise en œuvre et de leur liquidation, notamment en cas de décès du titulaire.

En effet, le capital décès étant une prestation sociale versée aux ayants droit d’un agent décédé, selon des critères strictement définis par la loi, indépendamment des règles de la dévolution successorale de droit commun et, donc, de la qualité d’héritier au sens du droit civil, la solution tendant à exclure le frère ou la sœur des ayants droit s’inscrit dans la finalité du capital décès, qui vise non à transmettre aux héritiers des droits acquis par l’agent de son vivant, mais à assurer une protection immédiate aux proches de l’agent public décédé.

À l’inverse, le compte épargne-temps est un dispositif d’épargne salariale ou statutaire qui permet au salarié ou à l’agent public d’accumuler des droits à congé ou à rémunération différés (cf. CE, 11 octobre 2010, n° 322980, Syndicat CFDT du ministère des affaires étrangères, et autres, aux tables du recueil Lebon), faisant partie du patrimoine de l’agent public et devant, donc, être compris dans la succession du défunt.

La notion d’ayant droit semble, par conséquent, en l'espèce, devoir être entendue au sens du droit civil et, ainsi, les articles 731 et suivants du code civil peuvent être utilement mobilisées s’agissant de l’indemnisation des droits acquis au titre du CET d’un agent public décédé en activité, pour en déduire que les frères et sœurs du défunt sont, en l’absence de conjoint successible, d’enfants et de descendants de ces derniers et de père et de mère, appelés à lui succéder.

Dans ces conditions, et en l’absence de texte permettant d’écarter certains héritiers, comme les frères et sœurs, de la notion d’ayants droit au sens de l’article 10-1 du décret du 29 avril 2002, il a été répondu qu’une suite favorable pouvait être donnée à une telle demande.

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25 octobre 2025 6 25 /10 /octobre /2025 14:16

 

 

 

Un agent de maîtrise principal de la commune de Saint-Galmier demandait le paiement de 4 412 heures supplémentaires effectuées entre 2017 et 2021, pour un montant de 88 214 €.

La commune avait refusé, estimant que ces heures n’avaient pas été réalisées à la demande expresse de la hiérarchie et qu’un protocole interne encadrait le temps de travail des cadres.

L’agent invoquait :
-l’inopposabilité du protocole de 2016 (non adopté par délibération) ;
-la réalité des heures attestée par des fiches de présence et des témoins ;
une carence fautive de la collectivité.

Le tribunal :
-admet que le protocole est inopposable, faute de délibération du conseil municipal ;
-rejette néanmoins la requête, car aucune preuve n’établit que les heures ont été demandées ou validées par la hiérarchie ;
-rappelle que la seule présence sur site ne suffit pas à justifier des heures supplémentaires ;
-condamne enfin l’agent à verser 1 500 € à la commune au titre des frais de justice (art. L.761-1 CJA).

⚖️ Enseignement RH territorial

👉 Ce jugement illustre une jurisprudence constante : les heures supplémentaires ne sont indemnisables que si elles ont été expressément demandées ou validées par l’autorité hiérarchique.

👉 Les collectivités doivent formaliser leurs règles internes (délibérations, protocoles de temps de travail, procédures de validation).

👉 Les agents doivent pouvoir prouver l’ordre ou la validation de leur supérieur avant toute réclamation indemnitaire.

🧩 Conclusion
Ce cas rappelle aux employeurs publics l’importance de la traçabilité et de la régularité des décisions RH en matière de temps de travail. Et pour les agents, la nécessité de sécuriser toute heure supplémentaire par un ordre écrit.

💬 Avis
www.naudrh.com :
Cette décision est emblématique des dérives liées à l’absence de traçabilité dans les collectivités. Elle renforce la nécessité d’une gouvernance RH claire, où le contrôle hiérarchique et la justification des heures sont formalisés. Pour les DRH, c’est un rappel utile : tout ce qui n’est pas écrit n’existe pas.

 

Tribunal Administratif de Lyon n° 2309864 du 6 octobre 2025

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25 octobre 2025 6 25 /10 /octobre /2025 14:09

 

Les chiffres 2023 de l’Insee battent en brèche bien des idées reçues.
👉 Ce ne sont pas les fonctionnaires de l’État, mais les salariés du secteur privé qui perçoivent les plus hauts revenus !

Ce qu’il faut retenir du graphique (Insee, 2023) :

📈 Au sommet de la grille salariale:


Secteur privé : 4 302 €
Fonction publique d’État (FPE) : 4 140 €
Fonction publique hospitalière (FPH) : 3 927 €
Fonction publique territoriale (FPT) : 3 126 €


⚖️ Au bas de la grille, les écarts sont bien moindres :


FPT : 1 512 €
Secteur privé : 1 597 €
FPH : 1 673 €
FPE : 1 707 €

Globalement : le salaire médian de la fonction publique (1 859 €) reste légèrement supérieur à celui du secteur privé (1 707 €), mais les écarts explosent dans le haut de la distribution en faveur du privé.

💡 Lecture RH :
Ces données rappellent que la fonction publique territoriale reste le versant le moins rémunérateur, et que le secteur privé conserve une attractivité forte pour les profils qualifiés. Face à cette réalité, les employeurs publics doivent repenser leurs leviers de reconnaissance, d’évolution et de rémunération pour préserver l’engagement des agents.

💬 Avis
www.naudrh.com
Ce graphique casse un mythe : le haut de la pyramide salariale n’appartient plus au public, mais au privé. La fonction publique d’État résiste, mais la FPT décroche. Cette réalité impose une réflexion urgente sur la valorisation des carrières territoriales, sinon le fossé d’attractivité risque de devenir structurel.

🔎 Source : Insee, Drees, DGCL-DESL, DGAFP-SDessi, 2023.

 

 

 

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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 09:10

 

 

 

L'attractivité des métiers du secteur sanitaire, social et médicosocial est au premier rang de la feuille de route du Gouvernement qui entend agir sur l'ensemble des leviers d'attractivité (accès à la formation continue, amélioration des conditions de travail et lutte contre la sinistralité, soutien à une politique salariale attractive). L'Etat, aux côtés des départements, a pris d'ores et déjà des décisions historiques en augmentant de 4 milliards d'euros les rémunérations des professionnels du secteur social et médico-social. Au total, ce sont près de 700 000 salariés qui ont bénéficié d'une revalorisation de 183 € net mensuels (192 euros net mensuels pour le secteur public), dont 500 000 environ au titre du Ségur et de la mission dite Laforcade.

À la suite de la conférence des métiers sociaux de février 2022, le Gouvernement a étendu ces revalorisations à 200 000 salariés de la filière socio-éducative, ainsi qu'à certains agents socio-éducatifs et soignants des services de protection maternelle et infantile, de santé, d'aide sociale à l'enfance et de polyvalence des départements, pour un montant de 830 millions d'euros. Trois critères d'éligibilité cumulatifs ont été retenus pour les revalorisations Ségur issues de la conférence des métiers de l'accompagnement social et médicosocial : le lieu d'exercice (principalement exercice des fonctions au sein de certains services des départements, d'un établissement ou service social ou médico-social au sens de l'article L. 312-1 du Code de l'action sociale et des familles (CASF) ou d'une structure d'habitat inclusif au sens de l'article L. 281-1 du CASF), l'exercice d'un des métiers retenus (dans le secteur public, l'article 44 de la loi de finances rectificative pour 2022 et le décret n° 2022-1497 du 30 novembre 2022 modifiant le décret n° 2020-1152 du 19 septembre 2020 fixent une liste de corps et cadres d'emploi éligibles) et l'exercice à titre principal de fonctions socioéducatives. Concernant le personnel soignant des collectivités territoriales - en particulier les infirmières et infirmiers, sont éligibles au complément de traitement indiciaire ceux qui travaillent dans les services suivants : services départementaux de protection maternelle et infantile mentionnés au 3° de l'article L. 123-1 du code de l'action sociale et des familles ; établissements d'information, de consultation ou de conseil familial mentionnés à l'article L. 2311-6 du code de la santé publique ; centres de santé sexuelle mentionnés au même article ; centres de lutte contre la tuberculose relevant d'un département définis à l'article L. 3112-2 du même code ; centres de vaccination mentionnés à l'article L. 3111-11 du même code ; centres gratuits d'information, de dépistage et de 21 diagnostics définis à l'article L. 3121-2 du même code ; services de l'aide sociale à l'enfance mentionnés au 2° de l'article L. 123-1 du code de l'action sociale et des familles. La liste des structures éligibles a été définie en concertation avec Départements de France.

La logique qui a prévalu dans la détermination des bénéficiaires de ces revalorisations s'est inscrite dans un objectif de reconnaissance de professionnels exerçant au sein de secteurs d'activité intervenant auprès des personnes les plus vulnérables. Cette approche par métiers, et non pas en fonction de l'appartenance statutaire à un cadre d'emploi, a ciblé prioritairement les métiers en tension et en lien direct avec l'accompagnement des usagers.

Concernant les infirmiers travaillant dans d'autres services départementaux, il convient de rappeler que les conseils départementaux peuvent mettre en place des dispositifs de rémunération plus favorables pour l'ensemble de leurs personnels dans le respect des règles de droit commun relatives aux régimes indemnitaires et aux primes, notamment dans le cadre du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel.

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12 octobre 2025 7 12 /10 /octobre /2025 08:35

 

 

 

La Cour administrative d’appel de Marseille (17 septembre 2025, n°24MA02806) vient de rappeler avec rigueur les conditions d’attribution de la nouvelle bonification indiciaire (NBI) dans la fonction publique territoriale.

 

👉 Les faits :
Un adjoint administratif du Département des Bouches-du-Rhône, affecté au bureau des associations, réclamait la NBI au motif que sa fiche de poste la mentionnait et que ses collègues la percevaient.

 

👉 La décision :
La Cour rejette son recours. Elle rappelle que :

- la simple mention « NBI : oui » sur une fiche de poste ne suffit pas à prouver le droit à son versement ;

- la NBI dépend de la nature des fonctions réellement exercées, non du libellé du poste ;

- l’agent doit apporter la preuve qu’il exerce des missions ouvrant droit à cette bonification (contact direct avec le public, technicité, responsabilités particulières, etc.) ;

- enfin, une inégalité de traitement ne peut être invoquée sans élément concret démontrant que des agents dans une situation identique bénéficient indûment de la NBI.

 

👉 En résumé : cette décision illustre la vigilance des juridictions quant à l’attribution de la NBI : elle ne découle ni d’une fiche de poste, ni d’un usage local, mais uniquement des fonctions réellement exercées et d’un fondement réglementaire précis.

 

💬 Avis www.naudrh.com : cette décision met une fois de plus en lumière un point souvent mal compris dans les collectivités : la NBI n’est pas un avantage « automatique » mais un complément indiciaire statutairement encadré. Les DRH territoriaux ont tout intérêt à sécuriser leurs pratiques en s’appuyant sur des fiches de poste actualisées et conformes aux textes de référence (décrets et arrêtés fixant les emplois éligibles). Une communication claire auprès des agents sur ce sujet éviterait bien des contentieux inutiles.

 

Cour administrative d’appel de Marseille (17 septembre 2025, n°24MA02806)

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11 octobre 2025 6 11 /10 /octobre /2025 19:44

 

 

Dans une analyse des salaires des fonctionnaires territoriaux en 2024, il est mis en évidence que les titulaires bénéficient d'une rémunération supérieure aux contractuels. Cependant, l'écart entre les hommes et les femmes reste préoccupant, en particulier chez les titulaires.

 

 

CLIQUEZ ICI

 



🔍 Ce graphique révèle que les femmes restent désavantagées, même avec un statut de titulaire, face à leurs homologues masculins. La question des inégalités salariales est encore loin d’être réglée dans la fonction publique territoriale, ce qui soulève une vigilance accrue pour les gestionnaires RH.



🔑 Ce que vous devez retenir :
-Une progression salariale plus lente pour les femmes.
-Des disparités notables entre contractuels et titulaires.
-La nécessité d’adopter une approche plus égalitaire dans les révisions salariales.

 

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6 octobre 2025 1 06 /10 /octobre /2025 20:22

 

 

 

Depuis plus de dix ans, la valeur du point d’indice, qui sert de base au calcul des rémunérations dans la fonction publique, n’a connu que de rares augmentations :
2010 ➝ 5 556,35 € (valeur de référence pour 100 points)
2016 ➝ 5 589,69 € (+0,6 %)
2017 ➝ 5 623,23 € (+0,6 %)
2022 ➝ 5 820,04 € (+3,5 %)
2023 ➝ 5 907,34 € (+1,5 %)

 

👉 Oui, la dernière revalorisation confirmée de la valeur du point d’indice sur la base des textes officiels est celle du 1ᵉʳ juillet 2023 : un décret n° 2023-519 du 28 juin 2023 fixe une majoration de 1,5 %. Ce décret prévoit également, à partir du 1ᵉʳ janvier 2024, l’attribution de 5 points d’indice majoré pour tous les agents publics, ce qui n’est pas une “revalorisation du point”, mais un ajustement de la correspondance entre indices bruts / majorés.



👉 En clair, en 13 ans, la hausse cumulée n’a été que d’environ 6 %, très loin de l’évolution de l’inflation sur la même période.
 


📌 Cet écart illustre les difficultés de pouvoir d’achat rencontrées par les agents publics et nourrit un débat récurrent sur l’attractivité de la fonction publique territoriale et hospitalière.



🔎 Pour les responsables RH, comprendre cette évolution est essentiel afin d’adapter les politiques de rémunération, d’attractivité et de fidélisation des talents.

 

Evolution du point d'indice -

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3 octobre 2025 5 03 /10 /octobre /2025 13:55

 

 

 

 

La mise sous pli de la propagande électorale est une mission organisée sous la responsabilité des préfectures, qu'elles peuvent externaliser. Elles peuvent aussi décider de l'organiser elles-mêmes en recrutant directement des metteurs sous pli sur le fondement du volontariat, notamment des fonctionnaires territoriaux.

 

La mobilisation d'agents de la fonction publique territoriale doit :

- être autorisée par leur employeur, en tant qu'activité à caractère accessoire, conformément à l'article L.123-7 du code général de la fonction publique ;

- être réalisée en dehors des heures de service (soir, week-end, congés), conformément à l'article 13 du décret n° 2020-69 du 30 janvier 2020 relatif aux contrôles déontologiques dans la fonction publique. Les opérations de mise sous pli donnent droit à une indemnité pour les personnels concernés, qu'ils soient agents du ministère de l'intérieur, d'autres administrations ou extérieurs à l'administration. Son montant est arrêté par la préfecture en fonction du nombre de documents mis sous pli, du nombre d'heures travaillées, du niveau des tâches d'encadrement confiées et de la manière de servir.

 

L'indemnité de mise sous pli n'est pas exonérée de l'impôt sur le revenu. Une instruction-cadre du 2 mai 2024 du secrétaire général du ministère de l'intérieur a été diffusée à l'ensemble des préfets pour sécuriser et fluidifier la mise en paiement des différentes indemnités électorales en rappelant la règlementation qui leur est applicable, en explicitant les différentes étapes nécessaires à leur versement effectif, en clarifiant les responsabilités des différents acteurs et en faisant la promotion de bonnes pratiques.

 

Cette instruction s'est accompagnée d'un suivi et d'un portage administratif de haut niveau compte tenu de la sensibilité des opérations pour les personnels mobilisés. Elle a permis d'accélérer la mise en paiement des indemnités électorales, avec un objectif de paiement pour la fin de l'année 2024. La tenue des bureaux de vote le jour du scrutin n'ouvre pas de droit à indemnisation, quel que soit le statut des assesseurs, conformément au dernier alinéa de l'article R. 44 du code électoral. La fonction d'assesseur, en charge de la tenue des bureaux de vote, ne doit pas être confondue avec la réalisation de tâches nécessaires à l'organisation du scrutin et à la mise en état du lieu de vote, qui peut faire l'objet d'indemnités à la charge de la collectivité. La mobilisation, par les communes, d'agents territoriaux en vue de l'organisation d'élection est réalisée dans le cadre de leurs missions normales à la demande de leur employeur. Lorsqu'il est exceptionnellement fait appel, en-dehors des heures normales de service, à des agents qui ne peuvent percevoir des indemnités horaires pour travaux supplémentaires (IHTS), les intéressés peuvent bénéficier d'une indemnité forfaitaire complémentaire pour élections (IFCE), conformément à l'arrêté du 27 février 1962 relatif aux indemnités forfaitaires pour travaux supplémentaires susceptibles d'être allouées à certains fonctionnaires communaux.

 

Ces indemnités sont exonérées de charges fiscales dans la limite de 5 000 euros par an. La participation en dehors des heures habituelles de service peut être compensée soit par un repos compensateur, soit par le versement d'IHTS selon la réglementation de droit commun (agents relevant de la catégorie B et C), soit par le versement de l'IFCE (agents relevant de la catégorie A). Le choix relève de la compétence de l'organe délibérant dans le cadre général de l'organisation du temps de travail de la collectivité concernée. Compte tenu des différences qui s'attachent aux travaux rémunérés par les IMSP d'une part, les IHTS et IFCE d'autre part, il ne semble pas pertinent d'en aligner les modalités de versement ou les règles de calcul. En effet, les IMSP concernent spécifiquement les travaux de mise sous pli conduits par des personnels aux statuts très divers (agents publics, forces de sécurité intérieure, étudiants, salariés, etc.) recrutés spécifiquement pour cette occasion, tandis que les IHTS et IFCE concernent les missions qui incombent aux fonctionnaires territoriaux dans le cadre de leurs missions.

 

Le Gouvernement n'envisage pas de revenir sur la réglementation de ces différentes indemnités, qui permettent la rémunération de l'engagement nécessaire à l'organisation des élections politiques, pour les metteurs sous pli comme pour les collectivités. Par ailleurs, il est à noter que la mobilisation qu'impose la tenue des opérations électorales est également rémunérée dans la fonction publique d'Etat, selon des règles de rémunération proches de celles de la fonction publique territoriale. En effet, les agents de l'administration territoriale de l'État bénéficient d'une indemnité pour travaux supplémentaires (ITS), exonérée de l'impôt sur le revenu dans la limite du plafond annuel fixé par le code général des impôts.

 

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27 septembre 2025 6 27 /09 /septembre /2025 09:41

 

 

 

 

Le ministre de l'action publique, de la fonction publique et de la simplification partage pleinement l'objectif de transparence, d'égalité de traitement et de simplification administrative dans l'application du régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP). Des efforts continus sont menés pour clarifier les critères d'attribution, homogénéiser et améliorer les pratiques entre les services dans l'optique de rendre les dispositifs plus lisibles pour les agents comme pour les gestionnaires.

 

Encadré par le décret n° 2014-513 du 20 mai 2014 dans la fonction publique de l'Etat, le dispositif du RIFSEEP a précisément été institué dans une logique de rationalisation des régimes indemnitaires existants. Il est composé de deux parts :

- l'indemnité de fonctions, de sujétions et d'expertise, dont le montant est fixé selon le niveau de responsabilité et d'expertise requis dans l'exercice des fonctions (article 2 du décret du 20 mai 2024) ;

- le complément indemnitaire annuel, qui valorise l'engagement professionnel et la manière de servir, dont l'appréciation se fonde sur la base de l'entretien professionnel (article 4 du même décret).

 

L'article 2 du décret n° 2014-513 pose le principe d'une reconnaissance indemnitaire axée sur l'appartenance à un groupe de fonctions, les emplois pouvant être répartis au sein de groupes de fonctions au regard des critères professionnels suivants :

- fonctions d'encadrement, de coordination, de pilotage ou de conception ; - technicité, expertise, expérience ou qualification nécessaire à l'exercice des fonctions ;

- sujétions particulières ou degré d'exposition du poste au regard de son environnement professionnel. La structure statutaire reste un repère dans la mesure où le nombre de groupes de fonctions est fixé pour chaque corps. Ce dernier et le grade de l'agent sont, des éléments pris en compte dans la détermination des montants versés.

 

Ainsi, le second alinéa de l'article 2 précité précise que le nombre de groupes est fixé pour chaque corps ou statut d'emploi et que les montants minimaux pouvant être versés sont définis par grade. Cette articulation peut parfois créer un décalage de perception pour les agents, notamment lorsque les règles de gestion internes ne sont pas suffisamment explicitées. C'est pourquoi des circulaires indemnitaires sont systématiquement publiées par les ministères pour définir, de manière transparente, les modalités de classement dans les groupes de fonctions et les montants correspondants.

 

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20 septembre 2025 6 20 /09 /septembre /2025 16:27

 

 

 

 

Le décret n° 2025-160 du 20 février 2025 relatif au plafond du revenu d'activité servant de base au calcul des indemnités journalières dues au titre de l'assurance maladie a procédé à l'abaissement de ce plafond de 1,8 SMIC à 1,4 SMIC. Ces dispositions sont entrées en vigueur à compter du 1er avril 2025. L'indemnisation des assurés couverts par le maintien de salaire employeur prévu à l'article L. 1226-1 du code du travail étant restée la même (90 % de la rémunération les 30 premiers jours puis 66,6 % les 30 jours suivants), la mesure a donc modifié la répartition de la prise en charge de l'indemnisation des arrêts de travail entre assurance maladie et employeurs. Cette mesure s'inscrit dans un contexte de hausse des dépenses d'indemnités journalières. En effet, hors indemnités liées au Covid-19, les indemnités journalières maladie ont augmenté à un rythme plus élevé depuis la crise sanitaire : + 6,7 % en moyenne par an entre 2019 et 2023, contre + 4 % entre 2013 et 2019. Ainsi en 2023, les régimes de base ont versé 11,6 milliards d'euros d'indemnités journalières maladie (direction de la recherche, des études, de l'évaluation et des statistiques ; Les dépenses de santé en 2023, édition 2024). En outre, cette mesure doit contribuer dès 2025 à l'effort de redressement requis pour renouer avec une trajectoire financière soutenable. Les employeurs disposent néanmoins de leviers leur permettant d'agir en cas d'arrêts de travail injustifiés. Le dispositif de contre-visite médicale diligentée par l'employeur a en effet été renforcé par le décret n° 2024-692 du 5 juillet 2024 relatif à la contre-visite mentionnée à l'article L. 1226-1 du code du travail. Par ailleurs, l'article 26 de la loi de financement de la sécurité sociale pour 2025 prévoit que les caisses doivent désormais, en cas de fraude avérée d'un assuré en vue du versement d'indemnités journalières, transmettre à l'employeur les renseignements et les documents strictement utiles et nécessaires à la seule fin de caractériser ladite fraude. Enfin, les employeurs peuvent également procéder au signalement d'un arrêt de travail auprès de l'Assurance maladie via le site ameli.fr, afin de solliciter un contrôle médical ou administratif d'un salarié.

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5 septembre 2025 5 05 /09 /septembre /2025 16:46

 

 

 

 

L'indemnité horaire pour travail du dimanche et des jours fériés (IHTDJF), spécifique à la fonction publique territoriale, a été instituée par l'arrêté 19 août 1975 en faveur des agents communaux. Elle a ensuite été étendue à l'ensemble des agents publics territoriaux par un arrêté du 31 décembre 1992. Dans ce cadre, l'organe délibérant des collectivités territoriales et de leurs établissements publics peut instaurer l'IHTDJF au profit des agents territoriaux appelés à assurer leur service le dimanche ou les jours fériés entre six heures et vingt et une heures dans le cadre de la durée hebdomadaire de travail. Son montant horaire de référence est fixé à 0,74 euro par heure effective de travail, conformément à l'arrêté du 19 août 1975. L'IHTDJF est également cumulable avec le régime indemnitaire tenant compte des fonctions, des sujétions, de l'expertise et de l'engagement professionnel (RIFSEEP). Par ailleurs, certains agents territoriaux appartenant aux cadres d'emplois de la filière médico-sociale peuvent également bénéficier de l'indemnité forfaitaire pour travail des dimanches et des jours fériés. Instituée par le décret n° 92-7 du 2 janvier 1992 et l'arrêté du 16 novembre 2004 modifié, cette indemnité est initialement prévue pour les agents hospitaliers qui exercent leurs fonctions un dimanche ou un jour férié sur la base de huit heures de travail effectif. Son montant de référence, récemment revalorisé par l'arrêté du 22 décembre 2023, est passé de 44,89 à 60 euros. Ce dernier évolue dans les mêmes proportions que la valeur annuelle du traitement des fonctionnaires d'État afférent à l'indice 100 majoré.

 

En application de l'article 1er du décret n° 98-1057 du 16 novembre 1998 relatif au régime indemnitaire de certains personnels paramédicaux civils du ministère de la défense, les fonctionnaires de l'État de différents corps paramédicaux du Ministère de la Défense bénéficient de l'ensemble des primes et indemnités attribuées aux personnels homologues des établissements d'hospitalisation publics. Le décret n° 91-875 du 6 septembre 1991, pris en application du principe de parité défini à l'article L. 714-4 du code général de la fonction publique, établit des équivalences entre les cadres d'emplois de la fonction publique territoriale (FDT) et les corps de la fonction publique de l'État. Ainsi, plusieurs cadres d'emplois paramédicaux de la FPT sont assimilés aux corps paramédicaux civils du ministère de la défense, selon le tableau C de l'annexe 1 du décret précité. Ces équivalences permettent, sous réserve de délibération, aux cadres d'emplois concernés de percevoir l'indemnité forfaitaire pour travail des dimanches et des jours fériés dont le montant est supérieur à l'IHTDJF.

 

En outre, les agents sociaux territoriaux peuvent percevoir, si une délibération le prévoit, une indemnité forfaitaire pour travail du dimanche ou d'un jour férié en application du décret n° 2008-797 du 20 août 2008 et de l'arrêté pris le même jour. Son montant plafonné à 46,53 euros évolue également dans les mêmes proportions que la valeur annuelle du traitement des fonctionnaire d'État afférent à l'indice 100 majoré, et demeure dans tous les cas, supérieur au montant de l'IHTDJF. En tout état de cause, compte tenu du contexte budgétaire actuellement très contraint pour les finances publiques, le Gouvernement n'envisage pas à ce jour de revaloriser l'IHTDJF mais reste néanmoins attentif aux préoccupations exprimées sur la rémunération des agents publics dans le cadre du dialogue social. Le RIFSEEP, dont bénéficient la plupart des agents territoriaux, offre dès à présent d'importantes marges de manoeuvre aux employeurs territoriaux pour valoriser les fonctions et reconnaître les sujétions des agents territoriaux dans la limite des plafonds réglementaires.

 

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27 août 2025 3 27 /08 /août /2025 15:00

 

 

COURS NAUDRH.COM SUR LE SFT - CLIQUEZ SUR L'IMAGE POUR LE TELECHARGER

 

 

La CAA de Nantes (arrêt du 1er avril 2025, n°24NT01248) vient de confirmer qu’un agent public divorcé, dont les enfants résident chez l’autre parent, ne peut prétendre au SFT dès lors qu’il n’assume pas la charge effective et permanente des enfants.



👉 Points clés de l’arrêt :
-Le titre exécutoire émis par la commune était suffisamment motivé, car accompagné d’un tableau de calcul.
-La charge effective et permanente s’entend de la direction matérielle et morale de l’enfant : un parent n’ayant pas la garde principale ne peut en bénéficier.
-Le remboursement d’un trop-perçu (plus de 8 300 €) a donc été jugé légitime.
-Le refus de remise gracieuse par le conseil municipal n’a pas été considéré comme entaché d’erreur de droit.



⚖️ Conséquence pratique : les employeurs publics doivent être vigilants dans la gestion du SFT. Les agents, quant à eux, doivent déclarer toute évolution familiale (séparation, divorce, résidence des enfants), faute de quoi ils s’exposent à une récupération d’indus plusieurs années après.



💬 Avis www.naudrh.com : cet arrêt illustre parfaitement la rigueur du juge administratif sur le caractère déclaratif et contrôlable du SFT. Il rappelle aussi une difficulté récurrente en gestion RH : le suivi des situations familiales. C’est un sujet sensible car il touche au pouvoir d’achat des agents, mais l’administration ne peut que s’aligner strictement sur le droit. À mon sens, cela plaide pour une meilleure pédagogie auprès des agents et des procédures internes plus systématiques de vérification annuelle.



🚨 🚨 Pour allez plus loin sur la thématique SFT, Naudrh.com vous propose un cours complet conçu pour les agents de la fonction publique. Il vous permet de tout savoir sur le supplément familial de traitement (SFT). À travers des informations détaillées, les apprenants acquerront une compréhension complète des aspects juridiques et pratiques du SFT, ce qui les aidera à mieux gérer leurs droits et obligations en tant qu'agents publics. Le cours est accessible à partir du lien suivant https://payhip.com/b/76Tu9

 

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21 août 2025 4 21 /08 /août /2025 15:29

 

 

 

 

 

Les articles R. 1617-1 à R. 1617-18 du code général des collectivités territoriales (CGCT) fixent l'organisation et le contrôle des régies de recettes et d'avances, instituées selon les prescriptions du décret n° 2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique. Conformément à l'article R. 1617-3 du CGCT, le régisseur est nommé par décision de l'ordonnateur de la collectivité ou de l'établissement, sur avis du comptable public assignataire. Cette nomination relève d'une procédure formelle qui doit être notifiée à l'intéressé. La prise de fonctions du régisseur ne peut intervenir qu'après l'acceptation expresse de sa nomination par l'intéressé. L'instruction codificatrice n° 06-031-A-B-M du 21 avril 2006 prescrit que l'agent nommé doit signer l'acte de nomination en y apposant de sa main la mention manuscrite « Vu pour acceptation ».

 

Cette formule obligatoire manifeste expressément la volonté du régisseur d'accepter les responsabilités personnelles et pécuniaires inhérentes à la gestion de la régie. Le régisseur est notamment chargé de la garde des fonds publics ainsi que de l'exécution des opérations de trésorerie pour le compte du comptable public, conformément aux dispositions de l'article R. 1617-4 du code général des collectivités territoriales. En contrepartie des responsabilités qui lui incombent, le régisseur peut, sous réserve du respect de certaines conditions, prétendre au bénéfice d'une indemnité de maniement des fonds, conformément aux dispositions de l'article R. 1617-5-2 du code général des collectivités territoriales.

 

Les responsabilités de régisseur constituent une partie substantielle des missions confiées à l'agent territorial, et elles doivent figurer dans sa fiche de poste. Si la modification de celle-ci intervient alors que l'agent est déjà en poste, il a la possibilité de refuser cette responsabilité, auquel cas une mobilité professionnelle ou un aménagement différent des tâches entre agents doit être travaillé. Si la fiche de poste comprend déjà les missions de régisseur lorsque l'agent candidate sur le poste, il n'est pas fondé à refuser de prendre cette responsabilité si sa candidature est retenue. L'agent peut alors seulement refuser de donner suite à sa candidature, ou accepter de prendre le poste avec les missions de régisseur qu'il comporte.

 

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18 août 2025 1 18 /08 /août /2025 15:52

 

 

 

 

 

Instaurée par le décret n° 2008-539 du 6 juin 2008, l'indemnité de garantie individuelle du pouvoir d'achat (GIPA) résulte de la différence constatée entre l'évolution du traitement indiciaire brut (TIB) détenu par l'agent sur une période de référence de quatre ans (entre le 31 décembre de l'année N-4 et le 31 décembre de l'année N-1) et celle de l'indice des prix à la consommation (hors tabac) sur la même période. Circonscrit à la rémunération indiciaire, le mode de calcul de la GIPA ne tient pas compte de l'évolution de la rémunération indemnitaire.

 

Par conséquent, la GIPA bénéficie principalement aux agents classés à l'échelon sommital de leur grade, un profil qui correspond de fait majoritairement aux agents se situant en fin de carrière. Ce dispositif n'avait en outre pas vocation à être pérennisé à sa création. Au regard d'un contexte budgétaire particulièrement contraint, le Gouvernement a décidé de ne pas reconduire ce dispositif en 2024 et 2025. Toutefois, la question de la rémunération des agents publics reste une préoccupation du Gouvernement et continue de faire l'objet d'échanges avec les partenaires sociaux dans le cadre de l'agenda social.

 

Concernant la retraite additionnelle de la fonction publique (RAFP), il convient de rappeler qu'il s'agit d'un régime de retraite obligatoire, par points, destiné à permettre l'acquisition de droits à retraite assis sur une fraction de l'ensemble des éléments de rémunération non pris en compte dans l'assiette de calcul des pensions civiles et militaires de retraite. Ce dispositif a été mis en place au bénéfice des fonctionnaires, magistrats et militaires. Il permet d'acquérir des droits sur la base d'une fraction de l'ensemble des éléments de rémunération non pris en compte dans l'assiette de calcul des pensions civiles et militaires. Au sein de ce régime, les bénéficiaires et leurs employeurs cotisent à parts égales, chacun à hauteur de 5 %, dans la limite d'un plafond fixé à 20 % du traitement indiciaire brut ou de la solde brute. Le RAFP repose sur un système de capitalisation collective. Sa gestion est assurée par l'Etablissement de retraite additionnelle de la fonction publique (ERAFP), un organisme public, dans le cadre d'une gouvernance paritaire. Ce mode de gestion garantit la transparence, la sécurité des placements, et permet de contribuer utilement au financement de l'économie nationale, notamment par des investissements responsables. Une réforme du régime de RAFP n'est pas envisagée à ce stade.

 

Gipa réponse ministérielle du 5 aout 2025

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14 août 2025 4 14 /08 /août /2025 06:00

 

Le gouvernement a annoncé, via l’arrêté du 11 août 2025, le report au 1er janvier 2027 de l’entrée en vigueur des nouvelles obligations relatives aux libellés, à l’ordre et au regroupement des informations sur le bulletin de paie (article R.3243-2 du Code du travail).

 

🔍 Ce qui change :

-Initialement prévue au 1er janvier 2026, la mise en conformité des bulletins de paie est repoussée d’un an.

- Les modifications concernent la présentation et l’organisation des informations obligatoires.

- Objectif : donner plus de temps aux entreprises, éditeurs de logiciels et services RH pour adapter leurs processus et outils.

 

💡 Impact pour les professionnels RH et employeurs :

- Un délai supplémentaire pour anticiper et préparer les ajustements.

- Une opportunité pour former les équipes et mettre à jour les systèmes de paie.

- Une transition plus fluide pour limiter les erreurs et éviter des coûts de mise en conformité précipités.

 

📅 Nouvelle échéance : 1er janvier 2027.
Il est conseillé de commencer dès maintenant les préparatifs afin de ne pas subir de retard à l’approche de la date butoir.

 

💭 Avis www.naudrh.com : ce report est une bouffée d’oxygène pour les DRH et les services paie. Il permet de planifier sereinement la transition, surtout dans un contexte où les obligations réglementaires s’enchaînent. Mais il ne faut pas attendre 2026 pour agir : une préparation progressive évitera les urgences de dernière minute.

 

Arrêté du 11 août 2025 modifiant l'arrêté du 31 janvier 2023 modifiant l'arrêté du 25 février 2016 fixant les libellés, l'ordre et le regroupement des informations figurant sur le bulletin de paie mentionnées à l'article R. 3243-2 du code du travail

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18 juillet 2025 5 18 /07 /juillet /2025 10:00

 

 

 

 

La fraude au virement de salaire, encore peu médiatisée dans la fonction publique territoriale, constitue pourtant un risque réel et croissant. Elle s’appuie sur l’usurpation d’identité et des techniques d’ingénierie sociale destinées à tromper les services des ressources humaines. Les conséquences peuvent être lourdes : pertes financières pour l’agent, responsabilité juridique de l’employeur, atteinte à la confiance des agents, et violation de données personnelles. Comment un employeur public peut-il anticiper, contenir et réagir efficacement face à cette menace ? Voici des mesures concrètes et opérationnelles à mettre en œuvre.

 

1. Renforcer les procédures internes de traitement des changements de RIB

Le changement de coordonnées bancaires constitue l’une des principales failles exploitées par les fraudeurs. Il est indispensable d’établir une procédure stricte, sécurisée et traçable.

Mesures recommandées :

-Exiger que toute demande de changement de RIB soit effectuée via un portail RH sécurisé, accessible depuis le réseau interne ou par VPN.

-Interdire formellement les demandes adressées par email personnel ou par des canaux non authentifiés.

-En cas d’impossibilité, imposer un contact en présentiel ou une vérification en visioconférence, avec pièce d’identité.

-Demander une pièce d'identité valide accompagnée d’un justificatif de compte bancaire à jour.

 

2. Sensibiliser les agents et les gestionnaires RH

La vigilance humaine demeure la meilleure défense contre l’ingénierie sociale.

Actions possibles :

-Proposer des sessions annuelles de formation à la cybersécurité, ciblant prioritairement les gestionnaires RH.

-Intégrer une fiche de sensibilisation numérique dans le livret d’accueil des nouveaux agents, détaillant les bonnes pratiques.

-Mettre en place une alerte automatique en cas de demande de changement de RIB.

-Communiquer régulièrement sur les techniques de fraude courantes et les bons réflexes à adopter.

 

3. Définir un protocole clair de réaction en cas de fraude avérée

La réactivité est essentielle pour limiter les impacts financiers et juridiques.

À mettre en œuvre immédiatement :

-Suspendre sans délai tout paiement vers le compte frauduleux.

-Notifier la CNIL sous 72 heures en cas de violation de données personnelles.

-Documenter l’incident : date, nature, méthode, agents concernés.

-Informer les agents victimes de manière claire et transparente : risques, conséquences, mesures prises, recours possibles.

-Déposer plainte au nom de la collectivité et désigner un référent pour accompagner l’agent dans ses démarches.

 

4. S’appuyer sur la DSI et les outils de cybersécurité

La direction des systèmes d'information joue un rôle clé dans la prévention des fraudes.

Bonnes pratiques :

-Mettre en place un système d’authentification forte (MFA) pour les applications RH.

-Déployer des protocoles de sécurité de messagerie : SPF, DKIM, DMARC.

-Réaliser des audits de sécurité réguliers des processus RH et des flux d’information.

 

5. Intégrer la lutte contre la fraude dans la stratégie globale de gestion des risques

La prévention doit s’inscrire dans une logique de résilience organisationnelle.

Recommandations :

  • Intégrer la fraude au virement dans le plan de continuité d’activité.
  • Désigner un référent cybersécurité RH pour centraliser l’information et actualiser les pratiques.
  • Compléter la charte informatique avec un chapitre dédié à la sécurité des données RH.

 

Conclusion

Dans un contexte de multiplication des cyberattaques, les directions des ressources humaines doivent adopter une posture proactive. En instaurant des procédures rigoureuses, en formant leurs équipes et en collaborant avec la DSI, elles renforcent la protection des agents et la crédibilité de l’institution publique. Adopter ces mesures, c’est faire un pas décisif vers une administration plus résiliente et protectrice de ses agents.

 

Par Pascal NAUD

Président www.naudrh.com

Contact naudrhexpertise@gmail.com

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12 juillet 2025 6 12 /07 /juillet /2025 13:32

 

 

 

 

Le Tribunal administratif de Toulouse vient de suspendre une délibération municipale visant à maintenir l'intégralité du traitement des agents publics durant les 3 premiers mois de congé de maladie ordinaire, en contradiction avec l’article 189 de la loi du 14 février 2025.

👉 En cause : le non-respect du nouveau cadre légal imposant un taux de remplacement à 90 %.

👉 Un rappel fort à l’ordre sur les limites de la libre administration des collectivités territoriales.

👉 Une jurisprudence à suivre pour les DRH publics, élus locaux et juristes territoriaux.

💬 Avis
www.naudrh.com : cette décision illustre la tension croissante entre les logiques de solidarité locale et les impératifs de maîtrise budgétaire nationale. Elle rappelle que même dans un souci d’équité, les collectivités ne peuvent s’affranchir du cadre législatif. Prudence donc, pour toute initiative locale dérogatoire !

 

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7 juillet 2025 1 07 /07 /juillet /2025 10:21

 

CLIQUEZ ICI pour télécharger le docuement

 

 

Depuis les décrets n°2024-801 et n° 2024-802 l’égalité professionnelle entre les femmes et les hommes devient une obligation mesurable pour les collectivités territoriales et EPCI de plus de 40 000 habitants. L’index égalité professionnelle, désormais obligatoire, évalue chaque année les écarts de rémunération, de promotion et la représentativité des femmes parmi les plus hautes rémunérations.

 

-Publication des résultats de l’index et des actions correctrices avant le 30 septembre sur le site de la collectivité

-Transmission de la preuve au préfet avant le 15 octobre

-Objectifs de progression obligatoires si l’index est < 75 points, à publier avant le 15 novembre. Si l’index est inférieur à 75, publication obligatoire des objectifs de progression avant le 15 novembre, et transmission de la preuve avant le 30 novembre.

-Sanctions financières prévues en cas de manquement ou de non-atteinte répétée de la cible. En cas de non-publication ou de non-atteinte du seuil pendant 4 années consécutives, des pénalités financières sont prévues (de 0,1% à 1% de la masse salariale, modulables selon les efforts réalisés).

 

👉 Cet index, calculé sur 100 points, vise à renforcer la transparence et l’égalité salariale dans la fonction publique territoriale.

 

L'index sur 100 points est calculé à partir de 4 indicateurs pondérés, il mesure les écarts de rémunération, de promotion, et la représentation du sexe sous-représenté parmi les 10 plus hautes rémunérations.

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